La voix des morts

Les Blas-blas de Xérès : Bijour à tous ! Attention aux âmes sensibles. Ce chapitre a une fin immonde. Vous êtes prévenus. Personnellement, les recherches effectuées pour l'écrire et la rédaction du chapitre en elle-même m'ont presque fait vomir. Bonne lecture quand même ^^

Réponses aux reviews :

Lyanna Erren : Et si … quelque chose empêchait les filles d'ouvrir les yeux et de prendre les bonnes décisions ? … Quand à Lucius, il ne pouvait pas devenir doux comme un agneau, mais ce n'est pas pour autant qu'il fera du mal à Hermione … Il la reconnaît en temps que sorcière extrêmement douée, il l'a observée pendant des mois … que prépare-t-il ? Ah ah ah suspense …

Lady Alienor: Ah non, en fait, pour l'orage, c'est ma petite touche personnelle. Mes personnages filles ont toujours peur de l'orage. Tout simplement parce que c'est une technique prouvée pour draguer les garçons (croyez-moi, ça marche à tous les coups). Ils sentent qu'on est vulnérables et avec les éléments qui se déchaînent dehors, ça peut donner des moments très romantiques (le pire c'est que j'adore l'orage, moua …) Comme tu l'as remarqué, Sarah est en train de changer, en bien en mal ? la suite nous le dira. Blague à part : on devrait lancer le concept du Lucius magique pour le bain sur E-bay. J'en prends 10 ! Fin de la blague. Ne t'en fais pas, j'ai dans l'idée que le Lucius de retour parmi les vivants sera encore plus sexy que le Lucius mort … ^^

Fiind-lOve : je vais déposer un copyright et intituler cette chanson « Petit Fanfic reader » lol. Contente que l'histoire continue à te plaire. La suite la semaine prochaine ! Bizoux

Loufoca-Granger : Je vais répondre à tes questions dans l'ordre, sinon moi aussi je vais en oublier la moitié lol. En ce qui concerne les noms des sortilèges, tu as vu juste, les Mangemorts morts n'étaient peut-être pas si gentils que ça ! Sarah n'est pas vraiment possédée par contre. Mais ça, tu découvriras la raison de ses changements brutaux dans les prochains chapitres (comme l'a dit Lucius à son fils « C'est de la vieille, très vieille magie, Draco … »). Tu as aussi visé juste pour la formule qui explique ce qu'il arriverait à Hermione si « M » s'ajoutait à l'équation. Mais tu as tout faux en ce qui concerne les codes 1 et 2 ! ah ah ah. Ca n'a rien à voir avec leurs remèdes, qui d'ailleurs, soit dit en passant, ne sont peut-être pas des remèdes (comme le prétend Lucius ….) Dans le précédent chapitre, Sarah ne s'en est pas servi comme tel, non ? Hin hin hin, je suis diabolique. Je n'en dis pas plus … Garde seulement à l'esprit que les Mangemorts sont intelligents (pour la plupart du moins), et que la magie coule dans leurs veines depuis la nuit des temps : ils la connaissent par cœur … (Bon, mis à part le petit « incident » avec bébé Harry, mais on peut rien dire là-dessus parce que sinon y'aurait pas eu d'histoire …^^) bises.

Tronchederoswell : Uh uh n'hésite pas à prévenir dès que tu publieras cette fic ! J'aime bien les Draco flippants ! Contente que ça te plaise toujours ! (Vu comment je me creuse la cervelle pour écrire : c'est chaud d'arriver à enfoncer l'intrigue tout en dévoilant quelques infos, mais pas tout, de gérer ce que j'ai déjà dit et ce que j'ai pas encore dit .. un vrai casse-tête !) Bisous

May (Insecure Book) Je sais jamais comment t'appeler …u_u : Me crucifier ? (*Xérès a peur*) Contente que ça continue de te plaire. Bizoox

Cosmetic Murky : ah ? tu as compris qu'elle était émoustillée ? Zut, j'ai raté mon coup ou quoi ? Je voulais plutôt qu'on ressente qu'elle était troublée mais en même temps qu'elle se sente légère et enfin « entière » … Zut, j'ai pas du assez forcer sur les descriptions … (*Xérès se jette sur le sol et s'incline* : désoléééééééééée !) Et puis ça empêche pas, elle peut dormir avec un type sans pour autant avoir des pensées salaces : on parle d'Hermione GRANGER, là ! Notre rat de bibliothèque Je-Sais-Tout nationale avec une libido avoisinant le zéro pointé ! Lol, Bisous

Melanoche : uh uh des soucis oui, mais pas seulement … Hin hin hin. Contente d'avoir pu te réconcilier avec les Dramione !

Didoune : oui tu m'as déjà écris je crois ^^ Mais ça n'empêche pas que tu peux m'écrire encore ! En ce qui concerne « A celui que j'ai perdu deux fois », je la continue toujours oui, mais les chapitres arrivent tous les 6 mois environ (2 par an), j'ai beaucoup moins d'inspi que pour celle-ci ! Mais ça viendra. J'ai déjà commencé à écrire un nouveau chapitre d'Acelui que j'ai perdu deux fois. Ne désespère pas ! Bisous

Littlepixette : Alors gros bisous à toi, camarade oubliée des congés payés. Draco innocent ? ah bon ? lol … J'espère que la suite te plaira ! bises

Merci à Moowna-xoxo, Madame Felton, littlebeattle, Lilou, Didoune, RedBlackHeart, Malina (pour la pub que tu fais sur ton blog^^), Legitimedemence.

Chapitre 9 : The Kids Aren't Allright

Le chemin du retour se fit dans un silence oppressant. La bonne humeur de Draco semblait avoir été réduite à néant à la seconde où celui-ci avait vu son père. Vivant. Hermione lui tenait la main, inquiète. Elle n'osait même pas dire un mot, de peur que le Serpentard explose. Il avait les nerfs à fleur de peau et elle savait qu'il réfléchissait intensément. Ses pensées ne devaient pas être de tout repos, car elle sentait sa main se contracter de temps à autre sur la sienne, écrasant légèrement ses doigts.

Lorsqu'ils entrèrent dans le hall, elle risqua une parole.

« Draco … »

Il lui jeta un regard qui la fit taire aussitôt.

« Je ne veux plus jamais te voir traîner toute seule. Que ce soit dans les couloirs, dehors, n'importe où. Tu m'a compris ? Plus. Jamais. »

Sa voix rauque et son regard flamboyant la fit frissonner. Elle hocha la tête, incapable d'émettre le moindre son. Elle sentit Draco l'attirer contre lui et il l'enlaça de toutes ses forces, lui coupant le souffle.

« Je crois que je deviendrais fou s'il te faisait du mal … », souffla-t-il d'une voix brisée en enfouissant son visage dans ses boucles brunes.

« Draco … je suis sûre qu'il ne me fera rien. Il … il a l'air d'avoir changé, non ? »

Le Serpentard laissa échapper un rire sardonique. « Ne sous-estime pas le pouvoir de manipulation de mon père. Regarde ce qu'il a fait de ta copine … »

Hermione frémit en se rappelant les changements d'humeur brutaux de Sarah. Son regard sombre, sa voix rauque, la force avec laquelle elle avait soulevé Draco, comme un fétu de paille.

« Je me demande ce qu'il lui arrive … », souffla Hermione, pensive, tandis que Draco glissait une main dans les cheveux de la Gryffondor.

« Moi, je le sais … », gronda-t-il.

« Hein ? »

Mais il n'eut pas le temps de lui dire. Une main se referma sur le bras gauche d'Hermione et la tira violemment loin du Serpentard.

« Pour qui tu te prends, Malfoy ? », aboya Ron, manifestement furieux. « Lâche-la, espèce de connard. »

Hermione trébucha et faillit tomber, déséquilibrée par la poigne du rouquin. « Ron ! arrête ! », protesta-t-elle, tandis qu'il l'entraînait malgré elle vers la Grande Salle. Elle jeta un regard en direction de Draco, qui ne fit pas le moindre geste pour les rattraper. Au lieu de ça, il lui dit, tandis qu'elle s'éloignait :

« Jamais seule. Je te retrouve ce soir, dans la salle commune. »

Hermione hocha la tête, juste avant que Ron ne la pousse à l'intérieur de la Grande Salle où tous les élèves étaient encore à table.

« Comment est-ce que tu peux le laisser te toucher, comme ça ? », gronda Ron en lui jetant un regard meurtrier. « C'est un sale fils de Mangemort, Hermione ! »

Hermione fronça les sourcils. « Change un peu de disque, Ronald. La guerre est finie ! »

Le roux ne répondit pas et la força à s'asseoir entre Harry et lui. Le Survivant lui adressa aussitôt un large sourire. « Hermione ! Te voilà ! Où étais-tu passée ? »

Hermione ouvrit la bouche pour répondre, mais Ron s'en chargea à sa place.

« Elle était avec lui. Cette sale fouine. »

Ginny sembla soudain s'intéresser à la conversation. « Ah oui ? dites donc, vous passez de plus en plus de temps ensemble ! Raconte-moi tout ! »

Son frère lui jeta un regard à faire pâlir d'envie Voldemort lui-même, mais la cadette des Weasleys ne se laissa pas impressionner.

« Il la tenait entre ses bras, si tu veux tout savoir … », grommela Ron, tandis que Ginny ouvrait grand la bouche, l'air ravi.

« Vous en êtes déjà là ? »

« GINNY ! », beugla Ron.

« LA FERME, RON ! »

« JE SUIS TON AINE, NE ME PARLE PAS SUR CE TON ! »

Hermione tourna la tête vers Harry. La dispute allait être longue. Les yeux couleur d'émeraude la dévisageaient avec un intérêt mêlé d'amusement. « Il te tenait dans ses bras ? », murmura-t-il, tandis que les deux Weasleys continuaient de se hurler dessus, derrière eux.

Hermione rosit et hocha la tête. Harry sourit mais ne dit rien. Il prit une gorgée de jus de citrouille et se tourna de nouveau vers elle.

« Il a vraiment changé alors ? »

Hermione sourit. « Oui … je crois … »

« Tant mieux. »

Hermione sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Harry ne la grondait pas. Il semblait heureux pour elle. Il était vraiment adorable. Même si la guerre avait cruellement affecté sa conversation, il réussissait à exprimer ses sentiments à travers des phrases courtes mais essentielles. Il ne parlait plus pour ne rien dire. Contrairement à un certain rouquin …

« Et Ron ? »

Hermione se renfrogna. « C'est mon ami … c'est tout, maintenant. »

Harry hocha la tête. « Il faudrait peut-être lui dire. »

Hermione détourna les yeux. « Je sais. »

Harry se pencha un peu pour regarder son meilleur ami, toujours en train de hurler sur sa petite sœur. Il y eut un éclair rouge et Ron partit en hurlant, attaqué par un magnifique sortilège de Chauve-Furie.

Ginny rangea sa baguette, l'air mauvais et se retourna vers Hermione. « Alors ? Qu'est-ce qu'il se passe entre toi et le Prince ? Maintenant que l'autre idiot est parti, on va pouvoir discuter. »

Hermione laissa échapper un petit rire. « En fait, on s'est embrassés aujourd'hui … »

Ginny poussa un cri et quelques Gryffondors tournèrent la tête pour lui lancer des regards curieux. « J'y crois pas, quelle veinarde ! Alors, il embrasse vraiment aussi bien qu'on le dit ? Raah, qu'est ce que je donnerais pas pour y avoir droit, moi aussi … »

Ginny s'arrêta aussitôt en voyant Harry lui jeter un regard étrange. « Euh … enfin je veux dire … non, enfin … c'était juste une idée comme ça … si je n'étais pas avec toi … enfin bref, tu vois ce que je veux dire, Harry … »

Silence.

« Mouais », fit Harry.

Hermione s'esclaffa. « Il a compris. Et oui, il embrasse vraiment très bien. »

« Vous l'avez déjà fait ? », demanda Ginny avec un regard malicieux.

« Ginny ! », protesta Hermione. « Non ! »

« Je demande, c'est tout … tu me raconteras, quand-

« GINNY ! », s'écria Harry, vexé.

oOoOoOoOoOoOoOo

Le soir venu, Hermione remonta à la salle commune des Préfets-en-Chef, exténuée. Elle murmura le mot de passe, entra … et vit Draco qui l'attendait debout, les bras croisés, avec un regard de chien de garde.

« Qui t'a raccompagnée ? », aboya-t-il en essayant de regarder derrière elle, dans le couloir.

« Hein ? », fit Hermione, qui n'en croyait pas ses oreilles. « Ca va pas la tête, Malfoy ? »

« Je t'avais dit de ne jamais rester seule ! », s'écria-t-il.

« J'ai été seule deux minutes, le temps de faire le trajet entre la bibliothèque et ici. Que veux-tu qu'il m'arrive ? Me faire attaquer par un livre de potions enragé ? », plaisanta-t-elle.

De nouveau, il l'attira brutalement contre lui. « Désolé », marmonna-t-il. « Mais plus ça va, plus mes migraines deviennent fortes quand tu n'es pas là. Et puis je m'inquiétais. »

Hermione sourit, contre son épaule. « Tu deviens dépendant d'une Sang-de-Bourbe … »

Draco rit doucement. « L'heure est grave … »

Il la relâcha et lui déposa un léger baiser sur le bout des lèvres. De nouveau, Hermione sentit ses jambes flageoler. Pour se donner de la contenance, elle décida de revenir à un sujet bien plus important.

« Tu étais sur le point de me dire pourquoi Sarah était bizarre aujourd'hui … », dit-elle.

Le blond grimaça. « Granger, t'es vraiment la reine pour ruiner les instants romantiques … »

Hermione sourit. « On pourrait peut-être faire un peu plus d'efforts pour s'appeler par nos prénoms maintenant, tu ne crois pas ? »

Draco lui jeta un regard doux. « Ok. »

« Draco ? »

« Oui ? »

« Non, rien, c'était juste pour essayer. »

Le Serpentard leva les yeux au ciel.

« Assieds-toi, je vais t'expliquer ce qu'il arrive à Sarah. »

Hermione trottina jusqu'au sofa et se laissa tomber dessus. Draco la rejoignit et dès qu'il fut assis, Hermione posa sa tête contre son épaule.

« Hé, je ne me rappelle pas t'avoir donné la permission », plaisanta-t-il en tirant ses cheveux.

« C'est marrant, hier soir je ne me rappelle pas t'avoir donné la permission pour dormir la main sur mon sein … », railla-t-elle.

Draco s'esclaffa. « Moi, c'est pas pareil, j'ai tous les droits. »

Hermione lui jeta un regard outré et il redoubla d'éclats de rire.

« J'ai enfin réussi à te couper le sifflet », railla-t-il. « Draco – 1 Hermione – 0 ! »

« Dis moi plutôt ce que tu sais sur Sarah … », bougonna Hermione.

Draco cessa de rire.

« C'est très simple, en fait », soupira-t-il. « Comme l'a dit mon père, c'est de la très vieille magie. Noire, bien sûr … »

« Je m'en serais douté », marmonna Hermione, sarcastique.

Draco sourit. « Les chiens de l'enfer. Ça te dit quelque chose ? »

Hermione lui jeta un regard interrogateur et secoua la tête. « Non, qu'est-ce que c'est ? »

Draco soupira. « Tu dois sûrement savoir que les quelques sortilèges qui existent pour revenir d'entre les morts sont généralement horribles et cruels. Et interdits. »

Hermione hocha la tête. « Oui. C'était le principe même des Horcruxes. Il fallait tuer pour ensuite mettre un bout de son âme dans un objet. »

« Donc tu as compris le concept. Depuis toujours, les sorciers ont cherché des moyens pour rester en vie ou revenir eux-mêmes d'entre les morts. Mais d'autres ont fait des recherches pour ramener les corps d'autres gens à la vie. Et ils sont parvenus à un moyen, qui rappelle vaguement le principe des Horcruxes. Tuer pour ressusciter. »

Hermione fronça les sourcils. « Explique … »

Draco grimaça. « Tu veux la version courte ou la version longue ? »

Hermione lui jeta un regard désapprobateur. « La longue. »

« Ca m'aurait étonné », grogna Draco. « Va pour la version longue. Si je meurs avant la fin, tu pourras donner mon CV à Dumbledore pour que je reprenne le poste de Binns … »

Hermione leva les yeux au ciel. Quel gamin pourri gâté … toujours à dramatiser.

« Vers la fin du dix-huitième siècle, une noble famille de Sangs-Purs ont découvert un moyen de faire revenir un disparu parmi les vivants. On peut dire que ça a été le fruit du hasard. Une histoire d'amour est à l'origine de tout ça, bien entendu. Deux hommes, une femme, un triangle amoureux, le crime passionnel classique. Le mari jaloux tue l'amant de sa femme. La femme, Lady Alice Strong, est inconsolable depuis la mort de son amant. Elle en devient folle. Et tue son mari en lui faisant boire un poison mélangé à son vin. Alors que l'homme s'étrangle dans sa propre bile, elle lui tranche la gorge et fait couler le sang… » Draco s'arrêta et regarda Hermione.

La Gryffondor lui jetait un regard larmoyant. « C'est tellement triste », marmonna-t-elle.

Draco fit la grimace. « C'est pas fini. Au moment où son mari exhale, elle lui dit qu'elle a fait ça pour venger son amour, qu'elle n'appartient qu'à lui, jusqu'à la fin des temps. Et là, juste sous ses yeux, le corps de son mari se met à changer. Peu à peu, il prend les traits de son amant disparu, ses blessures guérissent, ses poumons se gonflent d'air. Il est là, juste devant elle. »

« J'imagine la joie qu'elle a pu ressentir », souffla Hermione en se blottissant un peu plus contre Draco.

Le Serpentard haussa les épaules. « Peu importe. Ce qu'elle a fait n'était pas bien. C'était contre-nature. Et la nature lui a fait payer. »

Hermione lui jeta un regard inquiet. « C'est-à-dire ? »

« Elle est devenu un Chien de l'Enfer. Tout humain qui rend la vie à un mort est condamné à défendre sa 'création' jusqu'à sa mort. Les Chiens de l'Enfer sont les gardiens des morts-vivants, ils sont loyaux, rapides, extrêmement forts et … tuer ne représente plus le moindre problème pour eux. Et plus ils tuent pour le compte de leur maître, plus ils deviennent des monstres. »

Hermione serra la main de Draco dans la sienne. « Et Sarah ? Elle va devenir comme ça, elle aussi ? »

Draco ne répondit pas. Hermione le fit à sa place.

« Non, bien sûr … si elle ne tue pas, elle ne se transformera pas. Tout ce qu'elle veut, c'est rester aux côtés de Lucius, alors ça ira, non ? »

Draco lui jeta un regard incrédule. « Tu n'as pas l'air de comprendre … »

« Ton père a changé, Draco, ces derniers mois il a fait preuve de tellement de gentillesse et de-

« Ces derniers mois ? », cracha Draco. « Je le connais depuis 17 ans et pendant tout ce temps, il n'a jamais cessé d'être un salaud. Alors, qui a raison ? »

Hermione ne répondit pas. Son instinct la poussait à défendre Lucius. Et son instinct ne l'avait jamais trompée jusqu'à maintenant, non ?

« N'en parlons plus », coupa Draco sèchement. « Demain, tu fileras les médocs aux deux autres et après ça, on s'occupera seulement de nous deux. »

« Et des papiers qu'on a volés au Ministère », ajouta Hermione.

Draco soupira. « Oui, ça aussi … mais seulement quand on aura le temps. »

Hermione lui jeta un regard décontenancé. « Tu rigoles, on a que ça, du temps ! »

« Non, plus maintenant. Plus depuis que j'ai décidé de le passer à t'embrasser … »

Doucement, il posa ses lèvres sur les siennes et l'embrassa passionnément.

oOoOoOoOoOo

Il courait, désespérément. Il tombait des cordes et il ne voyait pas à dix pas devant lui, mais franchement, il s'en fichait. Il ne pensait qu'à fuir. La fuir, elle.

Son pied gauche glissa sur les pavés mouillés et il s'étendit de tout son long, poussant un cri de douleur lorsque les pierres entrèrent durement en contact avec ses genoux. Il se releva aussitôt. La douleur des genoux n'était rien comparé à ce qui l'attendait s'il s'arrêtait d'avancer.

Rufus Pritchard, jeune employé du Ministère de la Magie, reprit sa course, haletant, sanglotant. Il courait totalement au hasard, dans la nuit noire. Les rues de Londres, sous l'éclairage blâfard de la lune, n'en semblaient que plus sordides.

Un cul de sac. Merde, pensa-t-il en se retournant. Mais trop tard. Une ombre avançait dans l'impasse, sous la pluie battante. Rufus passa une main devant son visage pour dégager les gouttes qui brouillaient sa vue. La silhouette ne bougeait plus.

« Qu'est-ce que vous me voulez ? », hurla-t-il, pour couvrir le bruit de l'abat d'eau sur le trottoir.

Pas de réponse. Il vit la silhouette lever une main. Cette même main qui l'avait désarmé, lui volant sa baguette, quelques rues et quelques centaines de mètres de course effrénée plus tôt. Il vit la main briser sa baguette en deux, à la seule force des doigts. Rufus Pritchard se mit à paniquer.

« Mais putain, vous êtes qui ? », hurla-t-il, terrifié.

Il cligna des yeux. Lorsqu'il voulut revoir la silhouette, celle-ci avait disparu. C'est à cet instant qu'il le sentit. Le souffle chaud de son agresseur. Juste derrière son oreille droite.

C'était trop rapide ! Comment … ?

Le hurlement qui sortit de sa gorge fut vite interrompu par l'éclat vif d'une lame de rasoir. Un jet de sang gicla du cou de Rufus et il sentit sa vie lui glisser entre les doigts, en même temps que le liquide rouge qui s'échappait et dégoulinait sur les pavés.

Le gargouillis sinistre de son aorte sectionnée fut la dernière chose qu'il entendit. Lorsque son corps s'effondra sur le sol, la silhouette porta une main à sa poche et en sortit une bille verte. Elle se pencha et glissa la bille dans la bouche du cadavre.

Celui-ci se mit à changer. La plaie au cou se referma, les cheveux blonds de Rufus devinrent poivre et sel et sa peau se rida quelque peu.

Sarah observait, fascinée, la métamorphose de l'homme qu'elle venait de tuer. À sa droite, une autre silhouette approchait et elle leva les yeux pour lui adresser un sourire étincelant. Lucius Malfoy arriva à sa hauteur et caressa sa joue avec un sourire.

« Je suis tellement fier de toi … Tom amour pour moi est véritablement sans limites …», souffla-t-il avec un petit rire.

Sarah ferma les yeux, appréciant le contact de la main chaude de Lucius sur sa peau froide et trempée de pluie. Lorsqu'elle les rouvrit, elle vit que Lucius penchait la tête vers elle et elle ne put s'empêcher de se noyer encore et encore dans ses iris argentés. Ce regard … elle l'adorait. C'était sa raison de vivre. Sa raison de se battre. Sa raison de mourir. Doucement, elle se jucha sur la pointe des pieds et déposa un léger baiser sur les lèvres de son ancien geôlier.

Derrière eux, sur le sol, le cadavre remua. Lucius lui jeta un regard et esquissa un rictus. Le jeune Rufus n'était plus. À sa place, se tenait un homme d'une quarantaine d'années, yeux noirs, cheveux poivre et sel. Un certain charme. Sarah eut l'impression de voir une version magnifiquement démoniaque de George Clooney.

« Bonjour, Zabini », déclara Lucius en tendant la main vers Francisco Zabini, qui la serra et se remit sur pieds. « Bienvenue parmi nous … Encore. »

oOoOoOoOoOoOoOo

Le lendemain matin, lorsqu'Hermione descendit prendre son petit-déjeuner à la Grande Salle, elle se dirigea d'abord droit sur la table de Serdaigle. Arrivée là, elle se pencha sur Padma Patil et lui demanda lequel de ses congénères était Brady Weaver.

La jeune indienne sourit et lui désigna du doigt un jeune garçon chétif, assis quelques sièges plus loin. Lorsqu'Hermione approcha, il leva vers elle ses deux yeux d'un bleu électrique et la fusilla du regard.

« Quoi ? », demanda-t-il sèchement.

Hermione fronça les sourcils. « J'ai quelque chose pour toi. »

Le garçon haussa les épaules et ne dit rien. Il avait beau n'être qu'en troisième année, son regard était celui d'une personne adulte qui aurait vu toutes les horreurs d'une vie entière. Sauf qu'il n'avait que 13 ans. Et qu'il en avait déjà vu plus que beaucoup de vieillards dans toute leur existence.

Hermione plongea la main dans sa poche et en sortit le petit sac de velours noir. Le regard de Brady s'éclaira lorsqu'elle en sortit la bille noire, son expression changea et son visage s'adoucit.

« Fallait le dire plus tôt », grommela-t-il en lui adressant un faible sourire.

Hermione déposa la bille dans sa main tendue. « Il a dit que tu saurais quoi en faire … », dit-elle.

Brady hocha la tête et sourit. « Merci. »

Il se retourna et Hermione sentit que la conversation était finie. Bon, McMillan maintenant,pensa-t-elle en se dirigeant cette fois vers la table des Pouffsouffles.

Elle se dirigea vers le jeune homme, occupé à dévorer une assiette de pancakes à la confiture. Elle s'arrêta près de lui et lui tapota sur l'épaule.

« Ernie … je dois te donner quelque chose », commença-t-elle en avançant la bille verte vers le jeune homme. « Il parait qu'il faut la boi-

Le regard du Pouffsouffle se posa sur la bille et il se leva d'un bond. Son visage était déformé par la terreur. « NON ! PAS CA ! », hurla-t-il avant de sortir de la Grande Salle en courant.

« Merde », jura Hermione avant de prendre le verre d'eau du jeune homme et de se lancer à sa poursuite.

Elle sortit et le trouva recroquevillé sur le sol du hall d'entrée, dans un coin. Il se balançait d'avant en arrière et sanglotait.

« Ernie ! », appela-t-elle en le rejoignant. « Il faut que tu boives ça ! C'est un médicament ! Je ne sais pas ce qu'ils t'ont fait là-bas, mais ceci t'aidera à guérir ! »

Le jeune homme continuait de se balancer, comme un malade mental, en secouant la tête. « Non, non, non, non, non, non … C'est faux, c'est faux, non, non, non, non ! »

« ERNIE ! », s'impatienta Hermione. « Ressaisis-toi, bon Dieu ! Avale ça, j'ai pas toute la journée ! »

Le Pouffsouffle lui jeta un regard désespéré. « Tu ne comprends pas ! Si j'avale ça je vais … » Sa voix mourut dans sa gorge et il poussa un sanglot déchirant.

Merlin, mais qu'est-ce qui peut le terrifier à ce point ?, se demanda Hermione en fixant le jeune homme, effarée.

Elle s'accroupit et posa une main douce sur son épaule. « Ernie. Regarde-toi. Tu veux vraiment rester toute ta vie dans cet état ? Cette petite boule a le pouvoir de te guérir de tous tes maux et toi, tu la refuses ? Ernie … » Elle lui tendit le verre d'eau et sourit. « Allez, cul sec. »

Ernie McMillan lui jeta un regard abattu et doucement, il prit la bille, le verre et avala le tout avec une grimace. Il lui rendit le verre et lui jeta un regard haineux. « Si j'avais su que tu étais de leur côté. Toi, l'amie de Potter … Comment peux-tu ? »

Hermione le regarda, décontenancée. « De quoi tu parles ? Ce truc est un médicament, rien de plus. »

À travers ses larmes, Ernie lui adressa un sourire moqueur. « Tiens, tiens, il semblerait que la sorcière la plus douée de notre génération s'est faite avoir, finalement. »

Sa voix était froide et dure. Hermione se redressa et le fusilla du regard. « De quoi tu parles, MacMillan ? »

Ernie se releva. Il semblait aller beaucoup mieux. « Tout compte fait, merci de m'avoir fait boire ce truc. Ils n'avaient pas menti. Je me sens nettement plus … puissant. »

Il s'éloigna d'un pas rapide, laissant une Hermione interloquée et réalisant qu'elle venait de se faire rouler par Lucius Malfoy. Mais comment ? Et dans quel but ?

Furieuse, elle remonta les escaliers quatre à quatre et revint dans la salle commune des Préfets-en-Chef. Elle récupéra la Liste là où elle l'avait laissée, sur le sol, et chercha le nom d'Ernie.

Ernie McMillan : P N°495793 (2-1)

« Mais qu'est-ce que c'est que ce truc, merde à la fin ! », s'énerva Hermione en donnant un violent coup de pied dans un des fauteuils.

Allons, jeune Hermione, il n'y a vraiment pas de quoi s'énerver, fit la voix douce de Tom Jedusor derrière elle.

Hermione se retourna vivement et lui décocha un regard meurtrier.

« Vous là ! Qu'est-ce que c'est que ce truc ! », hurla-t-elle en désignant la ligne d'Ernie du doigt. Tom la regarda un instant avec un sourire puis baissa les yeux sur le parchemin. Son sourire s'agrandit.

Ah oui … inspiration moldue … c'est ce cher Zabini qui l'a mise au point.

Voyant qu'Hermione trépignait de colère, il prit soin d'ajouter. C'est une puce, ma chère. Une puce électatique-élecratique, non … ah, je n'arrive jamais à m'en souvenir … élactique ?

« Electronique ? », proposa sèchement Hermione en levant les yeux au ciel.

C'est ça. Quel mot compliqué, vous ne trouvez pas ?

« Non. »

Jedusor haussa les épaules.

« Et la bille que je lui ai donné, elle fait quoi ? »

Enfin voyons, c'est évident, jeune Hermione … Elle la désactive.

Hermione fronça les sourcils. « Etrangement, Ernie avait très peur de la prendre … »

C'est parce qu'il est devenu paranoïaque. Depuis sa libération, il voit des Mangemorts partout. Ridicule. Nous sommes tellement gentils …, ajouta-t-il avec un clin d'œil.

Hermione haussa un sourcil. Elle ouvrit la bouche pour lui lancer une répartie cinglante mais l'esprit s'approcha de son visage et rendit le bout de ses doigts solides. Doucement, il vint caresser la joue d'Hermione et celle-ci frémit. C'était la première fois que Tom se permettait ce genre de familiarités avec elle.

« Et … », reprit-elle en reculant d'un pas pour se mettre hors de sa portée. « Pourquoi Lucius est-il revenu ? C'était prévu ça aussi ? Tous vos Mangemorts vont revenir les uns après les autres et tout recommencera, c'est ça ? »

Un éclair froid passa dans le regard de Jedusor, très vite remplacé par une expression mielleuse.

Noooon, bien sûr que non. Lucius a été ramené par l'amour que cette petite lui porte. Draco a du vous l'expliquer, non ?

Hermione hocha la tête.

Alors ne vous en faites pas. L'idée même que nous tentions de nous relever d'entre les morts pour reformer une armée est tout bonnement ridicule.

Hermione sourit. « C'est vrai. »

Oui, c'était ridicule. Et c'était précisément pour cette raison que cela allait marcher.

oOoOoOoOoOoOoOoOo

Le soir venu, une silhouette se glissa hors du château. Elle courut jusqu'à la lisière de la Forêt Interdite pour s'arrêter enfin devant ce qu'elle cherchait.

Le jeune garçon planta sa pelle dans la terre dure et enfouit les mains dans ses poches. Pendant quelques secondes, il resta là à contempler la pierre dure et froide qui se dressait devant lui. Les lettres gravées et dorées à l'or fin brillaient à la lumière de la lune.

Albus Perceval Wulfric Brian
Dumbledore
A notre Directeur et ami

Brady Weaver remua enfin. Il enfila des gants en peau de dragon et saisit le manche de la pelle. Il commenca ça creuser.

oOoOoOoOoOoOoOo

Hermione et Draco, confortablement installés sur leur canapé étaient tous deux occupés à lire, blottis l'un contre l'autre. Hermione était plongée dans un manuel de Sortilèges, quant à Draco, il feuilletait vaguement le numéro de septembre du magazine « Quidditch ».

« Tu crois pas qu'on a mieux à faire que lire, Gr- Hermione ? », souffla-t-il en fermant les yeux.

« Si », répondit la Gryffondor avec un petit sourire. « J'ai un devoir de Potions à terminer. »

Le serpentard soupira. « C'est pas ce que je voulais dire. »

Hermione gloussa et tourna une page de son livre. Draco jeta son magazine sur la table basse et passa une main dans ses cheveux. Il tourna la tête vers Hermione et sourit. « Ma petite Je-sais-tout … », souffla-t-il en lui tapotant le bout du nez.

Hermione éternua. Draco éclata de rire. « Quoi ? C'est moi qui ai fait ça ? »

Hermione fit la moue. « Ne touche pas mon nez comme ça. »

Vif comme l'éclair, Draco lui fit une pichenette sur la narine gauche. Plus fort. Nouvel éternuement, accompagné d'un autre éclat de rire du Serpentard. « Génial », s'esclaffa-t-il tandis qu'Hermione protestait.

Plaf ! Un coup de livre sur le haut du crâne. Mais le Serpentard rit de plus belle.

Hermione, AIDE-MOI ! hurla une voix. Hermione sursauta et se tourna vers la cheminée. Juste devant, se tenait l'enfant, l'esprit qui avait dit s'appeler …

« Albus ? »

Draco se figea et son sourire disparut aussitôt. « Hermione, ça va ? »

IL ESSAYE DE ME FAIRE DU MAL ! IL S'APPROCHE DE PLUS EN PLUS !

L'enfant semblait terrorisé. Hermione lui jeta un regard décontenancé. « Mais qui ? Qui te veut du mal ? »

« Quoi, tu vas pas me dire, qu'il y a un esprit juste là, si ? », s'écria Draco.

Hermione lui jeta un regard qui le fit taire.

« Albus, réponds moi, qui te veut du mal ? »

Le petit garçon renifla et se frotta les yeux. « Le garçon. Il creuse. Il veut m'attraper. Moi ze veux rester avec toi Hermione, je ne veux pas repartir !

Il creuse ?, pensa Hermione.

Une ampoule s'illumina dans son cerveau. Quelqu'un était en train de violer la sépulture de …

« Albus, il faut que tu me dises ton nom de famille ! Je dois être sûre ! », s'exclama Hermione en sautant sur ses pieds.

Mais je … je … ze sais pas !, sanglota le petit garçon.

« Est-ce que c'est Dumbledore ? C'est ça ? Tu t'appelles Albus Dumbledore ? »

L'enfant la regarda avec de grands yeux puis hocha la tête. Voui …

« Hermione, c'est quoi ce bordel ? », s'énerva Draco en lui jetant un regard inquiet.

« Quelqu'un est en train d'essayer de déterrer Dumbledore », cria-t-elle en sortant en courant.

Draco se précipita sur ses talons. « Attends-moi ! » Il se leva trop vite, trébucha sur l'une de ses chaussures qu'il avait ôtées et s'étala de tout son long. « Merde », jura-t-il en se redressant pour se rechausser.

Une fois ses chaussures enfilées, Hermione était déjà loin. Sans hésiter, il courut à sa suite dans le dédale des escaliers.

oOoOoOoOoOoOoOo

Une heure et demie. Il avait creusé une heure et demie. Le front luisant de sueur malgré la fraîcheur de la nuit, Brady se redressa et jeta la pelle hors du trou qu'il avait creusé. Il fouilla dans ses poches et y trouva un foulard, qu'il noua autour de sa bouche et de son nez. Il prit sa baguette et la pointa sur la partie « tête » du cercueil. « Alohomora », murmura-t-il tandis que le haut du cercueil s'ouvrait devant ses pieds.

Une odeur nauséabonde s'en échappa aussitôt et le spectacle qui s'offrait aux yeux de Brady le fit vaciller. Il se retourna et eut juste le temps de relever son foulard pour vomir.

Comme quoi, même les plus grands sorciers du monde finissent comme les autres. Rongés par les asticots, pensa-t-il en crachant une dernière salve de bile. Lorsque son estomac eut fini de se retourner comme un gant, il reprit sa respiration et remit son foulard devant sa bouche. Putain de merde, j'espère que ça vaut le coup.

Il tenta un regard en direction du visage de Dumbledore et fit la grimace. L'odeur était tellement forte qu'il toussait sans discontinuer. Elle lui piquait les yeux, les narines, brûlait ses poumons et lui laissait un gout amer sur la langue. Jamais il n'avait reniflé pareille puanteur. Cela faisait plus de 4 mois que le Directeur croupissait dans cette boîte. Des sarcophagiens grouillaient au niveau de son estomac. Ces petites saloperies se nourrissaient de matières fécales décomposées. Il l'avait lu dans un livre de médecine. Cela faisait des mois qu'il savait qu'il devrait accomplir cette mission. Il s'était renseigné pour savoir à quoi il devait s'attendre en repoussant le couvercle. Du coin de l'œil, il remarqua également quelques lépidoptères sur les amas graisseux. Il ne s'attarda pas. C'était franchement répugnant. C'est à cet instant là que Brady Weaver renonça à jamais à sa carrière de Médicomage. Le corps humain, c'était franchement dégueu. Il avait pourtant espéré qu'un grand sorcier comme Dumbledore resterait intact, même dans la mort. Mais non. Dommage pour l'estomac fragile du jeune homme. La peau du vieil homme était grisâtre, tachetée de violet et de rose. Ses paupières avaient été rongées par les bestioles et laissaient voir ses yeux, qui paraissaient dix fois plus grands que d'habitude sur son visage décharné. Ils étaient d'un blanc laiteux, secs, immenses. Un peu de bile remonta dans la gorge de Brady.

Il plongea les doigts dans sa poche et en sortit la bille noire. Il se pencha avec une grimace et la glissa dans la bouche de Dumbledore. Un des insectes s'extirpa d'une des narines du vieux Directeur. Brady poussa un hurlement de dégoût, sauta hors du trou et s'en fut à toutes jambes.

Mission accomplie.

Les Blas-blas de Xérès : Vous n'imaginez même pas tout ce que j'ai du faire pour écrire ce chapitre. Recherches sur internet, consultation de rapports d'autopsie publics, photos. Très enrichissant. Trop. Du coup, j'ai décidé de ne pas trop faire dans les détails. Ça m'a rendue suffisamment malade comme ça. Et deuxième décision : ne plus jamais aller consulter le site « Rotten ». Ce truc là est vraiment à vomir … Je voulais des images, j'en ai eu … maintenant j'ai des cauchemars … Lol. Mais c'était nécessaire vu que je me suis rendue compte avant d'écrire ce passage, que je ne connaissais rien à rien sur la décomposition des corps. Eh bien, maintenant, je ne peux plus vraiment dire que je n'y connais rien … Beurk.

Gros bisous et surtout, laissez des reviews (sans vomir sur votre ordinateur, merci) …

Xérès !