hapitre 8

Olivia rentra chez elle, le cœur affligé comme il l'était souvent lorsque les enfants subissaient des actes crapuleux. Elle avait fait part à Amarro de ses doutes. Elle était convaincue que Samuel Peters avait joué un rôle dans l'assassinat de ses voisins. Un homme capable de commettre un acte violent envers son propre fils ne devait pas posséder une bonne conscience.

L'appartement, d'un calme propice à son repos, accueillait toujours son lot de souffrances quotidiennes qu'il fallait décharger, depuis sa vie avec Eliott, elle gérait mieux ces situations sauf aujourd'hui où son appartement l'appelait à la méditation. Elle avait aussi ce détail à régler avec Eliott qui voulait punir leur fille de son comportement de ce matin mais Olivia n'y voyait rien de mal. C'est la première fois qu'ils étaient face à une divergence d'opinion et elle allait devoir le gérer sans provoquer de crise, ça lui faisait peur mais elle tenait à ses opinions quant à la meilleure éducation donnée à ses enfants.

Elle s'occupa en cette fin d'après-midi en effectuant quelques tâches ménagères qu'elle avait mises de côté ces derniers temps , deux enfants et un travail à temps plein , c'était loin d'être toujours facile. Eliott lui avait proposé d'engager une femme de ménage mais elle avait refusé qu'une autre personne que celles évoluants dans leur cercle puisse mettre son nez dans leur intimité. Il n'avait pas insisté, il connaissait le caractère impulsif et têtu d'Olivia.

Kathleen ramena les enfants, Olivia leur donna leur bain, leur prépara leur repas et les mit au lit , cette journée en compagnie de l'ainée des Stabler les avait épuisés tous les deux , ils s'endormirent rapidement.

Eliott rentra aux alentours de 23h ; ce fut une longue journée, il était épuise et n'avait pas ma tête des beaux jours.
- Dure journée
- J'ai attendu la mise en accusation avec Fin.
- Et
- La caution est de 60 000 dollars avec une interdiction d'approcher aussi bien les enfants que de sa femme qui a déjà introduit une demande de divorce.
- Tu penses qu'il risque de les approcher
- Je ne pense pas, la famille les a envoyés chez une cousine dans le Wyoming et comme Peters a l'interdiction de quitter l'Etat et que son passeport lui a été confisqué.
- Je suis certaine que cet homme a un lien avec l'assassinat des Jennings.
- Nous en avons tous la certitude mais il faut le prouver, sans preuve, nous n'irons pas loin. Tu as parlé à Sacha ?
- Parlé, à quel propos,
- Tu le sais bien Olivia …
- Ha le coup de téléphone ! non pas du tout, ils sont rentrés épuisés.
- Dis-moi, tu comptes bien aborder le sujet ?
- Eliott, elle n'a que 4 ans.
- Bien justement, il faut la punir
- Eliott, il est hors de question que je punisse notre petite fille pour avoir passé un coup de téléphone
- Olivia, elle a désobéi
- Eliott ….. soupira-t-elle.
- Olivia, je sais que tu veux rattraper ton enfance mais il ne faut pas trop la gâter.
- Tu insinues que je les gâte trop
- Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit Olivia
- C'est pourtant ce que tu viens de dire
- Oui mais tu déformes
- Tu m'agaces
- Olivia, j'ai plus d'expérience que toi, tu devrais m'écouter
- Oh Monsieur Stabler qui n'était quasi jamais chez lui au point que sa femme demande le divorce et que ses deux plus jeunes enfants ne viennent plus voir, aurait le sacerdoce de l'éducation parentale.
- Eliott, devenu, rouge de colère, s'approcha
- S'il ne viennent plus , c'est de ta faute .C'est certain qu'avec la mère alcoolique que tu as eue , l'image que tu peux avoir de ce qu'est l'éducation, tu n'iras pas très loin non plus.

Eliott se rendit compte qu'il avait été trop loin, quand il vit une larme dans le coin de ses yeux, elle se leva, prit sa veste et quitta l'appartement.