A 19h30, notre jeune Hermione était toujours devant son armoire, cherchant ce qu'elle pouvait bien se mettre. Il lui restait une demi-heure avant de rejoindre Neville dans la salle commune. Se remémorant sa journée, elle fut triste que tant de ses anciens amis ne lui aient pas souhaité son anniversaire. " Reprend toi ! se sermonna-t-elle, il y a pire dans la vie ! "
Finalement, elle attrapa un short un jean l'accorda avec un polo blanc et des ballerines blanches. Attrapant un élastique, elle se fit une queue-de-cheval avant de se maquiller légè rement. Elle allait ouvrir la porte lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait oublié de remettre le collier offert par Ginny. Se postant face à la glace, elle attacha le ruban et remarqua alors qu'il faisait trè s serpentard. " Au point où j'en suis " pensa-t-elle.

Pendant ce temps, Drago ruminait dans ses appartements.
- Qu'est ce qui se passe Dray ?
- Je ne vais pas bien Pansy.
- Et...Pourquoi ?
- Il m'est arrivé quelque chose d'étrange l'autre soir.
- Tu veux en parler ?
- Je ne sais pas.
- On ne va jamais y arriver ! s'énerva la serpentarde
- Quoi ! lui répondit-il froidement.
- Tu n'es pas devant tes parents ! Tu peux me parler alors vas-y ! Déballe un peu tes sentiments pour la Granger !
Restant interdit face à sa petite soeur de coeur, il s'assit dans le canapé et la prit dans ses bras.
- Tu te souviens du soir o ù tu as vu Fred et Susan ?
- Oui...
- Quand vous êtes arrivées, avec Granger, je venais de finir avec Cho.
- Et ?
- Alors quand j'étais avec elle je n'ai pas cessé de penser à Hermione. Quand elle s'est déshabillée, je n'ai pas vu le corps pâle et sans forme de Chang mais la silhouette parfaite de ma lionne. Et alors que l'autre cruche s'accrochait à moi, j'imaginais ses mains sur mon corps, ses yeux pétillants me regarder avec envie...
- Attends, Attends ! Comment l'as-tu appelé là ?
- Ben, Granger.
- Oh que non s'exclama la brune, ah ça c'est la meilleure.
Alors qu'elle éclatait de rire, Malefoy ne comprenait pas.
- Alors mon vieux, on est amoureux ? rigola-t-elle.
- Pansy, on va pas recommencer avec ç a.
- Mais c'est pourtant tellement clair ! On dit qu'il n'y a qu'un pas entre l'amour et la haine, on dirait bien que tu l'as franchi...
Fixant le feu dans la cheminée, le prince des Serpentards esquissa un sourire avant de rejeter la tê te en arriè re.

" BON ANNIVERSAIRE ! " s'exclam èrent tous les gryffondors alors qu'Hermione ouvrait la porte de son dortoir. Souriant, elle fut enlacé par Neville et déjà on l'entourait pour lui souhaiter un joyeux anniversaire. Riant aux éclats, elle serra Harry dans ses bras qui lui déposa mille baisers sur le front.
- Harry, si tu savais...
- Chut ! C'est ta f ête, profites en ! l'interrompit-il en rigolant.
Soudain, elle fut enlacée par Parvati.
- Tiens Hermione !
Attrapant la boîte que son amie lui tendait, elle défit le ruban bleu qui l'entourait et l'ouvrit. Se saisissant délicatement du foulard en soie dorée, elle fit glisser la matiè re entre ses doigts avant de la replier et d'enlacer son amie en la remerciant.
Puis elle se dirigea vers le bar tenu par Fred et Georges.
- Comme je suis heureuse de vous voir ! s'exclama-telle.
- Moi aussi Hermione, tu veux que je te prépare quelque chose ?
- Oui, je veux bien mais pas trop d'alcool hein ?
- T'inqui ète.
Alors que son frè re préparait le cocktail, Fred se rapprocha d'Hermione.
- Tu m'en veux encore pour l'autre jour ?
- Non Fred, mais essaye de comprendre...
- Oui, de toute faç on Bones n'est pas si cool que ça.
- En parlant de ç a ne me demandes pas comment je le sais, mais je crois que les serpentard t'ont dans le collimateur maintenant alors fait attention.
- Au fait intervint Georges, c'est de notre part.
Récupérant le paquet enveloppé à la Fred et George, elle déchira le papier bleu et ouvrit l'écrin en velour rouge. Attrapant l'anneau en or, elle les questionna du regard.
- Vu que tu ne veux pas épouser notre frè re, on s'est dit que...
Et ils éclatè rent tous deux de rire.
- Les garç ons...Comment dire, c'est gentil ?
Leur répondit-elle en rigolant à son tour et faisant glisser l'anneau à son petit doigt.
- Je vous adore lan ça-t-elle avant de repartir vers Neville, son verre à la main.
- Alors Hermione, tu es heureuse ? la questionna son ami.
- Oui, c'est tellement gentil et avec tout ce qui s'est passé...
- C'est Ron qui a tout organisé.
- Vraiment ? Je devrais aller le voir alors... A toute à l'heure.
S'adossant au mur, elle sirota son cocktail en observant ses amis. " Tant de choses se sont passé dans cette salle commune " pensa-t-elle.
- Hermione !
- Harry ! Merci beaucoup pour cette fê te, je ne m'y attendais pas.
- C'est le principe d'une f ête surprise ma Mione. Tiens c'est pour toi.
- Qu'est ce que c'est ?
- Ouvre et tu verras.
Souriant, elle l'enla ça et enfouie sa t ête dans son épaule.
- Mione ? Ca ne va pas ?
- Si si s'exclama-t-elle en se redressant, c'est juste que...Tu m'as manqué.
Ouvrant la boîte qu'il lui avait donné, elle prit avec délicatesse l'album et commenç a à le feuilleter.
- Harry, c'est...Waouh !
- C'est pour te souvenir.
- Me souvenir ?
- Oui, Hermione, te souvenir que tu es une gryffondor et que nous sommes tes amis.
Avalant avec difficulté, elle baissa les yeux avant de fermer d'un coup sec le recueil de souvenirs.
Puis avant qu'il est le temps de réagir, elle partit à grands pas vers son dortoir. Fermant la porte, elle posa son front contre celle-ci et respira un grand coup. " C'est tout ce qu'ils cherchaient s'énerva-t-elle, juste à t'amadouer ! " Déposant l'album sur son lit, elle repartit toujours son verre à la main.
Alors qu'elle buvait tranquillement devant la cheminée, elle sentit quelqu'un arriver derri ère elle.
Se retournant, elle baissa les yeux face à ce jeune homme qui l'avait tant brisé.
- Hermione.
- Ronald.
Relevant la tê te, elle croisa ses beaux yeux bleus et ses doigts serrèrent le verre.
- Merci d'avoir organisé ça pour moi parvint-elle à articuler.
- De rien, ça te plait ?
- Oui.
- Tiens, j'ai ça pour toi.
Lui tendant une boîte ronde et blanche entourée d'un grand ruban noir, il la fixa attentivement.
Posant son verre sur le rebord de la cheminée, elle attrapa la boîte, défit le ruban et l'ouvrit délicatement. Ron ne cessait de regarder ces moindres faits et gestes, il admirait ses petits doigts défaisant le noeud, sa jambe se relevant lorsqu'elle y posa la boîte dessus pour plus d'équilibre. Arrivant enfin à l'ouvrir, elle regarda à l'intérieur mais se qu'elle vit la figea. En effet, au fond de la boîte reposé une fine nuisette en soie noire. Posant le couvercle, elle le regarda d'un air étonné.
- Ronald, qu'est ce que ça veut dire ?
- Je ne sais pas, réfléchis. D'habitude tu es plutôt réputée pour ç a toi, réfléchir.
- Tu crois que c'est parce que tu vas m'offrir de la lingerie que je vais te donner ce que tu souhaite ? lui murmura-t-elle en le fixant droit dans les yeux.
- Que veux-tu, il paraît que c'est comme ça qu'on doit t'amadouer.
- Je ne comprends pas...
- Vraiment ? Pourtant les serpentard ont la réputation d'aimer la luxure et les traînées...Combien Malefoy a-t-il bien pu te donner ?
- Mais tu me prends pour une catin maintenant ! s'écria-t-elle.
- Oh, j'ai compris. Tu veux plus c'est ça lui répondit-il un sourire malsain aux lè vres.
Attrapant son verre à moitié plein, elle le lui jeta au visage.
- Tu es misérable Weasley, tu ne mérites m ême pas mon attention.
Poussant ceux qui essayaient de la retenir, elle courut jusqu'au tableau et sortit toute essoufflée. Ne cherchant nulle destination, elle se mit à courir sans savoir vraiment o ù elle allait.

Alors qu'il faisait sa ronde, Drago entendit des bruits de pas. " Pourquoi ces abrutis ne respectent-ils jamais le couvre-feu " s'énerva-t-il. Baguette en main, il avan ça rapidement pour finalement tomber sur une tê te rousse.
- Tiens, une Weasley ! s'exclama-t-il. Tu ne connais donc pas l'heure du couvre-feu ou tu es juste trop stupide pour venir m'emmerder.
- Malefoy...
Alors que sa respiration s'accélérait, que ses yeux exprimaient la peur et qu'elle cherchait une excuse digne de ce nom, Drago se rapprocha l'air mena çant.
- Qu'est ce que tu fous ici et à cette heure ?
- Je...Je...Enfin ...Cherche...
- Ca t'arrive de faire des phrases enti ères ?
- Hermione, je cherche Hermione.
- Vraiment ?
- Oui, elle est...Bref ! Il faut que je la retrouve.
Ainsi sa lionne était quelque part dans le château, cette pensée l'enchanta et il sauta sur l'occasion.
- Tu n'as pas à traîner dans les couloirs à cette heure-ci, je vais te la retrouver ta Granger et elle va m'entendre ! Maintenant, dégage ! s'énerva-t-il.
Et pourtant au bout d'une demi-heure de marche, elle restait introuvable.

Et pour cause, Hermione elle-mê me ne savait pas où elle était. Apr ès avoir courut, elle ne sait où , pendant une vingtaine de minutes, la jeune fille arpentait maintenant des couloirs non familiers, couvert de tapisseries vertes et de portraits sinistres. Elle était dans un endroit désert, enfin jusqu'à ce qu'une voix la fît frissonner dans son dos.
- Une gryffondor chez les serpentard, on voit de tout cette année ! s'exclama Théodore Nott.
- Exact Théo, mais je me demande surtout ce qu'une jeune fille fait chez nous à cette heure rigola Blaise.
- Laissez-moi tranquille murmura-t-elle à bout de force.
- Et pourquoi ? Où sont donc Potter et Weasley ? Ses deux débiles ne sont donc jamais la pour te protéger des méchants serpentard ricana Théodore.
Remarquant le teint pâle de la jeune fille, Blaise s'approcha un peu plus ;
- Granger ?
Ne tenant plus, elle s'effondra. Sa tê te heurta violement le sol et Blaise se précipita sur elle.
- Granger ? Tu m'entends ?
- Merde ! Qu'est ce qu'on fait ?
- On l'am ène chez Drago.

Dans les appartements du préfet en chef, Pansy essayait de calmer tant bien que mal le blond.
- Allons, elle doit pas être bien loin le rassura-t-elle.
- Oui...Non...Ca m'énerve !
Se saisissant d'un livre, il l'envoya contre le mur.
- Tu sais ce qui s'est passé ?
- Non, la Weasley n'a rien dit, mais elle avait plutôt l'air paniqué.
- Ca ne doit pas ê tre si grave...
- Peut-ê tre, peut-ê tre pas !
Ses ongles s'enfon çaient dans ses paumes au fur et à mesure qu'il marchait devant l'âtre.
- Tu as fouillé partout ?
- Oui !
Attrapant un verre qui traînait, il le brisa à terre.
- Tu ferrais mieux de te calmer.
- Ah oui ? Et pourquoi ?
- Parce que si elle ne réapparaît pas, il faudra aller la chercher et tu devras avoir la t ête froide à ce moment-là.
Soudain la porte s'ouvrit dans un fracas total, laissant apparaître Blaise avec le corps inerte de Granger dans ses bras. Les iris du prince prirent alors un teinte plus foncée jusqu'à ce qu'il vit ce que son meilleur ami tenait dans ses bras.
- Mon dieu ! s'écria Pansy, qu'est ce qui s'est passé ?
- Elle errait dans les couloirs nord des cachots et quand on s'est approché, elle s'est évanouie.
Soucieux du regard que lui portait Pansy, Drago s'avanç a vers le corps de la lionne puis lui passa une main sur le front.
- Elle est bouillante, pose la sur le canapé.
- Je vais m'occuper de la sang de bourbe les gars, vous pouvez y aller déclara Pansy.
Alors que Drago raccompagnait les deux garç ons vers la sortie, Pansy commenç a à lui éponger le front avec une serviette humide.
Revenant quelques minutes plus tard, Malefoy fixa sa petite soeur avant de murmurer :
- Sang de Bourbe ?
- Quoi ? Fallait bien que je trouve quelque chose pour faire partir les deux gorilles et te discréditer, non ?
- Bien trouvé, tu me ressembles de plus en plus lui répondit-il un sourire franc sur le visage.
- Oui, bon tu devrais aller prendre une douche je m'en occupe.
- Vraiment ?
- Elle...Elle m'a aidé le soir où j'ai vu Fred, et ça je ne l'oublierai jamais.
- Bien, préviens-moi si elle se réveille.
Alors que l'eau chaude coulait sur son torse, Drago Malefoy avait l'esprit ailleurs. Cette jeune fille endormie dans son canapé l'obsédait, il ne pouvait s'empê cher d'imaginer la prendre dans ses bras, l'allonger à ses côtés dans ses draps de soie et l'embrasser jusqu'à ne plus avoir de souffle.
Soudain, une exclamation le fit sortir de ses fantasmes et de sa douche.
- Dégage Weasley ! hurla une Pansy enragée.
- Laisse-moi la voir.
- SERPENSORTIA !
De la baguette de la serpentarde, un cobra noir vola pour finalement atterrir aux pieds du rouquin qui prit ses jambes à son cou.
Alors que Drago souriait à Pansy et la félicitait, une petite voix se fit entendre.
- Qu'est ce que je fais là ? demanda timidement la jeune gryffondor face aux deux serpentards armés de leur baguette.
- Blaise et Théo t'ont trouvé dans les couloirs et t'ont ramené ici lui répondit une Pansy souriante.
- Ah d'accord, je vais vous laisser alors...
Voyant Drago baisser les yeux, Pansy décida d'intervenir.
- Non reste ! Ecoutes, tu m'as aidé l'autre soir alors maintenant c'est mon tour. Raconte nous ce qui s'est passé.
Leur faisant un récit détaillé de la soirée, les larmes lui coulè rent le long de ses joues et elle n'osait regarder le jeune homme qui lui faisait face.
- Je hais les gryffondors déclara Pansy
- Ca c'est pas un scoop rigola Hermione.
- Le probl ème, intervint Drago, c'est que tu n'es plus vraiment en sécurité avec Weasley...
- Et qu'on ne peut rien prouver continua Pansy songeuse.
- Je ne veux plus retourné là-bas leur répondit Hermione en ramenant ses jambes contre sa poitrine.
A cette simple vision, le prince des serpentards sentit son coeur battre plus fort. D'un regard, il glissa le long de ses jambes, détailla ses hanches pour enfin remonter et s'arrê ter sur les deux yeux noisette qui le fixaient à présent.
- Tu n'as qu'à passer la journée avec moi demain proposa Pansy
- Tu voudrais passer du temps avec une sang de bourbe ? s'étonna Hermione.
- Et bien, oui ! répondit-elle avec un grand sourire.
S'emparant des coussins de part et d'autre d'Hermione, Drago monta l'escalier de pierre qui menait jusqu'à sa chambre et s'y enferma.
- Tu sais, il n'est pas méchant lui confia Pansy.
- Il me fait peur.
- Vraiment ? C'est parce que tu ne le connais pas.
- Ca fait quand m ême six ans qu'on se côtoie et je pense que c'est déjà suffisant.
- Ce que je veux dire c'est que tu l'as toujours vu en tant qu'ennemi, il faudrait que tu extériorises.
- C'est vrai... Mais c'est un mangemort et...
- Et alors ? Moi aussi dans quelques jours, j'aurais ma marque et j'en deviendrai une, mais c'est pas pour a que je vais te manger.
- Il a pourtant tué, massacré des familles et ...
- On a tous nos fardeaux.
- C'est bon déclara Drago qui était revenu, bonne nuit Pansy.
L'embrassant sur le front, il lui ébouriffa les cheveux avant de fixer Hermione.
- Qu'est ce qu'il y a ? lui demanda-t-elle timidement.
- Tu dors ici cette nuit, alors viens avant que je ne change d'avis.
- Bonne nuit leur lanç a Pansy avant de s'enfuir par le tableau.
Hermione se leva et gravit les marches lentement sans lâcher des yeux le serpentard devant elle.
En entrant dans la chambre de son ennemi, une chaleur nouvelle vint naître dans son ventre. Une magnifique chambre : un bureau en ébè ne noir bien rangé, une armoire où l'on pouvait apercevoir les costumes et chemises bien repassés et un lit à baldaquin en plein milieu de la piè ce entouré de voiles vert émeraude. Et enfin sur le coté, un tas de coussins et un vieux plaid gris qu'elle avait vu dans le salon un peu plus tôt. Soupirant, elle se dirigea vers l'amas, mais quelque chose d'imprévu se produisit.
En effet, Drago vê tu simplement d'un bermuda en coton et soie gris s'allongea sur l'empilement de coussins et étala le plaid sur lui. N'osant bouger, la gryffondor le regarda faire, avant de finalement se sentir mal à l'aise et regardait autour d'elle.
- Qu'est ce que tu fiches encore debout ? lui demanda-t-il.
- Et bien, c'est ton lit et...
- Justement...Enfin tu n'as qu'à y dormir cette nuit. C'est tout !
Enlevant son short, elle se glissa dans les draps avant de se demander si ce n'était pas une mauvaise idée que de dormir à côté de son ennemi qui à tout moment pouvait surgir, baguette à la main. Mais tr ès vite, la fatigue la gagna et elle s'endormit, le regard gris de Malefoy sur elle.

Hermione se trouvait dans une grande salle ; des boiseries noires, des murs couverts de tapisseries anciennes et sombres, et à côté d'un bureau en bois clair, un miroir immense avec un cadre en argent. Lorsqu'elle se releva, elle fut surprise de se retrouver dans un grand lit entourée de draps couleur argent, un livre entrouvert à ses côtés. Ne comprenant pas, elle vit qu'une grande femme blonde la fixait. Elle était magnifique, assise dans ce fauteuil telle une reine, ses yeux ne se détachant pas d'elle. Elle portait une magnifique robe de soie rouge qui mettait sa silhouette en valeur et sa chevelure était nouée en un chignon compliqué où brillait quelques épingles ornées de diamants. Alors qu'Hermione se levait et faisait quelques pas vers le bureau, la t ête de la femme se déplaç ait au mê me rythme.
- Qu'est ce que je fais ici ? osa enfin demander la jeune gryffondor.
- Mais vous êtes ici chez vous lui répondit la femme.
- Non, ce n'est pas possible...
Arrivant face au miroir, la gryffondor se détailla de la tê te aux pieds : ses cheveux étaient parfaitement lisses et tombaient avec élégance sur ses épaules, elle portait une robe ancienne de tulle blanc resserré à la poitrine par un ruban gris et son ventre... était parfaitement rond. Posant sa main sur celui-ci, elle crut percevoir un coup de pied de son enfant. Par le reflet, elle put voir sa bague de fianç ailles, une monture en or blanc avec au centre une émeraude, taillée telle une goutte d'eau. Se tournant vers la femme, elle l'interrogea du regard avant de poser ses mains de nouveau sur son ventre.
Tout d'un coup la porte de la chambre s'ouvrit violemment laissant apparaître Harry et Ron qui encadrait un autre jeune homme cagoulé. Déjà la femme sortait sa baguette et se plaç ait devant elle. Mais alors qu'Hermione lui expliquait que tout allait bien, Ron envoya un sort qui projeta sa protectrice sur le sol, à une dizaine de mè tres. Ses amis arrivaient vers elle, leurs baguettes levées et prê tes à lui envoyer le sortilè ge ultime. Au centre, l'autre homme enleva sa cape et eut un rictus mauvais.
- Avery murmura-t-elle.
Mais alors qu'il s'approchait dangereusement d'elle, il fut envoyé contre le mur et ne se releva pas. Le prince des serpentards, la baguette toujours relevée, s'approcha d'elle et l'enlaç a.
- Sortez d'ici hurla-t-il à l'intention des deux gryffondors.
- Nous ne repartirons que lorsque nous aurons accompli notre mission cria Harry.
- Exactement renchérit Ron.
Ne comprenant pas la situation, Hermione crut que ses deux amis voulaient du mal à Malefoy.
- Non, pourquoi voulez-vous le tuer ? s'écria-t-elle.
- Parce que c'est le mal, et que cet ê tre doit mourir ! s'exclama Ron.
- Je ne vous laisserai pas faire !
Attrapant sa baguette, elle les défia alors que Drago plaç ait sa main sur son ventre arrondi.
- Il faut tuer cet enfant avant qu'il ne naisse, explosa Harry.
- Que...Quoi ? s'étonna Hermione.
- Je ne vous laisserai pas touché à mon héritier grogna Malefoy en rapprochant sa fiancée contre son torse.
Soudain, un éclair vert arriva dans leur direction...Trop tard.

Alors qu'elle hurlait, dégoulinante de sueur et de sanglots, Hermione eut du mal à reprendre son souffle. Malefoy qui était bien sur réveillé, sursauta et se releva baguette en main. Ne comprenant pas tout de suite ce qui se passait, il se tourna vers la jeune fille paniquée. S'approchant doucement, il posa sa baguette sur le lit et essaya de trouver son regard, mais les yeux de la lionne étaient clos.
- Her...Granger, ça va ?
- Oui, non, je ne sais pas.
S'asseyant à côté d'elle, il prit son menton entre ses doigts et l'obligea à le regarder dans les yeux.
- C'est rien, c'est habituel dit-elle en essayant de se dégager.
- C'est habituel pour toi de faire des cauchemars jusqu'à en hurler ? s'étonna-t-il avec un petit sourire.
- Je ne contrôle pas, je te signale, ce genre de chose.
- C'est à propos d'Avery ?
- Oui et non, il y est pratiquement tout le temps mais...Il reste passif.
- Tu en as déjà parlé ?
- Non et je t'interdis d'en parler à qui que ce soit, compris ?
- Tu crois que tu peux encore me faire peur, ma petite Granger ? ricana-t-il.
Elle souffla un bon coup, avant de s'étirer et de se coller à la t te de lit, relevant et posant sa t ête sur ses genoux.
- Je peux voir tes cauchemars ?
- Tu es vraiment glauque Malefoy.
- Pourquoi est-ce que tu dis ç a ?
- Personne ne voudrait voir les cauchemars des autres à moins d' être vraiment dérangé.
- Je ne dis ça que pour t'aider, aprè s tout si tu veux continuer à en faire c'est ton problè me.
- Pourquoi toi, le grand Drago Malefoy, tu voudrais m'aider ?
- Je ne sais pas, par distraction ?
Se souvenant de ses r êves et de la faç on dont il avait de la serrer contre lui, Hermione préféra envoyait ses pensées ailleurs et retrouva son sang-froid.
- Merci mais ça va aller, j'ai l'habitude de gérer ce probl ème toute seule.
- Comme tu veux.
Soulagée qu'il ne persiste pas davantage, elle fut par contre surprise qu'il ne s'éloigne pas. Plongée dans ses pensŽes, elle repensa à sa soirée d'anniversaire et à Ron quand elle sentit que Malefoy ne cessait de la fixer.
- Pourrais-tu arrê ter s'il te plait.
- Arrê ter quoi ?
- De me fixer avec ton regard de serpent.
- Et toi, pourrais-tu arrê ter de me chercher tout le temps ?
Avant qu'elle n'ait pu répondre, elle se retrouva plaquée contre le matelas, les poignets bloqués par ceux de son ennemi, son corps contre le sien.
- Je savais bien que je ne pouvais pas te faire confiance lui cracha-t-elle.
Enervé par cette réplique de la lionne, il planta son regard d'acier dans le sien.
- Et à qui fais-tu confiance Granger ? A tes amis Weasmoche et Potty ?
- Lâche-moi et on verra !
Resserrant sa prise, il sentit alors la poitrine de la jeune fille sur son torse nu. Laissant courir son imagination, il se vit lui enlever doucement ce T-shirt qui lui gâchait la vue puis glisser ses mains de part et d'autre de son corps. Enfin il trouverait la dentelle du boxer de la lionne et jouerait quelques temps avec avant d'attaquer ses l èvres.
Malheureusement, m ême Malefoy ne peut tout prévoir et c'est avec surprise qu'il sentit quelque chose se redresser dans son bermuda. Et avant qu'Hermione puisse sentir quoique ce soit, il avait déjà bondi du lit, se précipitant dans la salle de bain.

Etonnée par l'attitude du serpentard, Hermione se releva et remit son short avant de regarder sa montre. 7h30. Remontant dans son dortoir à pas de loup, elle prit une douche rapidement, enfila son uniforme et se fit une tresse. Se maquillant légè rement, elle descendit dans la salle commune chercher ses cadeaux et les déposa sur son lit. Alors qu'elle petit-déjeunait dans la grande salle, Seamus vint s'asseoir face à elle.
- Du jus d'orange ? lui proposa-t-il alors qu'elle tenait sa tasse de thé à la main en le regardant d'un air dubitatif.
- Non merci.
- Ca t'arrive d'ê tre agréable ?
- Ca t'arrive de la fermer ?
- Mais qu'est ce qui t'arrive Hermione ?
- Rien du tout, mais si tu ne te tais pas je sais ce qui va t'arriver à toi, lui répondit-elle en jetant un regard sur la carafe d'eau.
Alors que Seamus préparait une réplique acerbe, la gazette arriva. Tendant sa main au dessus de son assiette, le journal atterrit face à elle laissant apparaître des gros titres.

Disparition Inquiétante
Delphine Blackwood, ancienne élè ve de la prestigieuse école de magie de Poudlard, a mystérieusement disparu la nuit derniè re alors qu'elle rentrait à son domicile. Brillante étudiante et née moldu, cette jeune fille de Serdaigle avait poursuivi ses études au bureau de formation intensif d'auror et devait recevoir dans quelques jours son diplôme final. Un numéro d'urgence est mis en place et...

Avalant avec difficulté, elle se mit à penser à la famille de la victime qui, étant moldue, ne pouvait intervenir et aider aux recherches. C'est étrange cette histoire tout de mê me. Un peu plus bas, un autre article attira son attention.

Un théâtre vandalisé par les Mangemorts
L'histoire peut paraître incroyable, mais c'est pourtant bien vrai. Ce matin, , le propriétaire du théâtre sur Hackney, a retrouvé la marque des ténè bres flotter au dessus de son établissement. L'intérieur a été saccagé et de nombreuses pi èces ont été incendiées. Rappelons que ce monument a été érigé à la fin du r ègne de Voldemort afin de célè bre la fin d'une époque sans gaieté...

Reposant le journal, Hermione releva la t ête et croisa le regard glacé de Malefoy. "Bon, pensa-t-elle, je n'ai que trois heures de cours aujourd'hui. Ca pourrait être pire ! " Et sans un mot pour Seamus, elle se dirigea vers les serres pour son cours. En chemin, elle croisa le professeur Rogue qui lui annonç a qu'elle avait une retenue ce soir à 18h. " La journée commence bien... "
Bien sûr, pendant tout le cours Ron ne cessa de la fixer ce qui l'exaspéra profondément. Et lorsque la cloche sonna enfin, elle s'enfuit à la biblioth que.

Pendant ce temps, le prince des serpentards sortait de son cours de divination accompagné de toute sa troupe. Marchant la tê te haute, il attirait les regards sur lui, conscient de son physique et de sa réputation. Malheureusement, son bonheur n'était pas complet. Il voulait sa lionne, il en avait besoin.
- Salut Dray, roucoula Padma qui arrivait prè s de lui.
- Soit gentille, lui dit-il en souriant, me touche pas.
- Il paraît que tu aimes faire ça n'importe où , gloussa-t-elle.
- Où veux-tu en venir ?
- Et bien, toi et moi, dans la salle d'astronomie.
- Ok suis-moi.
Voyant son meilleur ami aller avec cette garce, Pansy se dit qu'il avait encore des efforts à faire.
Traversant les couloirs pour trouver Hermione, elle croisa Blaise.
- Tu sais où est Drago ?
- En train de faire des galipettes avec Padma.
- En tout cas, c'est pas mon genre de fille ! rigola Blaise.
- A lui non plus, sourit Pansy, il a pris ce qui lui passait sous la main. Tu sais o ù est Granger ?
- A la bibliothè que, comme d'hab. quoi.
Rigolant, elle se dirigea droit vers les escaliers pour la rejoindre. Alors qu'elle arrivait à l'entrée, Fred se dirigea vers elle. Baissant la tê te, elle marcha rapidement mais il l'arr êta.
- Parkinson ! l'interpella-t-il.
- Weasley ?
- Tu as jeté un sort à mon petit fr ère hier soir ?
- Oui, il voulait voir Granger et elle non, donc j'ai dû intervenir.
- Tu as vraiment lancé un serpensortia ? lui demanda-t-il sérieusement.
- Oui, pourquoi ?
Ne lui répondant pas, il sourit avant de repartir. Toute chamboulée, Pansy rentra finalement à la biblioth que pour trouver Hermione à la table du fond entre deux piles de livres.
- Tu es au courant qu'il fait beau et que tu devrais sortir un peu de cet endroit ?
- Oh, Pansy ! Bonjour, je...J'avais besoin de lire un peu.
- On va à PrŽ au Lard ?
- Pourquoi pas.
Discutant en chemin des évè nements de la veille, Pansy vit qu'Hermione restait une jeune femme fragile. Voulant se confier, Hermione lui raconta alors ses nombreux cauchemars.
- Et il est à chaque fois dedans ?
- Oui, c'est...horrible.
- Tu sais, Drago m'a un peu raconté ce qui s'est passé avec Avery et je pense que tu devrais faire attention.
- Oui mais c'est tellement flou...
- Et qu'y a-t-il d'autre dans ses rê ves ?
Rougissant de plus belle, Hermione regarda ailleurs. L'attrapant par la manche, Pansy la fit asseoir sur un banc et la regarda en souriant.
- Alors, Miss Granger ?
- Et bien...Drago, enfin Malefoy y est souvent présent.
- C'est-à-dire ?
- Je vois la mort, des corps, tout le temps et puis...Paf ! il apparaît à mes côtés et en général ç a se termine par un éclair vert...
- A bon ? C'est vrai que c'est confus...Par exemple cette nuit c'était quoi ?
Souriant timidement, Hermione lui raconta alors ce qu'elle avait vu. Réfléchissant longuement, Pansy déclara simplement.
- Il ferrait un bon pè re tu sais.
- Peut- être mais pour le moment je ne suis pas enceinte, c'est impossible.
Rigolant, elles se relevè rent et Hermione put apercevoir un peu plus loin Blaise et Ginny s'embrasser tendrement. Attrapant Pansy, elle lui proposa alors d'aller aux trois balais boire un verre, à l'opposé du couple secret. C'est ainsi que deux heures plus tard, elles buvaient tranquillement tout en revenant sur des épisodes de leur vie passée : le coup de poing donné par Hermione à Drago, le coup du polynectar en deuxi ème année, l'hyppogriffe en troisi ème année, etc...
- Et avec Krum, il ne s'est jamais rien passé ?
- Viktor est quelqu'un de gentil, mais je n'étais qu'une jeune fille et il n'y a eu que des baisers. Je n'ai dormi avec lui que deux fois, il n'a rien tenté.
- Et cette nuit alors ?
- Et bien quoi ?
- Oh, rien...
Aprè s avoir payé, elles sortirent toutes les deux pour admirer les belles vitrines. N'y tenant plus, Pansy entra dans une des boutiques, de sous-vê tements, les plus luxueuses et tira avec elle Hermione. La serpentarde commen çait déjà à choisir ses préférés quand elle remarqua qu'Hermione n'avait pas bougé de l'entrée, regardant autour d'elle comme si elle avait peur de se faire attaquer par un porte-jarretelles.
- Hermione ?
- Oui ?
- Je t'en supplie ne me dit pas que tu n'as jamais acheté de sous-v tements.
- Et bien si, j'en ai acheté une fois...En coton blanc mais j'avoue qu'ils sont un peu anciens.
Ayant fini, Pansy fourra tout ce qu'elle avait dans les mains de la vendeuse avant d'attraper Hermione.
- Bon commenç a la brune, tu as la peau plutôt claire alors il te faut je pense...Du rouge.
- Ah ! Et bien d'accord.
- Soie, dentelle, mousseline ?
- Je ne sais pas...
- On va dire soie, alors laisse-moi voir...Culotte ou ...
- Culotte !
- Et bien voilà, c'est parfait ça !
Devant l'air étonné d'Hermione, Pansy sourit, mais la poussa dans une cabine pour qu'elle l'essaye. Apr ès vingt minutes de négociations, la gryffondor sortait.
- Parfait ! s'exclama la serpentarde.
- Oui mais, soyons honnê te Pansy. Ce genre de chose ne me va pas et puis tu as vu les prix c'est...
- Rentre la dedans et change toi.
Alors qu'elle sortait, la brunette s'empara des sous-vê tements et les ajouta à sa pile.
- Pansy, qu'est ce que tu fais ?
- Considè res que c'est mon cadeau d'anniversaire et puis à quoi ça sert d'avoir des parents fortunés sinon.
- Vraiment ? demanda Hermione, Merci.
Aprè s une heure de promenade, Hermione dut se résoudre à rentrer pour sa retenue. Alors qu'elle attendait face à la porte de son professeur de potions, elle repensa à Drago. La faç on dont il l'avait serré contre lui, son regard glacial et ses l èvres si proches des siennes.
- Mademoiselle Granger, entrez.
La salle était bien rangée, les chaudrons enti èrement récurés et une douce odeur de vanille flottait dans l'air.
- Asseyez-vous. Bien maintenant je vais vous poser quelques questions auxquelles vous répondrez briè vement.
- D-D'accord.
- Qu'est ce qui vous détache tant des gryffondor ?
- Ronald...
- C'est tout ?
- Non, je ne me sens juste pas à l'aise avec eux.
- Etes-vous dépressive ?
- Non s'exclama-t-elle.
- Pensez-vous souvent à vos parents ?
- Oui...
- Où avez-vous passé la nuit derni ère ?
Ne s'attendant pas à cette question, Hermione leva un sourcil interrogateur.
- Melle Ginny Weasley est venue me voir, s'inquiétant de ne pas vous avoir vu.
- J'étais...Avec Drago Malefoy, monsieur.
- Me prendriez-vous pour un imbécile Miss Granger ? Non, ne répondez pas à la question...
- Professeur, le préfet en chef m'a recueilli dans ces appartements afin d'assurer ma sécurité face à Ronald et non pour quelques autres motifs.
- Bien, avez-vous revu récemment ?
- Non, mais on m'a apprit qu'il était en fuite.
- Et enfin, où comptez-vous partir pour le voyage de cette année ?
- A Durmstrang, monsieur.
- Vraiment ?
- Oui, il y a Krum et puis les gryffondors vont à Beauxbatons. Je préfè rais prendre mes distances.
Alors que la gryffondor sortait, encore toute chamboulée par cet interrogatoire, elle vit que Ginny la regardait. Mais sans mot, Hermione partit dans son dortoir se changer. Alors qu'elle pénétrait dans sa salle commune, tous les regards convergè rent vers elle, comme si elle était de trop. Gravissant les marches lentement, elle arriva enfin au dortoir. La premi ère chose qu'elle vit fut la grosse boîte rose pâle qui trônait sur son lit. Défaisant le gros noeud argenté, elle retira le couvercle et enleva la feuille de soie du dessus pour alors découvrir la robe qui l'avait tant faite r êvée. Touchant le tissus du bout des doigts, elle attrapa l'enveloppe blanche coincée dans un des rubans.

" Ma chè re Granger,
Je suis un homme qui doit être accompagné par quelqu'un de convenablement habillé, je pense que ç a doit être ta taille.
En espérant te voir descendre les escaliers le 1er octobre dans cette robe.
Bon anniversaire.
D.M "

Ecarquillant les yeux, elle relut la lettre une dizaine de fois avant de la mettre dans son tiroir et de ranger la robe. Se couchant sur son lit, elle repensa à cet homme. Une carapace sans fissure, une apparence de glace qui doit protéger un coeur de feu. Et c'est sur cette pensée qu'elle tomba dans les bras de Morphée sans avoir prit la peine de manger.

La semaine passa, mais Hermione resta excessivement passive. Assistant aux cours, les journées passaient lentement et le soir, elle s'endormait sans m ême descendre manger. Les élè ves commen çaient à se poser des questions, mais le sujet principal des conversations restait le voyage d'octobre. Le professeur Rogue s'acharnait sur les gryffondors, pour ne pas changer, mais y prenait un véritable plaisir depuis que Neville avait renversé sa potion rongeante sur ses chaussures. Mais ce qui occupait le plus Hermione, c'était Malefoy. Elle n'arrê tait pas de repenser aux derniers événements, à ses envies d'expériences et à ses rê ves. De plus, Pansy ne la lâchait plus, et passait le plus clair de son temps avec elle.
Alors qu'Hermione partageait son temps soit à lire soit à faire ses devoirs, Pansy lui racontait quelques anecdotes, les potins et autres, tout en lisant son roman préféré : Les Hauts de Hurle-Vent.
Hermione fut surprise la premiè re fois qu'elle la vit avec ce roman, mais ne préféra rien dire.
Finalement, le samedi 28 septembre, aprè s que Pansy lui ait avoué qu'elle avait reç u sa marque, sa nouvelle amie lui fit une confidence encore plus importante à ses yeux.
- Hermione, il faut que je te dise : je crois que je suis attirée par Fred.
- Je sais.
- Quoi ! Comment ça tu sais ?
- Je le sais c'est tout, rigola Hermione, mes amis me reprochent souvent de savoir les choses avant qu'ils me le disent. J'observe c'est tout, parfois c'est utile.
- Oh, et tu crois que lui et moi ...
- Je ne sais pas Pansy, Fred est quelqu'un d'assez...Enigmatique et je sais qu'il y a déjà pas mal de filles qui lui courent apr ès. Je pense que tu dois rester telle que tu es pour lui plaire.
- Oui, ça je suis au courant.
- Tu vas faire quoi ce soir ?
- J'ai une soirée.
- Avec qui ?
- Ben dans les cachots comme d'hab... Oups ! Pardon Hermione ! C'est que parfois j'en viens à oublier que tu n'es pas une serpentarde.
- C'est rien, bon il faut que j'aille voir le professeur McGonagall.
- Pourquoi faire ?
- Pour lui donner mon formulaire de voyage.
- Tu vas à Beauxbatons ? demanda timidement Pansy, enfin je suppose.
- Non, je vais à Durmstrang.
Eclatant de joie, Pansy prit la lionne dans ses bras avant de la libérer et de replonger dans son livre.
Il était 18h quand Hermione ressortit du bureau de son professeur. Ne voulant pas croiser les gryffondors, elle monta directement dans les dortoirs et trouva à son arrivée un billet posé sur son oreiller.

" Chè re H,
J'ai dû fuir la France à cause des attaques et des enlè vements qui sévissent maintenant jusqu'en Angleterre. J'espè re te voir bientôt.
Bisous, Coline. "

Surprise de ce billet alors qu'elle avait oublié son anniversaire, Hermione le relut plusieurs fois dans l'espoir de trouver un message caché, en vain. Ouvrant son tiroir pour l'y mettre, elle vit la lettre de Malefoy. De nouveau son coeur se mit à battre la chamade. Son coeur, si fragile et sensible lorsqu'elle pensait à lui. Tout avait commencé lorsqu'elle était arrivé cet été au Terrier. Passant des journées enti ères dans le noir, se protégeant des pensées d'Avery, l'image de son ange blond lui était apparue. D ès cet instant, elle avait commencé à imaginer son corps et ses bras protecteurs.
Le fait qu'il soit un mangemort lui avait apparu comme affreux, de part le fait qu'elle ne cessait de l'imaginer violer mais aussi qu'il était dangereux pour sa race, les sangs impurs.
Au plus profond de son ê tre, elle savait de quoi il était capable. Elle aurait du prévenir les autres mais à quoi bon...
Elle avait besoin de parler à Drago, pour le remercier pour la robe mais aussi pour savoir. Savoir ce qu'il ressentait, savoir si elle pourrait un jour ê tre sa victime. Sortant du dortoir, elle se dirigea d'un pas ferme vers les appartements du préfet en chef.

Pendant ce temps, au fond de la biblioth èque, les garces peaufinaient leurs plans.
- Alors Lavande, tu as réussi à parler à Ron ? demanda Susan.
- Oui, il va aller voir sa Granger tout à l'heure pour exiger des explications.
- Tr èès bien, une fois en col re, il s'occupera de cette petite peste.
Un sourire sadique sur les lè vres, Lavande et Susan regardaient leur assemblée d'un air hautain.

Dans les cachots, une autre ambiance régnait. Les cigarettes allumées enfumaient toute la piè ce, de nombreuses bouteilles jonchées sur le sol en des tas permettaient à certains de bavarder dans leur état d'ébriété total... Sur son trône, le Prince des serpentards admirait cette décadence avec plaisir. Enfoncé dans son fauteuil, un verre de pur feu à la main et une cigarette dans l'autre, il pensait à sa lionne alors qu'une dizaine de filles était à ses pieds espérant ne serait-ce qu'un regard.
Pansy, habillée de sa robe la plus courte en soie verte, s'approcha de son prince en lan ant un regard noir aux filles qui l'entourait puis s'asseya sur l'accoudoir.
- Tu passes une bonne soirée mon Dray ?
- Ca peut aller...
- Tu penses à elle ?
- Oui, je me demande ce qu'elle est en train de faire.
- Je pense qu'elle doit être dans son dortoir.
Alors que Pansy lui souriait, il vit Blaise approché.
- Pansy tu peux nous laisser s'il te plait.
- Salut Drago, tu passes une bonne soirée ?
- Oui, oui.
- Tu veux toujours savoir avec qui je sors ?
- Bien sur Blaise, bon alors raconte-moi tout.
- Je l'ai rencontré l'été dernier, elle est merveilleuse... Gentille, attentionnée, douce, puissante et je crois que c'est la bonne.
- Tu as couché avec elle ?
- Non, elle n'est pas encore tout à fait prê te.
- Sérieusement ! Pourquoi ne me l'as tu pas encore présenté si c'est ta perfection ?
- Je pense que tu vas te mettre en colè re...
- C'est ta vie Blaise, pas la mienne. C'est pas Granger au moins ?
- Non.
- Bon alors, qui est-ce ?
- C'est...
Prenant une grande inspiration, il se prit la t ête entre les mains et lâcha d'un coup son secret.
- Ginny Weasley.
Ecarquillant les yeux, ses yeux prirent une teinte métallique alors que ses ongles s'enfon çaient dans les accoudoirs.
- C'est une blague ? rugit-il.
- Non, Drago essaye de comprendre...
- C'est une traître à son sang Blaise murmura le prince, tu vas devoir la protéger et tuer les siens...
- Je sais Dray, je suis désolé...
- Laisse-moi y réfléchir, je vais boire un verre et je monte me coucher de toute faç on.

Dans le salon des préfets en chef, Hermione attendait patiemment devant la cheminée. Soudain, elle entendit des pas dans son dos. Il était là, juste derri ère elle, elle pouvait sentir son souffle chaud sur sa nuque mais n'avait pas la même odeur que d'habitude. Se retournant lentement, ce n'est pas deux yeux glacés entourés de mè ches blondes qu'elle vit mais deux yeux bleus encadrés d'une tignasse rousse.
- Ron ! s'ecria-t-elle, tu m'as fait peur.
- Qu'est ce que tu fais ici ?
- Cela ne te regarde pas Ronald.
- Vraiment ? Je sais ce que tu fais, sale traînée !
Lui tournant autour, il la regardait comme un prédateur face à sa proie.
- Malefoy ne t'a pas assez satisfaite la nuit derni ère ?
- Mais arrê te de croire tout ce que l'on te raconte Ron ! Tu es vraiment trop stupide !
- Ose me dire que tu es encore vierge la défia-t-il.
- Et bien oui, mais sache que tu peux toujours courir pour avoir ma virginité !
- Tu sais que je me suis toujours promis que ce serait moi le premier lui répondit-il en la collant au mur.
- Tu as intér et à me lâcher et maintenant !
L'attrapant par les poignets, il la jeta sur le canapé. Alors qu'il la baillonnait d'une main, l'autre glissa sur son chemisier blanc. Défaisant un à un les boutons, il la regardait d'un air affamé. Ses mains commen çaient à caresser ses formes, son regard sur elle se fit alors plus ardant. Hermione, quant à elle, pleurait à chaudes larmes et essayait de se défendre, mais la force de Ron était trop forte. Lui arrachant son chemisier, il colla son torse contre sa poitrine et ferma les yeux d'extase. Embrassant son front, ses tempes, ses joues, il releva la tê te et enleva sa main pour trouver ses lè vres. Alors qu'elle sentait qu'il pressait ardemment ses l èvres aux siennes, elle lui mordit sa l èvre inférieure jusqu'au sang.
- Petite garce hurla-t-il en se redressant.
- Je vais te tuer si tu ne me lâches pas tout de suite Ronald !
S'appuyant de tout son poids sur elle, Hermione ne pouvait plus bouger, mais continuait à protester et à lui crier dessus. Soudain, elle sentit ses mains remonter le long de ses cuisses, puis glisser sous sa jupe. L'excitation du jeune homme se fit sentir, et dans un dernier effort elle hurla de détresse.
Malefoy qui justement arrivait devant le tableau à ce moment, regarda Pansy avant d'entrer en courant dans le salon.
La premi ère chose qu'il vit fut le chemisier blanc d'Hermione sur le sol, puis le corps imposant d'un abruti sur sa lionne qui pleurait en se débattant. L'attrapant par le col de son pull, il le tira de toutes ses forces avant de le plaquer sur le sol en pierre. Le retournant, il lui cracha au visage avant de lui donner un coup de poing entre les deux yeux.
- WEASMOCHE ! JE ! VAIS ! TE ! TUER ! hurlait le blond entre chaque coup.
Pansy qui était entrain de mettre une couverture sur Hermione se rendit compte de l'état de colè re chez Drago, elle ne l'avait jamais vu comme ça.
- Drago ! Arrê te ! Tu vas réellement le tuer.
Mais le serpentard continuait à frapper, ne se contrôlant plus, revoyant sans cesse les images de la jeune femme. Soudain Blaise arriva accompagné de Ginny, et devant cette sc ène attrapa Drago et le remit debout.
- Dray ! Tu vas le tuer ! cria Blaise.
- Ron mon dieu ! cria Ginny avant de s'agenouiller auprè s de son frè re.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demanda Blaise en relâchant Drago.
- Ce sale petit salopard de gryffondor a essayé de la violer lui répondit-il plein de fureur en désignant Hermione.
N'ayant pas vu sa meilleure amie, Ginny se releva avant d'aller l'enlacer de toutes ses forces en pleurant. La jeune femme qui ne comprenait pas tout s'endormit dans les bras de Ginny, se sachant désormais en sécurité.
Alors que Rogue, que Pansy était parti prévenir, emportait Ron à l'infirmerie sans vraiment de précaution et faisant cogner son brancard sur les murs, Ginny et Blaise étaient repartis dans leur dortoir. Hermione était toujours endormie sur le canapé mais dans les bras de Pansy cette fois-ci, et Drago assit à m ême le sol ne cessait de la regarder.
Finalement à 1h du matin, Pansy partit se coucher, laissant la lionne et le serpent dans le salon. Quelques minutes plus tard, Hermione se réveillait. Toujours absorbé dans ses pensées, il ne le remarqua que lorsqu'elle osa lui parler.
- Je savais que tu arriverais...
- Vraiment ?
Haussant les épaules, elle se contenta d'un petit sourire.
- Il ne t'a pas, enfin il n'a pas eu le temps de...
- Non répondit-elle timidement, il n'a pas eu le temps.
Soufflant d'un coup, il se détendit puis se remit à la regarder.
- Merci Malef...Drago, j'ai une dette envers toi.
- Tu n'as aucune dette, je ne laisserai jamais une femme se faire violer quand j'ai la possibilité de l'aider.
Se relevant, elle se colla dans le fond du canapé pour lui laisser de la place à côté d'elle.
Alors qu'il s'asseya, sa peau frôla la sienne. Tous deux se tournè rent l'un vers l'autre d'un coup, leurs t êtes n'étant séparées que par quelques centimè tres.
- Mais j'y pense lui souffla-t-il, qu'est ce que tu faisais ici ?
- J'étais venue te remercier pour la robe.
- C'est rien, c'est un cadeau. Mais, c'est tout ?
- Non, je voulais te parler avoua-t-elle.
- Me parler de quoi ? lui demanda-t-il en se rapprochant.
- De...De toi et des mangemorts.
Se renfrognant, il fron ça les sourcils avant d'avoir un rictus mauvais.
- C'est juste pour savoir, si...Enfin si tu veux toujours me supprimer.
- Te supprimer ? Mais non, ce n'est pas parce que je suis un mangemort que j'ai l'obligation de tuer chaque sang de bourbe qui me tombe sous la main.
Baissant les yeux, Hermione fit une grimace.
- Bon l'expression est mal choisie concéda le blond, mais en résumé je n'ai aucune envie de te tuer.
- Soit, répondit-elle en rigolant, ai-je le droit à une autre question ?
- Seulement si tu réponds à la mienne.
- D'accord.
- J'ai toujours pensé que tu r êvais de te marier et d'avoir des tas de t êtes rousses avec Weasley, qu'est ce qui a changé ?
- Ron est ou plutôt était comme un fr ère et je n'ai jamais été trè s attiré par lui. Nous n'avons pas les m êmes origines, les mê mes opinions, les mê mes envies et surtout les m êmes caract res. Bref ! Je me demandais, est-ce que, quand tu as eu la marque, ça t'as fait mal ?
- Un peu, ç a picote la premiè re fois. Mais on ressent toutes les émotions du maître, imagine quand il est en col ère ça brûle.
- Est-ce que tu as participé à tout ce que j'ai pu lire dans les journaux ?
- Oui... Mais je ne participe pas au viol. Je ne m'abaisse pas à ç a, c'est pour les faibles. J'ai vu Avery le faire, et crois-moi ça passe l'envie.
Frémissant, Hermione le regarda avant de finalement revenir sur sa marque.
- Il paraît que tu veux aller à Durmstrang ?
- Oui j'ai déposé les papiers cet aprè s-midi, c'est Pansy qui te l'a dit ?
- Oui, je crois bien qu'avec la Weasley, vous serez les seules gryffondors.
- Ca ne sera pas plus mal...
Passant son bras derriè re la jeune fille, il l'attira vers lui.
- Weasley ne te touchera plus la rassura-t-il.
Ayant de plus en plus chaud, le contact physique étant acquis, il fixa son regard d'acier dans celui d'Hermione.
- Qu'est ce qui nous arrive ? demanda-t-elle sans rompre le lien.
- Je ne sais pas souffla-t-il.
Se rapprochant de plus en plus, leurs l èvres se touch èrent. Un frémissement parcourut leurs corps. L'attirant encore plus vers lui, il l'embrassa avec tendresse alors qu'Hermione laissait ses doigts courir sur son torse jusqu'à sa nuque. Lorsqu'elle sentit la langue de son serpent, elle entrouvrit ses lè vres et connut alors son véritable premier baiser. Alors qu'il l'embrassait en y mettant toute sa force, toute son âme, il glissa sa main dans sa belle chevelure.
Rompant le baiser d'un coup, Hermione se redressa, encore toute essoufflée. Elle le regarda dans les yeux avant de se passer une langue gourmande sur les l èvres, ce qui ne pu échapper au prince.
- C'est la premiè re fois qu'on m'embrasse comme ça, avoua-t-elle.
- C'est la premiè re fois que j'embrasse quelqu'un comme ç a.
Ne supportant plus la chaleur, Hermione enleva la couverture et se retrouva alors simplement vê tue de sa jupe et du soutien gorge que Pansy lui avait offert. Non consciente du plaisir qu'elle offrait au blond en la voyant ainsi, elle le regarda avec innocence avant de lui sourire. Toujours assis sur le canapé, il lui attrapa doucement les mains qu'il pla ça sur ses épaules avant de l'attraper tout enti ère et la porter jusqu'à son lit.
L'y déposant délicatement, il enleva sa chemise avant de se coucher à côté d'elle. Face à ce corps qu'elle avait tant imaginé, elle le regarda timidement. Conscient de sa timidité, il posa sa main sur sa taille et la fit monter doucement et délicatement sur lui. Se retrouvant ainsi, à califourchon sur cet homme, le rouge lui monta aux joues et elle baissa les yeux. Détaillant chaque muscle présent face à elle, elle le regarda du coin de l'oeil. Il se mordait la l èvre inférieure en glissant sur son corps son regard acier. Remarquant le désir flagrant de la gryffondor et la faç on dont elle le regardait, il posa ses mains sur ses hanches et murmura.
- Tu peux toucher si tu en as envie.
Ne se faisant pas prier, elle passa ses petits doigts sur les tablettes bien dures avant de remonter sur ses pectoraux.
- C'est dur... annonç a-t-elle fi èrement, et... j'aime ça, lui susurra-t-elle au creux de l'oreille.
- Ai-je le droit ? lui demanda-t-il avec un sourire en rapprochant ses doigts du sous-vê tement en soie rouge.
Hochant la tê te, elle la rejeta en arri ère, lui offrant le fruit de ses désirs. Drago embrassa son décolleté, remonta sur ses épaules pour finir sur sa gorge. De ses mains, il se mit à lui caresser le haut du dos, puis prit sa poitrine entre ses mains. Rougissant, elle posa ses lè vres contre son front et glissa une de ses mains dans sa chevelure blonde.
- Hermione... gémit-il.
- Drago...Est ce que...
- Oui ?
- Je peux encore t'embrasser ?
Amusé par sa lionne, il sourit et l'attira contre lui.
- Tu auras tout ce que tu voudras.
Posant ses lè vres contre les siennes, elle l'embrassa avec tout l'amour dont elle était capable, attrapant les mains de Drago pour entrelacer ses doigts aux siens. Alors qu'elle sentait les mains de son homme sur sa nuque, l'excitation du serpentard se fit plus dure dans le bas de son ventre. Se redressant, elle s'écarta sur le côté.
- Excuse-moi, je n'aurais pas du faire ç a...
- Ma princesse, qu'est ce qu'il y a ? s'étonna-t-il
- J'aurais peut- être dû m'arr êter.
- Mais non, c'est juste que tu es mon fantasme numéro un , alors quand tu es sur moi en petite tenue j'ai du mal à contrôler, ne t'inquiète pas.
- C'est vrai ?
Se redressant, il lui caressa la joue, l'embrassa sur le front et la colla contre son torse.
- Il doit être pas loin de trois heure du matin, tu veux peut-ê tre un peu dormir.
Enlevant sa jupe, elle se glissa sous les draps et sentit quelques secondes plus tard les bras de Drago l'enlacer. Alors qu'elle s'endormait, le prince des serpentards était aux anges. Il avait pu passer la plus belle soirée de sa vie avec la femme qu'il aimait et sa lionne l'aimait aussi. Ils allaient pouvoir vivre leur amour, certes en secret, mais il ne s'endormirait plus sans elle.