Bonjour ou bonsoir tout le monde!
Me voilà de retour avec le chapitre 8 qui est plus long que les deux derniers chapitres.
je vous souhaite à tous une bonne lecture! :)
Chapitre VIII – Allô père noël, Iceman pour noël c'est possible ?
Il est bientôt l'heure d'aller prendre le petit déjeuner. J'ai bien envie de me dégonfler et de ne plus aller le voir. Je ne sais pas pourquoi, pourtant en temps normal je ne suis pas du genre à abandonner aussi facilement. Je dirais même que ça ne m'est jamais arrivé, et pourtant, de là où je viens, les poules mouillés on les met au four. Mais il me terrorise. Comment pourrais-je réussir à discuter comme si de rien était avec un homme qui me déteste, qui m'a violé deux fois, même si la deuxième fois ce n'était pas vraiment du viol. Enfin ça n'empêche pas qu'il me déteste au plus haut point, surtout depuis hier ! Et puis pourquoi j'irais lui déclaré ma flamme ? Vu ce qu'il s'est passé hier, il doit bien s'en douter. Il n'est pas si con que ça quand même.
Non Renji tu arrêtes de faire ta fillette ! Tu es un battant ? Oui tu es un battant ! Je ne t'entends pas ! Dit le plus fort ! OUI JE SUIS UN BATTANT ! Voilà c'est bien ! Maintenant tu te colles deux baffes et tu fonces ! Et arrête de pleurnicher dans les jupons de ta mère !
« Allez les mecs c'est l'heure d'aller prendre le petit déjeuner ! » fit Ichigo, en ouvrant la porte de la cellule.
Je le suis, sans un mot, je dois rester concentré, ne pas perdre de vue mon but !
On rentre dans le réfectoire, les premiers comme d'habitude. Je suis très calme ce matin, chose plutôt étonnante, surtout depuis ces derniers jours. Je prends mon plateau avec mon bol de céréales, comme chaque matin depuis que je suis dans cette prison.
Tiens voilà ceux de l'aile des meurtriers. Byakuya ne devrait pas tarder. Mon regard se baisse automatiquement sur mon bol. Non mais qu'est-ce que j'ai dit ? Renji tu te remue un peu et tu relèves la tête ! Tu n'as pas à avoir honte de tes sentiments ! Je lève les yeux et aperçoit Aizen. Ce dernier m'a visiblement remarqué vu qu'il me lance un regard assassin. Je ne suis pas du genre à avoir la chair de poule comme ça, et pourtant je dois reconnaitre que ce mec fout vraiment la chier avec son regard de psychopathe ! Il va finir par me tuer ! Je suis sûr qu'il le ferait s'il en avait l'occasion ! Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il me déteste ? Je ne lui ai rien fait à lui !
Tenant à ma vie, je ne le fixai pas et préféra regarder derrière. Etrangement, Byakuya ne le suivait pas. Pourtant c'est soi lui devant, ou bien il suit Aizen de près. Pourquoi il n'est pas là ?
Bon bah je lui parlerais ce midi, d'un côté ça m'arrange. Même si je ne suis pas sûr que de repousser l'heure de mon exécution soit la meilleure solution.
Une fois le repas fini, je me dépêche de sortir afin d'éviter de croiser Aizen. On ne sait jamais, il serait capable de me tuer avec sa petite cuillère tellement il est fou ce gars !
Avec la permission d'Ichigo, je vais me laver un peu plus tôt, enfin surtout avant que le meurtrier en folie ne débarque. Hier, même si Byakuya m'a fait du mal, je pense que je serais mort s'il n'avait pas était là.
En sortant de la douche, je demande à Ichigo s'il a des infos par rapport à la disparition mystérieuse de Byakuya. Non apparemment aucune. Mais il parle de quoi entre gardien sérieux ? C'est censé être la base ! Les policiers entre eux parlent de leurs différentes affaires, les professeurs comparent leurs élèves, les infirmiers leurs malades, alors pourquoi les gardiens de prison ne parleraient pas de leurs condamnés ? Ils sont vraiment nazes ! Pour une fois qu'il m'aurait servi à quelques choses. Bon il va falloir que je me débrouille tout seul, encore une fois. J'ai l'habitude, je le sais ça mais bon, moi qui espérait que ça allait changer pour une fois.
Après la douche, je reste dans mon lit, attendant midi.
Midi, toujours aucune trace, aucun signe de vie de Byakuya. Je commence à vraiment être désespéré.
Voilà maintenant un quasiment un mois que Byakuya ne donne plus aucun signe de vie. Il a peut-être été libéré, ou bien envoyé dans une autre prison du pays. Peut-être même qu'il est mort ! Bien entendu, ce n'est pas sur Ichigo que je peux compter pour avoir plus d'informations à ce sujet.
Mes journées sont toutes plus fades les unes que les autres. Je passe mon temps dans ma cellule, ne sortant que pour manger quand j'ai faim, et pour me doucher. Pourquoi a-t-il disparu le lendemain de ce fameux jour où je me suis rendu compte de mes sentiments pour lui ? Je ne peux m'empêcher de me sentir responsable. Je m'en veux ! Il me manque ! Je donnerais tout pour le revoir, ne serais-ce que quelques minutes, le tant de lui dire tout ce que j'ai sur le cœur depuis bientôt un mois.
Je sais bien que Dieu, s'il existe, n'a jamais été de mon côté, et ceux depuis ma naissance, mais j'aimerais bien qu'il m'accorde juste cette faveur. Vu que c'est bientôt noël, il pourrait demander au père noël de me le ramener, pour une fois que je demande un cadeau de noël.
Voilà encore un matin à aller manger des céréales sans saveur. Shuhei a pris l'habitude de me voir lever la tête vers la porte où il devrait entrer normalement, et recommencer à manger, déçu et les yeux rempli de larmes à chaque fois que je constatais qu'il n'était pas revenu. Au début, mon ami tentait de me changer les idées, mais il a très vite compris que ça ne servait à rien et qu'il n'y parviendrait pas.
Ce matin donc, comme d'habitude, je lève la tête en voyant les meurtriers rentrer. Aizen ne me regarde plus avec haine mais plutôt avec un sourire sadique, le sourire sadique dont il a le secret. Bah oui il doit être heureux de voir à quel point je suis malheureux ! Il prend son pied ce connard ! Décidément, il n'a pas de cœur ce mec ! Je ne sais pas pourquoi, mais je l'imagine très bien dans des soirées SM en tant que chef dominateur. Ah beurk !
Commençant à baisser la tête, pensant que tout le monde était rentré, Shuhei me fait remarquer :
« Zaraki n'est pas encore arrivé on dirait. »
Tiens c'est vrai que je ne l'ai pas vu passer. Pourtant il est plutôt visible avec ses piques immenses sur la tête. Il doit sûrement avoir un problème avec un des détenus, il faut dire qu'il se tape les gros durs et les plus dangereux de toute la prison. J'espère pour lui qu'il a un gros salaire parce qu'il prend des risques quand même ! Quoi que, je ne me fais pas trop de soucis pour lui, vu la tonne de gel qu'il utilise tous les matins, sont salaires doit partir la dedans. Ou bien le directeur le paie en pot de gel, qui sait.
« Tiens-le voilà… » commence à dire mon ami, me tirant de mes réflexions.
A peine eut-il annoncé l'arrivée du super gardien que je relevai la tête. Oui c'était bien lui, on le reconnaissait de loin. Cependant il n'était pas seul. Un autre homme le suivait de près. Byakuya ! Il est enfin de retour ! Non je dois sûrement rêver ! Il a disparu depuis environ un mois et il reviendrait comme ça du jour au lendemain, comme un cheveu sur la soupe ? Ce n'est pas possible ! Puis en plus l'homme avec Zaraki a le sourire. Il est donc définitivement impossible que ce soit lui. Et pourtant je ne peux m'empêcher d'être convaincu du contraire.
Prétextant que je vais ranger mon plateau, je m'approche de plus près pour voir qui est l'individu que Zaraki vient de déposer à la place de Byakuya. Si ce dernier le savait, il serait fou de rage.
Aizen me voit arriver, il a perdu sa bonne humeur visiblement et me jette un regard assassin. Il faudrait vraiment qu'il aille consulter. Il doit être scyzophrène. Décidant de l'ignorer, je continu de m'approcher de la table, et aperçoit, en face du psychopathe, un homme aux longs cheveux bruns. C'est bien Byakuya ! Mais il sourit ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'ils lui ont fait ? Ils l'ont lobotomisé ou quoi ? Ils l'ont échangé ? C'est une doublure ?
Voyant qu'Aizen fixait quelque chose d'un air mauvais, le revenant ce retourna. Son sourire disparut aussitôt, son visage devint neutre. Malgré tout, une lueur dans ses yeux me laisse penser qu'il est heureux de me voir, ou plutôt, de me revoir.
Non Renji, arrêtes de te faire de faux espoirs ! Il te déteste et ceux depuis le premier jour, alors pourquoi est-ce qu'il serait heureux de te voir ?
« Salut, tu veux quelque chose ? » demande Iceman avec un petit sourire.
Non là c'est sûr, ce n'est pas lui ! Ou sinon il a fait une mauvaise chute et il a perdu la mémoire, c'est la seule solution possible ! Pour le coup, je dois avouer qu'il m'a décontenancé !
J'arrive tout de même à balbutier une réponse, alors que mon interlocuteur, voyant mon trouble, me regarde d'un air amusé :
« Euh….. Non…. Euh…. Enfin….. Oui…. »
Voyant que j'avais du mal, il me coupe et continu :
« Je suppose que tu aimerais que l'on discute de ce qui s'est passé le mois dernier. Ça m'arrange, j'aimerais aussi qu'on en parle, qu'on puisse mettre les choses au clair, une bonne fois pour toute. »
Il lit dans mes pensées ou quoi ? Enfin je ne vais pas me plaindre, ça me fait un poids en moins, et puis ça m'a évité de passer pour un con plus longtemps.
Alors que je m'apprêtais à continuer mon chemin, afin de me diriger vers la sortie du réfectoire, Byakuya m'arrête en m'attrapant le poignet :
« On se voit sous la douche. T'inquiète pas je ne te ferais rien. » dit-il avec le sourire, encore une fois.
Il doit préparer quelque chose ! Il disparait et revient tout sourire et aimable par-dessus le marché ! Il cache quelque chose ce n'est pas possible autrement ! Mais bon, de toute manière je n'ai pas le choix, je veux lui parler, j'en ai besoin. Je pense que lui comme moi nous avons besoin d'avoir des explications.
N'empêche, il va me le payer ! Moi qui pensais qu'il ne sourirait jamais, j'avais juré de faire le tour de la prison à poil si jamais il souriait. Bah voilà je suis dans la merde.
« Ichigo, si on fait le tour de la prison à poil, on est puni ? »
J'espérais sincèrement qu'il me dirait que non, mais bien entendu ce ne fut pas le cas. Je risquais de prendre une semaine de corvée de lessive. J'allais morfler, mais je n'ai qu'une parole. Il va falloir que je me prépare mentalement à faire la lessive pendant une semaine entière. Déjà qu'une après-midi ça m'a gonflé, alors là… Enfin bref, je ne suis pas un dégonflé. Puis au moins ça me servira de leçon, je sais maintenant qu'il ne faut pas faire ce genre de promesse.
Bon allez il est l'heure ! Direction la douche ! Le stress monte, et pourtant je suis impatient de pouvoir passer un peu de temps avec Byakuya. Un peu comme s'il s'agissait d'un rendez-vous galant. Enfin rendez-vous galant est un bien grand mot, nous allons juste discuter en prenant une douche ? J'ai connu mieux comme rendez-vous. Puis, en sachant que nous disposons de quinze minutes seulement, ça fait plus penser à un speed-dating. Enfin bref, il faut se contenter de ce que l'on nous offre.
J'arrive dans la douche, me dirige au fond de la pièce, là où se douche le « roi » de la prison.
Il me voit arriver et me sourit. Aizen est là et tire la gueule, encore une fois.
« Aizen, laisse-nous s'il te plait. Je n'ai plus besoin de toi. » dit-il alors que j'arrivais face à lui.
Ce dernier s'exécuta et partit l'air renfrogné, son épaule heurtant violemment la mienne. Je ne relève pas et Byakuya tout sourire m'invite à avancer. Je suis terriblement gêné. En même temps, se retrouver nu, sous la même douche que celui que l'on aime alors que l'on ne sort pas avec, et surtout après ce qui s'est passé, ça n'a rien de super, c'est plutôt honteux. Enfin mon interlocuteur lui à l'air de bien le prendre.
« Excuse-moi pour tout ce que je t'ai fait depuis ton arrivé. En fait, j'ai eu un peu de mal à m'imposer en tant que chef, car comme tu le sais bien, seul le « roi » de la prison est en sécurité et ne risque rien. alors quand tu es arrivé et que tu as voulu me prendre ma place de chef, j'ai eu un peu peur. Enfin la peur n'est pas le terme exact mais je ne voulais surtout pas perdre ma place. Pour ça que j'ai été aussi méchant. De plus, quand je suis arrivé ici, Aizen m'a pris sous son aile et j'ai suivi son exemple. J'ai été aveuglé par le pouvoir, c'est pour ça que je t'ai violé la première fois. J'ai honte, sincèrement. Je sais que rien que je ne pourrais te dire n'enlèvera ce que je t'ai fait subir mais je tiens tout de même à m'excuser. Tu dois sûrement penser que je fais juste ça pour avoir la conscience tranquille, ce qui n'est pas totalement faux. Mais il y a également une autre raison. »
Il s'arrête quelques instants. Arrêtant de me fuir du regard, il plongea ses yeux dans les miens. C'était comme si tout ce qui nous entourait disparaissait. Ses yeux brillaient de mille feux, les larmes n'étaient plus loin. Il était tellement beau.
« Pendant un long moment, j'ai refusé de m'avouer que je t'aimais. Par honte ? Sans doute. Un homme qui aime les hommes dans une prison, c'est un peu comme signer son arrêt de mort. Puis tu es le premier homme qui m'attire comme ça, je ne savais pas ce que ça faisait avant. Tu dois comprendre ce que j'essaie de dire. Le mois dernier après t'avoir entendu jouir, j'ai été perturbé, j'avais peur d'admettre ce qui était pourtant une évidence. En retournant à ma cellule, un autre détenu a voulu me taquiner avec l'histoire du trou dans mon pantalon. J'étais frustré et fou de rage à cause de ce que je venais de faire. Je lui ai cassé la gueule et j'ai passé un mois en isolement. Ça m'a permis de réfléchir, et je me suis promis de t'en parler. Peut-être que l'on pourrait tenter quelque chose ensemble…Enfin, en étant discret. »
Alors là ! Si un jour on m'avait dit ça je n'y aurais pas cru. Le tout premier homme que j'aime, me demande de sortir avec lui, à poil, sous une douche, en prison ! Certes le contexte laisse à désirer mais ça reste tout de même le plus beau jour de ma vie !
Je regarde derrière moi, nous ne sommes que tous les deux. Le moment est idéal. Je m'approche de lui. Nos lèvres s'effleurent avant de se trouver coller l'une contre l'autre. On échange notre tout premier baiser, un tendre et délicat baiser. Il passa sa main dans mes longs cheveux rouges alors que l'eau chaude coulait sur nos corps brulants.
Malheureusement, le moment de sortir de la douche était venu. Chacun devait retourner dans sa cellule.
Tellement heureux, je sorti nu comme un vers de la douche. J'avais un pari à tenir. Je commence à courir droit devant moi. Byakuya qui était derrière moi, me regarda partir d'un air amusé, alors qu'Ichigo essayait de me rattraper. Je me retournai, le salua avec un grand sourire qu'il me rendit. Je suis le plus heureux des hommes.
Alors qu'avez-vous pensez de ce chapitre? J'espère que ça vous a plu.
C'est bientôt fini, plus que deux chapitres et ce sera la fin de "You take my heart prisoner". Je voulais savoir si un petit bonus vous ferez plaisir?
Saemoon: merci de me pardonner! ^^ Oui le dieu du Yaoi est intervenu, il en avait marre de les voir se chercher mutuellement! xD Oui je sais rendre les méchants vraiment méchants, et là ce n'est qu'un début. Je ne dirais rien de plus mais Aizen risque de te décevoir encore plus dans le prochain chapitre! (si c'est le terme exact). Pour le Bya/Ren de 40 pages, il faut que je le tape sur ordi, en version censuré (les gens risquent de le trouver trop vulgaire, enfin je ne sais pas...). Sinon merci de me soutenir pour mes devoirs. Je te souhaite bonne chance pour tes partiels! Tu es dans une fac de quoi? C'est vrai que les exams sont une vraie plaie! J'espère que ce chapitre t'a plus :) Bisous.
Jubile74: je suis contente que tu ai aimé ces deux petits chapitres et espère que ce chapitre ci te plaira toujours autant. C'est pour cette raison que j'ai choisi de faire un petit chapitre bonus avec les pensées de Byakuya, je me suis dit que ce serait simpa ^^ Bisous.
pany-girl: Bonjour, merci de m'avoir prévenu pour le chapitre deux que j'ai posté en double. j'ai modifié ça dès que je m'en suis rendu compte et que j'ai pu le faire. Merci de ton compliment, je suis heureuse que ça te plaise. Haha, mais si ce n'est pas Byakuya, qui est-ce? ;) Bisous.
A bientôt tout le monde, n'hésitez pas à donner vos avis. :)
