Coucou devinez qui est encore en retard ?
Franchement je devrais arrêter de faire des promesses puisque je n'arrive PAS à les tenir (en tout cas pour ce qui est des fanfictions) mais j'avais plusieurs raisons (valables ou non) qui vont d'un état larvaire dû à la chaleur à une semaine-vacances-surprise au Portugal (mouais pas très valable valable réflexion faite).
En tout cas il y a quelque chose que je dois vous demander.
En ce moment une autre histoire titille mon esprit et je me demande si je dois continuer l'écriture de "Gangs" tout en commencent cette histoire (cela voudra dire une parution plus lente de l'un comme de l'autre) ou alors continuer uniquement "Gangs". Aussi cela sera à vous de me le dire ;D
Pour plus d'information à la fin du chapitre.
D'ailleurs voici la réponse des ou plutôt de la review anonyme :
Guest ou Shigure (j'ai pas compris qu'elle était ton pseudo ^^') : Alors depuis ton commentaire j'ai une scène qui tourne en boucle dans ma tête où Matthew gifle Alfred puis saute dans les bras Gilbert pour lui rouler la pelle du siècle et au fond il y a Fai qui fait une imitation plus ou moins réussis de Superman (costume compris)... Je sais pas si je dois arrêter le sirop grenadine et passer à plus fort...
Chapitre 7
Une trop longue nuit
Le feu avait atteint le premier étage quand Fai et Nataniel arrivèrent sur les lieux du drame. La lumière des flammes combinée au faible éclairage des lampadaires de la rue rendait la scène surréaliste, toute droite sortie d'un cauchemar. Partout on criait tandis que certains hommes essayaient de contenir avec grande peine l'incendie à l'aide de couvertures et de seaux d'eau. Fai sortit en trombe de la voiture de Nataniel. Ce dernier avait tenu à l'accompagner, ayant peur du comportement de son amant.
Cela brisait au moins une dizaine de règles qu'ils s'étaient imposés, mais il ne se sentait pas le courage d'abandonner Fai en pareille situation.
Même si cela pouvait être dangereux pour lui.
La rue était emplie de monde qui regardait avec effarement le restaurant devenu brasier. Nataniel courut à la suite de l'Hongkongais qui s'était précipité vers un groupe de personnes. Et ne put s'empêcher d'avoir un serrement au cœur en voyant deux corps allongés au sol.
« YAO ! » Cria Fai en apercevant son patron.
L'un de ceux qui étaient debout se retourna à l'entente de son nom. Il ne semblait pas blessé malgré le fait que son visage et ses vêtements étaient couverts de suie et que sur ses traits se reflétait sa détermination, par-là même montrant son rang, comme celui du plus haut dignitaire de la mafia asiatique. Il hocha la tête en voyant son subordonné arriver et continua à discuter imperturbablement des mesures à prendre à une vieille femme à l'allure asiatique. À côté de lui Kikue qui se trouvait dans le même état physique était plongé dans une sorte de torpeur et ne pouvait détacher son regard du corps d'Héraclès Karpusi allongé devant lui.
L'Européen avait du sang qui poissait ses cheveux et les rabattait en les collants sur son front ainsi que sur une bonne partie de son visage, d'une pâleur maladive. L'un de ses bras était dans un sale état, semblant avoir pris la majeure partie des dégâts, comme s'il l'avait utilisé pour se protéger le visage de projectiles. Heureusement un rapide coup d'œil à ses blessures suffisait à montrer qu'elles étaient superficielles et qu'il n'avait semblait-il pas subi de lésions internes, lui permettant de s'en sortir sans –à priori- de graves séquelles.
Mais cela n'était pas le cas de Vinoba dont les multiples plaies au torse saignaient sans discontinuer d'une façon inquiétante. Près de l'Indien, la jeune Mei semblait avoir retrouvé un peu de son sang-froid, essayant à présent de stopper l'hémorragie tout en criant en chinois qu'il lui fallait une trousse de premier secours au plus vite. Im Yong Soo, qui avait abandonné sa joie habituelle pour un sérieux qu'on ne lui connaissait pas ou peu, aidait la Taïwanaise et de temps en temps vérifiait que l'état d'Héraclès ne se dégradât pas. Soudain Thaksin arriva en courant, un téléphone portable à la main.
« Les pompiers ne vont pas tarder à arriver. » dit-il en s'adressant à Yao. « Ils sont à l'entrée du quartier. »
Nataniel qui durant tout ce temps était resté sagement derrière Fai entraîna ce dernier à l'écart de la foule. Il avait l'air inquiet et stressé.
« Mes collègues sont au courant, murmura l'Islandais en agitant son buzzer, ils vont bientôt arriver et m'ont ordonné d'aller au commissariat. »
Puis il continua sur un ton plus précipité comme s'il voulait se débarrasser d'une tâche particulièrement contraignante.
« Ton... organisation est celle sur laquelle nous avons le moins d'informations, puisque votre envergure n'a vraiment été remarquée qu'il y a dix ans. Mais je sais que toi, ton chef, et -il montra d'un geste de la main Kiku- lui vous avez un dossier personnel, mais pas les autres. Donc un conseil : partez vous cacher dans une de vos planques, la meilleure de préférence et restez-y jusqu'à ce que moi ou un membre de confiance de votre organisation vous donne le feu vert ou du moins vous envoie plus d'informations. »
Fai contempla son amant. Son Nataniel qui prenait des risques en aidant les plus puissants de la mafia asiatique à échapper à la justice, en se négligeant lui, sa réputation, sa carrière, sa vie. Malgré le danger de se faire remarquer, -enfin tout le monde avait le regard tourné vers le brasier-, il pressa ses lèvres contre celle de l'Islandais tout en le serrant contre lui de manière compulsive. Comme pour lui faire comprendre qu'il tenait à lui plus qu'il n'arrivait à le montrer. Après quelques secondes dans la même position ils se séparaient, l'un partant avec sa voiture en priant de ne pas croiser ses collègues de travail durant le trajet.
L'autre se précipita vers son patron et lui chuchota quelques mots à l'oreille. Yao regarda avec suspicion l'Hongkongais qui soutenait son regard puis cria à haute voix des ordres brefs en chinois à la foule qui les entoure. Il ne voulait que soit présent uniquement les haut-gradés de la famille et ceux qui contenaient l'incendie. Les susnommés obéissant tous à leur chef (il faut savoir que le quartier où se trouvait le Q.G de la mafia Asiatique est aussi celui où logeait plus de la moitié des membres de leur « grande » famille), la rue fut vide en peu de temps.
Ceci fait, Yao entraîna de force un Kiku qui n'avait pas réagi à l'annonce de son chef et qui continuait à regarder l'homme qu'il aimait (oui, il l'avait énormément déçu ces derniers temps, mais il l'aimait !) étendu sur le sol. Le Japonais se laissa traîner dans la voiture que Fai démarra et tout trois partirent en trombe alors que continuaient à se faire entendre les hurlements, mêlés à présent aux sirènes des pompiers et de la police.
OoO
Mei avait l'impression d'avoir atterri en plein milieu d'une de ces séries policières qui passent souvent le soir à la TV. La salle d'interrogatoire dans lequel elle se trouvait désormais ressemblait de manière troublante à celles que l'on retrouvait dans les dites séries. L'éclairage violent se reflétait avec force sur les murs d'un blanc étincelant, commençant à filer un mal de crane à la jeune Taïwanaise, s'ajoutant ainsi à l'anxiété et à la fatigue. Elle avait été séparée de Im Yong Soo et de Thaksin dès l'entrée au commissariat, mais elle se doutait qu'ils devaient subir un traitement similaire.
Malgré son inquiétude la jeune femme ne put s'empêcher de trouver la manière qu'ils avaient de les accueillir franchement limite. Ils avaient vu leur maison et leur lieu de travail partir en fumée, deux de leurs amis partir eux à l'hosto dont un dans un état sérieux (elle l'avait vu dans le regard des infirmiers) et on les avait laissés là en les traitant comme s'ils étaient responsables des malheurs qui s'abattaient sur eux... Bon d'accord il était clair qu'ils étaient tout sauf des saints, mais ils n'y étaient pour rien cette fois !
Alors que Mei sentait une bouffée de panique la prendre, la porte de la salle s'ouvrit brusquement en grand pour laisser placer à deux hommes.
« Je suis le commissaire Jones. » lança brusquement le premier, un homme que la jeune asiatique trouva immédiatement détestable avec son arrogance et son manque flagrant de politesse.
Le commissaire posa avec violence un dossier sur la table et s'assit sur une des chaises en face d'elle avec une certaine suffisance qui le rendait désagréable à regarder malgré la beauté de ses traits. Son coéquipier, un homme aux cheveux blond et doté de sourcils d'une taille assez conséquente, s'était assis à côté de lui et Mei nota malgré tout qu'il semblait désapprouver son comportement, même s'il n'en toucha mot.
« Je suppose que vous savez pourquoi vous êtes ici. » poursuivit le commissaire avec un léger sourire en coin comme s'il était satisfait du sort de la jeune femme.
En temps normale la jeune Taïwanaise lui aurait déjà flanqué une ou deux réparties de son cru, mais les évènements l'avaient plongée dans un tel état de fatigue et d'hébétude qu'elle ne put que hocher affirmativement la tête en unique réponse.
« Vous vous rendez compte qu'avec votre inconscience vous avez causé des dommages peut-être irréparables à un quartier historique », reprit Alfred sur un ton cassant.
« Mais ce n'est pas notre faute... » tenta vainement de dire Mei.
« Une grande majorité des incendies de maison ont pour cause la négligence de leur propriétaire, dit férocement l'homme sans prendre en compte les paroles de la jeune fille, ou bien la vétusté du logement, et dans ce cas, si le dossier est exacte -et il est exacte-, comme vous utilisez aussi ce bâtiment pour votre métier de restaurateur…
En disant cela il prit un air de dégoût comme s'il considérait cette tranche de métier comme peu recommandable.
« …Et avec les règles très strictes en vigueur sur la bonne tenue de ce genre d'établissement, interdisant toute négligence potentielle pouvant s'avérer fatale...vous encourez beaucoup si quelqu'un l'apprenait-
- Excusez-moi monsieur le commissaire, coupa soudainement le capitaine Kirkland d'un ton brusque, mais nous sommes ici pour un cas d'incendie non de non-respect d'un règlement. »
Pendant un instant on aurait pu croire qu'Alfred allait gifler Arthur ou au moins le remettre à sa place. Tout le commissariat savait que les relations entre eux étaient purement et uniquement professionnelles, mais qu'aucun des deux ne portait l'autre dans son coeur. Cela n'était pas du à une quelconque quête de pouvoir ou de promotion hiérarchique, mais au fait qu'ils n'avaient pas vraiment la même façon d'appréhender le métier.
Réflexion faite -enfoncer un poing dans la face du subordonné pouvait être jouissif, mais peu recommandé pour son casier-, Alfred, d'un geste agacé de la tête demanda à l'Anglais de continuer l'interrogatoire. Celui-ci se retourna vers la jeune femme et lui demanda sur un ton poli, mais ferme de lui dire tout ce dont elle se souvenait. Mei, que l'attitude du capitaine avait légèrement rassurée, commença son récit en expliquant soigneusement le déroulement de la soirée, tout en éludant certains détailles qui auraient pu mettre à jour leurs activités (en omettant par exemple la présence de Wang Yao et Kiku lors du drame).
OoO
Cela s'était produit peut avant minuit. Pourtant aucune personne dans la maisonnée n'avait eut envie de se coucher. Ainsi donc, Mei, Vinoba et Taksin se faisait un mini tournoi –mais acharné- de Carrom (1) ou plutôt Mei et Taksin essayaient de sauver la face contre un Vinoba maitre du jeu. Le bruit que faisaient les pions projetés sur la table de jeu et les plaintes bruyantes de Taksin qui avait encore réussi à mettre le palet dans un des trous. Pour échapper à cette ambiance sonore et pouvoir discuter tranquillement des nombreuses affaires en cours, impliquant entre autres l'installation d'une nouvelle fabrique de drogue clandestine, Im Yong Soo et Wang Yao s'étaient réfugiés dans le bureau de ce dernier.
Ainsi personne ne remarqua qu'Héraclès avait coincé Kiku dans le couloir. Acculé dans un coin, le jeune Japonais ne pouvait faire que ce qu'il avait soigneusement évité de faire durant une semaine déjà, soit regarder le Grec en face, les yeux dans les yeux.
« Pourquoi est-ce que tu m'évites ? » demandait Héraclès.
Ce qui était fascinant chez Héraclès c'est qu'il n'élevait que très rarement la voix pour exprimer de fortes émotions -l'exception qui confirmait la règle étant Sadiq- mais les faisait passer par d'infimes changements de ton et de regard. Connaissant suffisamment l'homme, Kiku savait que ce dernier ressentait en ce moment frustration mêlée d'exaspération.
« Et toi pourquoi tu ne m'as rien dit de tes activités ? » répliqua le jeune homme sur un ton agressif. « Tu savais que je faisais partie de la mafia Asiatique, mais tu n'as rien dit. Pourquoi ? Et pourquoi as-tu continué à me voir malgré tout ? »
Héraclès poussa un long soupir, hésita à passer sa main sur la joue de son vis-à-vis (et puis à la réflexion non, Kiku ne s'était pas retrouvé n°2 de la mafia Asiatique pour rien et puis vu son état il pourrait le prendre mal) et continua alors d'une voix lente, calme, mais malgré tout chargée de tristesse.
« Quand la Maria nous a présenté je ne savais pas encore qui tu étais. Et quand je l'ai découvert j'avais peur que cela change la nature de notre relation. Je... Je ne voulais pas que tu vois en moi un ennemi. C'est pour cela que j'ai gardé le silence. »
Kiku resta silencieux face à cette déclaration. Il était vrai qu'il était toujours en colère contre Héraclès, mais en même temps il se mettait à sa place. Et si c'était lui qui avait découvert que le Grec était membre de la mafia du Sud, qu'aurait-il fait ? Sans doute la même chose. Alors que les deux hommes étaient plongés dans un silence mi-gêné mi-songeur, un bruit retentit au rez-de-chaussée, résonnant dans le couloir faiblement éclairé avec assez de force pour que Mei, Vinoba et Taksin sortent du salon pour demander ce qui se passait, rapidement suivis par Yao et Im Yong Soo pour les mêmes raisons.
La tension était palpable. Tous avaient en tête les tentatives de meurtres de ces derniers jours. Vinoba et Héraclès décidèrent d'aller voir et s'enfoncèrent en silence dans les ténèbres de la cage d'escalier, dans le but de surprendre l'intrus. Les autres restèrent en arrière, près à réagir. Les secondes passaient longuement avec comme seul fond sonore la respiration de ceux restés en arrière. Ils étaient anxieux et attendaient le moindre signe. Quand soudain un hurlement survint. C'était Vinoba.
« MAIS QU'EST-CE QUE- ! »
L'instant d'après la lumière d'une explosion illuminait la cage d'escalier. Im Yong Soo et Mei se mettaient à hurler, Thaskin restait abasourdi. En bas on pouvait entendre Héraclès paniqué appeler Vinoba. Wang n'eut pas le temps de souffler que Kiku s'était déjà précipité dans l'escalier. Mais à peine avait-il atteint le minuscule palier qui séparait l'escalier en deux que la deuxième bombe explosait. Le souffle projeta Kiku contre le mur.
Désormais on pouvait entendre le crépitement du feu qui prenait rapidement. Mais cela ne découragea pas le jeune Japonais qui se releva et continua à descendre dans ce qui désormais ressemblait à un four. Il fut rapidement suivi par Yao qui ordonna aux autres de s'enfuir coûte que coûte. Obéissant à l'ordre donné par leur chef, ces derniers sortirent de cette prison enflammée en passant par une fenêtre ouverte.
Leur agilité, qui était la fierté de leur mafia, leur permit de rapidement se mettre en sécurité. Et tandis que les voisins et/ou membres actifs de la mafia, alertés par la double explosion, affluaient pour aider à contenir l'incendie, et qu'une vieille dame prévenait Thaksin de l'arrivée des pompiers, Mei téléphonait à Fai pour l'avertir à son tour.
Elle dut s'y reprendre à plusieurs fois, car la panique et la peur tenues éloignées par l'adrénaline de l'instant lui tombaient à présent dessus, lui faisant friser la crise de nerf. Quelques secondes après avoir mis fin à la conversation, Fai ayant promis d'arriver au plus vite, des exclamations de soulagement fusèrent. Wang et Kikue avaient réussir à faire sortir Héraclès et Vinoba du brasier. En voyant l'état des deux hommes, la jeune femme se fit violence et se précipita pour les aider. Ce n'était pas le moment de paniquer.
Quand tout cela sera fini elle pourrait paniquer. Mais pas maintenant. Elle n'avait pas le droit. On avait besoin de son aide.
OoO
L'interrogatoire de Mei se poursuivit jusqu'à ce que l'aube ne se dévoile. Arthur, après avoir mis par écrit tout le récit de la jeune femme, lui fit signe qu'elle pouvait partir, qu'elle était libre. Le capitaine n'avait pas eu besoin de lui dire deux fois. La Taïwanaise n'avait qu'une envie, c'était de mettre le plus de distance possible entre elle et le commissaire Jones. Arrivée à la réception, elle vit Thaksin et Im Yong Soo. Ils semblaient aussi éprouvés qu'elle.
« On s'en va, marmonna la jeune fille, j'en peux plus, j'ai besoin de prendre l'air…
- Euh... Madame Ying-jeou ? »
La jeune femme se retourna brusquement et vit un policier, cheveux blonds, visage doux et regard mordoré. Il semblait gêné et un peu triste.
« Je suis le lieutenant de police Tino Väinämöinen et... j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. »
La jeune femme sentit Thaksin et Im Yong Soo se rapprocher d'elle.
« Votre ami Vinoba Bhave est décédé à l'hôpital des suites de ses blessures. Ses brulures étaient trop importantes, le personnel soignant n'a rien put faire. »
Mei sentit la main de Thaksin se poser sur son épaule comme si ce dernier cherchait un point d'encrage.
« Mort... » Im Yong Soo répéta, semblant chercher à s'en persuader.
Il resta un moment à côté de ses amis, mais rapidement ses jambes flanchèrent et il partit s'asseoir, la tête dans les mains.
Mei, elle, resta figée et muette, se demandant comment pouvait-elle rester calme alors qu'au fond d'elle coulaient de longs sanglots.
OoO
Quand le téléphone de Fai sonna il eut un moment de panique dans la planque où s'étaient réfugiés Yao, Fai et Kiku. Cela eut pour effet de sortir Kiku de l'état végétatif dans lequel il s'était enfermé -Fai aurait juré avoir vu le nom « Héraclès » se dessiner sur ses lèvres-. Yao qui commençait à somnoler malgré ses nerfs à vif se leva d'un coup et dégaina par réflexe le flingue attaché à sa ceinture. Seul Fai qui avait reconnu la sonnerie -il ne lui serait jamais venue à l'esprit de mettre une chanson de Björk en alerte téléphone à une autre personne-, se jeta quasiment sur son mobile pour le décrocher.
« Nat' ? » demanda précipitamment le jeune homme.
« Fai. »
A l'entente de son nom l'Hongkongais ne put s'empêcher de sentir une boule d'inquiétude se former dans son ventre. Il connaissait son amant et quand ce dernier prenait ce ton, c'était qu'il se passait quelque chose de grave.
« Ecoute Fai... J'ai... J'ai quelque chose à te dire. »
(1) Carrom appelé aussi Billard Indien est un jeu très pratiqué en Asie et qui ressemble (de loin faut l'avouer) au Billard que l'on connait tous. Vous trouverez facilement les règles sur internet. P.S : J'ai déjà joué à ce jeu (d'ailleurs j'ai ce jeu à la maison) et personnellement je le trouve bien mieux que le Billard habituel.
Bon si vous êtes là c'est que vous êtes curieux/curieuse (oui j'ai encore espoir qu'un mec lise mes conneries *et là vous vous dites "Ben c'est vraiment une optimisme celle-là"*) sur le sujet de cette fameuse "future" histoire. D'ailleurs sachez au passage que je mets cela ici, car je ne sais pas le mettre autre part.
Bon alors sachez déjà que l'histoire ou plutôt la trame de l'histoire ne sera pas 100/100 originale (non seulement les persos ne seront pas de moi, mais la trame aussi). Mais je m'explique ! Quand j'étais gosse il y a eu deux types de livres qui m'ont marqués : la saga Harry Potter et les collections genres "Chair de poule" (que vous connaissez sans doute si vous êtes dans mes âges et que vous dévorez les livres depuis que vous arrivez à lire).
Bon je parle des "Chair de Poule" car c'est la collection que j'ai lue le plus dans la catégorie des "livres-qui-font-peur" (sans qui je n'aurais peut être jamais réussie bien plus tard à lire du Stephen King sans cauchemarder), mais il en ait d'autres que j'ai bien appréciés. Comme par exemple la collection "La Vallée Fantôme". Ce que j'aimais dans cette collection c'est que le décor des différents livres est toujours le même : un collège paumé en plein milieu des États-Unis où le/les personnages principaux se retrouvent confrontés à des phénomènes irrationnels. Le livre qui m'a inspiré cette histoire s'appelle d'ailleurs "Prisonnière du passé" qui fut mon préféré. Cela fait longtemps que je ne l'ai pas lu et mon souvenir de ce livre doit sans doute s'être altéré ET C'EST TANT MIEUX ! Ainsi je pourrais écrire ce que je veux à ma guise ! D'ailleurs je n'ai pas l'intention de suivre à la lettre l'histoire, il y aura de nouveaux personnages et des pans entiers de l'histoire seront modifiés.
Maintenant vous pouvez lire une sorte de trailer/extrait de cette nouvelle histoire nommée Miroir :
« - Euh ? Alfred ?
- Ouuuuuuuuiiiiiii ? »
Alfred sortit son nez (couvert de trace d'encre d'ailleurs) de sa dissert' pour regarder son frère. Celui-ci était debout en face du miroir qu'il regardait avec un sourire crispé.
« Tu... Tu vas te foutres de ma gueule mais j'ai vu le reflet de ton mec dans le miroir pendant un instant.
- Hein ?
- Je... j'ai vu l'image d'Ivan se refléter un instant dans le miroir. »
Alfred regarda pendant un instant Matthew, incrédule, puis enleva ses lunettes pour les essuyer avec un bout de son T-shirt avant de lancer sur un ton sérieux mais un peu fatigué :
« Tu le sais pourtant, frérot, qu'il ne faut pas piocher dans la réserve de bonbon de Francis. »
Il remit ses lunettes sur son nez et reprit sur un ton plus joyeux.
« Et puis vu la situation ça devrait être à moi de voir l'image de mon mec partout.
- Mais je te jure Alfred que j'ai bien l'image de- LÀ CA RECOMMENCE ! »
Alfred pivota sur sa chaise et la scène qu'il vit le laissa sans voix (enfin non, juste assez pour lâcher un « oh putain » inaudible). Matthew avait raison. Dans le miroir se reflétait bien l'image de Ivan, son petit ami. Cela n'était pas l'effet d'une hallucination collective, ni d'une prise de drogue quelconque. C'était bien l'image Ivan Braginsky que Alfred avait en face de ses yeux.
Non... Non ce n'est pas Ivan, songea le jeune homme tandis qu'il sentait une sueur glacée lui couler dans le dos. Ce type... Il ressemble à Ivan... mais ce n'est pas Ivan. Cela Alfred en était sûr et certain. D'abord il y avait ces vêtements qui semblaient sortir d'une autre époque, d'un autre temps même. Mais surtout il y avait ce sourire. Le sourire d'Ivan était doux et chaleureux. Ce sourire était dans la liste des nombreuses choses qui ont fait qu'Alfred était tombé amoureux de lui. Celui du reflet était froid et cynique.
« Matthew... »
Alfred s'était doucement lever de sa chaise. Il avait parlé d'une voix basse comme s'il avait peur que le reflet dans le miroir ne l'entende.
« Matthew, recule, tout de suite. »
Mais au moment ou celui-ci se mettait à reculer, l'impensable se produisit. Le bras du reflet sortit du miroir comme un diable de sa boite. Sa main se resserra avec violence sur l'avant bras d'un Matthew figé d'horreur qui avant de n'avoir pu faire quoique ce soit se retrouva entrainé de force en direction du miroir.
« MATTHEW ! » hurla Alfred en se précipitant pour venir en aide à son jumeau.
Mais déjà une partie du corps celui-ci se trouvait à l'intérieur du miroir dont la surface avait maintenant la consistance de l'eau.
« - Al...Alfred ! »
La voix de ce dernier était faible tandis qu'il essayait vainement de se défaire de cette emprise de fer.
Et alors qu'il attrapait d'un geste désespéré la main de son frère, émergeât à son tour la seconde du reflet -de la chose cachée dans le miroir-, qui se referma sur les cheveux de Matthew. Le jeune homme qui avait jusque là réussi à maintenir sa tête hors du miroir fut happé à l'intérieur. Alfred sentit sa main se dérober à lui.
La seconde d'après, il se retrouvait seul face à son reflet.
Il n'y avait plus nulle part trace de son jumeau.
