Hello amis lecteurs de mon cœur !
Je suis désolée pour les attentes entre mes chapitres mais disons que mes résultats scolaires sont tout de même important et j'ai une vie en dehors de mon PC (même si ça ne se voit pas forcément). Je voulais encore une fois remercier mes lecteurs les plus fidèles ainsi que les nouveaux venus qui m'ont posté des reviews tout bonnement adorables !
Je vous annonce que Pacte avec le Diable trouvera bientôt sa chute, pas plus de trois chapitres je pense. Mais encore faut il que je les écrive.
Chapitre 9:
Les jours suivants, se passèrent à peu près sans heurt. Si tôt les cours finis, l'élève studieuse qu'était Hermione se précipitait à la bibliothèque pour travailler au calme. Il n'était pas rare qu'elle saute un repas pour continuer à s'avancer, chose qui inquiétait ses deux meilleurs amis. Dans son coin, Drago ruminait de sombres pensées. Il ne cessait de hurler mentalement contre son ami, qui n'avait pas été capable de convaincre leur douce proie de les rejoindre souvent. Ca faisait déjà deux semaines qu'ils ne s'étaient pas vus dans la Salle Sur Demande ! Et le pauvre blondinet en ressentait les effets sur son manque total de socialisation, déjà qu'il n'en avait pas beaucoup avant. Théo lui relativisait, après tout c'était pour mieux se retrouver par la suite non?
Ce soir de début décembre, Hermione marquait le point final à ses deux rouleaux de parchemin sur l'utilisation possible des crins de licorne dans les potions de contraception. Poussant un soupir de soulagement, elle feuilleta son agenda moldu pour raturer la consigne de son devoir. Jetant un regard aux autres pages, elle fut heureuse de voir que son week end serait totalement libre ainsi qu'une bonne partie de ses vacances. La jeune fille rangea ses affaires dans son sac et s'apprêtait à ranger le grimoire emprunté, quand une voix masculine l'interrompit. En se retournant, elle vit Scott s'approcher, l'air tendu.
Intriguée, elle l'invita à s'asseoir en face d'elle. C'est avec des mouvements secs et nerveux que le poufsouffle s'installa sur le siège.
« Tu voulais me parler ? » demanda-t elle d'une voix douce.
Le garçon se tordit nerveusement les mains et lui jeta un regard incertain.
« Tu peux tout me dire Scott, tu le sais. » le rassura-t elle, en se demandant ce qui pouvait bien préoccuper son ami. Elle le vit prendre une profonde inspiration avant de se jeter à l'eau.
« Je suis amoureux. »
« Oh... et qui est l'heureuse élue? » s'enquit-elle, heureuse pour camarade.
« Qui te dit que c'est une fille, Hermione. » claqua-t il, le visage fermé.
La bouche de la brune s'arrondit dans un 'o' parfait, une couleur carmin envahissant ses pommettes.
« Bon alors qui est l'heureux élu ? »
« Tu ne m'en veux pas? »
« De quoi donc? » s'étonna-t elle.
« D'être.... »
« D'être amoureux de quelqu'un que tu n'as pas choisi et qui est du même sexe que toi? Non. »
Scott lui sourit, rassuré de voir son amie aussi prévenante. Elle lui attrapa les mains par dessus la table et les serra dans les siennes, en guise de soutient.
« Qui est-ce? Si ce n'est pas trop indiscret bien sûr. »
« Ton meilleur ami... Ronald Weasley. »
« Ron ! Oh mon dieu ! »
Sa réaction était guidée par l'étonnement. En y repensant, il était vrai que Ron n'était pas le plus laid de l'école. Ses cheveux roux avaient poussés et encadraient son visage joyeux, ses yeux bleus pétillaient de malice presque autant que ceux de Dumbledore. Et en bon sportif il gardait la ligne malgré son appétit d'ogre. Malgré sa maladresse, il était d'une gentillesse rare et était toujours prêt à rendre service à ses amis, sauf pour les devoirs.
Hermione sourit, et embrassa Scott sur la joue.
« Je ne t'en veux pas Scott. Je comprends que tu l'aimes, mais franchement je ne sais même pas s'il est attiré par le sexe faible ou par ses semblables. Il est plutôt secret sur ce qu'il ressent, à la limite peut être que Harry en saura plus que moi. Désolée. »
« Ne le sois pas. Je suis déjà heureux d'avoir put t'en parler. » lui assura le poufsouffle avant de la prendre dans ses bras, après avoir quitté sa chaise. Fermement enlacée par son ami, Hermione ne put voir le regard meurtrier de Théodore qui suivait la scène. Dans un mouvement de cape, digne de Severus, il fit demi tour d'un pas rageur.
C'est ensemble que Hermione et Scott quittèrent la bibliothèque, discutant joyeusement. Arrivés dans le couloir menant à la salle commune des gryffondors, la jeune fille embrassa son compagnon sur la joue et lui fit un signe de la main avant de disparaître au coin du mur. Là, elle tomba face à face avec ses deux meilleurs amis d'enfance. Harry et Ron, tous deux avaient le regard furieux et les bras croisés sur le torse. Un instant, elle eu peur. Peut être avaient ils appris pour elle et les deux serpentards ?
« Quand comptais-tu nous le dire? » cracha le rouquin, le regard noir.
« Heu... quoi donc? » questionna-t elle, un peu perdue.
« NE FAIS PAS L'INNOCENTE ! ON T'A.... » hurla-t il, vite stoppé par Harry.
« Du calme Ron. Herm, on t'a vue avec ce Zeeman... Pourquoi ne nous as-tu pas dit que tu sortais avec lui ! » exposa le survivant, la mine grave. Un éclat de jalousie intense brillaient dans les yeux des deux protecteur, chose qui exaspéra la brunette.
« JE NE SORS PAS AVEC LUI ! ET CA NE VOUS REGARDE PAS, J'AI LE DROIT DE FAIRE CE QUE JE VEUX ! MERDE ! »
Hermione, après avoir tempêté, se dirigea au pas de charge vers une autre partie du château. Elle avait besoin de se décontracter, et quoi de mieux qu'une entrevue spéciale ? Parcourant l'école à la recherche de ses bien aimés professeurs, elle esquiva habilement les questions hautement philosophiques de Luna.
Enfin dans un couloir presque désert, elle tomba nez à nez avec Pansy Parkinson qui roucoulait avec Milicent . Réfléchissant un instant, Hermione haussa les épaules et se dirigea vers le petit couple qui faisait sensation dans le collège.
« Parkinson... Bullstrode... Vous savez où je pourrais trouver Thé... heu Nott et Malefoy par hasard? »
« Pourquoi on t'aiderait, gryffondor ? » siffla Pansy d'une voix pleine de fiel.
« Ils sont près de la bibliothèque... du moins la dernière fois que je les ai vu. » répondit Millicent sagement, sous le regard éberluée de sa petite amie.
« Mais pourquoi lui as-tu répondu ?! » s'enquit la brune. Sa petite copine entoura sa taille de ses bras et lui sourit.
« Pour qu'elle nous laisse seule plus vite. »
Hermione sourit, presque attendrie par ce spectacle et cria « merci » tout en courant vers le lieu indiqué. Et à son grand bonheur, elle trouva ses chers professeurs en pleine discussion à quelques mètres de son sanctuaire. Un sourire éclos sur ses lèvres.
« Salut les garçons! »
« Hermione.... » salua Drago, d'une voix sombre.
« Wow... quelque chose ne va pas? » s'inquiéta-t elle en se rapprochant d'eux.
Arrivée à quelques pas, elle perçut enfin leurs regards chargés de colère. Qu'avait-elle fait pour les mettre ainsi en rogne ? Elle fut tentée un instant de reculer face aux mines patibulaires que lui présentaient ses serpentards préférés. Faisant un appel à tout son courage, elle posa sa main sur le bras de Drago qui se dégagea brusquement, choquant la frêle gryffondor. Elle qui avait besoin de tendresse en cet instant, ce n'était pas là qu'elle allait la trouver. Le regard froid de Théo se posa sur le visage surpris et attristé de la petite lionne. Il aurait bien put la prendre dans ses bras et la réconforter du rejet évident de Drago, si seulement il ne sentait pas cette impossible jalousie qui suintait de tous les pores de sa peau. Elle leva un regard incertain vers lui, comme si elle cherchait la raison de ce soudain éloignement.
« Qu'est ce qui se passe ? » murmura-t elle tout juste assez fort pour être entendue.
« C'est à nous que tu le demandes ? » grinça Drago, l'air tout sauf amical, la faisant reculer d'un pas.
« Mais enfin de quoi tu parles ! » s'écria Hermione, totalement perdue.
« On t'a vue... ou plutôt je vous ai vu. » interrompit Théo, la voix aussi glaciale que l'atmosphère.
Voyant son air dépassé, le blond se chargea des indications.
« Il t'a vu avec ce poufsouffle … On n'aime pas être pris pour des cons Granger. Je pensais pas que tu étais capable de te comporter comme une pute. »
L'insulte résonna à ses oreilles mais elle mit quelques instants avant de la comprendre. Il la comparait à une prostitué, tout ça parce qu'elle avait enlacé un ami. Les garçons qu'elle commençait à apprécier plus qu'elle ne le devrait, venaient de l'insulter. Ils la traitaient comme une fille de bas étage.... Elle sentit ses yeux s'humidifier, mais elle ravala ses larmes. Oh non, elle ne leur donnerait pas le plaisir de pleurer devant eux. En même temps que sa détresse, la colère ressurgit.
« Comment osez-vous ! Tous les deux ! Vous n'êtes que des abrutis, tous autant que vous êtes ! Si parce que je passe une soirée avec vous, m'interdit alors tous contact avec un ami , je préfère ne même plus vous voir ! Espèce de connards ! »
Elle hurla ces derniers mots, et partit en courant, se contrôlant pour ne pas éclater en sanglots. Ca la déchirait de l'intérieur ! Comment avaient-ils put l'insulter ainsi ? Et pourquoi diable s'en souciait-elle autant ? Elle avait l'habitude de se faire traiter de sang-de-bourbe et de Miss je sais tout …. mais là c'était différent. Elle leur faisait confiance, MERDE !
C'est après être sûre que personne ne l'avait suivie qu'elle s'écroula. Elle se laissa tomber sur les dalles de pierre, et appuya son dos contre le mur, pour pleurer à son aise.
Dans le dortoir des filles de gryffondor, Ginny Weasley chouchoutait le petit feu follet de sa camarade. Elle avait toujours été passionnée par les fées et là, elle pouvait en admirer une vraie. Alors qu'elle caressait la belle flamme violette, elle vit la petite créature se crisper puis tomber sur ses petits genoux, les mains plaquées sur son coeur. Que se passait-il ? La rouquine vit le feu follet ouvrir la bouche dans un cri muet. Inquiète, elle empocha le familiaré de son amie et sortit en coup de vent du dortoir. Sautant sur son petit ami, elle lui ordonna:
« Donne moi la carte des maraudeurs. »
« Quoi? Mais Ginny chérie je.... »
« La ferme ! Amène la moi, tout de suite ! »
Devant le visage paniqué de sa petite amie, Harry s'empressa d'obéir, et avant qu'il n'ait eu le temps de lui demander ce qu'il se passait elle avait déjà disparut.
« Je jure que mes intentions sont mauvaises. » souffla la rousse, inquiète pour son amie. Enfin elle trouva le point « Hermione Granger » au 4ème étage, aile ouest. C'est à toute allure que la seule fille Weasley se dirigea vers le lieu indiqué. Qu'était-il donc arrivé à sa meilleure amie pour que le feu follet soit ainsi dans un état de détresse ?
Plusieurs escaliers plus tard, Ginny arriva sur les lieux du désastre. Hermione était là, repliée sur elle même, pleurant silencieusement tandis que Sir Nicolas tentait de la consoler.
« Je sais ma chère, ce que ça fait d'être déçu. Regarder moi, depuis plusieurs siècles les chasseurs sans tête me refusent l'accès au club ! Ne pleurez pas tant pour moi, je ne me suis pas résigné. »
La petite soeur du clan Weasley s'approcha de l'étrange duo et rassura le fantôme.
« Ne vous inqiétez pas Sir Nicolas, je vais prendre soin d'elle. »
L'ectoplasme traversa l'un des mur après leur avoir souhaité une bonne journée. Ginny se glissa près de sa compagne et la prit dans ses bras, tandis que le feu follet s'échappait de sa poche pour s'épancher sur la poitrine de sa maîtresse. Hermione sanglotait doucement en racontant ce qu'il s'était passé avec son duo de serpentard.
La rousse resserra son étreinte sur la brune, tout en se jurant d'émasculer le prochain garçon qui osait faire souffrir son amie.
Dans la salle commune des verts et argents, Drago et Théodore semblaient perdus en pleine réflexion. Le brun soupira longuement en se tenant la tête dans les mains.
« Drago... je crois qu'on a fait une connerie. » gémit-il lamentablement.
« Quoi ? »
« Ce Zeeman... si ça se trouve c'est vraiment qu'un ami. Et je... j'ai pas envie de perdre Hermione. »
« Vieux, tu es .... » s'étonna Drago.
« Je crois bien.... »
« Oh merde ! » s'écria le blondinet.
« Comme tu dis. » soupira Théodore en retirant ses lunettes pour se pincer l'arrête du nez.
« Mon pote... j'espère sincèrement qu'il est pas trop tard. Après tout c'est moi qui ait lancé le mot interdit... t'as encore tes chances je crois. » souffla tristement le prince de la maison.
« J'espère... »
A suivre
Et surtout, JOYEUX NOËL A VOUS TOUS !!!! Je ne pense pas poster d'ici le 25 donc voilà. Par contre PEUT ETRE que vous aurez le 10 d'ici le 1 er janvier mais je ne promet rien.
