°`~....... VIII : Amis ou ennemis? ....... ~`°
— Hermione!! Hermione!!
Le jeune homme aux cheveux roux et au visage tacheté arriva brusquement, dévalant l'escalier, tout affolé, devant sa copine Gryffondorienne qui étudiait silencieusement dans la salle commune.
— Quoi? Il est arrivé quelque chose de grave?? demanda Hermione, inquiète de l'attitude de son ami de coeur.
— Regarde ça!!
Ron lui remit un petit bout de parchemin usé sur lequel était inscrit à la hâte :
Je suis parti vérifier quelque chose.
Ne vous inquiétez pas, je reviens bientôt.
Ne partez pas à ma recherche.
— Harry
P.S. L'autre aussi est parti, ne le cherchez pas.
— Harry est parti!!!??!!! Mais où?
— Je n'en ai aucune idée. ; avoua Ron passant une main dans ses cheveux cherchant une explication au départ de son ami.
— « L'autre », mais de qui..., commença la jeune fille aux cheveux bruns emmêlés, puis elle comprit de qui il s'agissait :
—... Tom Riddle.
— Il serait parti on ne sait trop où avec le cousin de Voldemort?!?
***
Il s'enfonçait de plus en plus profondément dans la forêt noire. La nuit était passé sans qu'il n'ait pris la peine de dormir. Il faisait maintenant jour à ce qu'il pouvait constater, voyant les minces filets de lumière qui brillaient, cachés derrière l'épaisse masse de feuilles imposante des arbres. Tom connaissait très bien ces lieux pour y avoir vécu de nombreuses années avant sa première résurrection et savait très bien le chemin pour se rendre à l'endroit où autrefois il en était le propriétaire. Son antre, sa demeure, il savait pour l'avoir vu en vision que cet abominable Vantes s'y trouvait.
— Mes serviteurs ne lui suffisaient pas, il a eu le culot de se saisir de ma maison!
Sa maison. Il s'agissait plutôt de l'ancien manoir des Riddle, dans lequel vivaient son père, un moldu, ainsi que ses parents. Il s'en était approprié après les avoir tués et en avait fait son quartier général, sa base secrète, avec ses Mangemorts.
— Bon, j'y suis, dit-il, s'arrêtant devant deux arbres crochus et moisis qui s'entrecroisaient, tels des serpents ridés. Ces deux vieux troncs aux branches dénudées, étaient en réalité un passage secret qui menait directement ceux qui portaient la marque de la tête de mort et du serpent, la marque des Deatheaters, devant ladite bâtisse. C'était un portail. Le Dark Lord présenta son bras gauche devant l'entrée formée par les bois et une porte magique apparut, il passa à travers et atterrit bien plus loin, non dans la forêt, ni près de Poudlard. Il se tenait maintenant sur le terrain arrière du Manoir Riddle, les pieds sur de la terre d'où jaillissait quelques mauvaises herbes, peut-être vestiges d'un ancien jardin. Tom avança vers la porte arrière, une simple petite porte en vieux bois dont la peinture vert foncé s'écaillait et dont le grillage rouillé dégoulinait jusqu'à la poignée. Cette entrée était destinée aux domestiques. Il l'ouvrit et entra. À l'intérieur, tout avait été saccagé, la maison était très vieille, certes, mais elle n'était pas dans ce minable état du temps de son règne. C'est à croire que, à la suite du départ de leur Maitre, les serviteurs se sont vengés sur le mobilier. Les meubles étaient en morceaux, les rideaux, sauvagement déchirés, gisaient sur le plancher aux tuiles de céramiques craquelées, tout laissait présage à un champ de bataille.
— Ils se sont bien amusés depuis mon départ, à ce que je constate…, marmonna, pour lui-même, le jeune seigneur des ténèbres.
Il entra dans la pièce qui semblait être un salon à cause des divans éventrés et de la petite table a café dont une des pattes était brisée qu'il y avait.
Crack.
Un bruit soudain retentit dans la pièce d'à côté! Quelqu'un s'y trouvait, mais qui? Vantes? Des Mangemorts? Tom, approcha tranquillement, baguette sortit, faisant attention à ne pas faire de bruits. Il se plaqua contre le mur qui séparait cette partie de la maison à l'autre où se tenait l'intrus. Il glissa le long du mur en direction de l'entrée vers l'autre salle, pour bondir par surprise sur celui qui tenterait de passer par l'ouverture.
***
D'un autre côté, loin de la forêt, Harry avait emprunté un chemin facile, un chemin sans embûches.
— Pas comme cet idiot de Voldemort qui a pris la Forêt Interdite! pensa-t-il.
Effectivement, cette forêt abritait des Centaures, des Testrals et toutes sortes de créatures dangereuses et meurtrières. C'était du suicide de s'y engager seul. Peu importe, Harry se fichait de ce qui pouvait lui arriver, après tout, Tom était son ennemi mortel, pas son ami. Il marchait en ce moment sur un sentier désert, sans la moindre bête sauvage ou être humain en vu. La nuit précédente, Harry avait fait usage d'un portauloin qui transplanait ses utilisateurs dans un petit village complètement inhabité depuis la 2e Grande Guerre, le village où est bâti le fameux Manoir Riddle, la demeure de Lord Voldemort. Le jeune garçon avait plusieurs fois pris cette route avec ses alliés de la D.A., Dumbledore's Army, pour s'introduire dans la bâtisse afin d'y faire une attaque-surprise ou tout simplement de l'espionnage. Cette voie était tout à fait banale de nos jours et Harry riait encore en pensant aux situations périlleuses dans lesquelles devait se retrouver l'ex Dark Lord, pendant que lui, trottinait aisément sur un petit sentier. C'est alors qu'il vit le haut du toit d'une vieille église, il était enfin arrivé. Un peu plus loin aux alentours se tenaient des maisons, ou les débris de ce qui fut autrefois des maisons. Vers sa droite, Harry entrevit, derrière les ruines des bâtiments avoisinants, la seule demeure à tenir encore en un morceau, l'ancien manoir des Riddle.
— Ah, voilà le manoir! s'exclama Harry, content d'être enfin arrivé à destination. Il était certain que, par la voie qu'il eut empruntée, il serait le premier arrivé.
Il était impossible que Tom, de son côté, n'ait pu atteindre sa demeure avant lui, surtout par la voie de la forêt. Il se dirigea donc vers la grande et imposante maison dans laquelle vivait Lord Voldemort avant sa chute. L'entrée donnait sur un petit escalier de pierres à moitié toutes fendues qui menait à une large porte double blanche dont les moulures minutieuses s'étaient défaites, avec deux poignées classiques et luxueuses, une sur chaque partie de la double porte, et desquelles le noir métallique était couvert de rouille. Harry les ouvrit et pénétra dans le manoir sans lumière. La première pièce était un grand hall aux murs garnis de tapisseries salies et décollées, avec de vieux chandeliers et de vieux portraits, tellement poussiéreux qu'on ne parvenait même plus à distinguer la peinture. Sur le plancher, un énorme lustre de cristal s'était écrasé, éclaboussant le sol d'une centaine de petits cristaux brillants çà et là. La salle suivante, une grande salle de séjour, séparé d'un petit mur laissant une ouverture vers la deuxième partie de la pièce : un salon.
Crack.
Un bruit soudain retentit dans la pièce d'à côté! Quelqu'un s'y trouvait, mais qui? L'homme aux cheveux blancs? Des Mangemorts? Harry approcha tranquillement, baguette sortie, s'appliquant à ne pas faire de bruits. Il se plaqua contre le mur qui séparait cette partie de la maison à l'autre où se tenait l'intrus. Il glissa le long du mur en direction de l'entrée vers l'autre salle, pour bondir par surprise sur celui qui tenterait de passer par l'ouverture.
***
— Yah!!!
Tom bondit de derrière le mur en même temps que l'intrus de l'autre côté. Ils se trouvèrent maintenant face à face, sa baguette pointant le coeur de son opposant, prêt à tuer, et celle de son adversaire, brandie à deux centimètres de son nez. Les deux stoppèrent net et restèrent là, sans bouger, ébranlés par le choc de la découverte de l'identité de la personne qu'ils avaient en face d'eux.
— Toi! Qu'est-ce que tu fiches ici? rugit le jeune homme au teint pâle et aux yeux de chat, sa baguette toujours dressée sur le torse de l'intrus. Il aurait pu le tuer! Potter avait vraiment été inconscient de surgir comme cela devant lui, il avait eu beaucoup de chance que Tom ait pu arrêter son coup.
— La même question se pose aussi pour toi! Comment as-tu fait pour arriver aussitôt? Surtout en passant par la Forêt Interdite! questionna Harry, à la fois déçu et heureux que ce ne fût pas un Deatheater qui était caché derrière ce mur. Il était rassuré que ce soit Tom. Comme ça, si jamais cet homme étrange, dont il ne connaissait toujours pas le nom, venait à se pointer, il ne serait pas seul pour le combattre.
— J'ai pris un raccourci! gronda Riddle en pensant dans son for intérieur; « Que vient-il faire ici, celui-là!? Veut-il gâcher ma vengeance contre Vantes? Où est-ce le vieux débile qui l'envoie parce qu'il croit que je suis devenu trop faible et incapable pour l'affronter moi-même?! »
— J'ai pris un raccourci, moi aussi! répondit Harry sèchement et pensa; « Tss... Belle façon de me dire, "Merci, Harry, de venir m'aider". J'aurais dû le laisser mourir, peut-être même qu'après ça il aurait réussi à revenir pour une 4e fois, hein?! Pourquoi pas?! »
— Tu n'as rien à faire dans cette maison, Potter! Alors, pars...
Lord Voldemort fut interrompu par un petit écran lumineux qui venait de prendre place dans l'un des portraits du salon. Une minute plus tard, l'écran enneigé, telle une télévision, fit apparaître les images d'un bureau aux larges fenêtres éclairant la petite pièce. L'image s'avança comme le zoom avant d'une caméra pour montrer, en gros plan, le visage bronzé aux yeux lavande de Vantes.
— Tiens, si ce n'est pas notre cher « voleur de mort » préféré, dit-il d'un ton moqueur, un grand sourire malsain aux lèvres.
— Tiens, si ce n'est pas Blanche-neige, répliqua le Dark Lord, faisant allusion à ses longs cheveux scintillants, d'une blancheur douteuse.
— Oh, et je vois que tu as amené ton petit copain avec toi, comme c'est mignon, ajouta Vantes désignant le garçon à lunettes.
— Suffis, Vantes, avec les commentaires de courtoisie! Et dis-moi plutôt ce qui me vaut toutes tes petites manigances! Que me veux-tu?!
— Ce que je veux? Et bien, puisque tu me le demandes, mon premier désir est de t'éliminer. Pourquoi? Hmm, par principe j'imagine. Ensuite… je ne sais pas, on verra bien. Hi hi hi.
Il le gratifia d'un malin sourire enfantin qui se voulait attendrissant, mais qui sur sa bouche démontrait plutôt tout le contraire. Harry en eut des frissons.
— Je savais que le premier endroit où tu viendrais me chercher, pour venger tes fidèles serviteurs, serait ici, dans ce manoir. Et j'ai vu juste, puisque tu es là. Hi hi.
— Et tu n'y es pas! Tu te caches ailleurs comme un lâche! cria Tom.
— Moi, un lâche? Ah bon? Il pencha la tête de côté d'un air boudeur, mais reprit vite ses traits mesquins, diaboliques.
— Interprète ça comme tu veux. Néanmoins, sache que, si je m'attendais à ce que tu viennes au Manoir Riddle et que je n'y suis pas, c'est pour une bonne raison... Tu ne crois pas? finit-il de sa voix mielleuse affichant un petit sourire qui présageait un mauvais coup de sa part.
— C'est... C'est un piège! comprit Harry.
— Bravo! Ha ha ha! Ton ami a tout à fait raison. J'avais envie de jouer un peu. Je ne vais pas te tuer tout de suite, mais si tu en meurs… ce n'en sera pas plus grave. Allez, amusez-vous bien avec mon petit animal domestique!
Puis l'écran du portrait s'éteignit et la peinture poussiéreuse reprit sa place. Tom et Harry restèrent un moment immobiles, écoutant le silence, se préparant à une soudaine attaque-surprise de la bête, mais rien.
— Quoi, c'est tout!?! Pas de monstre à 30 yeux avec des tentacules et de longues dents tranchantes?? Tss... je suis déçu! dit-il, presque sérieusement, en tournant les talons et marcha vers la porte double du Hall d'entrée, pas qu'il tenait vraiment à ce qu'une telle bestiole les agresse. Mais Tom, lui, avait pressenti quelque chose. La bête était bien là, mais où? Celui à la cicatrice s'apprêtait à ouvrir la porte quand Riddle parvint à situer là où se trouvait le monstre.
— NON!!! Attends, n'ouvre pas la por..., l'avisa-t-il. Mais trop tard, c'était déjà fait et à son grand étonnement Potter y trouva un horrible gros oeil jaune et gluant qui le fixait.
— AAAHHHHH!!!!!!!!!!!!!!! s'écria-t-il, traumatisé, en refermant la porte d'un coup sec, la barricadant avec son corps.
D'un puissant coup de tentacule, la créature arracha les autres étages de la maison qui s'envolèrent à des mètres au loin, ne lassant que la pièce du bas.
— RRAAaaOOOOooRRrr!! rugit le monstre.
Sans toit au dessus de leurs têtes, les deux étudiants pouvaient voir la bête sur toute sa grandeur. Elle devait faire au moins 30 mètres de haut, avec trois yeux jaunes. On aurait dit une sorte de gros chien avec des cornes et des dizaines de tentacules lui sortant du dessus du dos. Sans oublier les longues dents acérées. Avec l'un de ses tentacules de pieuvre, le monstre attrapa Harry, et d'une autre, Tom, qui était tombé derrière un gros débris de bois laissé par le toit cassé.
— Arg!! Lâche-moi, ignoble monstruosité! criait Tom, prenant sa baguette, tendis qu'Harry fut plus rapide et lança un sort.
— Lightezem!!
Les éclairs violets de la foudre jaillirent de sa baguette et frappèrent l'oeil central du chien sans pour autant qu'il ne réagisse.
— Tss... Voilà tout ce que tu arrives à faire, Potter?? Et dire que tu te glorifies de m'avoir vaincu... c'est d'un pathétique! ronchonna l'ex-Seigneur des ténèbres.
— Brokanfix!
Riddle planta sa baguette, tel un couteau, dans le tentacule qui le retenait prisonnier. Le tentacule se figea et devint aussi dur que de la pierre et, à l'endroit où la baguette était fixée, tout se fissura et éclata, comme si avec un marteau, il avait frappé très fort sur la masse devenue dure. La bête hurla de douleur lorsque son tentacule figé tomba en mille morceaux sur le sol, laissant s'échapper sa proie qui atterrit majestueusement, sans une égratignure.
— Et moi!! Tu me lai...
La créature canine avala Potter d'un trait. Elle avait peut-être perdu la moitié de son diner, mais n'allait surtout laisser le reste s'enfuir aussi.
— Xcalirom!
Il traça, en un mouvement, deux diagonales entrecroisées devant lui du bout de son arme magique et un « x » rouge apparut. Le symbole fonça sur le chien cornu et grandit et élargis à mesure qu'il se rapprochait de sa cible. Qu'était-il en train de faire? Il aidait Potter?? Son pire adversaire? Celui qui avait si souvent gâché ses plans. Et lui, Lord Voldemort, était en train de l'aider, de le sauver. Il devait être tombé encore plus bas qu'il ne l'avait imaginé. Le « x », qui faisait maintenant lui aussi une trentaine de mètres, rata sa cible qui bougea vers la droite pour l'esquiver, mais se fit toucher par un des lasers rouges qui lui tranchèrent ses pattes de droite ainsi que ses tentacules, écoulant du sang vert anormal.
— Coriace, ce monstre… Tu vas voir de quoi je suis encore capable! Bien qu'on ne me voit plus comme tel, je reste le plus puissant des mages noirs!
Il plaça sa baguette, devant lui, droite à la verticale.
— Incantobomb!
Une minuscule boule orangée se forma. Elle brillait de mille feux, comme un tout petit feu d'artifice, et gagnait en taille plus son créateur se concentrait. Elle atteignit bientôt la taille d'un ballon de basket.
— Bon, cela devrait suffire... Ouvre la bouche, mon grand! Voilà un repas bien plus nourrissant que Harry Potter.
D'un coup de baguette, il lança la bombe de lumière orange au même moment où la créature ouvrait la gueule pour rugir.
Gloup.
Le monstre, visiblement dépourvu d'intelligence, avala la boule.
Le Dark Lord sourit avec satisfaction.
— Destruc!
La bête sentit quelque chose dans son ventre. La boule, c'est-à-dire la bombe, éclata tout à coup au commandement de la formule d'exécution prononcée par Tom.
— Au revoir, hideuse bestiole.
La créature explosa dans un grand bruit, envoyant de gros morceaux de chair et éclaboussant les environs d'une substance gluante verdâtre. Un gros tas de morve semblait gigoter sur le sol : Harry.
Il essayait de se relever en glissant sur la glu verte, tentant de respirer l'air frais pour se remettre de sa quasi-suffocation de l'intérieur de l'estomac du chien.
— Oh, surtout ne me remercie pas.
Arrêtant de tousser et de cracher la substance visqueuse du corps du monstre, il dit :
— T'es dingue!! T'as failli me faire exploser avec le chien à trois yeux!
— Que d'exagération, Potter, soupira-t-il. Prends cela du bon côté, ingrat. Tu es toujours en vie. Il s'agit là d'une bonne chose, n'est-ce pas? Alors, arrête un peu de geindre, et viens… nous partons.
***
— Te voilà! Non, mais ça va pas de partir comme ça! Sans nous prévenir!! le chicana Ron.
— Harry!!!! cria Hermione, lui sautant dans les bras.
Les deux jeunes aventuriers venaient de rentrer à l'école, tout sales, tachés de poussière et enduits d'une couche de morve verte séchée, le sang du monstre. Hermione se décolla rapidement et épousseta sa robe pour enlever la glu, restée collée, avec dégout. Ron avait l'intension de lui serrer la main, mais se ravisa.
— Euh… désolé, vieux... T'es plein de trucs gluants.
À cet instant, Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard, ainsi que le Professeur Minerva MacGonagall, arrivèrent et virent les deux garçons, qui s'étaient absentés, dans un bel état.
— Qu'est-ce qui vous avez fait!? Où êtes-vous allez trainer!? demanda Mcgonagal, hystérique.
— Euh... et bien, c'est-à-dire que..., commença Harry. Il cherchait une excuse valable. Il ne pouvait pas leur dire que lui et le Voldemort en version plus jeune étaient allés se battre contre ce « Vantes » et que, finalement, ils avaient fait exploser un chien avec des tentacules et des cornes.
— Rien de bien mal, « Professeur »… Seulment joué avec un chien, répondit Tom, puis se tourna vers Harry et lui sourit. Un premier vrai sourire. Un sourire complice comme s'échangeraient de bons amis. C'était la première fois qu'il le voyait comme ça, partageant un sentiment humain et naturel à l'égard de quelqu'un.
— Oui, rien de mal, professeur, répéta Harry lui souriant à son tour.
Tous deux prirent un air malicieux de petits garçons qui venaient de commettre un mauvais coup et rentrèrent à l'intérieur du château, laissant les autres derrière eux sans un mot de plus.
— Oh! Mais que vois-je? Vous voilà maintenant de bons amis, comme c'est touchant à voir. Je devrais prendre une photo, commenta Drago Malfoy qui passait par là.
Tom lui jeta un regard mauvais et formula le sort : Windbriz. Et un petit coup de vent souffla dans les cheveux de Malfoy qui fut complètement décoiffé malgré tout le gel qu'il prenait soin de mettre.
— GGgggrrrrrr..., grogna Malfoy et partit, vexé.
— Hahahahahahaha.
Ils riaient tous les deux. C'était bizarre, mais après tout, ils avaient vécu tellement de choses en n'étant qu'ennemis, que maintenant, ils pouvaient bien s'accorder de faire équipe. Le plus puissant des sorciers manipulant la magie noire et le célèbre survivant. Une sacrée équipe! Et peut-être qu'ensemble, ils pourront mettre un terme aux activités de Vantes.
