Bonjours à toutes et à tous! et nous revoilà pour un nouveau chapitre!

Un grand remerciement à Lolo : lire un roman ? Tu me flattes ! Ne t'inquiète pas, je n'abandonnerais jamais cette histoire ! Si je l'ai commencée, c'est pour la finir. Je ne sais pas combien de temps je mettrai mais tu as ma parole que je finirai ce que j'ai commencé :) Tes trois commentaires m'ont ravie et m'ont reboosté, tu devrais faire des exceptions plus souvent !

Ah bon, le résumé n'est pas attirant ? Mmh, je sais, je ne suis pas douée pour faire des résumés...Je vais essayer de le modifier mais si tu as une idée là-dessus, je suis prenante. Sache que le plan de l'histoire est déjà écrit pour les 15 premiers chapitres et sache que les personnages de mon histoire ne seront jamais guimauve ! Je n'aime pas cela ! Ils garderont tous, leurs caractères originaux (sauf peut-être Naruto qui aura un rôle très spécial). Naruto fait son apparition dans le chapitre 10 ou 11, comme je viens de le dire, il a un rôle spécial...je vais essayer de faire de son apparition une scène importante. Et oui, c'est bien un NaruSasuNaru (perverse!) mais il y a aussi du SasuSaku en compétition, attention ! XD.

Je suis vraiment contente d'avoir eu un avis, nouveau ! Grâce à toi, tu m'as donné l'envie d'écrire et de continuer cette fic ! Et je te le redis, n'hésite pas à laisser un commentaire, même un simple « j'aime » (XD) me suffira ! Je ne demande pas obligatoirement d'en laisser une, ce serait mal poli de ma part, mais tu vois, cela me permet de prendre en compte l'avis de mes lectrices, de savoir ce qu'elles aiment ou pas, si je m'égare... Enfin, voilà, encore merci et j'espère te revoir:)

Ma chère Loubna : Merci ! La suite est très spéciale...je te laisse découvrir:)

Note importante sur la publication des chapitres : Comme je l'ai dit à Lolo, je n'abandonne pas ma fiction, cependant, les chapitres seront longs à apparaître, en ce moment, je n'ai vraiment pas le temps d'écrire. Le chapitre 9 n'en ait qu'à la moitié et je ne l'aime pas, donc je pense le refaire... Celui-ci n'arrivera sûrement pas avant Février-Mars, oui je sais, c'est loin, je suis vraiment désolé. Je tacherai de vous informer via mon profil de l'avancement.

Pour les curieuses : Naruto fait son apparition dans le chapitre 10 ou 11 et Sakura, normalement dans le chapitre 9. Voila.

/!\ ce chapitre est déconseillé aux âmes sensibles /!\


Chapitre 8

Détrompe-toi, je ne suis pas aussi naïf que je n'y parais...


Le jour était déjà levé depuis une bonne demi-heure et Sasuke s'affairait à ranger toutes ses affaires éparpillées dans la chambre de l'auberge. Cela faisait quatre jours qu'il était bloqué dans cet endroit faute de bon temps pour entreprendre un voyage. Et comme aujourd'hui une éclaircie avait pointé le bout de son nez, il en avait profité pour partir de cette taverne qui l'étouffer.

Après avoir enfilé d'épaisses couches de vêtements de couleur blanche, Sasuke attrapa ses bagages posés au sol et sortit de la pièce. Refermant la porte derrière lui, il dévala les escaliers avec autant de mobilité qu'il put. En effet, ses sacs assez remplis, encombraient pas mal de ses mouvements et les couches de tissus réduisaient sa rapidité. S'arrêtant au pied du comptoir, il ne fut point étonné de ne trouver personne dans la salle de restaurant. Les voyageurs dotés d'un peu de bon sens, ne se précipiteraient pas à la première éclaircie venue d'autant plus que la tempête n'était pas terminée mais peu importait Sasuke. Tout ce qu'il souhaitait en cet instant était de sortir de ce trou-à-rat.

Reprenant sa marche vers la sortie, il fut interrompu par l'aubergiste en personne.

- Mais où allez-vous de bon matin, jeune homme ?

- Cela ne se voit peut-être pas, mais je quitte cet...endroit, déclara Sasuke avec sarcasme.

Il voulut faire demi-tour mais l'homme d'âge-mûr l'en empêcha en empoignant son avant-bras avec force, le retenant contre son gré.

- Vous ne devriez pas sortir, la tempête menace encore ! Vous êtes bien trop jeune pour mourir à cet âge. Réfléchissez bien ! Vous n'êtes pas suicidaire au moins ? Expliqua t-il de sa voix dure et puissance.

Donnant un coup sec pour se dégager, Sasuke adressa un regard noir à l'homme, mais cependant, il se retient de rétorquer une phrase qui lui aurait valu ses foudres. La carrure de l'aubergiste étant impressionnante et deux fois plus développée que la sienne, il ne voulait pas déclencher une bagarre dont l'issu était loin de lui être favorable. .

- Je ne suis pas suicidaire mais pressé de me rendre à destination, se contenta t-il de dire.

- Mais la tempête n'est pas terminée ! Vous êtes fou ! Cria l'homme en postillonnant.

L'uchiha se fendit d'un sourire malsain.

- Peut-être que je le suis...mais au moins, je peux me différencier de la plupart des mortels, répondit-il en détachant chaque syllabe, et un conseil, parler moins fort, vous allez réveiller votre clientèle.

Et sur ce, il sortit en claquant la porte.

Le froid le prit violemment et il resserra ses bras autour de son corps. La température devait être bien loin du zéro. Il n'y avait là qu'une étendue de glace et de neige à perte de vue. Les arbres agrémentant le paysage avaient enlevé leurs apparats d'été pour se mettre à nus devant lui pour l'éternité. Ici, les saisons n'existaient pas. Seul l'hiver régnait en maître dans cette contrée.

Se déplaçant difficilement dans la neige, Sasuke se rendit à l'écurie. Une fois les grandes portes du bâtiment poussées, il chercha des yeux sa monture et quand il l'eut repéré, il trottina dans sa direction. Ouvrant le box avec difficulté à cause du givre qui s'était installé, il s'approcha doucement de son destrier qui devait sûrement être en effervescence.

Posant sa main sur l'encolure, Sasuke le caressa avec douceur avant de déposer dans un coin ses bagages. Ouvrant l'un d'entre eux, il en sortit quatre hipposandales qu'il se dépêcha de faire enfiler au cheval et par la suite, le scella. Attachant quelques sacs à sa monture, il l'entraîna à l'extérieur.

Sasuke leva le nez en fronçant des sourcils. L'auberge du Nord était le nom donné à l'établissement dans lequel, il avait séjourné plusieurs jours. Étant arrivé à la nuit tombée, il n'avait pas vraiment fait attention à la façade et son regard dubitatif en disait long...Les fenêtres du premier étage étaient barricadées avec des planches moisies et vertes de mousses. Les volets se désintégraient à cause d'un entretient inexistant, la peinture se décollait des murs quant au reste qui partait en cendres...Il ne pouvait pas dire qu'il n'était pas heureux de quitter cet endroit.

Tirant sur les rênes de sa mouture, L'uchiha avait décidé de marcher quelques kilomètres, au lieu de la monter, pour ne pas la fatiguer dès le début du voyage.

Suivant un sentier qui grimpait, cela faisait deux bonnes heures qu'il marchait sans discontinuer. La montagne se dressait, droite et fière de toute sa splendeur devant lui. Le ciel pleurait des larmes poudreuses et blanches de plus en plus abondantes. L'air semblable à de la glace continuait à se rafraîchir et la terre jouait à le faire tomber. Les ruisseaux ne chantonnaient plus leur belle mélodie, les animaux se faisaient silencieux et les arbres abandonnaient leurs danses et se figeaient. Il n'y avait là que tristesse, la joie ayant déjà fait ses bagages il y a longtemps. .

Dérapant une fois de plus, Sasuke se décida à faire une pause. S'asseyant sur un tronc d'arbre, il se mit à se frotter les mains en soufflant dessus. De la fumée blanche sortait de sa bouche. Fouillant dans ses poches, il en sortit une carte toute froissée qu'il déplia avec difficulté. Regardant, attentivement son itinéraire, il soupira de lassitude. Encore trois jours de route non-stop et il arriverait à la frontière entre les deux factions. Et un jour de plus pour arriver à la ville la plus proche. N'ayant pas le temps de s 'apitoyer sur son sort, il se releva, rangea son morceau de papier, agrippa les rênes de sa monture et se remit à grimper. Une fois le col franchi, la marche serait beaucoup plus simple.

Après avoir traversé énormément d'obstacle comme une tempête déchaînée, un lac gelé, une montagne infranchissable ou encore deux ours mâles se battre à quelques pas de lui, Sasuke avait fini son ascension. Devant lui, s'ouvrait une vallée de sapins. Enfin un peu de couleur dans ce paysage quasi-désertique . La neige étant moins épaisse dans ce lieu, il décida de se mettre en scelle pour gagner un peu de temps. En effet, les vivres s'épuisaient très vite et n'en ayant pas emmené énormément, lui et sa mouture, risqueraient de mourir avant d'avoir atteint leur destination.

Deux jours, déjà, qu'il avait quitté l'auberge sur un coup de tête, ne pouvant plus supporter le vacarme qu'offrait celle-ci. L'alcool était trop omniprésent et la moisissure aurait fini par lui faire perdre pied. Ce qu'il pouvait détester ce genre masure ! Au moins, exilé dans les plaines glaciales, il n'avait pas de problème de voisinage. Le bruit étant en option, ses oreilles pouvaient se reposer en toute tranquillité. Il ne lui restait qu'un pauvre jour de marche pour atteindre la frontière et dieu soit loué car sa malheureuse bête allait finir par rendre l'âme à cause de ce froid mordant.

Se redressant difficilement tant ses membres étaient engourdis à force d'être resté si longtemps assis dans la poudreuse, Sasuke s'étira. Puis, il fouilla dans les poches de son vêtement trempé, avant d'extraire une petite gâterie pour son cheval. Lui tendant sa main gantée de cuir, l'animal se précipita sur sa maigre consolation. Tapotant affectueusement l'encolure, il se remit en marche.

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Déboutonnant ses vêtements avec empressement, Sasuke crut un instant de mourir de chaud. Cela faisait à peine cinq minutes qu'il avait posé le pied sur le sol de la faction des Sarutobis que déjà il suait. La différence de température entre le berceau cristallin et ici, était indescriptible, comme si une barrière invisible était dressée au milieu des champs et que tout d'un coup, vous sautez dans un autre monde..

Fourrant dans un sac toute les couches qu'il portait, Sasuke se hâta, ensuite, vers sa monture pour lui enlever sa couverture de laine et ses hipposandales. Changer d'atmosphère à cette vitesse était vraiment mauvais pour le métabolisme si bien qu'il se demandât si son cheval n'allait pas laisser tomber sa carcasse sur l'herbe verdoyante.

Encore un bon jour de marche et nous serons arrivés dans la ville la plus proche,pensa t-il, le regard tourné vers le soleil.

Après s'être restauré durant environ une heure, le fils de Fugaku reprit sa route à travers les pâturages et les nombreux troupeaux. C'était la première fois qu'il foulait le sol de cette région. Celle-ci était magnifique. Il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. Le vent venait caresser son visage sans l'agresser. Le soleil l'éclairait sans le brûler. Sasuke marchait tranquillement sur un étroit chemin de pierre, son cheval trottinant à ses côtés. Il humait l'air dont la senteur se rapprocher fortement de la lavande.

Habillé d'une simple tunique entièrement blanche, d'un bas blanc également et d'une fine cape rouge, il espérait passer inaperçu une fois arrivé en ville. Il n'aimait pas qu'on vienne l'aborder sans raison particulière. Pas qu'il soit asocial, non, cependant, il préférait la compagnie des personnes qu'il connaissait. Faire conversation avec des inconnus, n'était pas son fort. La moindre des politesses était de ne pas déranger les gens, non ?

Fatigué d'avoir du dormir dans une sorte de grotte, inconfortable, dure et froide, il espérait qu'un logement pourrait lui être confié le temps d'une nuit. Il avait besoin de se reposer, il ne voulait en aucun cas arriver à la capitale avec une mine de fantôme...déjà que son teint si prêtait bien.

Une autre faction le séparait de Konoha et en calculant à la va vite, il en déduisit que dans une semaine et demi, il pourrait, enfin, se reposer convenablement, sans dépenser une fortune pour un simple lit. Sa bourse étant pleine, il ne se faisait aucun souci pour son estomac.

Arrivant aux abords de la ville, Sasuke s'avança dans une très large ruelle, visiblement boudée de personnes qui riaient et s'amusaient. Marchant tranquillement sur les dalles, Sasuke scrutait chaque bâtiment dans l'espoir de déceler un endroit pour la nuit. Ne faisant guère attention aux misérables venant l'accoster, il continuait sa ligne droite, se foutant pas mal de heurter une quelconque personne qui de toute façon, il ne reverrait jamais. Il avait mieux à faire que de s'excuser. Après quelques minutes de recherche, il découvrit une taverne très animée et dont la devanture laisser présager un endroit agréable et bien entretenu. Poussant, alors, la grande porte qui faisait office d'entrée, un espace assez convivial l'accueilli. Se frayant un chemin vers le comptoir, il fit signe au tavernier.

- Le repas du jour, dit-il simplement sans aucune politesse.

- Pas de problème, allez vous installer, une serveuse viendra vous l'apporter. Répondit le vieil homme dont l'âge ne devait pas être loin de la soixantaine.

Finissant par trouver une petite table libre, dans un coin sombre de l'établissement, il s'y orienta d'une démarche altière.

Tapotant la table de son doigt, il se surprit à penser à son oncle et à sa réaction bien trop exagérée. En une semaine, son existence fut chamboulée. D'abords par la conversation qu'il avait eu avec Kagami et dont sa réaction fut un tantinet violente, ensuite par la découverte des fiançailles de son faux frère, puis par la félonie de son amie d'enfance et enfin par la découverte des lettres. Celles-ci prenaient le plus de son attention puisqu'il ne pouvait comprendre les réactions différentes de son géniteur, se demandant s'il n'était pas un peu lunatique. M'enfin, il s'en foutait royalement de sa pauvre famille, juste qu'il était irrité qu'on le prenne pour un con.

Jamais, il n'offrirait d'excuse à qui que ce soit pour son comportement jugé déplacé, tant que ça ne le gênait pas, il ferait avec. Il eut souvenance d'avoir croisé un vieux grand-père, un peu conservateur sur les bords, lui ayant fait remarquer d'une manière grossière qu'il était en marge de la société car son attitude était affriolante et pas digne d'un homme. Vous y croyez-vous ? Comme s'il se trimbalait avec une pancarte, avec marqué dessus « érotisme ». Les mentalités étaient vraiment exaspérantes...Quoique...pourquoi pas... il s'adonnerait avec joie à ce jeu interdit...

Rouvrant ses yeux qu'il avait fermés inconsciemment, il remarqua que deux hommes s'étaient installés à la banquette en face de lui, tout deux, sourire aux lèvres. Les regardant attentivement, Sasuke pouvait aisément affirmer qu'il n'avait rien à leur envier. L'un avait des cheveux gris mi-longs et portait des tatouages en forme de triangle sous ses yeux. Quant à l'autre, il était bien trop musclé, les cheveux crasseux, avait une pilosité excessive et il était de surcroît borgne. La nature ne les avait pas gâtés.

- Que fait une demoiselle telle que toi dans un endroit comme celui-ci ? Demanda le plus petit, content de sa phrase.

Les traits impassibles, Sasuke ne répliqua pas à sa moquerie. Il n'avait que faire des personnes dans son genre.

- oh ! Mais c'est qu'elle boude, la minette ! Continua t-il dans un rire vivace.

Indifférent aux provocations de la vermine qui lui faisait face, Sasuke tourna la tête et se mit à écouter les discussions voisines. La plupart d'entre-elles, était inintéressante voir même insignifiante. Certains faisaient la cour aux quelques femmes présentes, d'autre pariaient sur les morts éventuelles des chefs de clan. Dans un coin, des hommes faisaient des bras de fer ou encore, quelques uns se menaçaient pour de l'argent. C'était fou ce que l'alcool faisait comme ravage. Pas étonnant que ses voisins de table eussent l'air d'attardé.

- C'est bon, on s'amusait juste un petit peu pour voir ta réaction. Moi s'est Zori et lui, c'est waraji...

Pourquoi perdre son temps à bavarder quand manifestement l'intéressé ne montre aucun enthousiasme à faire conversation ? Et dire que des gens aiment perdre leur temps...

- J'ai l'impression de parler à un mur, pas vrai Waraji ?

- Peut-être que cet enfant est timide...Et si on le décoinçait, qu'en penses-tu ? Suggéra le borgne.

- mmh...je suis partant, répliqua son acolyte.

Riant de plus belle, le prénommé Zori avança sa main droite en direction des cuisses de son voisin mais son action répugnante fut stoppée par un poignard planté dans sa chair.

- Et si vous me laissez manger avant d'entamer...des connaissances plus poussées ? Expliqua l'uchiha un sourire tentateur aux lèvres.

Avait-il vraiment l'intention s'adonner à de telles pratiques ou avait-il une idée derrière la tête ?

En tout cas, sa proposition enchanta ses voisins qui, ravis, commandèrent de la bière.

- Pourquoi venir dans une ville ayant une réputation de cité des plaisirs, as-tu besoin de quelque chose de particulier ?

Alors là, ils venaient de le surprendre. Donc comme ça, il serait dans une citée à plaisirs...Cela expliquerait le comportement aguicheur des personnes qu'il avait croisé dans la rue...

- Je vous vois venir...mais détrompez-vous, il n'y a pas que la populace de « bas » rang qui vienne ici...Il y a même des nobles de très haut rang qui viennent prendre du plaisir, si vous voulez savoir . Nous avons de très bons établissements de plaisance...

Sasuke sourit intérieurement, alors comment ça, il y avait des nobles...il était curieux de savoir qui précisément. Autant connaître ses probables adversaires...Il aurait de quoi les faire déchanter s'ils lui cherchaient des noises.

- Et quels nobles ? demanda t-il avec curiosité.

- Cela t'intéresse on dirait, ajouta waraji sur ses gardes

- J'adore les potins. Un mensonge bien trouvé et dont la « fausse » véracité des propos était difficile à démonter.

- Tu nous plais de plus en plus...mais si tu veux savoir... il y a le chef hyuga...

Enfin une annonce qui illuminait son voyage. Le meilleur ami de son père ainsi que son meilleur complice était adultère. ...Ses yeux pétillaient d'une joie sadique. Il avait finalement une arme qu'il utiliserait au bon moment. Ce n'était pas une mauvaise idée de bavarder avec ces deux fignoles, ils lui rapportaient gros.

- Mais dis moi, chuchota Zori, l'homme aux cheveux gris, Quel est ton petit nom ?

- Pourquoi te le donnerai-je ? Lâcha le brunâtre.

Il fit un rictus abject avant de répondre, guidé par ses hormones :

- Pour qu'on puisse le crier tout-à-l'heure !

Et ils ricanèrent.

- Croyez-vous y arriver ? Laissa échapper le jeune uchiha, sur un ton de moquerie.

- Je vois que tu ne sais pas qui tu as devant toi, mon petit...veux-tu qu'on te le montre maintenant ?

Des prétentions ridicules...il en rit intérieurement.

- Je préfère faire un peu connaissance avant. Prenons notre temps.

- Alors dis-nous ton nom !

-Taka, répondit Sasuke sans hésitation.

- C'est un joli prénom pour une poupée.

Une poupée, peut-être, mais venimeuse et dangereuse...

Une jeune serveuse vint enfin leur apporter les boissons ainsi que le repas du jour commandé. Ses deux compagnons de taverne en profitèrent pour la déshabiller d'un regard affamé...Ils se comportaient comme de vraies bêtes. Ils ne pensaient qu'avec leur libido, s'en était affligeant.

Dans un soupir de dégoût, Sasuke commença son repas.

- Eh Zori ! Tu ne trouves pas que notre invité est un peu coincé, gloussa le borgne, je serais d'avis qu'on joue un petit peu avant de commencer nos affaires, pas toi ?

Deux pervers ayant perdu leur sens moral...si bien sur, ils en avaient eu.. Ne préférant pas répondre à une provocation si mal jetée, car il fallait bien le dire, ils n'étaient pas doués avec les mots. Jamais, il avait vu quelqu'un se faire courtiser d'une façon aussi vulgaire. Certes, ils ne voulaient que ses fesses mais il y avait des limites à ne pas dépasser. Pas qu'il avait envi de romantisme, loin de là, il était plutôt du genre à passer la nuit dans différentes couches...Cependant, il se décrirait comme plus délicat et non brute.

Waraji, le borgne, examina le contenu de la carafe servie, puis hurla d'une voix rocailleuse :

- Du vin et tout de suite ! De l'eau plate, mais où vous croyez-vous ?! J'avais demandé de la bière !

Un serviteur se précipita aussitôt au ton colérique du client. Déposant deux grosses bouteilles de vin, il bredouilla une excuse et partit à la suite.

L'Uchiha lança un simple regard interrogateur en direction de son interlocuteur en se servant du vin.

- Je te l'avais bien dit, nous sommes assez respectés dans cette ville...nous sommes une sorte de garde de l'ombre... On remet dans le droit chemin les gens qui n'y sont pas.

Des malfrats s'occupant de d'autres malfrats...ironique, non ? Sasuke parvint de justesse à stopper un commentaire peu glorieux et pendant que les deux êtres lui faisant face étaient en pleine folie, il en profita pour glisser une poudre blanche dans les bouteilles.

Cela faisait maintenant deux heures qu'il était en pleine conversation avec ses deux abrutis et ceci était un bien grand mot ! Pas l'un ne pouvait rattraper l'autre. Entre leurs essais de l'attoucher et leurs phrases dégoulinantes d'inepties, il avait tout simplement l'envie de les faire disparaître de ce monde et chance pour lui, le poison versé commençait à faire son effet. Les premiers résultats apparaissaient comme la fatigue ou encore la bave dégoulinant sur leur menton.

Profitant de leur somnolence, il partit discrètement.

XXXXXXXXXXXXX

La nuit était agréablement chaude malgré l'humidité, trace d'une pluie passée. Son regard dérivant vers le ciel étoilé l'attendrit. Ses traits se décrispèrent et un mince sourire vint orner ce visage marqué par la tristesse et l'absence d'amour.

Marchant tranquillement dans les rues pavetées, il se laissait bercer par la douceur du vent, comme une petite mélodie, il l'entraînait dans une danse sans fin.

Mais l'illusion de sérénité dans laquelle il venait de s'enfermer s'arrêta brusquement lorsqu'il fut brutalement tiré dans une ruelle sombre. Plaqué avec violence contre l'un des murs, il en perdit son souffle.

- Tu voulais nous fausser compagnie, princesse ? Aboya l'un de ses agresseurs.

- Putain...Fut le seul mot que réussit Sasuke à prononcer tant la douleur aux omoplates était présente.

- Comme tu dis...Je vais te dire un truc...Je n'aime pas que mon jouet parte sans me dire au revoir...s'exclama le prénommé Waraji, sourire malsain aux lèvres, tu nous as bien chauffés pendant le repas...Mais tu as décidé de ne pas finir le travail...Malheureusement pour toi.

S'appuyant sur le mur à l'aide de sa main droite, il tentait de se redresser malgré la douleur lancinante. Sa tête ayant cogné les briques avec force, il avait du mal à se tenir droit. L'impression d'être secoué comme un prunier s'accentua lorsqu'il se décolla du mur et par réflexe, ses doigts vinrent toucher son front. Un liquide pâteux s'écoulait et tachait la blancheur de sa peau.

Merde, pensa t-il, fait chier...

- Mais dis moi, tu ne nous aurais pas drogué, avança son collège sur de lui, j'ai comme l'impression d'avoir oublié une partie de mon cerveau...

- Ce n'est pas une impression...Mais la stricte vérité...Cracha Sasuke acerbe.

Il savait qu'en se foutant royalement de leur gueule, il risquait d'avoir de sérieux ennuis, surtout avec ces deux fous. Mais il n'avait pas pu empêcher cette remarque peu glorieuse de sortir de sa bouche. Fierté oblige, il n'avait aucune envie de finir misérablement. Il n'était pas faible, il savait se battre. Pas question de finir entre leurs mains.

- Ne te fous pas de nous, poupée...Coopère, tu n'as aucune chance. Deux contre un...

- Exacte, deux contre un...Ce n'est pas un peu déloyal ? Envoya l'uchiha, sarcastique. Votre force est sûrement comparable à celle d'un agneau...

Le coup arriva si vite qu'il ne nue pas le temps de l'éviter et la brutalité de l'impact le projeta cette fois-ci dans le caniveau. Son ventre qui faisait maintenant de longs loopings lui donné une envie irréversible de vomir. Chose qui arriva très vite. En effet, son estomac eut la bonne idée de se débarrasser de son repas.

-Ben, on ne tient pas l'alcool ? Ou peut-être qu'un agneau à plus de force qu'il n'y paraît, non ?

Deux rires moqueurs s'élevèrent dans la nuit, se répercutant le long des façades des habitations.

- Vos gueules ! hurla t-il avec froideur et mordant.

Non, non, non...Ça n'allait pas se passer de cette façon ! Il venait de se faire prendre par surprise, un putain de coup-bas. Il ne voulait pas revivre les cauchemars de son enfance...Il ne voulait plus se faire frapper, insulter, humilier. Il avait déjà eu sa dose. La scène qui se jouait devant lui et dont il était un figurant, lui donna un haut-le-cœur. Instinctivement, ses bras entourèrent son corps comme s'il était un petit être fragile. Son métabolisme, involontairement, s'agita. Légèrement au début puis plus violemment. Mais détrompez-vous, ce n'était pas des tremblements de peur...Mais de vengeance.

Des souvenirs tentaient de refaire surface. Des souvenirs qu'il aurait préférés ne jamais revoir...Des marques violacées...des entailles...des brûlures...du sang...STOP ! Cria t-il pour lui même, je n'en peux plus...

Se redressant, son regard se fit amer et impitoyable. Légèrement en retrait, il posa sa main sur sa hanche pendant que la deuxième essuyait le sang de sa lèvre entaillée.

- Mais c'est qu'elle niaque la princesse !

- Ferme-la ! Bordel ! Tu comprends ce mot au moins ?! Hurla t-il de nouveau à s'en briser la voix.

- On perd le contrôle ? Ricana Zori, c'est dingue, moi qui croyais qu'il se laisserait faire !

- Ça rajoute un peu d'amusement...On joue au chat et à la souris ? Comme tu voudras ! Continua son acolyte.

Des pauvres attardés en manque ! Complètement dérangés ! Mais il allait leur refaire le portrait ! Il n'était pas un jouet ! Comment osaient-ils le traiter de la sorte ?Il était un humain, non ?

Offrant un joli coup de pied dans le nez du plus petit, celui-ci tomba misérablement sur le sol.

- Il va me le payer ! Grinça l'homme. Tu vas voir, je vais te faire crier !

Un rire sarcastique franchit la bouche du jeune garçon. Dans son rire transparaissait toute la folie et la haine, le désespoir et la peur. Des sentiments qui prenaient une place importante dans son cœur. Un mélange si complexe... Son âme se reflétait dans ce rire, une âme toute aussi brisée. Une pensée lui vint...celle d'un jouet pour les plus puissants...Il n'était rien d'autre...Pour son père...sa mère...son frère...son oncle...pour ces deux brigands... Tous aimaient lui faire du mal. Ils le traitaient comme s'il n'était qu'un vulgaire animal.

Le borgne l'attrapa dans ses deux bras avec violence. Son dos, meurtri par la dernière attaque, tomba lourdement contre le sol froid et humide. Le temps que Sasuke se remette du choc, l'homme avait déjà glissé sa main rugueuse sur ses hanches et le caressait avec avidité.

Se débattant comme un diable, il finit par faire lâcher prise à son agresseur et il se recula à quatre pattes avant de se remettre debout. Une infime trace de peur résidait dans ses yeux.

- Tu as une peau si douce, déclara le plus costaud avec envie.

- Espèce de sales chiens ! Aboya l'uchiha ne contenant plus son envie de meurtres.

- Tu es encore plus mignon quand tu t'énerves ! J'aime les princesses qui ne se laissent pas faire...ça me plaît encore plus !

Ses vêtements étaient crasseux et en lambeaux. Eux qui au départ étaient blancs venaient de devenir noirs. Ses épaules étaient découvertes, au plus grand plaisir de ses assaillants qui le regardaient avec appétit, bien qu'il fit presque noir.

Soudain, la douleur qu'il avait tenté d'ignorer jusqu'à lors, le submergea et le fit grimacer. Il se plia en deux et souffla un moment. Son dos le faisait souffrir atrocement et il fut même surpris de pouvoir encore tenir debout mais pour combien de temps ? Car il n'y avait pas que son dos à être dans un état lamentable. Une brûlure désagréable se propageait à une vitesse fulgurante dans son avant-bras ainsi que des mots de tête l'élançaient.

- C'est dommage de te mettre dans cet état ! Tu nous obliges à abîmer un si beau corps ! Si tu nous laissais faire, ton calvaire prendrait fin et plus vite, tu pourras rentrer chez toi !

- Dans tes rêves, espèce de porc ! Je ne t'appartiens pas !

- Mais cela ne saurait tarder...Une personne consommer avant le mariage ne vaut plus rien, non ? N'est-ce pas comme ça que ça fonctionne chez les nobles ? Répliqua Zori qui était resté en retrait.

-Qui vous dit que je suis un noble ? Et qui vous dit que je ne suis pas marié ? Demanda Sasuke sur ses gardes. Les yeux plissés, il était attentif aux moindres mouvements.

Les deux hommes ricanèrent de plus belle comme si sa phrase avait eu pour but de les faire rire.

- Franchement ! Tout le monde l'a remarqué ! La façon dont tu te comportes, tes vêtements propres et impeccables, de la qualité, non ? Faut pas nous prendre pour des abrutis ! On a l'œil ! Alors dis-nous princesse...C'est quoi ton nom de famille et quel est ton rang ?

- A quoi vous serviraient ces informations ? Demanda t-il sèchement.

- Simplement pour savoir avec qui nous nous sommes amusés !

Ces deux vermines le dégouttaient plus que tout ! Et dire que des gens de cette catégorie pullulaient dans ce monde. En les regardants sourires sadiquement, Sasuke se demandait comment il allait faire pour se sortir de ce pétrin. Son cœur battait anormalement vite...Oui, il l'avouait, il avait peur...peur de finir sa vie ici, misérablement, dans ce caniveau jonchait d'ordures, dans cette eau sale qui sentait la vase. De toute façon qui s'en inquiéterait ? Il n'avait personne...

Voyant ses deux agresseurs se diriger vers lui, il recula jusqu'à toucher le dernier mur. Effectivement, la ruelle était sans issue. La seule façon de sortir d'ici était d'affronter ces deux-là dans un combat. Ayant suivit une formation lorsqu'il était enfant, il avait quand-même une chance bien qu'infime de sortir de ce trou.

- Pas la peine de chercher à sortir de là, tu n'as aucune chance. Tu es bien trop frêle.

- Tu me sous-estimes ! Répliqua acerbe Sasuke.

Et pour prouver ses paroles, il fonça avec rapidité dans leur direction. Tordant le bras du prénommé Zori, il le balança par la suite par terre avant de s'attaquer au plus costaud. Réussissant à lui mettre un coup bien placé, il fut cependant stoppé et plaqué contre le mur.

-Arrête de jouer princesse...Cela va finir très mal...Gronda t-il.

Le borgne lui coinça un bras dans son dos et approcha dangereusement son visage du sien. Ils étaient tellement proches que Sasuke pouvait aisément remarquer toutes les imperfections de sa face. Sa peau était moite et crasseuse, des poils poussaient un peu partout, et d'horribles points noirs prenaient place sur son nez.

Waraji lui planta brutalement ses doigts dans son cou, et colla son bassin au siens, histoire qu'il arrête de gigoter. Plaquant sa bouche répugnante sur la sienne, il força aussitôt le passage pour permettre à sa langue de jouer avec sa jumelle, sans aucune délicatesse. L'odeur de l'alcool et la bave de l'homme entrant dans sa bouche finit par lui donner la nausée. Son bassin, baladeur, descendait et remontait le long de ses courbes. Se retenant du mieux qu'il put pour ne pas vomir, il se surprit à espérer que le supplice s'arrêterait assez vite. Fermant ses yeux, Sasuke se concentra sur une image plus joyeuse, voulant par cet acte, abréger sa souffrance.

Il avait honte, il se dégouttait pour être un être si faible, il vomissait son existence, il se sentait si sale...

Mais lorsqu'il crut étouffer pour de bon, le borgne fut projeté à une dizaine de mètres.

Se redressant difficilement, Sasuke arrivait à peine à tenir debout. Son bras était sûrement cassé vu la douleur à chaque mouvement. Ne se souciant peu de fait inexplicable qui venait de se passer,il s'essuya la bouche d'un revers de sa main et il regarda droit devant lui, droit vers les deux monstres qui venaient de le souiller.

- Je ne sais pas comment tu as réussi à me pousser avec une telle force, mais sache poupée qu'on n'en a pas fini avec toi.

- Alors quel était son goût ? Il est bon au moins ? gloussa le deuxième.

- Tu ne peux pas savoir à quel point Zori...Attend que je le dresse un peu et il sera à toi !

Le borgne renifla dédaigneusement, sourire sadique en son visage.

- Et toi, princesse, tu as aimé ? Je ne t'entends plus beaucoup...Tu as perdu ta langue ?

Ses orbes sombres se vidèrent de toute vie alors que son cerveau fonctionnait à toute allure. Souriant avec sadisme, il répliqua sur un ton calme et posé.

- Tu ne peux pas imaginer ce que j'ai pu ressentir mon beau... Mais entends bien ce que je vais te dire...C'est la dernière fois que tu pourras me contempler...Oui la dernière fois.

Il était peut-être faible mais jamais, oh jamais ! Il se mettrait à genoux devant qui que ce soit. Il avait encore sa fierté et cet homme venait de dépasser le point de non-retour. Il venait de l'attoucher sans son consentement, PIRE ! Ce qu'il venait de faire était comme un viol ! Il venait de dépasser la barrière le protégeant de son intimité... Sa conscience en prenait un coup, son corps meurtri aussi...Il venait de perdre son honneur...

Sasuke empêchait des larmes de franchir le seuil de ses yeux. Il serra ses poings avec tant de force que les jointures devinrent blanches. Respirant du mieux qu'il put, il posa sa main contre son cœur et serra le morceau de tissu...Ce qu'il pouvait avoir mal à cet endroit...

Son esprit était en lambeaux, son cœur était en lambeaux, ses vêtements étaient en lambeaux. Il leva les yeux au ciel, cherchant un moyen de se déconnecter de cette réalité. La pluie venait de tomber, les éclairs brillaient et le tonnerre hurlait comme s'il rejoignait sa cause...Comme s'il était de tout cœur avec lui.

Reportant son attention vers ses violeurs, ses traits qui d'habitude étaient impassible, venait de se déformer dans une grimace de rage pure. Il voyait rouge. Son sang était en ébullition.

- Vous allez le regretter ! Hurla t-il enragé.

Il allait leur faire cracher leurs tripes à ces connards qui croyaient que tous leur étaient permis ! Qu'ils aillent au diable ! Il n'était pas une poupée et encore moins une princesse...Il allait leur faire ravaler leurs affronts, leurs coups et tout le reste !

Même s'il perdait la vie ce soir, il n'en avait que faire...car sa vengeance aura été accomplie.

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Il n'était plus qu'une loque vide...une coquille, une enveloppe charnelle sans rien à l'intérieur. Allongé sur un sol de pavé irrégulier, une larme de sang glissa sur sa joue d'albâtre comme une trace d'une lame bien aiguisée. Cette marque restera à jamais inscrite dans son cœur, une marque inscrite au fer-blanc...C'était leur faute ! A EUX ! Ce sont eux qui l'ont rendu comme ça...Il allait se venger ...C'était la faute de sa famille... oh oui ! C'était de leur faute...

Pataugeant dans le sang, ses yeux se fermèrent avec douceur...