Voila, vous avez de la chance que j'ai pu me connecter (héhéhé... le boulet d'internet parle XD) Voici un nouveau chapitre tout beau tout con comme d'habitude... Pour celui-ci, j'ai encore fait un chapitre à thème, en fonction du lieu ou se passe l'action... J'ai essayé de reprendre un peu l'ambiance qui régnait dans l'épisode de l'entrepôt 13. Quand à l'intrigue, qui seront les vainqueurs à votre avis ?

L'étau se resserre... Qui sortira vivant de ce combat ? Vous le saurez en lisant le chapitre 9 de Killer à Central XD


Chapitre 9 : La dernière heure

Neuf heures sonnèrent au clocher, non loin du QG de Central agité de bien étranges évènements.

Après avoir abandonné la poêle à marron, trop lourde pour être trimballée partout, Shieska avait cédé à son instinct primaire et était repartie à la bibliothèque, le cœur léger. Même si cela impliquait de traverser la grande cour, battue par les vents qui faisait voler la dernière couche de neige poudreuse pour se rendre au grand bâtiment. Elle en poussa la porte et entra rapidement dans le hall de la bibliothèque pour ne pas laisser le froid et la neige s'y engouffrer, puis s'avança dans les rayonnages perdus dans la pénombre en les dévorant du regard.

Mais elle savait ce qu'elle cherchait. Aussi commença-t-elle à monter les escaliers vers le premier étage, quand une pile de livres mouvante se dessina dans l'ombre au sommet de celui-ci. L'ambiance sombre de la pièce avait quelque chose d'un vieux polar qui la faisait frissonner.

– Eho ? Qui est-ce ? demanda-t-elle d'une voix qu'elle maintenait assurée.

Sans répondre, la pile de livres à pattes commença précautionneusement à descendre les marches. Instinctivement, Shieska commença à les monter. Sans doute était-elle prise de pitié à l'égard de la pile qui peinait et tremblait à descendre.

– Ne bougez pas, je vais vous aider…bredouilla la brune, vaguement inquiète.

C'est que l'ambiance commençait à être limite oppressante… Elle se donna une gifle mentale, se disant qu'elle n'avait aucune raison d'avoir peur, et posa les mains contre la pile de livres dans l'intention d'en soulever une petite moitié. Les livres semblaient vibrer sous ses doigts comme s'ils étaient vivants.

– Tu est morte… souffla alors une voix éthérée.

Shieska perdit soudainement pied avec un hurlement de terreur. Elle glissa contre la rambarde jusqu'en bas de l'escalier, où elle fut arrêtée par la boule de cristal qui ornait le pied de la rampe. Son cri trouva un écho dans celui de l'inconnu qui fit tomber la pile de livre dans sa propre frayeur. C'est ainsi que les quatorze volumes de l'Encyclopédie agrégée des principes alchimiques volèrent un instant. Le tout simultanément donnait une impression assez proche de la fin du monde.

Une fois que tout était retombé et immobilisé avec plus ou moins de dommages, Falman se releva de la marche ou il était tombé assis, pour apporter son aide à la femme. Il eu le malheur de poser le pied sur un des livres, ce qui eu le don d'accélérer grandement sa descente. Il prit à peine le temps de pousser un gémissement de douleur avant de rebondir comme un ressort.

– Shieska, ça va ?

– Oui… enfin, je crois…gémit-elle en se relevant, avant d'enlever ses lunettes pour les tordre, avant de les remettre sur son nez, de nouveau droites.

– Je suis vraiment désolé ; je ne pensais pas te faire peur à ce point ! s'excusa le militaire.

– Ce n'est rien, répondit la jeune femme en poussant un soupir de soulagement, avant d'éclater de rire. Alors j'ai perdu !

– Euh… oui, répondit Falman d'un ton hésitant en regardant Shieska se tenir les côtes de rire, sans comprendre que c'était le soulagement de savoir que ce n'était que le jeu.

oOoOoOoOo

A cet instant, Fuery bondit dans un couloir, mais parvint à ce retenir, et ne fit qu'effleurer la chevelure blonde d'Havoc, qui recula tout de même d'un air effrayé.

– Non mais ça va pas ! Qu'est-ce qui te prends ? grogna celui-ci, une cigarette entre les lèvres.

Il avait renoncé à avoir un trait de génie, et se contentait de descendre pour rejoindre la fête, espérant ne pas tomber sur Hawkeye, sans savoir qu'il ne risquait pas grand-chose, puisqu'elle était montée se débarrasser de sa robe en lamé glaciale dans laquelle elle jurait de ne plus jamais retourner au profit d'un tailleur à pantalon, plus confortable et nettement plus chaud. (Comment se fait-il qu'elle aie cette robe de lamé bleu super sexy ? C'est un des grands mystères de cette fic, n'allez pas voir plus loin…)

– Euh, pour le jeu, répondit Fuery, tu es mort.

– Ah, d'accord…soupira Havoc. Tu devrais faire gaffe, tu aurais pu m'assommer avec ce truc !

Sur ce, Havoc planta là son collège, bien décidé à aller dans la grande salle, où il l'espérait, se trouverai déjà quelques verres remplis et des petits canapés disposés en losange, laissant un Fuery totalement désemparé. Les derniers mots d'Havoc lui avait rappelé qu'il l'avait frappé durement plus tôt dans la soirée, mais le grand blond semblait ne pas s'en souvenir… Cela eu le don d'inquiéter le jeune militaire à lunettes.

Toutefois, cette inquiétude n'était rien à côté de celle qu'éprouvait Maria en traversant la grande cour. Il était presque neuf heures et demie, et Shieska n'était toujours pas reparue, alors qu'elle avait assuré qu'elle passerait juste à la bibliothèque prendre quelque chose… L'air résolu, Maria poussa la porte de la bibliothèque derrière elle. Il faisait sombre dans le grand bâtiment, à l'exception d'une lueur diffuse du côté droit de la salle. Maria d'y dirigea d'un air sévère, prête à se battre en cas de problème. Elle était isolée du bâtiment principal, et le savait. Elle approcha de l'endroit d'où provenait la lumière, ce qui lui permit d'assister à un étrange spectacle.

Shieska, aidée par Falman, était en train de recoller la couverture d'un énorme livre, ayant transformé l'escalier en atelier de reliure de fortune, le tout à la lueur d'un candélabre.

– Shieska, tu m'as fait une de ces peurs ! s'exclama Maria, rassurée. Ne disparaît plus comme ça !

La jeune bibliothécaire tourna la tête vers elle, tenant un rouleau de ruban dans la bouche qui l'empêchait de parler, mais souriante. Toutefois, son sourire se décomposa, et le ruban lui tomba de la bouche qui se transforma en un hurlement de terreur silencieux. Maria se retourna brusquement à cette vue, et sursauta.

Derrière elle se trouvait l'imposante silhouette d'Amstrong, entouré de ses sempiternelles étoiles roses qui rivalisait d'éclat avec les bougies allumées du chandelier qu'il tenait à la main. Il regarda la jeune femme au cheveux courts avec un air sombre et effrayant.

– Maria Ross, je vous déclare morte, dit-il de sa voix de basse en lui tendant la feuille des conditions à remplir.

– LE COLONEL MOUTARDE AVEC UN CHANDELIER DANS LA BIBLIOTHEQUE ! s'exclama Shieska en retrouvant soudainement l'usage de la voix.

Et pendant ce temps, Envy se réveillait dans l'infirmerie, se demandant ce qu'il foutait là.

Et pendant ce temps, une chose étrange de sexe masculin, aux cheveux roses, se baladait en accrochant des boules de gui (et oui, encore) partout dans le QG.

Et pendant ce temps, Breda se tenait les côtes de rire, sous la douche, en pensant à la façon dont il avait perdu à la partie de Killer.

Et pendant ce temps, Edward se demandait s'il allait tuer le Colonel ou pas.

Et pendant ce temps, Envy s'enfuyait par la fenêtre.

Et pendant ce temps, les Homonculus enrageaient de s'être faits avoir.

Et pendant ce temps, Greed picolait au bar du Devil Nest, une jolie nana sur les genoux, absolument pas concerné par les problèmes de ses congénères.

…La vie est pas toujours juste, hein ?