Bonjour, bonjour. Toujours aussi heureuse de vous retrouver en ce lundi.
Merci à vous qui me lisez. Il y a peu de retours sur cette histoire, mais quelques mises en favoris et en alertes qui me font bien plaisir. Et merci infiniment à ceux qui me laissent un petit message, vos commentaires sont un véritable bonheur.
Explications en bas de page pour le petit * dans le texte , si vous le voulez.
Bonne lecture... ;)
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Chapitre 9 :
Quitter le complexe sans se faire remarquer n'avait pas été une mince affaire. Mais au fond ça le rassurait. Dean avait croisé plusieurs patrouilles, vu les caméras de surveillances se diriger vers lui et le suivre un moment alors qu'il marchait dans le camps cet après-midi là. Tout était en ordre, les gars faisaient correctement leur boulot. Le camp était sécurisé.
Après sa conversation avec Ellen, Dean n'était pas allé à l'infirmerie, préférant s'isoler pour réfléchir. Ellen avait raison, comme d'habitude, sauver Sam avait tout d'une mission suicide. Et il n'était qu'un foutu égoïste de vouloir entrainer Castiel avec lui, de vouloir l'arracher à la vie qu'il venait juste de se reconstruire à la seule force de sa volonté. Et c'était vrai, ces dernières semaines Castiel avait radicalement changé. Il n'avait plus rien de ce hippie drogué et pathétique qu'il avait rencontré le soir de son arrivée. L'ex-ange avait réussi à se désintoxiquer de toutes ses addictions et même apparemment de cette fichue culpabilité qui le rongeait. Dean l'avait vu plus actif, travaillant à l'infirmerie, se rapprochant d'Ellen, se rendant utile et plus présent auprès de ceux qui avaient toujours été ses amis mais dont il s'était éloigné sans même s'en rendre compte. Il l'avait vu s'attacher à la petite Becky et à son jeune frère Tom qui avait enfin accepté de prononcer quelques mots, juste pour lui, puis Julia. Par sa simple présence, il les rassurait, les entourait, et leur offrait instinctivement l'affection dont ils avaient tant besoin. Lui qui n'avait pourtant jamais connu l'amour de son Père, encore plus absent que le sien, avait su donner l'envie de vivre à ces enfants orphelins. Leurs détresses s'étaient rencontrées, reconnues et mutuellement apaisées. Se sentir de nouveau utile avait fini de le relever, il était presque redevenu l'ange fort et fier que Dean avait connu, mais avec, en même temps, un côté tellement plus humain, mélange déroutant que Dean avait encore bien du mal à comprendre et à accepter.
Et il allait l'arracher à tout ça ? L'entrainer avec lui dans une expédition mal préparée à l'issue plus qu'incertaine. Dean avait pourtant suffisamment reproché à son double d'avoir envoyé ses amis, y compris Castiel, à une mort certaine sans sourciller pour tuer le Diable. Et lui s'apprêtait à faire de même, moins pour essayer de tuer le Diable que pour sauver son frère, mais au fond, est ce que ça faisait la moindre différence ?
Oui, Ellen avait raison, il aurait été le dernier des salopards d'arracher à son ami tout ce qu'il avait réussi reconstruire après avoir tout perdu.
Dean avait repensé à Sam, à cette nuit où il s'était introduit dans l'appartement de son frère, l'arrachant des bras de Jessica, pour l'entrainer avec lui sur une chasse à la recherche de leur père disparu. Le fait qu'il ait eu la meilleure des raisons ne changeait rien au fait qu'il était venu le chercher et lui voler cette vie normale qu'il avait toujours désirée et enfin réussi à obtenir lorsqu'il était parti à Stanford, qu'il l'avait ramené dans ce monde de la chasse et du surnaturel que Sam avait espéré laisser derrière lui, et sur le chemin au bout duquel il était devenu la marionnette de Lucifer.
Et même si il avait affirmé le contraire, Dean savait bien qu'il l'avait fait parce qu'il ne voulait pas se retrouver seul. Aussi simplement et égoïstement que cela.
Pas question de refaire deux fois la même erreur.
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Sa décision prise, il était passé voir Chuck et avait discuté avec lui une bonne partie de la soirée. L'ancien prophète avait probablement compris, mais n'avait rien demandé.
Ils avaient discuté pendant des heures de l'organisation du camp, des améliorations à apporter, de la sécurité et des structures à mettre en place. Il faudrait faire le recensement de ce qui était consommable ou périmé dans les entrepôts et voir comment il serait possible de faire durer tout ça le plus longtemps possible. Car même si ces réserves étaient immenses, elles n'étaient pas inépuisables. Il y avait des stocks de grains, ils devraient pouvoir faire des plantations. Il faudrait trouver les meilleurs terrains à côté du complexe, et les sécuriser. Un peu d'élevage aussi peut être. Et puis, il faudrait rechercher des gars calés en informatique et en électronique, pour aider Ash avec l'installation perfectionnée du camp. On ne pouvait pas se fier à Franck, ce gars était trop instable. Il fallait pouvoir prendre les commandes, juste au cas où.
Dean avait repensé à l'idée de Joe, de rechercher des scientifiques qui pourraient utiliser le laboratoire et essayer de trouver un remède à ce fléau. Mais il n'en avait rien dit. C'était trop tôt. Ils devaient encore finir de s'installer et se familiariser avec ces lieux. Chaque chose en son temps. Et Dean faisait confiance à la jeune femme pour ne pas lâcher son idée.
Lorsqu'ils se quittèrent, il sembla à Dean que Chuck voulait lui dire quelque chose, mais il ne le fit pas. Il se contenta d'une accolade qui surprit le chasseur autant qu'elle le mit mal à l'aise.
- Hé, ça va, mec. Qu'est ce qui t'arrive ?
- Adieu Dean. Fais attention à toi.
Dean était alors retourné à sa chambre, avait rassemblé ses quelques affaires, sans oublier bien sûr tous les ingrédients pour le sort de localisation. Il avait pris un repas rapide au réfectoire, parlé à quelques personnes. Il fut soulagé de ne pas croiser Castiel, il n'aurait pas voulu lui mentir et ne l'aurait peut être pas pu d'ailleurs. Son ami aurait forcement compris et probablement essayé de l'en dissuader, par devoir ou par obligation envers celui qui n'était pourtant plus son protégé.
Puis, Dean était revenu dans sa chambre dormir quelques heures.
Il n'avait finalement pas trouvé de moyen de sortir du camp sans être vu et, en fait, y avait rapidement renoncé. Il n'avait pas à se sauver, après tout, il ne faisait rien de mal. Alors pourquoi est-ce que c'était l'impression qu'il avait ?
Il avait pris une des motos avec lesquelles ils étaient arrivés, avait sanglé son sac dessus et s'était dirigé vers l'entrée du complexe, passant devant le panneau de bois que les réfugiés avaient été récupérer dans le bus accidenté trois jours auparavant, lorsqu'ils étaient allés chercher les corps de leurs amis décédés pour les enterrer.
Bienvenue au camp Chitaqua 2
Au poste de contrôle, Ed l'avait vu s'approcher et l'avait reconnu immédiatement.
Il lui avait ouvert la grille sans rien demander. Dean lui avait fait un signe de tête, avait tourné la poignée des gaz et la moto s'était éloignée à vive allure.
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Dean avait roulé sans vraiment savoir où il allait, jusqu'à ce qu'il arrive dans une toute petite ville, ou du moins ce qu'il en restait. Contrairement aux plus grandes, les combats avaient dû y être moins violents, les murs des maisons étaient encore debout, mais la population avait déserté, ce qui était plutôt une bonne nouvelle en fait.
Dean se dirigea presque par habitude vers le petit motel miteux qui ressemblait à tous ceux qu'il fréquentait lorsqu'il s'arrêtait avec Sam entre deux chasses. Dans le hall de réception, les meubles étaient recouverts de poussière et les murs de toiles d'araignées. Aucun client n'avait dû venir ici depuis une éternité. Au moins il ne serait pas dérangé, et de toute façon un Winchester n'était pas vraiment regardant sur l'état du ménage.
Dean prit une des clefs sur le tableau derrière le comptoir et monta l'escalier de bois. Par habitude il avait choisi la dernière chambre à l'étage, celle qui se trouvait la plus proche de l'escalier de secours. Les bons vieux réflexes. Il entra et laissa tomber son sac sur le sol. Le lit grinça lorsqu'il s'assit dessus et un peu de poussière s'envola et le fit tousser.
- Y a quand même du laisser aller, faut pas abuser, je vais me plaindre au service d'étage. Dit il tout haut plus pour tenter de de briser le silence de mort qui l'entourait, que pour faire de l'humour.
Jamais Dean ne s'était senti aussi seul et perdu depuis que Zachary l'avait catapulté dans ce futur cauchemardesque qui était devenu son présent. De cela, il s'était fait une raison tant bien que mal, il avait compris qu'il ne rentrerait jamais chez lui. Mais imaginer Lucifer se promenant tranquillement dans le corps de Sam était une monstruosité qu'il ne pourrait jamais accepter. Dean était sûr que Sam était toujours vivant, déjà parce que son frère était suffisamment fort pour endurer la présence démoniaque, et aussi parce que Lucifer ne se serait jamais privé du plaisir de pouvoir torturer à volonté sa victime favorite. Il secoua la tête, les poings serrés, refusant de laisser son esprit s'aventurer sur ce terrain dangereux.
- Tiens bon, Sam. Je vais te sortir de là !
Penser à son frère l'empêchait de s'apitoyer sur lui-même et ravivait sa colère. Et c'est exactement ce dont Dean avait besoin à ce moment précis.
Il se leva brusquement, attrapa son sac presque avec rage, essuya la poussière de la table d'un revers de sa manche et commença à sortir les ingrédients du sort de localisation. Il les disposa les uns à côté des autres dans l'ordre où il allait devoir les utiliser. Heureusement qu'il avait été à peu près attentif quand Castiel lui avait décrit la procédure.
Il se força à se calmer. Surtout ne pas faire d'erreur. Il n'avait pas assez d'ingrédients et ne pourrait pas recommencer deux fois. Il déplia la carte qu'il étala sur la table, remplit le bol, prononça la formule, et versa la mixture puis craqua une allumette et y mit le feu. Les flammes d'abord uniformes se repartirent sur les bords de la carte et progressèrent vers le centre dans un ensemble parfait. Elle fut presque entièrement consumée sauf deux endroits bien distincts qui restèrent intacts, le premier autour de la ville de Saint Louis et un second composé de trois cercles concentriques et d'un point au centre de Detroit.
Deux villes.
Pourquoi y avait-il deux villes ?
Est ce qu'il avait mal prononcé l'incantation ? Merde ! Où est ce qu'il avait fait une erreur ?
Detroit, c'est là que Sam avait accepté de devenir le vaisseau de Lucifer. Peut être que ça avait laissé une empreinte particulière sur la ville et c'était ce que le sortilège l'avait détecté. Pourquoi Lucifer serait il resté à Detroit après qu'il ait obtenu ce qu'il était venu y chercher ? Ca n'avait pas de sens.
Non, ça devait être saint Louis. D'ailleurs, lorsqu'ils avaient capté cet appel au secours avec la vieille radio, Ash avait eu l'impression que cela venait de là, le deuxième point de la carte épargné par les flammes. Le diable devait se trouver à Saint Louis.
Dean rassembla ses affaires rapidement, redescendit l'escalier, sangla de nouveau son sac sur le porte-bagages de la moto et vérifia le réservoir d'essence. Saint Louis n'était qu'à une centaine de kilomètres, le plein devrait suffire, et sinon, il trouverait bien une voiture à siphonner. Il monta sur l'engin, s'apprêtant à le faire démarrer lorsque deux mains vigoureuses le saisirent par les épaules et le tirèrent en arrière. Déséquilibré, il se retrouva étalé au sol, sur le dos. Il leva les yeux vers la silhouette qu'il avait du mal à distinguer à contre-jour tentant d'évaluer le danger, sa main droite déjà en train de dégainer son arme. Un coup de pied fit valser le pistolet au loin. Dean tenta de se reculer, mais son assaillant combla rapidement la distance qui les séparait. Et il le vit enfin.
- Castiel ?
L'ancien ange, visiblement furieux, mâchoires crispées, le regardait de toute sa hauteur, ses yeux lançant des éclairs. Dean se releva et lui fit face.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ce que JE fais là ? Cracha Castiel avec colère. Qu'est-ce que TOI, tu fais là ?
Dean s'était rarement sent aussi mal sous le regard clairement blessé et accusateur de son ami. Il aurait eu du mal à identifier ce qu'il ressentait à ce moment-là et l'idée que ce soit plutôt de la culpabilité effleura son esprit. Il accueillit presque avec soulagement la colère qu'il sentit monter en lui, tellement plus familière et facile à utiliser.
- Je pense que c'est évident, mec. Dit-il froidement. Et c'est évident aussi que je veux le faire seul. T'as pas encore compris ?
Il s'attendait à une explosion de colère de la part de Castiel, à devoir lui expliquer ses arguments, après tout il faisait ça pour son bien, l'ex ange allait bien devoir le comprendre. Au lieu de ça, l'homme lui tourna le dos. Il vit ses épaules se crisper et ses poings se serrer. Et la seconde suivante Dean se retrouva de nouveau allongé au sol, cette fois complètement sonné par le formidable direct du droit que Castiel venait de lui assener dans la mâchoire. Et visiblement l'ancien ange n'en avait pas fini avec lui. Il se pencha sur le corps de Dean qui n'avait pas eu le temps de faire un mouvement, le saisit par le col de sa veste d'une main, l'autre poing levé prêt à frapper de nouveau, et le rapprocha de son visage déformé par la colère.
- Je t'interdis de faire ça, tu m'entends !? Lui dit Castiel avec rage en détachant bien chaque mot. Je ne suis plus un ange et je ne suis plus ton protecteur. Je ne suis plus qu'un humain sans force et sans pouvoir et je sais que ce n'est pas grand-chose. Mais JE décide de ma vie. MOI. Pas toi. Est-ce que c'est clair ?
Toujours couché par terre, Dean acquiesça complètement stupéfait. Castiel le relâcha brutalement et se releva, lui tournant le dos à nouveau.
Dean s'assit au sol, frottant sa mâchoire endolorie. Il avait encore du mal à remettre de l'ordre dans ses idées tellement sa tête bourdonnait.
- T'as une sacrée droite, Cass ! Tenta-t-il au bout de quelques secondes de silence, pour retrouver une contenance.
L'ancien ange se retourna. Dean vit dans son regard, au delà de la colère, une douleur profonde, bien plus intense que celle plus physique que lui-même ressentait à ce moment.
- Cass, je ne voulais pas...
- La ferme Dean. Je sais ce que tu as voulu faire et j'en ai rien à foutre. Je te l'ai dit, je ne suis plus ton protecteur, mais tu n'es pas le mien non plus. Je croyais pourtant qu'on avait réglé ça depuis un moment. Relève toi maintenant. Et je ne veux plus en reparler. Tu m'as bien compris ?
Il lui tendit la main, saisit le bras que Dean leva et aida le chasseur à se remettre sur ses jambes. Lorsque Dean fut de nouveau debout et se retrouva face à Castiel, son bras tenant toujours celui de son ami, il le fixa et vit dans ses yeux la nouvelle blessure qu'il venait de lui infliger.
Dean soupira. Il n'était décidément qu'un con. Un con qui essayait de faire au mieux, la plupart du temps avec les meilleures intentions du monde, mais pourtant qui se plantait à chaque fois. Et aussi un con qui ne savait pas demander pardon. Alors, sans un mot, il laissa ses yeux exprimer ce qu'il n'arrivait pas à formuler. Castiel hocha la tête et le relâcha.
- Comment tu m'as retrouvé ? Demanda Dean après un nouveau moment de silence, remettant de l'ordre dans ses vêtements.
- C'est important ? Répondit Castiel encore sur la défensive.
- Pas vraiment. Simple curiosité.
- Ed m'a indiqué la direction que tu avais pris. J'ai juste suivi la route, en pensant que tu t'arrêterais dès que possible pour lancer le sort de localisation. Et j'ai reconnu la moto en passant devant le motel.
- Aussi simple que ça ? Tu me connais si bien alors ?
- Il faut croire. ... Dean ? Interpella t'il après un nouveau moment de silence
L'interpelé le regarda attendant la suite.
- Si tu me refais un coup pareil...
Dean se figea devant l'air infiniment sérieux et encore blessé de son vis à vis. Il hocha simplement la tête.
- Message reçu.
Sans rien ajouter, les deux hommes étaient remontés dans la chambre de motel.
- Le sort a fonctionné ? Demanda Castiel en voyant les restes brûlés de la carte sur la table.
- Plus ou moins. Ça a donné deux villes: Detroit et Saint Louis.
Castiel tiqua.
- Ouais c'est bizarre. Répondit dean à la question muette de son ami. Mais Ash a dit que la transmission venait peut être de Saint Louis. Et Lucifer était à Detroit il n'y a pas longtemps. C'est peut-être pour ça.
- Possible. Répondit Castiel peu convaincu. Donc là, tu partais pour Saint Louis.
Dean hocha la tête.
- Et après ? Une fois que tu y seras ?
Le chasseur haussa les épaules.
- Comme d'habitude. J'improviserai.
- Super plan.
- Ouais, un de mes meilleurs. Lui répondit Dean avec un petit clin d'œil, plus mal à l'aise qu'il voulait le laisser paraitre. Tu en es ?
Castiel le dévisagea, se retenant de sourire.
- Il me semble que ta mâchoire a déjà reçu ma réponse.
- Effectivement. Lui accorda le chasseur en passant ses doigts sur l'énorme hématome qui était entrain de s'y constituer.
Il était presque midi et ils décidèrent de manger un morceau sur place avant de repartir. Ils trouvèrent une boite de conserve de raviolis qui était encore consommable dans les cuisines du motel et la firent réchauffer. Ça leur permettrait d'économiser leurs propres provisions.
Leur frugal repas terminé, ils ressortirent du motel.
- Tu as pris la jeep ? Dit Dean en chargeant son sac à l'arrière du véhicule.
- Je n'ai rien pris du tout. Je ne me suis pas sauvé comme un voleur, moi. Chuck me l'a donnée.
Dean lui jeta un regard digne des meilleures bitchfaces que Sam lui adressait si souvent.
- Je conduis. Lui lança-t-il pour changer de sujet, tendant la main pour que Castiel lui donne les clefs.
- J'ai appris à conduire, tu sais. En les lui envoyant.
Dean s'installa derrière le volant avec un rictus moqueur et mit le contact pendant que Castiel montait côté passager en soupirant.
Le chasseur mit en route l'autoradio qui bien sûr ne cracha que des parasites et fouilla la boite à gants à la recherche de musique. Il tomba sur un Cd de Kansas et Carry on my wayward son fut la première chanson à se faire entendre. Dean grogna de plaisir en appuyant sur la pédale de l'accélérateur.
- Ca, c'est un signe, mon vieux. Un putain de bon signe !
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Ça faisait si longtemps que Dean parcourait les routes des États Unis en long et en large, qu'il n'eut pas de mal à trouver le meilleur chemin, évitant les plus grandes agglomérations pour arriver vers Saint Louis sans trop d'encombres.
- Quelque chose d'amusant ? Demanda Castiel en constatant le petit sourire sur le visage de Dean alors qu'ils approchaient de leur destination.
- Si on veut. Je repensais juste que c'est dans cette ville que je me suis rencontré moi-même pour la première fois. Finalement, je devrai être habitué maintenant.
Castiel lui lança un regard interrogateur penchant la tête sur le côté, essayant visiblement de saisir l'allusion qui lui échappait.
- Encore une référence à laquelle je ne comprends rien ? J'ai pourtant fait des progrès ces dernières années, mais là je ne vois pas.
- Non, Cass. Rien à voir. C'était en 2005 je crois, une des premières enquêtes sur lesquelles on a travaillé Sam et moi après qu'on ait repris la chasse ensemble. Le frère d'une de ses amies de fac avait été accusé de meurtre. C'était un polymorphe le coupable. Le salopard a pris mon apparence et je me suis descendu moi-même. Ca fait bizarre !
Il rit.
- En fait je me suis tué moi même, sans me suicider. Hé, c'est pas donné à tout le monde! Rit Dean, en levant les sourcils, amusé de sa propre plaisanterie.
- Très drôle Dean !
- Par contre, lorsque je suis venu ici la première fois, la ville ne ressemblait pas du tout à ça. Ajouta-t-il plus gravement en constatant l'ampleur des dégâts.
Ils étaient arrivés par la route 64, qui reliait Kansas City à Saint louis, et avaient décidé de s'arrêter dans les quartiers périphériques de la ville, espérant qu'ils soient moins infestés de Croats que le centre. Ils étaient passés devant la galerie Saint Louis, le grand Zoo et à proximité de l'université où Sam avait étudié. Tout était détruit, comme si une bombe avait explosé, ne laissant que des maisons en ruines, des rues défoncées, des immeubles effondrés. Même la Gateway Arch* n'avait pas été épargnée et il ne restait plus de la magnifique arche que ses deux bases, montant vers le ciel comme deux cornes maléfiques.
Lorsqu'ils se rapprochèrent, l'impression de désolation s'accentua encore. Une atmosphère sombre et une odeur de mort planait dans l'air, vestige de la dernière et récente attaque des démons de Lucifer.
La jeep tourna vers la droite, sur un petit boulevard.
Dean écrasa la pédale de frein. Devant eux à quelques mètres de distance, un groupe d'une trentaine de Croats se trouvait au milieu de la chaussée. Un instant le temps se suspendit, et personne ne bougea. Puis tous les visages se tournèrent presque simultanément vers la jeep, exprimant une férocité bestiale. Dean enclencha la marche arrière et la jeep recula en faisant fumer ses pneus. Dès qu'il le pu il fit demi-tour. Cela ne lui prit que quelque secondes mais ce fut suffisant pour que leurs assaillants les plus proches les rejoignent. Ils s'accrochèrent aux portières, essayant de les ouvrir, montèrent sur le capot arrachant au passage les rétroviseurs et les essuie-glaces. L'un d'eux réussi à briser la vitre de la portière du côté conducteur avec un morceau de métal et tentait d'extirper Dean du véhicule. Castiel prit son arme, visa le front de l'homme et tira le projetant sur la chaussée tandis que des morceau d'os et de cerveau éclaboussaient ses voisins.
Dean enclencha la seconde et démarra en trombe, priant pour que la jeep ne cale pas. Le moteur rugit, mais tint bon lorsqu'il relâcha la pédale d'embrayage et la voiture s'élança. Des Croats agrippés aux portières se laissèrent traîner sur le goudron quelques dizaines de mètres avant de lâcher prise. Dean donna un coup de frein brutal pour déloger celui qui se trouvait toujours devant son pare-brise. Un dernier, sur le toit, donnait toujours de violents coups de poings comme si il espérait percer la carrosserie à mains nues. Dean prit à gauche, en faisant un virage serré et l'homme, déséquilibré, tomba sur la route en faisant des tonneaux.
- C'était peut être une bonne chose que tu conduises, finalement. Dit Castiel agrippé à son siège.
Dean lui fit un clin d'œil.
- Joli coup tout à l'heure, mec. Merci. J'ai bien cru qu'il allait m'avoir.
Le chasseur sourit en voyant l'ex ange se redresser, acceptant silencieusement le compliment.
La jeep s'engageait à présent sur un des ponts franchissant le Mississippi. Dans leur fuite, ils s'étaient dangereusement rapprochés du centre-ville qu'ils avaient pourtant voulu éviter initialement et ils se trouvaient à présent à découvert. Et même si leur vision dégagée leur permettait de voir qu'ils n'étaient plus poursuivis, ils restaient une cible beaucoup trop exposée.
Sitôt le pont franchi Dean voulut tourner sur sa droite pour se mettre plus à l'abri dans une rue adjacente mais une voiture surgie de nulle part manqua de peu de leur rentrer dedans. Le conducteur klaxonna.
- TON FEU EST ROUGE, CONNARD ! Hurla le chauffeur furieux.
Par réflexe Dean jeta un regard au feu de signalisation effectivement écarlate.
Hein ?
Derrière lui d'autres voitures s'étaient arrêtées pour laisser le passage à celles qui venaient de la rue perpendiculaire. Un autre véhicule les dépassa en klaxonnant de nouveau.
- Ça va pas de rester en plein milieu de la route ?!
Ils étaient arrêtés en plein milieu du carrefour et tout autour d'eux, ils pouvaient voir des voitures, des gens sur les trottoirs, des rues impeccables. Les bruits de la circulation et des passants leur parvenaient par la vitre brisée de la jeep.
- Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?! S'écria Dean complètement abasourdi.
Il regarda Castiel qui voyait visiblement la même chose que lui et était tout aussi surpris. Au moins un bon point, il n'hallucinait pas.
Dean se retourna sur son siège. Les voitures qui le suivaient s'étaient rapprochées et commençaient à le klaxonner. Le feu était passé au vert et leurs conducteurs voulaient avancer.
Mais le problème c'est qu'ils n'étaient pas là la seconde d'avant. Pas plus que cette rue intacte, et que tous ces imbéciles qui les regardaient étonnés ou irrités dans leurs voitures et sur les trottoirs.
- Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qui se passe ici ?! S'écria t'il de plus en plus effaré.
- Pas la moindre idée, mais je crois qu'il ne faut pas rester là, Dean. Répondit Castiel alors qu'un homme était descendu de sa voiture et se rapprochait d'eux à grande enjambées en leur hurlant de bouger leur foutue bagnole de là.
Dean enclencha la première et démarra. Il tourna dans la première ruelle qui s'offrit à sa vue et gara la jeep.
Autour d'eux la ville était intacte, les gens passaient en flânant, s'arrêtaient devant les vitrines des boutiques joliment décorées. Une femme sortit de la boulangerie, tenant une petite fille par la main. L'odeur du pain chaud vint leur chatouiller les narines et le ventre de Dean se mit à gargouiller. Sur le trottoir d'en face, un jeune couple promenait leur bébé dans sa poussette. Malgré l'étrangeté de la situation, Dean ne put s'empêche de se demander comment cet avorton avait pu séduire un mannequin comme cette fille là. Le veinard ! Enfin bref. Une ville normale, pleine de gens normaux qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes.
En 2014... Alors que le monde était détruit et envahi de Croats... Ouais, tout était absolument normal ! Prenez moi pour un con !
- Tu ressens quelques chose ? Demanda Dean à Castiel avant de se rappeler que son compagnon ne pouvait plus détecter les enchantements.
- Non. Mais malheureusement cela ne veut pas dire grand-chose.
- Désolé, mec. A ton avis qu'est ce qui se passe ?
- Difficile à dire. Une illusion ? Un sort ? Ou alors cette partie de la planète a été miraculeusement épargnée par le virus.
Dean repensa à Joe. Et si ces gens avaient trouvé un remède ? Ou alors si quelque chose avait protégé cette partie du globe? Ça méritait vraiment qu'ils essaient d'en savoir plus, mais il n'y croyait guère.
- Mouais. Ou alors... Reprit il plus pragmatique. Ce sont tous des démons. Ou des Croats.
Il regarda autour de lui avec subitement plus d'inquiétude alors que les conséquences de cette idée prenait forme dans son esprit. Zombi land ou Démon land ? Aucun de ces deux n'était vraiment réjouissant. Mais un remède ? Et personne en dehors d'ici n'en aurait entendu parler ?
- De toute façon on en apprendra pas plus en restant coincés dans cette bagnole, sans compter qu'on se fait un peu remarquer là.
Effectivement, la jeep cabossée, la vitre conducteur brisée et les restes de Croats accrochés en déco extérieur sur la carrosserie attiraient vraiment trop l'attention. Dean voyait les gens se rassembler et discuter entre eux en les observant. Une vieille dame qui promenait un tout petit chien noir au bout d'une laisse alla trouver un policier et parlait avec lui en les désignant du doigt.
- On se barre. Dit Dean en redémarrant la jeep.
Il parcouru de nouveau les rues alternant zones commerciales ou plus résidentielles. Ils passaient à présent dans un quartier bourgeois, longeant de jolies maisons avec des pelouses bien tondues, propres et agréablement arrangées. Des enfants jouaient au ballons dans les jardins, des chiens y couraient en aboyant.
Il leur sembla apercevoir plusieurs fois des habitants qui les regardaient passer de derrière les rideaux fermés de leurs jolies habitations. Dean se sentait épié. Il y avait définitivement quelque chose qui clochait ici. Quelque chose de plus encore que de se retrouver dans une ville intacte au milieu d'un monde en ruine.
Après avoir traversé un nouveau carrefour, prêtant attention cette fois à la circulation dont il n'avait plus l'habitude, Dean reconnu la maison de l'amie d'enfance de Sam, Rebecca, la jeune femme dont le frère avait été accusé de meurtre et qu'ils étaient venus aider. Dean stoppa la jeep.
- Je connais cette maison. C'est là qu'habitait l'amie de fac de Sam. On va voir ?
Après tout, ils devaient comprendre ce qui se passait ici, et Rebecca, si elle vivait toujours ici et si elle n'était pas devenue une mort-vivante enragée dévoreuse de cervelle, pourrait peut-être leur donner quelques explications.
Castiel acquiesça et l'imita lorsque Dean sortit de la jeep et prit au passage de l'eau bénite, un poignard en argent, du sel, le poignard de Ruby et quelques autres armes pour faire bonne mesure.
Ils approchèrent de la porte d'entrée fraîchement repeinte de la maison. Une silhouette se dessina derrière la porte vitrée et une femme blonde aux cheveux longs vint leur ouvrir lorsqu'il sonnèrent.
- Je peux vous aider ? Demanda t'elle.
Puis son expression se troubla lorsqu'elle posa les yeux sur Dean.
- On se connaît, n'est-ce pas ? Vous êtes Dean, le frère de Sam. Mon Dieu, ça fait tellement longtemps. Mon frère va être déçu de vous avoir manqué. Il n'est pas en ville en ce moment. On vous doit tellement.
Elle s'interrompit en regardant Castiel, comme incertaine des détails qu'elle pouvait révéler en sa présence.
- Mais entrez, je vous en prie. Qu'est ce qui vous amène à Saint louis ? Vous venez pour une …enquête ? Demanda t'elle en hésitant de nouveau sur le dernier mot.
Dean et Castiel se regardèrent, abasourdis de cet accueil chaleureux et parfaitement inattendu au vu des circonstances. Ils entrèrent à sa suite et la jeune femme les amena jusqu'à son salon.
- Euh oui. Une enquête. Répondit Dean dans son dos en haussant les épaules pour Castiel qui n'en revenait pas. On peut dire ça.
Elle se tourna vers le brun et lui tendit la main.
- Enchantée de vous rencontrer. Rebecca Warren. Les amis de Sam et Dean sont aussi les miens.
- Castiel…euh… Novak. Répondit-il avec hésitation en saisissant et serrant la main tendue.
- Vous travaillez dans le même domaine ? Demanda t-elle à Castiel, interrogeant Dean du regard.
- Oui, Cass bosse avec nous. Tu peux parler devant lui sans problème. Répondit Dean à sa place.
- Bien. Alors qu'est ce qui vous amène ? En les invitant à s'asseoir.
Les deux hommes s'exécutèrent. Bon ok, le canapé sous leurs fesses était bien réel. Tout comme les bières qu'elle leur tendit. Dean pouvait sentir la fraîcheur de la bouteille dans sa main. Si c'était une illusion, c'était quand même drôlement bien imité. Il ouvrit la bière, la sentit avec méfiance, mais n'y toucha pas. Castiel posa la sienne sur la table basse.
- Mon ami préférait du thé, je pense. Affirma Dean sous le regard étonné de Castiel.
- Bien sûr. Je reviens dans une seconde. Répondit elle en s'éloignant vers la cuisine.
Dean sortit un flacon de la poche intérieur de son blouson, saisit la bouteille de bière que Rebecca s'apprêtait à boire, versa un peu de son contenu dans le pot d'une plante verte et le remplaça par de l'eau bénite. Il reposa la bouteille à sa place sur la table.
Quelques minutes plus tard, la jeune femme revint avec une théière fumante et une tasse qu'elle posa devant Castiel et le servit.
- J'espère que vous aimez le thé vert. J'ai bien peur de n'avoir que ça. Lui demanda t'elle en se rasseyant et reprenant sa bière.
Les deux hommes l'observaient attentivement, s'attendant à tout moment à la voir se convulser de douleur et hurler si elle était possédée, mais rien ne se produisit lorsqu'elle en prit une gorgée.
- C'est parfait. Répondit Castiel de sa voix grave plus pour Dean que pour Rebecca et il vit du coin de l'œil le chasseur relâcher sa prise sur le couteau dissimulé derrière son dos et dont il s'apprêtait à se servir.
- Alors ? Demanda t'elle en leur souriant. Sam n'est pas ici ? Ça m'aurait fait tellement plaisir de le voir.
Dean se racla la gorge ne sachant pas comment aborder toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête.
Rebecca ou la créature qui avait son apparence se comportait comme celle qu'il avait rencontrée des années auparavant, possédait ses souvenirs, et n'avait pas réagi à l'eau bénite. Ils pouvaient à priori exclure une illusion et un démon. Un polymorphe ? C'était possible. Mais une ville entière de polymorphes, ça ne tenait pas debout.
Il n'y avait de toute façon pas de bon moyen d'aborder le problème, il attaqua donc directement.
- Qu'est ce qui se passe ici, Rebecca ? Comment est ce que vous avez survécu au virus, à l'invasion des Croats, aux démons ? Comment est il possible que tout soit aussi normal ?
Elle le regarda, étonnée.
- Un virus ? Des démons ? Mais de quoi est ce que tu parles Dean ?
- Juste de l'épidémie qui a ravagé le monde ! Du Croatoan ! Des milliards de morts ! S'exclama t'il de plus en plus stupéfait.
Cette fois la jeune femme le regarda comme si il était subitement devenu fou.
- Ecoute, je ne sais pas ce qui t'arrive. Mais rien de tout ça ne s'est jamais produit. Je ne sais pas qui est ce "Croatoan", mais il n'est pas venu ici.
Elle fronça les sourcils, de plus en plus perplexe devant l'air incrédule de ses deux vis à vis.
- C'est un autre monstre comme celui qui avait pris l'apparence de Zack, c'est ça ? Tenta t'elle. C'est lui que tu chasses ?
La situation était de plus en plus abracadabrante. Chacun des interlocuteurs regardait son voisin en essayant visiblement de comprendre ce qui se passait.
- Et le monde se porte très bien, Dean. Ajouta t'elle. Je sais que les nouvelles ne sont pas toujours bonnes, mais quand même. Il n'y a rien de pire que d'habitude.
Elle se dirigea vers son poste de télévision, l'alluma. Immédiatement, l'image d'une femme vantant les mérites d'un robot ménager pour un télé achat quelconque apparu. Elle zappa d'une chaine à l'autre, pour trouver une émission d'information. Le présentateur, en costume cravate assis à son bureau une feuille de papier entre les mains commentait l'actualité, alors qu'un encadré s'ouvrait dans le coin de l'écran montrant les images correspondantes.
«le président Barack Obama avec d'autres dirigeants du monde et des anciens combattants assistent à Colleville-sur-mer à la commémoration du 70e anniversaire du débarquement de Normandie. » Commenta le présentateur.
- Tu vois. Le monde va bien. Qu'est ce qui t'arrive Dean ?
Elle regarda Castiel à son tour, ne comprenant visiblement pas comment il pouvait rester silencieux alors que son ami délirait de la sorte.
Dean se leva.
- Je suis désolé de t'avoir dérangée Rebecca. C'est une enquête compliquée. On reviendra te voir plus tard. Ok ? Avec Sam, j'espère.
Il se tourna vers l'ex ange.
- Viens Cass. Faut qu'on y aille là.
- Dean, attends! Entendirent ils Rebecca crier alors qu'ils franchissaient déjà la porte d'entrée.
Ils remontèrent dans la jeep et démarrèrent rapidement.
- Elle ne nous aurait rien appris de plus. Je ne sais pas ce qui se passe ici, mais on va bien finir par le découvrir.
A côté de lui, Castiel regardait les rues défiler avec un air sombre, se demandant bien où ils étaient tombés ? Dans un oasis miraculeusement épargné ou plus probablement un gigantesque piège ? C'était dans ces moments là que ses pouvoirs lui manquaient plus que depuis bien des années. Avec eux, il aurait su immédiatement ce qui se passait. Il aurait vu les démons et toutes les créatures sous leur véritable aspect, sentis les sortilèges. Et là il était impuissant, inutile.
Dean engagea la jeep dans le parking souterrain d'un centre commercial.
- Faut qu'on change de bagnole.
Il gara le jeep dans l'emplacement le plus éloigné qu'il put trouver au fond du parking et commença à parcourir les allées, à la recherche d'une voiture laissée ouverte par son propriétaire.
- Dean ? Appela Castiel qui en faisait autant de son côté.
Le cœur du chasseur manqua un battement lorsqu'il le rejoignit et vit la superbe Chevrolet 67 noire que son ami fixait. Il s'approcha. On aurait vraiment dit...
- Bébé ?!
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Non mais qu'est ce c'est qui se passe ici ? Des idées ?
Pour infos, la Gateway est un monument de Saint Louis que l'on peut visiter. C'est une arche de 192 mètres de haut située sur la rive ouest du Mississippi.
Bonne semaine.
A lundi prochain si vous le voulez bien.
;)
