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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartiennent pas.
Rating : M (d'une part pour la sécurité et d'autre part car il risque d'y avoir des relations sexuelles)
Bêta (lecteur/correcteur) : Kaga78
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Dédicace : Astate, se coup ci c'est pour toi, j'ai énormément penser a toi pour la fin de se chapitre.
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Discutions sous la couette
Chap 9
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-Allez colonel, dépêchez-vous, le train va partir sans nous ! s'exclama Edward tout en courant vers la gare.
-Tu es sûr que tu étais malade toi ? interrogea Roy en continuant de courir.
Pour toute réponse Edward rigola.
Les deux militaires s'étaient fait réveiller de bonne heure par le maire qui leur signalait que les rails étaient dégagés et que le train allait donc arriver d'un instant à l'autre. Aussitôt les deux hommes avaient fait leurs bagages, s'habillant à la hâte car au loin ils entendaient le sifflet du train. Ils s'étaient donc mit à courir dans la neige. Le train commençait à quitter la gare quand Roy et Edward arrivèrent à son niveau. Edward monta à son bord sans grand mal, posa sa valise au sol avant de tendre la main vers son supérieur pour l'aider à monter à son tour. Une fois tous les deux dans le train, ils se trouvèrent un compartiment, chose aisée car une fois encore ils n'y avaient qu'eux, pour s'y installer. Edward posa sa valise dans le filet, le faisant plus aisément qu'avant. Ça avait du bon d'avoir grandi d'une dizaine de centimètres. Roy le regarda faire avant de l'imiter, prenant toutefois de quoi s'occuper l'esprit. Edward retira sa veste qu'il plia avant de s'allonger sur la banquette. Roy lui s'installa confortablement. En même pas cinq minutes Edward dormait déjà, enfin il en avait l'air. Roy lui était plongé dans la lecture du livre de Hohenheim.
En réalité, Edward repensait à Alphonse. Il se souvenait des semaines qui avaient suivi leur sortie de l'hôpital, quand Alphonse et lui squattaient la salle de sport du QG pour remettre Alphonse en état.
« Amstrong, Havoc, Hugues et même Mustang leur avait fait une sorte de planning pour qu'Alphonse puise travailler au maximum ses muscles, les remettant d'aplomb en douceur, Edward l'accompagnait dans ses exercices, le motivant à repousser ses limites en douceur.
-Quand je pense qu'avant je pouvais soulever dix fois ça sans m'épuiser, souffla Alphonse.
-ça avait du bon d'être en armure.
-Oui, je pouvais veiller sur toi, te soutenir et t'épauler sans faiblir.
Alphonse se souvenait par bribe de cette période, ça lui revenait petit à petit, dans son sommeil. Il avait d'ailleurs réveillé Edward en sursaut une semaine avant car il avait rêvé de quelque chose qui lui semblait familier. Après avoir expliqué son rêve à Edward, celui-ci lui avait confirmé qu'en effet c'était bel et bien arrivé.
-Tu devrais souffler un peu, conseilla Edward.
Alphonse approuva d'un signe de tête avant de quitter la machine de musculation pour aller s'asseoir sur un banc face à Edward qui finissait sa série de soulever de poids. Alphonse vida presque sa bouteille d'eau, tandis qu'Havoc arrivait dans la salle.
-Salut les frangins. Alors Alphonse ça se passe bien ? interrogea Havoc après avoir fait une tape sur l'épaule de chair d'Edward puis sur l'épaule gauche d'Alphonse.
-Je tiens mieux debout et mes muscles retrouvent peu à peu leur utilité, plaisanta Alphonse.
-C'est sûr que ça doit changer de l'armure, taquina Havoc.
Alphonse approuva avec un demi-sourire.
-Havoc, ça vous dit un petit concours ? interrogea Edward entre deux gorgées d'eau.
-Contre toi ?
-Et Alphonse, enfin si tu te sens assez en forme, sourit Edward.
-Je peux tenter, sourit Alphonse. »
Edward esquissa un sourire en repensant à ce moment. Alphonse avait réussit à faire neuf pompes, Havoc s'était arrêter à quinze et Edward avait fini sa série, il en avait donc fait vingt-quatre au total.
-A quoi tu penses ? interrogea Roy en levant le nez du livre, voyant Edward esquisser un sourire.
-A Havoc et son amour pour le sport.
Roy esquissa un sourire à son tour, Havoc aimait faire de la musculation, il prenait soin de lui, autant, voire plus que les autres membres de son équipe. Savoir que celui-ci s'était fait laminer par un Edward fraîchement sorti de l'hôpital et reconnecter (donc potentiellement pas au meilleur de sa forme) avait beaucoup fait rire Mustang.
-Roy, je … Merci d'être venu m'aider, remercia Edward avec sincérité.
-C'était normal. Et puis ce n'est pas souvent que tu demande un coup de main, je te devais bien ça, fit remarquer le colonel.
Edward hocha la tête en réponse avant de se laisser porter par ses pensées tandis que Mustang replongeait dans son livre. Quand le contrôleur passa dans le compartiment, il ne put s'empêcher de sourire face à la vue des deux militaires. L'un était largement allongé sur la banquette, clairement perdu dans ses pensés et le deuxième était assis, jambes croisées, plongé dans sa lecture. Le contrôleur les observa un court instant avant de voir les billets de train posés bien en évidence sur la banquette de gauche, il s'en saisit avant de les composter et refermer la porte du compartiment sur les deux seuls voyageurs du train. Le jeune homme ne put s'empêcher de se demander quelle était leur histoire, il était ainsi, il aimait savoir le passé des voyageurs ou se l'imaginait. Bien sûr il avait reconnu le Fullmetal Alchimiste, d'abord à cause de ses vêtements et ensuite (et surtout) car l'autre homme l'avait appelé ainsi. L'autre homme devait sans doute être le flamme alchimiste, ou le colonel Roy Mustang, tout dépendait du jour et des personnes. Au bout d'une heure le train ralenti, entrant en gare à East City.
-Bon, je te laisse, je vais prendre la correspondance pour Resembool, déclara Edward en se redressant une fois le train bien arrêté.
-Tu diras bonjour à tout le monde, sourit Roy en relevant la tête de son livre.
-Pas de souci, répondit Edward en se levant.
Alors qu'il attrapait sa valise, mettant son manteau sur son bras, une personne entra dans le compartiment.
-Grand frère ! déclara la voix enjouée d'Alphonse depuis l'ouverture du compartiment.
Edward se stoppa dans son mouvement tandis qu'il tournait la tête vers Alphonse.
-Al ! Qu'est-ce que tu fais ici ?
-Je partais pour Central. J'ai appelé le QG et on m'a dit que tu étais en mission, bloqué par la neige. Du coup j'ai fait le chemin pour venir te retrouver. C'est pas cool de passer les fêtes sans toi.
-Mais … Pinacco et Winry ?
-Elles ont compris tu sais.
-ça fait plaisir de te revoir Alphonse, déclara Mustang, se sentant un peu exclu.
-Vous aussi. Mais du coup on fait quoi ? Resembool ? Central ? questionna Alphonse, oubliant à nouveau le colonel.
-Resembool, j'ai nul part où loger à Central, Riza est partie dans sa famille, informa Edward. On peut encore descendre ? interrogea Edward à l'adresse de Roy.
-Tant que le train n'a pas démarré, affirma le colonel.
-C'est pas comme si on l'avait jamais fait alors qu'il était déjà en marche, sourit Edward en regarda Alphonse. On se voit le 29 du coup.
-Pas de souci. Riza sera déjà rentrée et puis sinon il y aura de la place pour vous deux à la caserne, confirma Mustang.
-Merci.
-De rien, faites bonne route et à bientôt.
Edward hocha la tête en signe de remerciement avant de sortir du train. A peine en était-il descendu que le train prenait de la vitesse. Alphonse et Edward firent un bref signe de main à Mustang qui leur répondit avant de courir pour attraper le train, direction Resembool.
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Alphonse et Edward avaient donc passé le reste de la journée dans le train. Le chemin qui les menait jusque chez Pinacco fut joyeux. Edward et Alphonse s'étaient mis à faire une bataille de boules de neige en discutant de choses et d'autres. En les voyant arriver, couverts de neige, un large sourire barrant leur visage à tous les deux, Pinacco ne put s'empêcher de sourire tandis que Winry leur criait dessus car ils étaient trempé et risquaient de tomber malade. Edward se garda bien de dire qu'il sortait tout juste d'un rhume et était encore sous traitement. Les frangins partirent donc vers la salle de bain, tandis que leur mamie adoptive faisait chauffer un repas de fête en retard.
-Qu'est-ce que le colonel faisait avec toi ? questionna avec curiosité Alphonse, assis à côté du bac de douche.
-J'ai eu besoin d'un coup de main et j'avais personne d'autre à qui demander ce service, expliqua Edward qui commençait à se déshabiller.
-Alors entre lui et toi, ça va mieux ?
-On peut dire ça. Disons qu'on a mûri tous les deux. Et je pense que d'avoir surveillé l'examen d'alchimiste d'état ensemble nous a fait réaliser qu'on n'était pas aussi différent qu'on le pensait.
-ça me rassure, souffla Alphonse. Au moins je sais qu'il tiendra parole.
-De quoi tu parles ?
-Juste une promesse que le colonel m'a fait quand j'ai pris la décision de venir ici plutôt que rester à Central.
Edward approuva d'un signe de tête avant de rentrer sous le jet de la douche. Ce n'était pas la première fois qu'il partageait la salle de bain avec son frère. Cela lui avait d'ailleurs manqué d'être sous la douche tout en parlant avec Alphonse.
-Et sinon cette mission, c'était en rapport avec…
-Oui. On a encore des recherches et des pistes à explorer avec le colonel, confirma Edward.
Edward oublia volontairement de parler des homoculus et surtout de Greed, il y avait encore tant de chose qu'Alphonse ne se souvenait pas et qu'il ne se souviendrait peut-être jamais.
-Tu as encore eu des flashs ?
-Oui, à propos de notre maitre, mais c'était bizarre, on était sur l'île et on chassait de nouveau un lapin, mais en plus vieux et en armure, ça ne peut pas être vrai…
-Et pourtant si. On est retourné voir notre maître il y a quelque temps. Elle s'est rendu compte que tu étais vide et que j'avais des automails, le reste de la déduction s'est fait tout seul. Du coup, elle nous a renvoyé sur l'île pour réfléchir à tout ça, encore une fois, souffla Edward en se lavant les cheveux.
-ça lui ressemble bien, sourit Alphonse avec un léger rire dans la voix.
-Et c'est tout ? Il n'y avait rien d'autre sur l'île ? interrogea Edward en se souvenant que c'était là-bas qu'ils avaient vu Wrath.
-Non, affirma Alphonse. Pourquoi ?
-Juste comme ça, répondit Edward en finissant de se rincer.
Il attrapa la serviette avant de sortir de la douche, libérant ainsi la place pour Alphonse. Edward resta tourné vers le mur le temps que Alphonse soit dans la cabine et que le rideaux soit refermé sur lui avant de faire face à l'évier, il n'était pas spécialement pudique, surtout avec Alphonse, mais il y avait quand même des limites. Partager la salle de bain ne posait pas de souci mais prendre sa douche sans tirer le rideau lui paraissait indécent, même entre frères. Il observa son reflet durant quelques secondes avant de se détourner du miroir et de l'évier pour commencer à se sécher.
-Et de ton côté, comment ça avance avec Winry ?
-Que… quoi ! s'étonna Alphonse. Aie !
-Oups, mauvais timing, tu te lavais les cheveux.
En effet, Alphonse était en pleine séance de shampoing quand Edward lui avait posé la question.
-ça va, tu ne devais pas avoir beaucoup de shampoing, vu la longueur de tes cheveux, taquina Edward.
Alphonse avait refusé de les garder long, demandant gentiment à une infirmière de lui couper. Il aimait les cheveux longs mais pas sur lui. Edward ça lui allait bien, faut dire qu'Alphonse l'avait toujours connu avec les cheveux plus longs que lui et la plupart des hommes qu'ils connaissaient d'ailleurs. En fait non, Edward était le seul homme qu'il connaissait avec les cheveux longs, lui et… et leur père.
-On n'a pas tous des cheveux de fille, répondit sur le même ton Alphonse.
-Je le vis bien, confirma Edward qui était justement en train de se sécher les cheveux. Et donc, Winry et toi ?
-Ben, je ne sais pas trop. On s'entend bien, on passe notre temps ensemble, ça c'est pas compliqué puisqu'on vit sous le même toit. On parle beaucoup, mais… je sais pas, il y a un truc qui bloque.
-Un truc qui bloque ! Elle m'a accueilli avec une clé sortie de je ne sais où en me hurlant dessus parce que ses précieux automails avaient subi la froideur de la neige et toi elle t'a accueilli avec une accolade et un grand sourire alors que tu étais en pire état que moi. Il y a rien qui bloque crois moi.
-Tu as peut-être raison, souffla Alphonse.
Le calme s'installa alors, seul le bruit de la douche et le frottement de la serviette d'Edward brisaient le silence.
-Tu penses vraiment que Winry et moi ?
-Fonces petit frère, sourit Edward en enfilant son caleçon avant de quitter la pièce, laissant Alphonse sortir de la douche tandis que lui partait dans la chambre pour finir de s'habiller et coiffer ses cheveux.
Une vingtaine de minutes plus tard, Alphonse et Edward étaient attablés, prêts à faire honneur au repas préparé par Pinacco.
-Ça fait longtemps qu'on n'a pas fait de repas de fêtes en famille, s'enjoua Winry. J'ai hâte d'être au nouvel an et à ton anniversaire Edward.
Alphonse et Edward échangèrent un regard. Edward devait leur parler de son départ. Il n'était là que de passage. Pour l'heure, Edward se tut, il ne voulait pas gâcher ce repas.
-Et maintenant les cadeaux !
Edward observa le sapin qui était étrangement tassé dans un coin de la pièce.
-Alphonse a ramené le plus gros qu'il a trouvé.
-Avec l'alchimie ça va tout seul à couper, affirma Alphonse fière de lui.
-Et pour la déco, on a refait comme quand on était petit, sourit Winry en montrant les décorations en papier et la guirlande en popcorn.
-Ça fait plaisir de voir qu'on a au moins une tradition, constata Edward avec un fin sourire.
-Allez, les cadeaux, parce que mine de rien on t'a attendu.
-Merci, sourit Edward en s'emparant de la pile de cadeaux qui portaient son nom.
Il avait ajouté les cadeaux pour Pinacco, Winry, Alphonse et Ben en descendant manger. Edward ouvrit donc ses cadeaux, retrouvant la joie enfantine de ces jours enchantés de fêtes de Noël. Il découvrit sans grande surprise un kit d'entretien pour automail, sans doute un cadeau de Winry, un livre de la part de Pinacco et un nouveau carnet de la part d'Alphonse.
-J'ai remarqué que le tien était plein.
-Merci petit frère.
Alphonse sourit avant d'ouvrir le cadeau d'Edward. Un album photo.
-Ce sont principalement des photos prisent par Hugues, comme ça tu auras des souvenirs, et mamie a sans doute de quoi compléter avec des photos de nous petits.
-J'en ai une tonne dans ces tiroirs, avoua Pinacco en désignant la commode dans l'entrée. N'hésitez pas à fouiller.
Le reste de la soirée se passa dans une bonne ambiance. Au moment d'aller se coucher, Edward et Alphonse prirent la direction de la chambre de ce dernier, s'installant sur le lit du plus jeune comme ils l'avaient fait quelques semaines plus tôt lors de la dernière visite d'Edward.
-Tu repars après-demain, matin ou après-midi ?
-Je verrais suivant les horaires de train. Central ce n'est pas à côté mine de rien.
-Mmh, avoua Alphonse avant de se redresser pour fixer Edward.
Celui-ci jouait distraitement avec une mèche de cheveux, comme il le faisait si souvent quand il était perdu dans ses pensées. Alphonse l'observa faire, se demandant si quelqu'un d'autre que lui était au courant de cette manie qu'avait Edward d'entortiller ses cheveux entre ses doigts de chair. Il avait essayé une fois avec son automail, mais il s'était fait mal en coinçant un cheveu entre ses articulations.
-Je peux venir avec toi ?
-Avec plaisir, avoua Edward en se redressant. Alphonse, j'y songe depuis quelques temps, on devrait aller revoir notre maître, prendre de ses nouvelles et lui annoncer pour ton corps.
-J'y ai pensé aussi, affirma Alphonse. Mais comment lui expliquer ça, alors que nous-même on ne sait pas encore comment c'est vraiment arrivé.
-On aura qu'à y aller une fois que j'aurais mon prochain ordre de mission, je ne pense pas que Mustang m'en veuille de faire un détour de plusieurs jours.
-Tant que ça dure pas un mois, taquina Alphonse.
-Je n'ai pas pour projets de refaire un tour sur cette fichue île, déclara Edward en se souvenant de leur séjour forcé sur l'île ainsi que des événements qui avaient suivi chacun d'eux.
-Et moi donc, rigola Alphonse.
C'est ainsi que Winry les retrouva le lendemain matin quand elle alla toquer à la porte d'Alphonse pour signaler que le petit déjeuner était près. Alphonse et Edward installés dans le lit d'Alphonse, Alphonse la tête sur l'oreiller et Edward à l'opposé. Endormis comme des souches et en vrac, enfin surtout Edward. Elle ne put s'empêcher de sourire face à ce tableau d'amour fraternel. Elle referma la porte en douceur laissant les frangins dormir encore un peu. Elle connaissait bien Edward et Alphonse, et nul doute que le plus vieux leur cachait un truc, sans doute son départ prochain. Il n'avait pas prit la peine de défaire ses valises en arrivant, les laissant poser dans un coin de la chambre dans laquelle il n'avait pas dormi.
-Ils dorment encore ? s'étonna Pinacco en voyant revenir Winry toute seule en bas.
-Oui, tous les deux dans le même lit, comme quand ils étaient petits, sourit Winry.
-On a prit l'habitude d'avoir Alphonse ici, et savoir Edward là-aussi, même s'il ne fait que passer, ça a quelque chose de réconfortant. Un peu comme si…
-Un peu comme si rien ne leur était arrivé, que Trisha était morte et qu'ils étaient venu habiter ici.
-Oui, affirma Pinacco.
-Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils ont brûlé la maison, avoua soudain Winry en s'installant devant son bol de café. Je… il y avait tant de souvenirs dans cette maison.
-Cette décision leur appartient Winry. Ils n'ont pas à se justifier, sermonna Pinacco.
-Mamie, tu savais qu'Edward… Winry hésita, devait-elle le dire à Pinacco. La date où ils ont fait ça, il… il l'a gravée dans sa montre d'alchimiste.
Pinacco fixa Winry, tête baissée, elle fixait son bol avec intérêt. La grand-mère observa Winry, elle avait grandi si vite, sans ses parents, un peu comme Edward et Alphonse au final.
-Comment sais-tu ça ?
-Je…
-Bonjour, s'enjoua Alphonse en arrivant dans la pièce, coupant court à la conversation.
-Enfin réveillé, taquina Pinacco.
-Je ne connais pas son excuse mais moi j'avais du sommeil à rattraper, justifia Edward en finissant de faire sa natte.
-C'est sur qu'il faut dormir pour grandir, taquina Pinacco.
-Hé la vieille, je te signale que j'ai pris dix centimètre récemment ! gronda Edward.
-On ne le changera plus, sourit Alphonse en observant Edward et Pinacco se chamailler comme ils en avaient l'habitude.
-C'est toujours plus animé quand Edward est à la maison.
-Oui, il sème la zizanie partout où il passe, déclara Alphonse avec nostalgie.
Quand il avait discuté avec les militaires de Central City, tous lui avaient dit la même chose, Edward était le genre de personne qu'on n'oubliait pas et qui laissait une trace partout où il passait.
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A Central, Roy finissait de se faire à manger, se servant un verre de whisky avec deux glaçons avant de poser le tout sur un plateau qu'il emmena dans la salle à manger. Là, il s'installa à table, prenant son journal afin de rattraper le retard qu'il avait sur les nouvelles de Central City. Il avait profité du petit déjeuner pour faire le tri dans son courrier, en brûlant la moitié en un claquement de doigts. La veille au soir, la boule de poils lui avait sauté dessus à grand renfort de ronron. Roy avait eu du mal à s'en débarrasser même la nuit. La bestiole dormait d'ordinaire à ses pieds mais la nuit dernière, elle s'était installée tout contre lui, frottant sa tête contre la main du colonel dans une demande non dissimulée de caresses.
-C'est bien calme ici, soupira Roy en buvant une gorgée.
A peine avait-il reposé son verre que le téléphone sonna. Roy se leva, prenant son temps avant de répondre.
-Colonel, ici Havoc, entama la voix du sous-lieutenant.
-Bonjour Havoc, un souci ? interrogea Mustang.
-Oui, Meylan est réapparu en centre-ville il y a peu, informa l'homme.
-C'est-à-dire ?
-Environ une heure, pas loin de la gare. On a mis des hommes sur le coup mais…
-Bien, interrompit Mustang. Rappeler toute l'équipe ainsi que le Fullmetal.
-Tout le monde est là, le lieutenant est en route et Edward est en congé.
-Je sais, mais cette affaire est aussi la sienne. Dites-lui juste « affaire Hohenheim » il comprendra, je vous retrouve tous à la gare, ordonna Roy avant de raccrocher se dirigeant à grandes enjambées à l'étage pour revêtir son uniforme.
Mustang descendit l'escalier aussi vite qu'il l'avait monté, mettant à manger et à boire à la boule de poils qui dormait paisiblement sur le canapé avant d'enfiler son manteau, vérifiant que ses gants étaient bien dans ses poches et sortir de la maison avant d'en fermer la porte à clé. Une trentaine de minutes plus tard il était arrivé à la gare, et fut accueilli par Havoc et les autres.
-Le lieutenant ne devrait plus tarder et Edward a dit qu'il prenait le premier train qu'il avait de disponible, informa le sous-lieutenant.
-Bien. Que savons-nous de plus sur son passage éclair ?
-Pas grand-chose en fait. Il s'est montrer, a fait son cinéma comme d'ordinaire, narguant les deux militaires présent sur le quai avant de filer en douce. Seule nouveauté, il a dessiné un truc sur le mur. Perso j'y comprends rien, mais je me suis dit qu'Edward ou vous pourriez peut-être trouver. Le lieutenant-colonel Hugues doit arriver avec le commandant Amstrong.
-Ça ressemble à un cercle de transmutation.
-Il ne peut pas tracer un cercle aussi vite que ça, les policiers ont dit qu'il avait passé une dizaine de minutes ici, grand max, informa Falman.
-Demander à Edward de dessiner un cercle et vous verrez que ça peux vite se faire, surtout vu la taille de celui-ci, contra Mustang qui se souvenait de la vitesse à laquelle Edward avait dessiné sur le plancher pour faire les décorations.
-Les méchants n'ont pas de familles avec qui passer les fêtes ? questionna Amstrong en arrivant.
-Apparemment non, souffla Breda en arrivant avec Riza.
-Messieurs, salua Hawkeye.
La blonde était vêtue en civil, une robe noire, les cheveux attachés en chignon un peu plus complexe et travaillé que d'ordinaire, une valise bleue nuit, portée galamment par Breda et Black Hayaté tenu en laisse à ses côtés.
-Désolée d'avoir écourté vos vacances, s'excusa Mustang.
-Vous n'y êtes pour rien, assura Riza.
-Je ne suis pas sûr qu'Edward le prenne aussi bien, soupira Mustang. Bon, revenons-en à ce truc.
-Ça ressemble à un cercle mais ça ne correspond à aucun motif connu, avoua Amstrong.
-C'est trop simple pour fonctionner, enfin quand je vois la complexité de ceux que vous avez sur les mains, déclara Hugues à l'adresse des deux alchimistes.
-Pourtant, j'ai l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, répondit Roy songeur.
-Peut-être qu'Edward pourra nous en dire plus, proposa Fuery. Je vais le prendre en photo.
-Bonne idée, continuez de recueillir les témoignages des personnes présentes, n'hésitez pas à demander de l'aide aux soldats présents à ce moment-là, on n'a toujours pas de description physique fiable pour identifier notre cible. Havoc, je te laisse attendre après Edward…
-Et Alphonse, informa le sous-lieutenant.
-Et Alphonse, ils devraient être là dans l'après-midi. Mettez-les au courant de la situation, je pense qu'Alphonse pourra aider, de manière non officielle, mais c'est toujours ça, souffla le colonel.
-Bien.
-On se retrouve à la caserne, dès que vous avez réceptionné les frères Elric, venez nous retrouver aussitôt.
-Bien colonel, approuva le sous-lieutenant.
Mustang observa une dernière fois le mur tandis que Fuery le prenait en photo sous tous les angles avant de rentrer au QG en compagnie d'Amstrong et Hugues, profitant du trajet pour leur raconter les événements de New Optain, omettant le détour pour cause de neige et rhume.
-C'est quand même étrange comme coïncidence, souffla Hugues.
-Hugues ne part pas sur ce chemin-là. Moins tu en sauras mieux ça vaudra. Et sinon les fêtes ? interrogea Mustang en quittant la voiture, faisant ainsi détourner la conversation sur tout autre chose.
-Tu aurais vu les yeux de ma petit Elysia, elle était aux anges avec tous ses cadeaux, commença Hugues. D'ailleurs tu es invité pour le nouvel an, et l'anniversaire de ma Elysia bien entendu. D'ailleurs tu penses qu'Edward a prévu un truc pour l'occasion ?
-Tu lui demanderas directement, proposa Roy en ouvrant la porte de son bureau.
-ça pourrait être sympa si les frangins restent dans le secteur pour le nouvel an de le passer ensemble, je suis sûr que ça leur changerait les idées.
Roy souffla, Hugues était parti à gagatiser à propos de sa fille, il pouvait donc réfléchir tranquillement à tout ça. Mustang avait pris l'habitude d'entendre Hugues parler sans queue ni tête, et aussi étrange que cela puisse paraitre, ça l'aidait à réfléchir de l'entendre parler ainsi. Fuery revient dans le bureau presque en même temps que les autres avec les clichés photos fraîchement développés. Mustang observa l'amas de papiers présents sur sa table basse, Hugues discutant toujours à tort et à travers et les autres étaient dans l'autre pièce, faisant Letho sais quoi.
En milieu d'après-midi, Hawkeye entra en trombe dans le bureau du colonel.
-Il a était vu, dans l'angle de la septième, Havoc et les frères Elric sont sur place.
Roy soupira avant de sauter sur son manteau et prendre la suite de Riza en compagnie d'Hugues et les autres. Ils arrivèrent en même pas dix minutes et trouvèrent les frangins avec Havoc à l'endroit indiqué. Edward était clairement énervé, il parlait à grand renfort de mouvements de bras à un policier qui tentait de fuir le nabot. Havoc et Alphonse étaient un peu à l'écart de la scène, visiblement désolés pour le policier mais pas prêt à intervenir. Roy descendit de la voiture le premier, s'avançant d'un pas assuré vers le Fullmetal.
-Un souci ? interrogea Roy un fois arrivé à côté d'Edward.
-Oui, ça ! affirma Edward en montrant le symbole au mur. Plus leur incompétence !
Roy fixa le symbole, le même que celui sur le mur de la gare, à un détail près, au milieu le caducée était dessiné, le même que celui présent sur la veste rouge d'Edward. Roy souffla avant de prendre Edward à l'écart.
-Essaie de rester calme.
-Rester calme ! Avec ce que ce, Edward se mordit la lèvre pour retenir un juron, s'amuse à dessiner sur les murs ! Le cercle de transmutation humaine avec le caducée au milieu. C'est un message de guerre ça ! s'enflamma Edward.
-J'ai saisi l'idée, mais ce n'est pas en s'énervant ainsi que tu vas améliorer les choses. Nos équipes sont sur le coup, soit une cinquantaine d'hommes, tout ce que nous pouvons faire c'est essayer de devancer Meylan.
-Pourquoi ne pas l'appeler par son vrai nom ?
-Car on est juste deux à savoir qui se cache derrière Meylan, rappela Roy.
Edward souffla avant de fixer le mur puis Roy.
-ça me va. Essayons de savoir ce qu'il cherche à faire, hormis me mettre en rogne.
-C'est sûr que ça il a toujours réussi à le faire, brillamment en plus. Je lui demanderais bien des leçons, taquina Mustang.
-Vous en avez pas besoin, vous vous débrouillez très bien sans lui, assura Edward en revenant auprès d'Alphonse et les autres.
Roy sourit à la remarque avant de retourner auprès de ses hommes. Fuery prenait en photo le dessin, gardant sous silence, comme tous, la présence du caducée sur le cercle. Alphonse et Edward échangèrent un regard, peut-être qu'ils devraient en parler avec leur maître.
-Bon, on a plus forcement besoin de nous ici, entama Hugues, vu l'heure il serait sage de rentrer chez nous.
-Je suis d'accord. Edward, Alphonse, vous … commença Riza qui ne savait pas vraiment comment formuler sa question sans que cela ne paraisse étrange.
-Avec plaisir. Je vous laisse partir devant, j'ai quelque chose à voir avec le colonel.
Riza et Alphonse approuvèrent d'un signe de tête et tous partirent dans des directions plus ou moins opposées. Roy et Edward retournèrent au QG où ils se mirent à farfouiller dans leurs notes, cherchant après un cercle ou tout autre chose qui s'approcherait de près ou de loin au symbole.
-Qu'est ce qu'on sait sur le caducée, sa symbolique et tout ça ? interrogea soudain Mustang.
Edward fixa son supérieur avant de farfouiller dans son carnet noir.
-Je l'ai noté quelque part, Edward tourna les pages à toute vitesse avant de tomber sur celle qu'il cherchait.
Une page noircie par une écriture assez serrée avec en bas le caducée de dessiner.
-Pour les alchimistes, le caducée est le sceptre d'Hermès, dieu de l'alchimie. En alchimie, les deux serpents symbolisent le soufre et le mercure, couple de forces opposées en équilibre, alliance du feu et de l'eau, du soleil et de la lune, les principes antagonistes, à priori, impossibles à réunir et qui pourtant sont la base de la réalisation de l'œuvre. Ils seront unis et scellés par le sel, termina de lire Edward.
-Si j'ai bien comprit c'est un peu comme le yin et le yang.
-Dans l'idée on n'est pas loin, affirma Edward en refermant son carnet avant de le ranger dans la poche intérieure de sa veste.
-Je ne comprends pas l'intérêt qu'il a à venir te narguer comme ça. On ne l'as pas vu à Central de tout ton séjour à New Optain, rappela Mustang.
-Peut-être qu'il a appris pour Greed.
-Ce qui est étrange, c'est sa manière de faire. Il te nargue, ni plus ni moins. Pas de dégâts pas d'acte dangereux. Il a blessé des alchimistes et des soldats mais rien de plus. Il était plus violent que ça avant, se rappela le colonel.
-Peut-être qu'il attend quelque chose pour passer à l'étape supérieure, proposa Edward.
-Quelque chose ou quelqu'un.
Edward affirma d'un signe de tête, il allait devoir se montrer vigilant dans les jours à venir.
-Tu penses vraiment qu'il fait tous ça pour la même raison qu'avant ? Avoir un corps, une âme qui lui serait propre ? interrogea Roy en remettant de l'ordre sur son bureau.
-C'est ce que Greed a dit. Ils sont tous différent, Greed avait beaucoup de défaut dont son orgueil, mais il était honnête, défendit Edward.
-Tu devrais peut-être en parler avec ton maître, la dernière fois ça t'avais aidé.
-Oui, mais je doute qu'elle soit encore prête à le faire. Elle et Sid sont partis de Dublith, ils vivent à la frontière d'Aerugo désormais, informa Edward.
-De quelle côté ?
-Pas du nôtre, souligna Edward.
Roy souffla, avant de regarder le ciel, il faisait déjà noir. Edward était en train d'enfiler sa veste, avant de prendre la pile de papiers présente sur la table basse et de la poser sur le bureau de son supérieur.
-Je te raccompagne ou tu vas réussir à trouver le chemin tout seul ? s'inquiéta Mustang
-Je devrais réussir à m'en sortir, affirma Edward. Merci de la proposition.
-Pas de souci.
-A demain, salua Edward en quitta la pièce, laissant là Roy seul avec ses pensées.
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Edward marchait tranquillement dans les rues de Central, s'amusant malgré lui à sentir la neige craquer sous ses pas, s'enfonçant légèrement plus du côté gauche, rien de bien étonnant vu le poids de l'automail. Winry avait beau l'avoir allégé, il restait quand même plus lourd qu'une vrai jambe, Edward s'y était habitué voilà tout. Au fond, il se moquait bien de ne pas pouvoir nager ou de s'enfoncer plus qu'un autre dans la neige, il avait fini par aimer cette partie métallique de son corps.
Il laissa vagabonder ses pensées, se souvenant de sa conversation avec Greed.
« -C'est tout ce que tu as dans le ventre. Envy a peut-être raison au final. Tu n'es pas le digne fils d'Hohenheim.
Edward stoppa son mouvement, fixant Greed.
-C'est donc ça.
Greed osa les épaules.
-Qui sais. Vous êtes de la même famille, du même sang, à quelques centaines d'années d'écart. Hohenheim l'as abandonné quand il l'a ramené contrairement à toi.
-Ne me parle pas de cette enflure, il nous a laissé en plan ! termina Edward avec un nouveau coup de poing.
-Ouais, mais toi seul peux donner à Envy ce qu'il veut. Vous vous ressemblez plus que tu ne le crois. Lui aussi est prêt à enfreindre les règles pour atteindre son but. Ça ne te rappelle pas quelqu'un.
Edward fixa Greed. Il venait de tout lui dire. Envy voulait un corps, une âme quelque chose qui ferait de lui un être humain. Le seul moyen qu'il avait pour ça était l'alchimie mais il en était incapable par sa condition d'homoculus, alors qu'Edward pouvait tout lui fournir.
-Il veut ma place.
-Dans le mille. Maintenant nabot, tues-moi, encore une fois, ajouta dans un sourire Greed. »
Edward était presque arrivé chez Riza quand il se fit bousculer par une personne qui courait dans le sens opposé, l'alchimiste leva le regard pour croiser deux orbes violets. Un homoculus ! Non pas un homoculus… Envy ! Edward l'observa prêt à prendre sa suite mais il remarqua que la porte de l'immeuble de Riza était ouverte.
Non ! Il n'avait quand même pas osé ! Edward souffla avant de se mettre à courir vers l'immeuble, montant quatre à quatre les marches. Edward ne prit pas la peine de frapper à la porte avant d'entrer dans l'appartement.
-Al, Riza ! appela le blondinet.
-Edward ? Il y a un souci ? s'inquiète Alphonse en arrivant avec Riza et Black Hayate.
-Je… Ben… bafouilla Edward. Attendez.
Edward se mit à courir, faisant le tour de l'immeuble, observant, cherchant après la moindre trace de passage d'Envy. Il revient bredouille ou presque. Là, sur le mur face à la porte de l'appartement de Riza, le cercle était tracé, mais à la différence des autres, celui-ci était tracé avec du sang. Alphonse pâlit en constatant cela tandis que Riza restait fixée sur le cercle.
-Je vais appeler le colonel, déclara Riza en décrochant son téléphone pour composer le numéro.
-Al, tu es sûr que ça va ? interroge Edward en se tournant vers son cadet.
-Oui, tout va bien. Mais qu'est-ce que…
-Je ne peux rien te dire Al, tu es déjà trop en danger par ma faute. Alors si tu savais ce dont il s'agit, ce…, soupira Edward en s'installant avec Alphonse sur le canapé de Riza.
-Bien, je pense que tu as tes raisons, mais si tu as besoin.
-Ne t'en fais pas. Je… je vais prendre l'air.
-Bien, répondit Alphonse légèrement inquiet pour son frère.
Le lieutenant raccrocha le téléphone avant de se tourner vers Alphonse qui caressait Black Hayate.
-Le colonel arrive, informa Riza. Où est Edward ?
-Parti prendre l'air, je… Il me cache des choses je le sais, il dit que c'est pour ma sécurité mais j'ai l'impression que c'est plus compliqué que ça.
-Alphonse, si j'ai appris une chose à votre contact à tous les deux, c'est que vous tenez plus à l'autre qu'à vous-même. Si Edward dit que c'est pour ton bien, crois-le. Il donnerait sa vie et même plus pour toi.
-Je sais, affirma Alphonse avec un sourire tendre.
Une quinzaine de minutes plus tard, Mustang et son équipe était dans le couloir, discutant avec animation entre eux.
-Ça va Alphonse ? s'inquiéta Havoc en arrivant à côté de lui, surprit de le trouver là seul.
-ça va, juste un peu déboussolé par toute cette histoire.
-Comment va Edward ?
-Je le pensais en bas, souffla Alphonse.
-Il a dit qu'il devait prendre l'air, rajouta Riza en arrivant avec Roy dans le salon.
-On ne l'a pas vu en bas pourtant, déclara Havoc en se tournant vers son supérieur qui confirma d'un signe de tête.
Roy se mit à paniquer légèrement, il sortit de la pièce avant d'hurler :
-On doit trouver Edward ! Breda, Fuery, fouillez l'immeuble, Falman et Havoc occupez-vous de la cour, Hawkeye avec moi, Hugues, restes avec Alphonse, Amstrong avec moi aussi, ordonna le colonel, faisant se disperser les troupes.
Alphonse et Hugues regardèrent l'équipe s'éloigner et courir dans des directions différentes, légèrement inquiet.
-Ne t'en fais pas, ils vont le retrouver.
-Je ne m'inquiète pas pour Edward, faudrait être cinglé pour s'en prendre à lui.
-Des cinglés il y en a beaucoup, et la plupart, ton frère les a provoqué, ne put s'empêcher Hugues.
En bas, Roy, Riza et Amstrong fouillaient les alentours, cherchant la moindre trace d'Edward. Chose assez compliquée vu l'épaisse couche de neige, cela dit ça pouvait les aider. Riza marchait tête en bas, comme le colonel et le commandant. Ils avaient réussit à trouver ce qui ressemblait aux traces d'Edward, mais la neige, qui avait recommencé à tomber, commençait à recouvrir les traces de pas au sol. Soudain Riza les vit. Là, à l'angle de la rue, des traces de pas puis les mêmes traces mais qui semblaient appartenir à quelqu'un qui se faisait trainer.
-Colonel ! appela Riza, espérant que celui-ci n'était pas loin.
Roy arriva en moins de deux avec Amstrong à ces côtés.
-Regardez, déclara Riza en pointant les traces de trainées au sol.
-ça pourrait être lui, souffla Amstrong.
Roy se baissa, observant de plus près les traces. La trainée de droite était plus importante que celle de gauche, comme s'il y avait un poids supplémentaire de ce côté-là, comme un automail ! Roy tourna la tête observant les traces encore visibles qui les avaient menées là. Juste avant les trainées, la personne s'était tournée, enfin c'est ce qu'il lui semblait. Par conséquent l'automail pouvait être cette trace droite, si Edward était de dos et qu'on l'avait attaqué puis trainé, ça semblait logique.
-C'est lui, affirma Roy.
-Vous êtes sur ?
-Pas à cent pour cent, mais on a pas de meilleur piste, essayons de voir où ça mène.
Amstrong et Hawkeye approuvèrent d'un signe de tête tandis que Mustang se relevait, suivant les traces avec attention.
Dans l'immeuble, Falman et les autres revinrent auprès d'Hugues et Alphonse. Tous deux étaient installés, jouant avec Black Hayate qui avait soudain retrouvé une âme de chiot. Hugues observa ses camarades, Alphonse étant de dos ne les avait pas vu ou entendu arriver dans la pièce. Falman fit non de la tête ainsi que Breda, aucunes traces d'Edward dans le bâtiment ou dans la cour. Hugues souffla avant de sourire à Alphonse. Comment lui dire ça ? Reste à espérer que Roy et les autres aient eu plus de chance qu'eux.
-Vous pensez que le lieutenant a des cartes ? questionna soudain Havoc
-Tu veux jouer aux cartes ! s'étonna Breda.
-Pourquoi pas, on ne va pas rester là à fixer la neige tomber.
-On peut en fabriquer sinon, déclara Alphonse à qui l'idée de jouer aux cartes avec les militaires plaisait bien.
-Comment ça ?
-Il suffit d'avoir du papier, sourit Alphonse.
Tous se mirent à la recherche de feuilles vierges puis Alphonse fouilla dans son sac pour en sortir une craie. Il dessina un cercle sur le sol avant d'appliquer ses mains dessus et changer les feuilles en jeu de cartes.
-Je ne savais pas qu'on pouvait faire ça en alchimie ! s'étonna Falman.
-On le faisait souvent avec Ed quand on était petit. Surtout à Noël, se souvient Alphonse avec un sourire, on s'amusait à fabriquer des décorations pour le sapin et la maison en papier.
Les militaires observèrent Alphonse, voyant soudain un enfant de dix ans à la place de l'adolescent de presque dix-sept ans. Alphonse avait toujours gardé son âme d'enfant même si c'était sans doute lui le plus raisonnable des frères Elric. Edward était du genre à foncer dans le tas et réfléchir après, mais derrière son comportement de grand dur, il avait aussi gardé une partie enfantine. Il fallait le voir regarder la neige, c'était juste… attendrissant.
Quelques rues plus loin, Roy, Amstrong et Riza se stoppèrent, les traces disparaissaient sous la neige, rendant la tache de plus en plus compliquée.
-Impasse Aurora et rue du général , annonça Amstrong en levant la tête vers les panneaux indicateurs.
-On ne peut pas aller plus loin, souffla Riza en constatant que les traces avaient désormais disparu sous la neige.
-On reprendra ici demain, affirma Mustang. On doit le retrouver, savoir ce qu'il lui est arrivé. Lieutenant, je pense que nous serions tous plus rassurés si Alphonse et vous dormiez au QG ou chez l'un de nous ce soir.
-Merci colonel.
-Je serais ravi de vous héberger, affirma Amstrong.
Roy observa le commandant, il avait bien changé depuis son arrivée dans l'armée. Contrairement à lui, il ne cherchait pas à monter en grade, son statut de commandant lui allait parfaitement. Amstrong avait appris à connaitre ses camarades, à les aider et les apprécier. L'entendre proposer à Riza de l'héberger était donc un comportement désormais habituel. Roy l'aurait bien fait aussi, mais son duplex comprenait seulement deux chambres, il se voyait mal demander à un de ses invités de dormir dans le canapé, ou pire être obligé de dormir dans le canapé.
-Colonel, intervient Amstrong en sortant l'homme de ses pensées. Nous devons l'annoncer à Alphonse.
-Je sais, mais j'ignore comment lui dire, avoua Roy. Avant c'était lui qui nous disait quand Edward était dans de telles histoires, rappela l'homme.
Ensemble ils prirent le chemin du retour, ne se souciant pas du regard violet qui les observait depuis le toit d'un immeuble.
-Hé bien, dans quoi le Fullmetal nabot s'est-il encore fourrer ?
Roy, Riza et Amstrong arrivèrent assez vite chez le lieutenant, ils avaient passé le trajet du retour à essayer de comprendre toute cette histoire. En arrivant devant chez Riza, ils furent surpris par les éclats de voix qui provenaient de l'intérieur. Riza ouvrit sa porte et tomba devant un spectacle des plus étonnants. Les militaires étaient en train de jouer à ce qui semblait être une bataille en compagnie d'Alphonse, tout en échangeant des souvenirs de l'époque armure de ce dernier.
-Et la fois où Edward et toi étiez dans le train et qu'Edward a appelé le colonel « papa » tu t'en souviens ?
-Oui, sourit Alphonse, des fois je me demande où il va chercher de telles idées, avoua le cadet.
-Et moi donc, souffla Roy depuis la porte.
Il se souvenait parfaitement de ce moment-là. Il était en mission civil en compagnie d'Havoc, pour enquêter sur une bande de brigands qui semaient le trouble sur les voies ferrées. Au final Edward et lui avaient fait équipe, enfin presque. Edward s'était fait kidnapper car les « méchants » étaient persuadés qu'ils tenaient là le fils unique et très bien caché du colonel Roy Mustang et espéraient ainsi une rançon en échange de la vie du nabot. Manque de chance pour eux, c'était Edward. Celui-ci avait mis à sac leur repère et mis à terre une cinquantaine d'hommes à lui tout seul, tout ça grâce à Alphonse qui avait eu la bonne idée de l'appeler demi-portion au bon moment. Roy lui avait juste prêté main forte pour mettre hors d'état de nuire le cerveau de la bande.
Alphonse fixait Roy, comme les autres occupants de la pièce, se demandant ce qu'il allait dire et où était Edward. Peut-être se cachait-il derrière le colonel pour faire une entrée remarquée.
-Alphonse, j'ai quelque chose à te dire, entama Mustang en fixant que le petit frère d'Edward.
Alphonse se leva alors avant de suivre le colonel dans le couloir tandis que Riza et Amstrong informaient les autres de la situation, suite à quoi Riza prépara son sac et suivit Amstrong en compagnie d'Alphonse et Black Hayate. Mustang resta quelques instants dans le couloir à fixer le cercle sur le mur avant qu'Hugues ne monte le chercher, signalant que Gracia et Elysia les attendait pour manger. C'était sa manière à lui de montrer à Roy qu'il ne le laissait pas seul, il ignorait la gravité de la situation mais avait appris avec le temps que si Edward disparaissait ce n'était jamais bon signe.
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Alphonse était allongé sur le grand lit dans la chambre d'ami que la famille d'Amstrong lui avait attribué pour son séjour. Il savait que Riza et Black Hayate occupaient la chambre juste à côté. Là, allongé sur le grand lit, il se sentit étrangement seul. Il ne pouvait s'empêcher de revoir encore et encore le visage désolé du colonel quand il lui avait annoncé qu'ils n'avaient pas retrouver Edward. Mustang était désolé et inquiet, rien de bien étonnant quand on savait à quelle point Edward attirait les ennuis à lui.
Où était-il en ce moment ? Que faisait-il ? Allait-il bien ? Etait-il encore entier ?
Toutes ses questions tournaient en boucle dans la tête d'Alphonse. Riza avait mis un petit mot sur la table de la cuisine, au cas où Edward revienne durant la nuit, chose qu'Alphonse doutait fortement. Cependant une partie de lui, même infime, ne pouvait s'empêcher d'espérer que demain Edward serrait assis sur les marches devant le QG, l'attendant avec un grand sourire comme si de rien n'était.
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A quelques rues de là, dans une bâtisse abandonnée, Edward était attaché. Les mains suspendues en l'air, maintenues par d'épaisses chaînes, écartées l'une de l'autre, rendant impossible toute tentative d'alchimie. Là au milieu de cette pièce sombre et humide, Edward encore dans les vapes suite au coup qu'il avait reçu à la tête, ignorait tout de ce qui se tramait dans les étages supérieurs ainsi que la panique de ses collègues, amis et famille suite à sa disparition.
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A SUIVRE
le 15/04/2019
