Bonjour à tous ! Merci pour vos reviews ! J'adore toujours autant en recevoir ! Je fais peur quand j'en reçois, je suis toute folle devant mon ordi ! lol ! Sino pour le lemon, comme je l'ai dis je suis en train d'en écrire un (Zabuza/Haku) et si il est apprécié alors je pense en inclure un dans cette fic (j'aimerais beaucoup en fait ! lol !) A part ça je voulais savoir si vous vouliez que je réponde aux reviews en début de chapitre ? Voili voilou ! Bonne lecture ^^
Chapitre 9 :
Le reste de la journée s'est écoulée tranquillement. Mes amis sont revenus me voir et ont recommencé leurs questions et bavardages. Mais la lueur d'inquiétude que j'ai aperçu au fond de leurs yeux et certaines de leurs questions m'intriguent. Ils ont tous eu à peu près la même réaction que Tsunade-sama. Sauf Naruto. D'ailleurs, maintenant que j'y pense il était plutôt calme. J'ai même cru voir un sourire flotter sur ses lèvres…
Le fait le plus étonnant de cette journée n'est pas l'attitude de Naruto, mais la visite de Hiashi-sama. C'était vers 16h, il est entré dans ma chambre accompagné de Hinata. Celle-ci a emmené les autres à l'extérieur après un regard de son père. Nous avons alors eu une conversation plutôt étrange.
« Neji.
- Hiashi-sama. »
Il m'a fixé un long moment avant de reprendre.
« Tu t'affaiblis. Considérablement.
- …
- Y a-t-il une raison à cela ?
- …ne vous inquiétez pas, je vais vite me reprendre et…
- Neji. Ce n'est pas ce que je veux entendre.
- …je…
- Oui ?
- Hiashi-sama. Il n'y a pas de raison particulière à mon état. J'ai fais une erreur en me laissant aller ainsi. Cela ne se reproduira pas.
- Neji…Bien que membre de la Bunke, tu es un Hyuga. Si tu as un problème qui puisse porter atteinte au clan, tu dois m'en parler.
- Il n'y a aucun problème de cette sorte.
- Il y en a donc un. Mais tu te trompe. Ce problème, quel qu'il soit, t'affaiblis et te pousse à faire des erreurs. Or tu es le protecteur de l'héritière de la Sôke. En tant que tel tu dois d'être au meilleur de ta forme, ce qui n'est certainement pas le cas en ce moment et cela à cause de ce fameux problème. Tu auras donc compris qu'indirectement cela me regarde, Neji.
- …N'ayez aucune crainte pour Hinata-sama. Ce problème est réglé. »
Quel mensonge…mais avais-je le choix ? Je me voyais mal confier mes problèmes de cœur au chef de mon clan. Surtout au vu des circonstances…
Hiashi-sama m'a observé pendant quelques minutes d'un regard suspicieux et…inquiet ? Je crois que je vais vraiment mal là. Je commence à avoir des hallucinations…mais à bien y faire attention, son regard dérivait souvent sur un point dans mon cou…
Après son départ, qui s'est d'ailleurs fait largement après la fin des heures de visites ; c'est que les infirmières ne doivent pas savoir comment virer Hiashi Hyuga sans mourir dans la seconde suivante ; j'ai eu droit à un peu de calme, dont j'ai évidemment profité pour me reposer sans penser à rien, ce qui a évidemment lamentablement échoué. Et bien sûr c'est à lui que j'ai pensé, me demandant sans cesse pourquoi il a agit de cette façon. Mes réflexions ont été interrompues par une infirmière qui m'apportait mon repas, me menaçant d'en référer à l'Hokage si jamais je ne finissais pas mon assiette. Assiette qui n'était pas des plus attrayante. Une purée tirant sur le orange criblée de morceaux à l'aspect plus qu'étrange. Une gelée verte faisait office de dessert. Je n'avais toujours pas retrouvé l'appétit mais je crois que si je l'avais fais, cette vision me l'aurait coupé. Je choisi donc la prudence en refusant de toucher aux plats douteux. Tsunade-sama ne manquera pas de me le faire regretter mais tant pis. Je n'aurais qu'à lui demander de goûter d'abord à ces atrocités. Connaissant son palet fin, je doute qu'elle y touche…
L'infirmière est donc revenue et m'a lancé un regard courroucé lorsqu'elle a aperçu le plateau-repas intact. Elle s'est retirée après quelques remontrances.
Cela fait maintenant 2h que je suis seul, censé dormir. Il fait nuit noire. J'ai cherché le sommeil mais ai fini par abandonner. Je ne dormirais pas cette nuit…
Une fois de plus perdu dans mes pensées, je me reprends lorsque j'entends un bruit à la fenêtre. C'était très léger et bref. Je reste à l'affût, cherchant à identifier ce bruit. Un cliquetis provenant de la fenêtre puis je vois celle-ci s'ouvrir. Je suis instantanément sur mes gardes. Malheureusement je suis totalement désarmé et encore faible. En même temps, je ne vois pas pourquoi on viendrait me tuer. Du moins ici, à Konoha ; à l'hôpital qui plus est.
J'aperçois une ombre se faufiler dans ma chambre. Celle-ci referme la fenêtre. Puis elle se recule dans le fond de la chambre pour rester dans la pénombre.
Quelques minutes passent, moi cherchant à identifier mon visiteur nocturne, lui à rester là, silencieux, immobile et cachant parfaitement bien sa présence.
« Enfin réveillé. »
Cette voix, ce ton moqueur et supérieur, ce timbre grave et envoûtant…je les reconnaitrais entre milles.
Sasuke Uchiwa.
Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Je cherche quoi lui répondre mais ne trouve rien. C'est finalement lui qui reprend la parole.
« Tu es resté inconscient deux jours.
- J'ai appris ça. »
Je le défie du regard. Je n'ai pas oublié le pourquoi de cette inconscience !
Il se rapproche de mon lit et fini par s'assoir dans le fauteuil qui se trouve à côté. Alors là, je m'attendais à tout, sauf à ça. Mais qu'est-ce qu'il fiche ici ?!
« Tiens. »
J'ai juste le temps de rattrapé au vol un paquet qu'il me lance avant de me le prendre en pleine poire. Cela me rappelle vaguement quelque chose…j'espère que ça ne finira pas de la même façon.
Je reporte mon attention sur le paquet, l'ouvre et y découvre des onigris. Décidément. Je relève un regard interrogateur sur lui.
« La bouffe à l'hôpital n'est pas ce qu'il y a de mieux.
- …j'en sais rien, j'ai pas osé y toucher.
- T'as bien fais. Mange.
- … »
Un ton qui n'admet aucun refus. Je me fais l'effet d'être un enfant dont on doit s'occuper car il est incapable de le faire lui-même. Ce n'est pas désagréable comme impression bien qu'un peu humiliant.
Ca doit faire bien 5 minutes que j'observe les boules de riz. Je n'ai pas spécialement faim et les souvenirs de la dernière fois ont tendance à me couper l'appétit.
« C'est pas empoisonné.
- Vraiment ? »
Silence. Et là me viens à l'esprit une désagréable question. Et si les derniers onigris étaient drogués ? Cela expliquerait l'évanouissement et les deux jours d'inconscience.
Je plante mon regard dans le sien.
« M'as-tu drogué il y a deux jours ? »
Son expression toujours impassible vacille sous l'étonnement.
« Quoi ?!
- Répond.
- Drogué ? Pourquoi j'aurais fais ça ?
- Aucune idée. Je ne suis pas dans ta tête.
- Sous-entend-tu que je suis tordu ?
- Oui.
- Quelle franchise…
- Alors ?
- Non. Je ne t'ai pas drogué. Et si c'est parce que tu t'es évanouis que tu pense cela, crois-moi, t'avais pas besoin d'aide. T'as pas l'air d'avoir conscience de ton état. Tu étais vraiment faible, et utiliser ton chakra a été bien plus efficace que n'importe qu'elle drogue.
- Tu…tu savais ce qui allait arriver si je l'utilisais ?
- Pas besoin d'être un génie pour le savoir…
- Tch…Tu m'as donc poussé à l'utiliser…
- Nh.
- Mais pourquoi ?!
- Parce que t'aurais jamais accepté d'aller à l'hôpital.
- Je ?! Non !
- Bah voilà pourquoi.
- Mais…en quoi ça te regarde ?!
- Calme-toi et mange.
- NON ! Et pourquoi tu as utilisé une telle…méthode pour me faire utiliser mon chakra ?!
- Tu aurais voulu que j'engage un combat ?
- OUI !
- Vu ton état, j'allais pas t'abîmer encore plus.
- … »
Alors là, c'est la meilleure…
« Et puis…c'était quand même plus agréable que recevoir des coups, non ? »
Il me dit cela d'une voix suave en se rapprochant de moi, une lueur dans les yeux. Je sens mes joues chauffer. Elles doivent avoir pris une belle couleur…
« Rougir te vas très bien. Tu es vraiment mignon comme ça… »
Je rougis encore plus après cette phrase et en le voyant s'approcher toujours plus près.
J'ai l'impression que mon cerveau a été court-circuité. Je n'arrive plus à réfléchir. Je me sens engourdis.
Et lui est maintenant tellement près que je peux désormais sentir son souffle chaud sur mes lèvres…
