Chapitre 9 Le début de l'histoire
**Flashback**
Ziva ouvrit la porte de son minuscule studio, et sembla d'un coup nerveuse, pourtant elle le laissa entrer. Jamais personne n'était venu ici par le passé. Pas même une femme de ménage. Cet endroit était le seul endroit dans sa vie où elle se sentait un minimum en sécurité. Elle pouvait être juste elle-même. Sans le poids des désirs sadiques de son père. Même si là de suite, elle était en plein dans un de ses désirs. Comment séduire un homme quand on ne connait rien à l'amour ? Draguer un homme pour le mettre dans son lit, ça elle savait faire, mais séduire une personne…
Ziva : Bienvenu chez moi. Ca n'est pas le luxe mais…
Il la voyait nerveuse, et la trouvait touchante. Il posa son sac sur le lit, et s'approcha d'elle pour lui prendre le visage entre ses mains en coupe.
Tony : Ziva. Je suis là pour toi. Même si je trouve ton appartement très mignon. Petit mais mignon.
Il lui vola un baiser. La jeune femme enroula ses bras autour de sa nuque. Il savait qu'il ne devait pas la laisser faire, il voulait ralentir la situation, prendre son temps avec elle. Il se moqua de lui mentalement, il n'avait jamais été lentement avec une femme par le passé. Il avait satisfait ses besoins ou pour une mission. Mais Ziva n'était pas totalement une mission.
Tony : Tu me fais visiter ton appartement ?
Ziva esquissa un sourire, il avait le don de la faire rire. Elle se sentait moins tendu d'un coup.
Tony : Ziva, et si on laissait les choses se faire, juste voir comment ça avance ?
Ziva : Oui, j'aimerais aussi. Tu voulais visiter ? Alors te voilà dans ma chambre, salle à manger, cuisine.
Tony : Hum, multifonction apparemment.
Ziva : Oui.
Elle lui prit la main et l'entraina avec elle vers la petite pièce à coté.
Ziva : Et ça c'est ma salle de bain, j'ai la chance d'avoir une baignoire, c'est pas donné à tout le monde !
Tony : Je vois ça.
Ziva : Et le meilleur pour la fin, viens.
Retraversant la pièce en faisant attention à ne pas se prendre les pieds dans le lit envahissant l'espace, elle l'entraina vers l'immense baie vitrée qui prenait toute la longueur du mur. La jeune femme l'a fit coulisser, et l'entraina avec elle sur le balcon. Ziva posa les mains sur la rambarde et regarda la ville qui s'étendait sous ses yeux. Tony se moquait bien de la vue, préférant observer la jeune femme qui inspirait profondément l'air brulant du désert.
Tony : C'est magnifique, tu as raison.
Elle se retourna, et rougit devant son regard posé sur elle. Elle était tellement désirable, mais si jeune.
Tony : Tu as l'air crevé, Ziva.
Ziva : Je ne suis pas la seule.
Tony : J'ai l'excuse du décalage horaire.
Ziva : Et moi d'avoir commencé ma journée à 5h. Je vais te faire à manger.
Tony : Ziva… Je n'ai pas faim.
Passant à la salle de bain, Tony en caleçon et tee-shirt, s'installa sur le lit de Ziva et attendit que la jeune femme revienne. Un gros livre, un manuel de mathématiques attira son attention sur la table de nuit, ainsi qu'un bloc de papier couvert de formules au crayon à papier. Certaines formules avaient un sens pour lui, d'autres étaient trop complexes. Il tourna quelques pages du bloc et fronça des sourcils. Il l'avait peut-être sous estimé finalement.
Ziva : Je préférais que tu ne touches pas à ça.
Il releva les yeux sur elle. Elle était là devant lui, vêtue d'un petit short et d'un débardeur. Ses cheveux détachés encadraient son visage contrarié. Il posa le bloc et le livre sur la table de nuit.
Tony : Je suis désolé.
Ziva : Tu ne pouvais pas savoir.
Tony : Tu étudies les mathématiques ?
Ziva : Non, ça m'aide juste à réfléchir.
La jeune femme récupéra ses armes et glissa son arme de secours et son couteau dans le tiroir de sa table de nuit avant de mettre son arme principale sous son oreiller.
Tony : Tu dors toujours armé ?
Ziva : Depuis l'âge de treize ans. Et je sais que toi aussi tu es armé, Tony.
Il esquissa un sourire pendant que la jeune femme faisait le tour du lit pour fermer les rideaux, les plongeant dans une pénombre agréable.
Tony : Sous le lit.
Se fut à son tour de sourire, heureuse qu'il lui fasse assez confiance pour le lui révéler. Elle lui passa par-dessus, pour rejoindre son coté du lit et se glissa sous la couette.
Ziva : Si tu veux je peux enlever la couverture. Je sais que tu n'as pas l'habitude de telles températures.
Tony : Ca va aller.
Couchée à coté de lui, la jeune femme hésita avant de se blottir dans les bras de son compagnon et de fermer les yeux.
Tony : Bonne nuit, Ziva.
Ziva : Laila tov à toi aussi.
Le soleil avait beau être encore assez haut dans le ciel et la chaleur estivale écrasante, les deux jeunes gens s'endormirent rapidement lovés dans les bras l'un de l'autre. Quand Tony s'éveilla, il faisait encore nuit dehors. Et il pouvait entendre la respiration quelque peu bruyante de la jeune femme qui reposait sous cette masse de cheveux bruns. Mais alors qu'il repoussa une mèche sans faire de mouvement brusque pour voir son visage endormi, la jeune femme s'éveilla dans un sursaut, mais ne pu saisir son arme, coincée sous le corps de son compagnon.
Tony : Doucement. Ce n'est que moi.
Ziva : A l'avenir, évite de faire ça. Ça peut être dangereux.
Tony : Je n'ai pas l'impression que tu es l'habitude d'avoir des hommes dans ton lit.
Ziva : J'ai partagé la couche de bien des hommes. Mais tu es le premier à qui je fais assez confiance pour dormir avec.
Tony : Je ne sais pas si je dois être jaloux ou honoré.
Ziva : A toi de voir.
Tony se redressa conscient de l'écraser sous son poids. La jeune femme en profita pour se mettre sur le dos restant proche de lui.
Tony : Bien dormi ?
Ziva : Très.
Elle lui vola un baiser, mais rapidement les gestes s'enflammèrent, les mains sur ses hanches, Tony la rapprocha brusquement de lui, alors que les mains de Ziva se perdaient dans ses cheveux. Mais alors qu'elle pouvait largement sentir son désir contre son ventre, Tony la repoussa doucement.
Tony : On n'est pas obligé si…
Ziva : Je ne suis pas prude Tony. Et j'en ai envie.
Elle sourit, l'attention était tellement mignonne. Il la savait jeune et voulait la protéger, et elle trouvait ça plus que désirable. Elle avait envie de lui, et jusque là, ils avaient été trop sages. Pourtant elle sentit un pincement au cœur en comprenant que son père avait réussit à la piéger, à les piéger et qu'elle était consentante malgré elle.
Une odeur de café et une de pate le réveillèrent. Ouvrant les yeux, il mit quelques secondes avant de se souvenir où il se trouvait. Il venait de passer sa première nuit avec Ziva, et il devait avouer que coté sexe la jeune femme n'était pas une débutante, l'expérience ne lui avait franchement pas déplu. Entendant du mouvement, Ziva retourna un pancake dans la poêle et se tourna vers le lit.
Ziva : Shalom Tony.
Tony : Boker tov à toi aussi.
Ziva : Tu t'es mis à l'hébreu ?
Tony : Un peu, ils donnent des cours à la Synagogue de Washington.
Ziva : Une envie de conversion ?
Tony : Qui te dit que je ne suis pas déjà juif ?
Ziva : Tu n'es pas circoncit, sweetheart.
Tony : Juste.
Ziva : Tu n'as pas répondu à ma question.
Tony : Si la conversion est une solution pour être avec toi, alors je le ferais.
Ziva : Aïe !
Surprise par sa réponse, Ziva s'était brulée. Elle avait été troublée par la sincérité qu'elle avait vu dans son regard en disant ça. Leur relation était tellement récente et pourtant elle avait parcouru plus de chemin avec lui qu'avec les hommes qui avaient partagé sa vie par le passé. Quittant le lit, Tony s'était approché pour voir si elle allait bien.
Ziva : Ca n'est qu'une petite brulure. J'ai connu bien pire ne t'inquiète pas. Je suis plus costaud que j'en ai l'air.
Tony : Ca je veux bien de croire, mia bella.
**Flashback end**
Ziva : Tony ? Ca va ?
Il lui signa oui et lui expliqua qu'il devait s'arrêter pour un besoin naturel. Mais se cachant derrière un arbre, il se laissa aller à la violente quinte de toux qui lui prenait à la gorge. Il sentait sa respiration devenir sifflante depuis deux jours, mais ne voulait pas montrer sa faiblesse devant Ziva. Et il savait que bien que sourde, à dormir contre Ziva, elle finirait par s'en rendre compte. Il avait bien vu l'inquiétude qu'elle avait nourri quand elle avait pensé que la peste avait ressurgit, et il ne voulait pas qu'elle s'inquiète pour un mauvais rhume.
TBC
