Chapitre 9

Jane menait Maura dans un petit restaurant italien. Il ne payait pas de mine à l'extérieur, mais une fois la porte franchie, une ambiance chaleureuse vous enveloppait. Un jeune homme d'une trentaine d'années s'avançait vers elles. Il avait des cheveux noirs coupés en brosse. Il était plutôt bien bâti, il avait les yeux bleus et un sourire charmeur.

Jane ! Il levait les bras alors qu'il s'approchait d'elles. Ça fait si longtemps. Il enlaçait le lieutenant de police et elle lui retournait son étreinte.

Alessandro ! Comment vas-tu ? Demandait Jane en s'écartant.

Bien merci et toi ? Demandait-il, mais rapidement il remarquait la femme à ses côtés. Qui est ton amie ? Il souriait encore plus.

Jane attrapait Maura par la taille et l'attirait contre elle. Doucement cousin, elle est avec moi !

Celui-ci levait les mains. Désoler ! Mais je te comprends cousine, qui laisserait échapper une si jolie créature. Il faisait un clin d'œil à la blonde qui rougissait déjà.

Alessandro laisse-moi te présenter le docteur Maura Isles, Maura voici mon cousin Alessandro. Jane souriait avec fierté.

Maura avançait sa main, mais le jeune homme l'enlaçait. Ravie de te connaitre et Bienvenu dans la famille ! Il regardait sa cousine. C'est ta mère qui doit être aux anges, un médecin dans la famille ! Il riait aux éclats.

Jane rigolait avec lui. Tu n'imagines même pas.

Le docteur souriait brillamment, elle rayonnait. Elle aimait la chaleur et l'accueil qu'elle recevait de la part de la famille Rizzoli. Ils étaient chaleureux !

Alessandro frappait dans ses mains. Laissez-moi vous conduire à votre table mesdames. Il menait les filles à la plus belle table du restaurant. Un peu à l'écart, il y avait des bougies au centre de la table, une nappe rouge recouvrait la table, le service de porcelaine était blanc. Jane aidait Maura à prendre place, elle embrassait sa tempe avant de s'assoir en face d'elle.

Jane regardait son cousin. Cousin nous aimerions que tu nous fasses ta spécialité ! Avec un sourire elle lui faisait un clin d'œil.

Il acquiesçait avec un grand sourire, heureux de la confiance de sa cousine. Que voulez-vous boire ?

De l'eau s'il te plaît ! répondait Jane.

Très bien ! Il les saluait poliment avant de disparaître dans les cuisines.

Le restaurant était calme, presque toutes les tables étaient prises. Jane attrapait la main de Maura. Celle-ci la regardait. Pourquoi ne sommes-nous pas venu ici avant ? Demandait Maura curieuse.

Oh ! Mon cousin a repris ce restaurant seulement depuis un an, il appartenait à un de ces frères, mais la nourriture était exécrable et il était mal tenu. Leurs parents ont décidé de confier la gestion à Alessandro. Il fait des merveilles, mais pour être honnête je n'ai découvert que récemment la qualité de sa cuisine. Répondait Jane un peu honteuse.

Maura se penchait sur la table et Jane la rencontrait à mi-chemin. Elles s'embrassaient tendrement. Contre les lèvres de sa brune, elle murmurait. Tu m'excuses, je dois aller aux toilettes. Jane l'embrassait de nouveau et se levait. Maura lui donnait un tendre sourire avant de s'éloigner. Jane penchait la tête sur le côté et admirait le mouvement de son cul. Il était toujours aussi hypnotisant et alléchant.

Jane était heureuse de la réaction de son cousin, elle avait eu peur qu'il prenne mal qu'elle sorte avec une femme. Après tout ils sont catholiques et l'homosexualité n'était pas bien vue. Mais tout ce qui comptait chez les Rizzoli était le bonheur et peu importait qui vous rendait heureux. Elle ne remarquait pas son cousin qui leur apportait deux assiettes dans lequel se trouvait tomate et mozzarella, ainsi qu'une corbeille de petits pains maison.

Il regardait sa cousine un instant avant de tousser. Elle levait les yeux vers lui surprise. Je ne t'ai jamais vue si heureuse cousine. Il souriait tendrement.

C'est vrai, je n'ai jamais été si heureuse. Elle rougissait un peu.

Cette femme est un cadeau et je suis heureux que tu l'aies trouvé. Il avait vu sa cousine au fil des années tombées peu à peu dans les ombres. Mais la femme devant lui semblait nouvelle et si rayonnante. Son cœur se réchauffait en sachant qu'elle était heureuse et que le soleil brillait de nouveau dans sa vie.

Maura réapparaissait. Alessandro attrapait sa chaise mais avant qu'elle ne puisse s'assoir, son regard était attiré vers le bas. Oh ! Je comprends l'eau maintenant. Maura le regardait confuse. Félicitations ! Il regardait Jane. Bravo cousine tu vas bientôt être maman. Son sourire était éclatant.

Jane allait ouvrir la bouche afin de tout expliquer, mais Maura parlait la première. Merci ! Elle posait la main sur son ventre. Et je suis sûr qu'elle fera une maman incroyable. Elle donnait un chaleureux sourire à Jane avant de s'assoir.

Alessandro s'excusait et retournait à son travail.

Jane qui était resté la bouche ouverte à regarder la blonde ne savait pas quoi dire. Maura remarquait son trouble et se déplaçait à côté d'elle. Elle attrapait la main de Jane et la déposait sur son ventre. Elle regardait dans les yeux chocolat de Jane et lui souriait tendrement. Je pense ce que j'ai dit Jane ! Tu feras une mère incroyable et il le pense aussi ! Elle regardait son ventre rapidement avant de revenir à son amante. Je veux te garder pour toujours auprès de moi et je veux qu'on l'élève ensemble. Elle caressait la main de Jane avec son pouce alors que son autre main se plaçait sur la joue de celle-ci. Elle approchait son visage de celui de Jane. Je t'aime Jane et je veux que tu sois sa mère ! Je veux savoir qu'il sera toujours aimé, protégé et choyé. Et je sais qu'avec toi mon enfant, notre enfant sera le plus heureux !

Jane pleurait maintenant, Maura lui faisait le plus beau de tous les cadeaux, elle lui offrait une famille, elle lui offrait un enfant, elle lui offrait un amour inconditionnel. Elle ne s'était jamais senti si complète qu'à ce moment. Jane embrassait passionnément sa petite amie. Elle passait une main dans ces cheveux afin de la tirer plus près d'elle tandis que l'autre caressait le petit ventre rebondi.

Elle voulait transmettre tout son amour et toute sa reconnaissance. Elle s'écartait des lèvres de Maura et posait son front contre le sien. Je t'aime Maura ! Je vous aime tellement ! Je jure que je ferais tout pour vous rendre heureux, pour vous protéger !

Maura l'embrassait tendrement. Je n'en doute pas une seconde Jane ! Et nous serons les plus heureux au monde dans tes bras. Elles s'embrassaient de nouveau. Le baiser était tendre et plein d'amour.

Maura restait près de Jane et elles mangeaient leur entrée. C'était délicieux et elles appréciaient. Elles discutaient de choses et d'autres, Jane racontait des idioties afin de faire rire sa belle blonde. Le temps semblait suspendu, ainsi que le monde qui les entourait. Elles étaient seules et leur amour était tout ce qui comptait.

Alessandro leur apportait leur repas. Il avait préparé des raviolis au jambon de pays et chèvre frais. Accompagné de pesto et roquette.

Maura regardait sa compagne avec surprise. Jane tu es malade ? demandait-elle en posant le dos de sa main sur le front de la brune dans un petit rire. Tu manges un repas équilibré ! Alors là il va tomber de la neige ! Elle riait plus fort.

Jane fronçait les sourcils dans un semblant d'irritation. Bien sûr ! Je mange équilibré ! Je suis offensé que tu puisses en douter !

Elles riaient toutes les deux. Maura dévorait son repas avec appétit et surtout avec plaisir. Elle ne pouvait retenir un petit gémissement à la première bouchée et Jane titillée par cela attrapait sa cuisse.

Alors qu'elles terminaient tranquillement leur repas, un hurlement dans la salle brisait le silence. Un homme tombait au sol, sa femme se jetait sur lui et demandant de l'aide en pleurant. Maura se levait immédiatement et accourait près de l'homme, avec un peu de difficulté, elle s'agenouillait près de l'homme.

Jane écartait la foule et s'approchait de la femme. Police de Boston, laissez de l'air pour cet homme et appeler les secours.

Maura qui examinait l'homme interrogeait sa femme. Que s'est-il passé ?

Il n'arrivait plus à respirer ! Elle posait une main sur sa bouche. S'il vous plaît aidez-le ? suppliait la femme.

Jane posait une main sur son épaule. Ne vous en fait elle est médecin, votre mari est en de bonnes mains.

Maura écoutait sa respiration, elle palpait sa gorge, regardait dans sa bouche. Elle relevait la tête vers Jane. Il me faut un couteau et un petit tube vite.

Jane se précipitait, elle avait déjà vécu une scène de ce genre et Maura avait dû pratiquer une trachéotomie. Elle rassemblait rapidement les objets et les donnait à Maura. Elle attrapait la femme et l'écartait de son mari. Elle la confiait à d'autres personnes et s'agenouillait en face de Maura.

Maura attrapait le couteau et d'un mouvement rapide perçait la trachée, rapidement elle enfonçait le tube et soufflait doucement à plusieurs reprises dedans, une main posée sur la poitrine afin de s'assurer que l'air atteignait bien les poumons.

L'homme inspirait profondément et ouvrait les yeux. Sa femme pleurait de soulagement. Maura posait une main sur la poitrine de l'homme et l'autre sur son front. Ne bougez pas et n'essayez pas de parler. Vous venez de faire un choc anaphylactique et j'ai dû pratiquer une trachéotomie. Elle caressait les cheveux de l'homme. Ne vous en fait pas vous êtes sauvé !

Jane regardait avec amour la douceur de Maura. Elle était calme et rassurante alors que Jane savait qu'elle était terrorisée. Les ambulanciers étaient arrivés et avaient pris le relai, Maura expliquait rapidement tout ce qui s'était passé et ce qu'elle avait faits. Ils la félicitaient. Jane aidait Maura à se relever et la femme du mari se jetait dans ses bras.

Elle la remerciait encore et encore avant de suivre son mari pour l'hôpital. Tous applaudissaient. Maura était gênée et légèrement rouge, elle remerciait tout le monde et se tournait vers Jane. Elle tenait son ventre d'une main et son l'autre tenait son dos. Elle fronçait les sourcils.

Jane s'inquiétait immédiatement. Tu vas bien ? Demandait-elle.

Maura la regardait et secoua la tête. Je suis fatiguée et mon dos me fait mal ! Elle frottait ces reins. Même si elle savait que Jane s'inquièterait, lui mentir était inutile.

Jane rejoignait rapidement son cousin qui était à la caisse. Alessandro !

Il se tournait vivement vers elle. Ta petite amie a été incroyable !

Jane levait une main pour le couper. Je suis désoler, mais elle ne sent pas bien et je préfère la ramener à la maison. La voie de Jane tremblait un peu, mais son cousin ne le remarquait pas.

Bien sûr vas-y. Il embrassait sa cousine. Le repas est cadeau, et j'aimerais que vous veniez manger à la maison samedi midi !

Avec plaisir, merci cousin à samedi. Jane se retournait et retrouvait rapidement Maura qui n'avait pas bougé. Elle posait une main délicatement sur son épaule. Rentrons !

Maura la suivis, monter en voiture était difficile et elle n'arrivait pas à trouver une position confortable. Le trajet était douloureux malgré toute la douceur de Jane. Enfin garer dans l'allée, Jane sortait et contournait rapidement la voiture, elle ouvrait la portière pour Maura.

Celle-ci voulait bouger mais son dos était lancinant. Je ne peux pas bouger Jane ! Maura frottait toujours ces reins.

Le lieutenant se baissait et délicatement passait un bras sous ses jambes tandis que l'autre passait derrière son dos. Maura passait ces bras autour de son cou et s'agrippait à elle. Avec le plus de douceur possible elle sortait Maura du véhicule. Elle la menait jusqu'à la maison et décidait de la conduire tout de suite dans la chambre. Elle déposait Maura au sol.

Tu me fais peur Maura ! Jane attrapait le visage du médecin légiste dans ses mains.

Maura regardait son amour avec tendresse. Ce n'est rien Jane, j'ai fait un faux mouvement et je me suis froissé un muscle. C'est douloureux.

Jane embrassait Maura avant de partir rapidement. Elle réapparaissait une chaise à la main et des coussins dans l'autre. Elle les déposait dans le centre de la pièce. Viens ici ! Elle tendait une main vers Maura. Près d'elle, Jane déshabillait délicatement la blonde. Avec la plus grande douceur elle l'aidait à s'installer. La chaise entre ses jambes, son dos tourné vers Jane, elle reposait ses bras sur le dos de la chaise et sa tête sur ses bras. Elle soupirait du petit soulagement que cette position lui apportait.

Jane disparaissait de nouveau dans la salle de bain. Maura fermait les yeux. Le lieutenant retournait près d'elle et s'agenouillait au sol. Elle mettait un produit dans ses mains et les déposait sur le dos de la blonde. Un gémissement s'échappait des lèvres du docteur. La sensation de chaleur sur sa peau était très agréable.

Jane avait lavé ses mains sous l'eau bien chaude et réchauffer le tube de crème. Elle massait délicatement le dos de Maura. Lorsqu'elle atteignait le point douloureux, Maura se mettait à gémir plus fort. Jane se concentrait sur ce point. Avec ces pouces elle massait les muscles endoloris.

Je suis si fière de toi Maura ! Tu as été incroyable ! La voix de Jane était profonde et douce.

J'avais si peur ! Répondait la blonde.

Je sais, mais tout ce qui émanait de toi était la confiance, le calme et tu étais rassurante ! Jane embrassait la peau nue.

Jane sentait les muscles sous ses mains se détendre. Comment te sens-tu ?

Beaucoup mieux ! La voix de Maura était pleine de sommeil.

Jane continuait encore un peu son massage. Le corps de Maura s'affaissait un peu et le lieutenant se relevait. Elle faisait le tour et regardait son amante endormie. Elle embrassait son front et doucement la soulevait, elle installait Maura dans le lit et la couvrait. Elle déposait un baiser sur ses lèvres. Alors qu'elle quittait la chambre, elle entendait Maura parler dans son sommeil.

Je t'aime Jane !

Je t'aime aussi Maura ! Avec un grand sourire elle quittait la pièce.