Lorsque je me levais le lendemain matin, mon père était déjà parti. J'en profitais donc pour me préparer et errer dans la maison comme bon me semblait sans avoir peur des questions qu'il m'aurait posé s'il m'avait vu agitée ainsi.
En regardant par la fenêtre de ma chambre à 9h00 précise, je vis Edward, accoudé à sa voiture, m'attendant. Je me dépêchais tellement pour descendre le rejoindre que je failli rater une marche. J'eue tellement peur que je dû marquer un arrêt en bas de l'escalier pour me calmer.
J'allais le rejoindre en lui sautant limite dessus tellement j'étais heureuse de le voir.
Mais quand je compris qu'il comptait m'emmener et conduire, je fut tout à coup très anxieuse.
écoute, ne m'en veux pas mais aujourd'hui c'est moi qui conduit. Tu m'as fait une peur bleue hier alors je prends les choses en main.
Serais tu en train de dire que ma conduite est…
Tout simplement effrayante !!!! je conduis. Ce n'est pas négociable !!!!
Mais je… très bien… comme tu voudras.
Parfait. Où allons nous ?
Où tu voudras.
Eh bien puisqu'il ne fait pas trop mauvais, je retournerai bien à la clairière histoire de prendre l'air.
Avec plaisir. Allons-y.
Nous partîmes donc en direction du lycée afin de retrouver notre clairière. Une fois que nous avions réussi à grimper, et que nous fûmes au milieu de celle-ci, nous nous assîmes l'un en face de l'autre. Je ne voulais pas perdre une minute de cette journée à regarder autre chose que son visage, ses yeux, sa bouche, et son torse, qu'il me laissait découvrir en ayant déboutonné le haut de sa chemise. Pour ma part, je n'avais pas très chaud, mais je n'allais pas me plaindre que ce ne soit pas son cas !!!! j'avais pris de quoi grignoter si bien que nous n'eûmes pas besoin de partir pour manger.
Nous passâmes l'après midi à discuter de tas de sujets différents. Je ne parlais pas beaucoup cependant, préférant l'écouter, et entendre ainsi sa voix. J'appris donc, qu'Esmée ne pouvant avoir d'enfant, avait voulu adopter ; et que Carlisle avait connu Edward à l'hôpital, lorsque ses parents étaient décédés. Il avait donc demandé l'autorisation de prendre Edward avec lui et les services sociaux, trop heureux de se débarrasser d'un jeune garçon pourtant trop vieux pour être un bon candidat à l'adoption, avaient accepté sans poser de questions. Depuis ce jour, il vivait avec eux, et en était ravi. Par la suite, Emmet était arrivé, puis Alice. Je me rendis compte que les liens qui les unissaient étaient tout aussi fort, sinon plus, que ceux d'une famille de sang. Prise ensuite d'un frisson, je me collais contre lui, mais sa peau étant glacée, je n'arrivais pas à me réchauffer. Je proposais alors de rentrer chez moi afin de passer le reste de l'après midi au chaud, ce qu'il accepta.
En montant dans la voiture, je mettais le chauffage afin de me réchauffer d'avantage. Edward avait essayer de me convaincre de le laisser conduire mais j'avais refusé, insistant pour rentrer entière à la maison…
Pourtant j'aurais dû accepter car lui au moins était capable quoi qu'il se passe de rester concentrer sur la route lorsqu'il conduisait. Nous continuâmes à discuter sur le chemin du retour mais lorsqu'il m'annonça que Carlisle avait espéré en lui présentant Rosalie, qu'elle deviendrait sa petite amie, je fus tellement surprise que je ne pu m'empêcher de le regarder. Tant et si bien que je ne vis pas que le feu était passé au rouge et que je m'apprêtais à le griller.
Tout ce qui arriva ensuite se passa en une seconde et je ne pu réagir. Seul le coup de klaxon qui retentit me fit revenir à la réalité mais il était déjà trop tard. J'avais griller le feu et je ne put que voir ma fin arriver…notre fin arrivée…
Un trois tonnes arrivait sur mon coté gauche. Lancé à pleine vitesse. Je ne pouvais pas l'éviter. Je ne pouvais pas freiner. Non seulement parce qu'il était trop tard mais aussi, et surtout, parce que j'étais totalement tétanisée sur mon siège. Je sentis à peine la main d'Edward attraper mon bras et enlacer ma taille. Je gardais les yeux fixés sur le monstre de métal qui nous fonçait dessus. Je vis quelques images défiler devant mes yeux mais je n'y prêtais pas attention, persuadée alors que j'allais mourir. Pourtant l'impacte ne vint pas au moment où je fermais les yeux.
Etonnée finalement de ne rien sentir, je rouvris les yeux pour m'apercevoir que j'étais en dehors du véhicule. Comment étions nous sortis ? comment avions nous pu sortir ? comment avions nous pu éviter l'accident et la mort certaine qui nous attendait sans que je ne m'aperçoive de quoi que ce soit ? au moment où toutes ses questions vrillaient mon esprit, et que le bruit monstrueux de taule broyée se faisait entendre, je tombais évanouit sur le sol dans les bras d'Edward.
Lorsque j'ouvris les yeux quelques minutes après, j'étais allongée, dans un lit blanc peu confortable, au milieu d'une chambre blanche totalement impersonnelle… je ne savais pas où j'étais mais j'étais mal à l'aise. Je ne comprenais pas ce qui s'était passé et je détestais cette sensation. J'essayais de me rappeler ce qui nous était arrivé mais je ne voyais toujours pas comment nous avions pu sortir à temps de la voiture. Nous devrions être mort à l'heure qu'il est pourtant ce n'était pas le cas apparemment.
Edward ?
Pas de réponse.
Edward, tu es là ? réponds moi.
Toujours rien. Je fus alors saisi d'un nouvel élan de panique. Où était il ? il ne m'aurait pas laissée toute seule dans un endroit que je ne connaissais pas. Il ne voulait pas que je sois à plus de 10 cm de lui. Pourquoi ne répondait il pas dans ce cas. Oh mon dieu !!!! lui était il arrivé quelque chose ? avais-je été la seule à sortir de la voiture ? lui même ne réussissant pas à éviter l'accident ? Etait il… ? non il ne pouvait pas me laisser. Il n'avait pas le droit. Il m'avait dit qu'il resterait avec moi tant que je le voudrais et je n'avais pas décider d'arrêter. Loin de là. Je n'avais jamais eu autant besoin de lui que maintenant. Pourquoi me faisait il
languir comme ça ?
les larmes se mirent à couler sur mon visage et je n'essayais pas de les retenir.
La porte de ma chambre s'ouvrit au même moment et le docteur Carlisle Cullen fit son apparition. En blouse blanche, stéthoscope autours des épaules et bloc notes à la main.
Bella, comment te sens tu ?
Docteur Cullen ? comment suis-je... où es Edward ? pourquoi n'est il pas avec moi ?
Du calme Bella. Il va bien ne t'inquiètes pas. Il est dehors avec Esmé et Alice. Il n'a rien et toi non plus. D'après ce que j'ai compris, c'est un vrai miracle. Te souviens tu de ce qui s'est passé ?
J'ai grillé un feu. Oh je suis désolée. Je ne voulais pas. Je ne l'ai pas vu. Je suis désolée. Vous devez m'en vouloir d'avoir mis la vie d'Edward en danger.
Non Bella. Ne t'en fais pas. Et calme toi, je ne voudrais pas que tu t'évanouisses à nouveau. Vous, vous en êtes sortis et c'est le principal.
Oui et je ne sais pas comment d'ailleurs. Je fixais le camion, je savais que nous allions mourir sous l'impacte, et la seconde d'après nous étions sur le bord de la route, vivants et indemnes. Vous devez croire que je suis folle.
Non. Edward m'a donné la même version que toi et je sais que mon fils n'est pas fou. Par conséquent tu ne peux pas l'être ; me dit il avec un sourire.
Il ne sait pas lui non plus comment nous sommes sortis de la voiture ?
Non.
Alors vous avez raison. C'est un miracle. M'autorisez vous à voir Edward ?
Bien-sûr je vais aller le chercher. Mais ne bouge pas de ton lit. Tu as subi un choc et je ne voudrais pas que tu te fasses mal en tombant parce que tu ne t'es pas assez reposée. C'est bien compris ? d'ailleurs, je crois que nous allons te garder cette nuit en observation.
Mais pourquoi ? puisque nous n'avons pas été blessés ?
Parce que c'est plus prudent.
En me disant cela, il me fit un clin d'œil dont je ne compris pas le sens. Mais avant que j'ai pu lui poser la moindre question, il tournait déjà les talons et sortait de ma chambre.
Quelques secondes après, Edward entrait.
tu m'as fait peur, me dit il une fois assis à mes cotés.
Pas autant que tu m'as fait peur. J'ai cru t'avoir perdu quand je me suis réveillée ici sans toi.
Excuse moi mais Carlisle a prévenu Alice et Esmé de l'accident alors je suis sorti quelques instants pour les rassurer. Je ne pouvais pas deviner que tu choisirais ce moment précis pour te réveiller alors que tu viens de passer les trois dernières heures inconsciente.
Combien ? je suis restée dans les vapes si longtemps ?
Oui.
Mais quelle heure est il ? charlie…charlie va s'inquiéter si je ne suis pas là à son retour.
Il est 19h00. et ne t'en fais pas pour ton père. Je l'ai prévenu. Il arrive.
Quoi ? oh mon dieu. Il va être furieux. La voiture est bousillée. Il va me tuer !!!
Non je ne crois pas. Je pense qu'il va être tellement content que tu sois saine et sauve qu'il ne pensera pas un seul instant à la voiture. Et calme toi Bella s'il te plait. Ton cœur n'a pas besoin de nouvelles sensations fortes ce soir.
Sur ce, il me caressa la joue. Il ne savait pas à quel point ce type de geste me rendait dingue et à quel point mon cœur s'emballait dès qu'il me touchait sinon il ne l'aurai probablement pas fait mais je ne lui dis rien.
retires tout de suite tes mains de ma fille !!!
