Harry Potter

Disclaimer : rien ne m'appartient tout est à JKR pour les personnages et l'histoire en elle même est de Bleugus, qui m'a généreusement permis de l'adapter à ma sauce. Bien qu'au final nos histoires se différencient de chapitre en chapitre.

Couple : MF/FW

Genre : Romance/General/HxH

Note : Voici un couple que je n'ai pas du tout l'habitude de traiter. J'espère que cela vous plaira malgré tout !

Merci à tous pour vos reviews, vos mise en alerte et en favoris. Merci de votre attente aussi ! J'espère que ça vous plaira. Gros bisous.

Edit du 15/O6/2011 : Merci Typhi j'ai rectifié l'erreur. Je sais pas comment je dois prendre le fait que dans toutes mes reviews tu sois la seule à l'avoir vu... -_-" Je n'ai aucune excuse pour ce changement étrange. Je ne sais pas d'où vient ce prénom si ce n'est d'Eric Northman dans la Communauté du Sud (pas la cochonnerie d'adaptation télévisuelle, les livres svp!) Rien que d'y penser j'en ai le cœur qui bat... XD Mais bon, j'y crois pas trop. Bof c'est la vie. Encore merci pour me l'avoir signalé !


Chapitre 9

Ne me touche pas


Fred s'éveilla le lendemain matin étroitement serré contre Marcus. Leurs jambes entremêlés, sa tête contre le torse puissent, et les bras du brun enserrant sa taille. Surpris par cette proximité qui ressemblait étrangement à de l'intimité, il ne dit rien, restant dans une parfaite immobilité. Rigide. Mais petit à petit, au rythme régulier des battements de cœur de son époux, il se détendit.

Leur journée d'hier s'était fini en douceur. Après avoir sous la curiosité de Fred passé une bonne demi heure dans le sauna, ils avaient appelé Snedek pour qu'il leur apporte un repas léger dans la salle de détente. Pièce que Fred avait découverte assez vaste, avec une petite réplique de la grande cascade rugissant dans la salle principale.

La petite réplique créait un petit ruissellement d'eau, bruit ô combien apaisant. L'eau s'écoulant formait une petite rivière, serpentant dans toute la salle, et assez profonde pour que des nénuphars de différentes couleurs y fleurissent.

Ils avaient fait un repas léger allonger sur les divans et fatigué s'était rendu dans leur chambre, malgré la tentation de simplement rester dans cette pièce apaisante. Marcus ayant insisté pour qu'ils passent leur première nuit dans leur lit. Fred s'était laissé faire et s'était endormi à peine la tête posé sur l'oreiller, totalement détendu.

Et maintenant, il était serré contre le corps magnifique de Marcus, à respirer son odeur, sentir la douceur de sa peau. Ses pensées dérivèrent à la veille quand ils s'étaient serré peau contre peau dans le petit vestiaire. C'était un moment incroyablement intense. Exactement comme dans la forêt.

Mais ce qui l'étonnait le plus était que Marcus n'en avait absolument pas profité. Hors il était sûr et certain qu'il aurait couché avec le brun si celui-ci l'avait voulu. Ou plutôt s'il avait initié une approche parce qu'il l'avait voulu. Le désir dans ses yeux était bien présent à chaque fois. Cependant il s'était contenu. Pourquoi ? Aucune idée. Il semblait pourtant à Fred qu'il était particulièrement décidé à faire ses enfants de façon naturel.

N'était ce pas lui qui avait exigé que le serpentard ne le touche pas ?

Fred retint un gémissement en frottant son nez contre son oreiller humain. Qu'il pouvait être idiot parfois ! Mais ce n'était pas vraiment le genre de Marcus de respecté ce genre de décision. Il avait même été sûr que le brun chercherait à le faire craquer. Alors quoi ? Pourquoi ce changement de méthode ? Était ce pour l'amener lui, par une grande frustration à se donner ? À demander ?

Il n'y avait aucune chance que cela arrive, décida le roux. Il se tiendrait à ses résolutions de rester loin du serpentard et de ses mains baladeuse. Ce n'est pas parce qu'il avait passé une merveilleuse journée avec Marcus qu'il devait se jeter à son cou ! Il ne fallait pas qu'il oublie que le brun lui avait forcé la main pour ce mariage. Et encore c'était un doux euphémisme quand on parlait chantage !

Fred soupira. Il avait parfaitement conscience que quoi qu'il dise ou pense, s'il continuait sur cette voie avec le serpentard, il ne tarderait pas à craquer. À dévoiler les sentiments, qu'il tentait désespérément d'étouffer. Et Marcus en profiterait, parce qu'il n'y avait aucune chance pour qu'un jour, ils soient réciproque. Marcus était trop distant, trop froid, trop inaccessible.

Même lors de cette journée d'hier, aussi parfaite qu'elle eut été, il avait senti une sorte de recul de la part du brun. Comme une distance qu'il ne pourrait jamais parcourir entre eux. Il se doutait que c'était sans doute lié à ce que Marcus lui avait raconté sur son enfance. Comment bien grandir dans une telle famille ? Marcus n'avait pas pu développer sa capacité à aimer. Il était tout simplement incapable de lui donner ce qu'il voulait. Pouvait-il même lui en vouloir pour ça ?

Fred poussa un soupir découragé. Toute la bonne humeur du réveil envolé. Il frotta sa joue contre le torse chaud mais fut surpris de sentir le bras autour de sa taille se resserrer. Levant les yeux il tomba sur les orbes clairs et encore ensommeillé du brun.

MF/FW

Evan se réveilla avec une atroce migraine. Ciel ! Une centaine de créatures magiques devaient danser la gigue sous son crâne. Merlin que quelqu'un les arrête ! Il poussa un soupir douloureux et remua doucement dans son lit quand une main se posa sur son dos. Se retournant vivement, il put voir Vincent penché sur lui, juste avant que la folie de son acte ne le rattrape. Sa tête sembla prête à se décroché, la douleur était si vive qu'il en eut envie de pleurer, de plus le mouvement semblait lui avoir retourné l'estomac.

_ « Tiens, bois ça. »

En douceur, Vincent l'aida à se redresser pour finalement s'asseoir, avant de lui donner un verre. Il but le contenu sans vraiment savoir ce que c'était. Mais au point où il en était cela avait peu d'importance.

Cela ne prit pas une minute pour que la potion fasse effet. Sa migraine s'amoindrit jusqu'à n'être qu'un léger mal de tête parfaitement soutenable. Son estomac sembla reprendre définitivement sa place et il n'eut plus de sensation de vertige. Un soupir de soulagement plus tard il leva les yeux vers Vincent.

_ « Qu'est-ce que tu fais là ?

_ Eh bien, bonjours à toi aussi. Et de rien pour la potion.

_ Désolé. Merci Vincent… mais que fais tu chez moi ?

_ Chez toi ? Fit Vincent en haussant un sourcil. »

Jetant un coup d'œil aux alentour, il se rendit compte que son ami avait raison. Étant déjà venu chez le blond, il reconnaissait parfaitement la chambre de son petit appartement. Vincent lui raconta alors qu'ils avaient passé le reste de la journée d'hier ensemble avant qu'il ne décide que sortir serait une bonne idée. Vincent pas vraiment convaincu l'avait qu'en même suivit inquiet pour lui. Ils s'étaient retrouvé à faire la tournée de tous les point un peu chaud où l'on servait de l'alcool. Evan avait fini sévèrement imbibé et Vincent l'avait ramené chez lui pour prendre son de lui.

Se souvenant surtout du motif qui l'avait poussé à une telle dépravation, Evan poussa un soupir en passant une main las sur son visage. Il ne voulait plus y penser. Il voulait… il voulait…

Il était tellement pathétique que ça en devenait risible. Pas la peine de se poser des questions sur les raisons ayant poussé Marcus à le quitter. Il n'était même pas capable de savoir où il en était. Oui, c'est par la qu'il devait commencé. Faire le point sur sa vie et ses désirs. Sur ce qu'il aimerait que l'avenir lui apporte.

Une main fraiche passa sur son front lui arrachant un soupir de plaisir. Il leva les yeux et croisa les prunelles sombres de Vincent.

_ « Merci Vincent. Tu es un véritable ami. »

Evan finit par se lever et se diriger vers la salle de bain, laissant Vincent seul avec ce simple mot qui lui crevai le cœur : « ami ».

MF/FW

Fred était émerveillé. Midgard était une ville fascinante. Certaine des maisons les plus ancienne étaient faite d'un cristal opaque ne permettant pas d'en voir l'intérieur. Mais à la lumière du jour, la ville semblait simplement scintiller. D'autre maisons tout aussi traditionnelle, mais moins tape à l'œil, était faite de lourde pierre rappelant vaguement dans leur style, l'architecture poudlarienne. C'était tout simplement magnifique.

C'était comme se perdre à une autre époque. Remonter le temps pour retrouver les fondateurs. C'était juste merveilleux, magique !

Un peu plus loin, Marcus observait Fred avec une affection masqué par un air glacé. Pourtant ses pensées étaient tournées vers leur réveille de ce matin. Quand il avait ouvert les yeux, il avait vu de la tristesse et du découragement sur le visage de Fred. N'étant pas vraiment doué avec les sentiments, il aurait tout de même voulu savoir ce qui mettait son mari dans cet état.

Mais il n'avait su quoi dire alors il s'était tu, ravissant juste les lèvres du roux un instant. En se relevant il avait vu dans les prunelle bleu, de la tendresse, de la tristesse et une autre chose qui lui avait serré le cœur sans qu'il sache vraiment pourquoi. Était ce si difficile d'être lié à lui ? Il croyait pourtant que son mari s'était fait une raison. Et qu'il en prenait le meilleur partie. Pourtant ces émotions dans ses yeux…

Fred demeurait un mystère pour lui. Quoi qu'il fasse le roux le surprenait en faisant quelque chose de totalement inattendu. Comme quand il s'était jeté dans ses bras après s'être perdu -d'ailleurs comment avait-il fait cela ? C'est vrai que le manoir était assez grand, mais de là à se perdre ?- ou quand il s'était lové tout contre lui dans le vestiaire la veille. Il y avait des moments où le rouquin semblait totalement l'accepter et d'autre où il se montrait ouvertement hostile. Versatile ou lunatique ? Quel était le bon mot pour qualifier un tel comportement ?

Il soupira quand il remarqua qu'il passait devant la boutique d'Evan. Il leva les yeux observant la vitrine sans réel intérêt. C'est avec un certain étonnement qu'il vit Vincent sortir par une petite porte sur le côté, qu'il savait rejoindre l'appartement d'Éric se trouvant à l'étage. Stoppant sa marche, il fit signe au jeune homme qui le remarqua et se dirigea vers lui.

_ « Salut, Marcus.

_ Salut. Qu'est-ce que tu fais là ?

_ Eh bien j'habite ce village comme tu le sais, fit Vincent sarcastique.

_ Te fous pas de moi. Qu'est-ce que tu faisais chez Evan ?

_ Jaloux ?

_ Ne sois pas stupide.

_ Il t'aime encore, rétorqua Vincent. Et cela résonnait étrangement comme un reproche.

_ Je sais, répondit Marcus placidement. Il faut que je lui parle. Tiens compagnie à Fred, pendant ce temps. »

Vincent n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit que déjà Marcus s'éloignait, abandonnant son mari à ses soins. Le blond poussa un soupir et se retourna vers l'endroit où Fred se tenait un peu plus tôt. Il eut un hoquet de stupeur en constatant que le roux se trouvait devant lui.

« Où vas Marcus ?

_ Euh… »

Vincent ne savait pas quoi dire. Surtout que Fred l'observait avec ses grands lagons bleu d'une façon étonnement intense. Pouvait-il lui dire que son mari l'avait abandonné sans hésitation pour rendre visite à son ex-petit ami ? Non, vraiment cela semblerait déplacé, surtout alors qu'ils étaient en l'une de miel. De plus Vincent était sûr que Marcus n'avait pas parlé de son ancienne relation avec Evan à son mari. Et ce n'était à lui de le faire.

Pourtant il sentait que mentir à Fred ne serait pas acceptable non plus.

« Il est juste là, pas loin. Il est allé rendre une petite visite à Evan, tenta-t-il en souriant.

_ Ce n'est pas juste ça, sinon il m'aurait emmené avec lui. ? Non ? De plus, je ne suis pas stupide, j'ai bien noté le comportement d'Evan, hier. Il y a eu quelque chose entre eux avant ? Ou encore maintenant, songea-t-il avec une certaine inquiétude.

_ Eh bien… je ne crois pas que ce soit à moi de t'en parler…

_ Vincent. S'il te plait.

_ OK, soupira le blond. Ils ont été ensemble c'est vrai, mais il y a déjà un an que Marcus a mis définitivement fin à leur relation. »

Un an ? À peu près le début de sa relation avec son frère. Peut être un ou deux mois après tout de même ? Mais Vincent n'était pas précis et Fred ne savait pas quand exactement George et Marcus avait commencé leur relation. Ni quand elle était devenu sérieuse.

Il reprit son chemin et senti Vincent qui lui emboitait le pas, se mettant à ses côtés.

« Si ça date déjà d'il y a un an, pourquoi Evan agit-il comme s'ils étaient encore un couple ?

_ Il n'a simplement pas accepté la rupture, je crois. Il espérait encore que Marcus reviendrait sur sa décision. Mais le fait qu'il soit marier lui enlève toutes ses chances. S'il était revenu avec un petit ami, cela aurait été difficile mais avec un mari…

_ Je vois. Il en aurait fait voir de toutes les couleurs à ce petit ami, rit Fred.

_ Je pense aussi, rigola Vincent à son tour. Evan peut être une vrai petite teigne quand il s'y met.

_ J'imagine. Mais… c'était vraiment sérieux entre eux ? Ça a durer longtemps ?

_ Hm… Environ trois ans. Mais tu ne devrais pas t'inquiéter pour ça.

_ Mais je ne m'inquiète pas ! Répliqua Fred un peu trop fort.

_ Ne t'en fais pas va ! C'est normal d'être jaloux quand son tout jeune mari va voir son ex, même si c'est juste pour discuter.

_ Je ne suis pas jaloux ! Parlons d'autre chose d'accord ? »

Vincent ne put s'empêcher de rire face à la gêne de Fred. Ses oreilles étaient écarlates et il doutait que ce soit seulement à cause du froid.

« Allons à la Coupe d'hydromel. C'est l'auberge du village. On y sert de l'hydromel bien chaud et de la bierraubeurre aussi, si tu préfère.

_ Je gouterais bien cet hydromel !

_ Tu verras il y a le choix entre plusieurs sortes d'hydromel. Il y a entre autre celle dite des fées et celle de feu. La première n'est pas très alcoolisé et est permises aux enfants en petite quantité.

_ Je devine que celle de feu n'est pas pour les petits ?

_ Pas du tout ! Vincent en éclata de rire. Je n'en commende pas moi-même. Il n'y a qu'Andrew qui parmi nous arrive à en boire. Et Marcus aussi.

_ Bien évidemment.

_ Tu pourras me raconter comment tu as connu Marcus ! Qu'en dis-tu ?

_ Euh… bien, oui. Pourquoi pas ? Répondit Fred mal à l'aise. »

Qu'était il censé dire à Vincent ? Il était persuadé que parler de faux mariage était à exclure. Après tout son contrat avec Marcus comprenait son silence. En passant le seuil de l'auberge, il pensa à la version annoncé la veille à la presse et toute la population londonienne. Autant collé à l'histoire. C'est donc avec un faux sourire plaqué sur le visage qu'il s'installa à une table que Vincent lui avait désigné.

MF/FW

Marcus entra chez Evan sans sonner et monta à l'étage ou se trouvait son appartement. La encore, il en poussa la porte sans signaler sa présence, si bien que quand il entra dans le salon il surpris totalement le maitre des lieux.

« Marcus ! Est-ce que tu aurais oublié comment on se sert d'une sonnette ? Siffla-t-il une fois remis de sa frayeur.

_ Non. Je viens pour qu'on discute. »

Pourtant le silence se fit pendant une bonne minute avant qu'Evan ne se décide à l'inviter à s'asseoir au salon. Lui prenant son manteau, il lui proposa un café que Marcus accepta avec plaisir, le froid du dehors encore accroché à la peau. Cinq minutes plus tard, ils étaient assis face à face et s'observaient. La nervosité d'Evan était palpable. Son appréhension aussi.

« C'est fini entre nous depuis plus d'un an, fit abruptement Marcus.

_ Je le sais ça. Tu m'as quitté du jour au lendemain sans aucune explication !

_ Que voulais tu que je te dise ? Que je ne t'aimais plus ? Que notre amour était sans avenir ? Quel genre d'ineptie aurais-je dû sortir pour que tu accepte cette chose que tu savais -que nous savions inéluctable, quand on a commencé à coucher ensemble.

_ On ne faisait pas que coucher ensemble Marcus ! Fit Evan touché en plein cœur par ces paroles si sèches et cyniques.

_ Si Evan. On couchait ensemble. C'était pour moi beaucoup plus que mes relations précédentes où je ne faisais que baiser. Tu as compté pour moi, et compte encore mais seulement en tant qu'ami. Un ami avec lequel je partageais aussi un lit. Tu sais que je ne suis pas du genre à faire ce genre de déclaration d'amitié, donc tu devrais y voir l'importance que tu as à mes yeux.

_ L'importance que… »

Evan éclata d'un rire amer. Tous les mots de Marcus lui faisaient si mal qu'il avait l'impression de pouvoir en mourir. Les larmes coulèrent sur ses joues sans qu'il puisse quoi que ce soit. C'était juste trop dur. Pourtant il savait, l'avait toujours su. Il le savait depuis l'instant ou il avait posé ses yeux sur ce magnifique brun à l'air inaccessible.

Jamais il ne l'aimerait.

Il avait cru pouvoir faire changer cela. Faisant tout pour attirer son attention, en en faisant son ami. L'attirant dans son groupe d'ami, pour qu'il soit entouré par gens qui l'aimait lui Evan et le pousserait dans ses bras. Et ça avait marcher après deux ans d'acharnement. Il était entré dans son lit. Dans ses bras. Mais pas dans son cœur. Mais là encore il n'avait pas perdu espoir.

Et il avait cru y être parvenu d'une certaine façon en voyant que le brun restait avec lui. Marcus n'avait vu personne d'autre, pendant tout le temps où ils avaient été ensemble. Il avait réussi à se convaincre que s'il n'y avait pas encore eu de déclaration de la part du brun, c'était juste parce que ce n'était pas son style. Bien sûr il n'aimait pas qu'il passe trop souvent chez lui, mais c'était parce qu'il aimait avoir son espace vital. Il n'avait pas beaucoup de geste tendre ou d'attention ? Marcus n'était vraiment, mais vraiment pas du genre romantique.

Pourtant il y avait de petite chose. Des réparations mystérieusement effectué chez lui, des courses faites toutes seules. Des cadeaux d'anniversaires, de saint valentin ou de Noel jamais oublié. Et toujours des choses qui lui faisait très plaisir car même si Marcus n'était pas très loquaces et ne semblait pas lui accorder beaucoup d'attention, il l'écoutait toujours. Lui offrant des choses dont il avait parlé jusqu'à trois mois plus tôt, ayant lui-même oublié l'avoir mentionné au détour d'une conversation.

Quand il avait décidé de retourné à Londres, Evan avait senti que la fin de leur relation était proche. Ça avait été une époque de grande discussion et de dispute. Evan voulait l'accompagner à Londres, ce que Marcus refusait continuellement et avec fermeté. Il avait tenté de le supplier de rester, la aussi sans succès. Le brun avait des affaires importante à régler à Londres. Hors de question de laisser trainer tout cela.

Alors la peur au ventre il s'était incliné, le laissant sans aller. Et chaque départ était une grande épreuve, et chaque retour était attendu avec une angoisse difficilement gérable. Et puis, il y avait eu le dernier retour un an plus tôt. Le malheur pressenti depuis longtemps était enfin arrivé. Marcus avait rompu et il en avait été anéanti.

Ça avait été tout même plus facile à gérer du fait de son départ. Evan s'était enferré dans une sorte de mensonge, se convainquant que ça n'avait été qu'un cauchemar. Qu'au retour de Marcus tout redeviendrait comme avant. Qu'il lui dirait que jamais il ne le quitterait. Ou qu'il avait fait une erreur et qu'il fallait oublier tout ce qu'il avait dis.

Mais il ne pouvait plus se leurrer à présent.

L'arriver de ce rouquin portant le nom de Flint ne lui laissait aucune chance. Il aurait voulu pouvoir haïr ce mec de toutes les forces de son âmes. Mais il ne pouvait pas vraiment. Rien n'était de sa faute. Qui pouvait-il si Marcus l'avait aimé lui et pas Evan ?

Essuyant les larmes sur son visage, il se trouva pathétique. Et songer que Marcus assis en face de lui pouvait voir ce spectacle si misérable lui donnait encore plus envie de pleurer.

Tout à coup il senti le canapé s'enfoncer à ses côtés, et les bras s'enrouler autour de lui. Il se laissa faire, basculant contre un torse large et puissant. C'était une chose qu'il avait toujours aimé avec Marcus. Sa taille et la largeur de son torse. Il était si fort, si virile. On ne pouvait que se sentir en sécurité dans ses bras. Aimé, protégé du monde. Mais ces bras n'étaient plus à lui.

« Tu l'aimes au moins ? »

Cette question résonna dans le petit appartement.

MF/FW

Fred en était à sa troisième étincelle quand Marcus les rejoignit dans le bar. Il ne se demanda même pas comment le brun avait su ou les trouver, rendu trop joyeux par l'hydromel.

« Marcus ! Je suis trop content de te voir !

_ C'est-ce que je vois fit le brun en desserrant l'étreinte de son époux autour de son torse dans le but de l'asseoir pour s'asseoir à son tour. Je t'avais dis de l'occuper, pas de le saouler, fit-il à Vincent l'air contrarié. »

Il n'avait assurément pas apprécié de trouver Fred presque étalé sur Vincent, tous les deux riant aux éclats. Leurs visages vraiment trop près l'un de l'autre. Il s'était absenté moins d'une heure, que se serait-il passé s'il les avait laissé une heure entière ? De plus les sourires que Fred adressait à Vincent était trop sincère, trop rayonnant.

Jamais il n'avait eu droit à ça, lui.

Il se sentait sur les nerfs. Sa discussion avec Evan avait été plus éprouvante qu'elle n'aurait dû l'être. Plus émouvante aussi. La question que lui avait posé le jeune homme avait été comme la cerise sur cette visite difficile. Mais il n'avait pas vraiment eu le choix quant à la faire ou non. Il ne voulait pas perdre une des rares personnes qu'il appréciait réellement et en qui il avait confiance. La confrontation était donc nécessaire pour mettre les choses à plat.

Mais cela ne changeait rien au fait qu'il s'en serait bien passé. Il n'aimait pas ces étalages émotionnels. Cela l'avait mis de mauvaise humeur. Et quand il revenait, c'était pour trouver son mari récalcitrant, plus du tout récalcitrant dans les bras d'un autre homme.

Le regard que reçu Vincent suffit à lui faire comprendre que sa présence n'était pas des plus souhaité. De toutes les façons, il voulait passé voir Evan. Il était sûr qu'il ne serait pas bien après cette discussion avec Marcus.

« Il n'a bu que deux étincelles. Trois en comptant celle la, en fait.

_ Seulement ça ? Demanda Marcus septique.

_ Non, répondit-il en riant. Il a tenu à boire une flamme d'abord.

_ Tss. Quel idiot.

_ Sois content que j'ai réussi à le dissuader de goûter au feu. C'est là que tu aurais dû t'inquiéter.

_ De un : je ne suis pas un idiot. De deux : cesser de parler de moi comme si je n'étais pas là. Et de trois : je ne suis pas si bourré que ça. Juste… un peu guilleret.

_ Mais oui, c'est ça. Je vous laisse. Bonne journée à vous les amoureux. »

Après un clin d'œil, Vincent s'en alla laissant les Flint entre eux.

« Alors comment ça s'est passé ?

_ De quoi parles tu ? Fit Marcus en appelant une serveuse d'un geste de la main.

_ De ta discussion avec Evan. »

Fred dû attendre que Marcus passe commande, ne quittant pas son vis-à-vis des yeux pendant qu'il parlait à la serveuse et même quand elle tourna les talons pour aller chercher sa commande. C'est une bonne minute après son départ qu'il consenti à lâcher quelque chose, qui n'était en rien la réponse attendu.

« Vincent devrait apprendre à se taire.

_ Et toi à parler, rétorqua le roux. Pourquoi ne pas m'avoir dis que tu avais eu une liaison avec lui ?

_ Parce que ça n'avait pas d'importance et ça n'en a toujours pas.

_ C'est faux et tu le sais ! Si ça n'en avait pas, tu ne serais pas allé le voir. »

La serveuse revint et Fred se tut. Elle déposa le verre d'hydromel de feu devant le brun et s'en alla de suite, sentant la tension à la table. Marcus était l'un des seuls clients à jamais commander le feu, ça rajouté à sa carrure elle n'avait aucun mal à se souvenir du bonhomme. Elle ne put s'empêcher de se demander pourquoi ce petit roux tentait ainsi le diable. Elle connaissait les colère de Marcus. Il était difficile à pousser à bout mais quand c'était fait… il n'y avait plus qu'à prier les dieux.

Sous l'intensité du regard azure, Marcus reprit la conversation comme si elle ne s'était pas arrêté.

« Fred, je ne tiens pas à en parler.

_ Alors quoi ? Fit Fred exaspéré. On devrait juste clore le sujet ?

_ Oui, répondit Marcus platement.

_ Hors de question, répliqua Fred.

_ Je ne vois pas pourquoi tu y tiens tant, s'exaspéra le brun à son tour. Nous n'avons pas parlé de tes ex à toi.

_ Nous n'allons en côtoyer aucun, durant notre séjour. »

Son exaspération laissait doucement place à un grand agacement. Mais celui-ci céda devant une vague d'impuissance face au mutisme de Marcus. Était ce si dure de lui en parler ? Pourtant il lui avait parlé de son enfance. Certes à demi mot, mais il l'avait fait. Qu'avait Evan de si spécial qu'il ai droit à ce genre de secret. Qu'il ai droit à des visites explicatives, et autre mission de consolation.

Parce qu'il ne s'y trompait pas. Cette marque humide sur le torse de Marcus devait être dû au pleurs de l'autre jeune homme. Et Marcus n'était pas le genre d'homme à s'expliquer sur ses actes ou à consoler n'importe qui. Evan était-il donc si spécial ? Une puissante vague de jalousie et de colère le saisit avant de retomber tout aussi vite.

Il se sentait fatigué. La sensation d'être sur des montagnes russes émotionnelles depuis trois jours, ne l'aidait pas du tout à penser. Et Marcus en face qui le regardait avec cet air froid, glacé, indifférent. C'était désespérant. Fred se sentait étonnement seul. George lui manquait.

« Ok. De toute évidence, tu ne tiens pas en parler. Je suis fatigué pourrions-nous rentrer ? »

S'isoler. C'est tout ce qu'il voulait. Se trouver le plus loin possible de Marcus et de tout ce qu'il provoquait en lui. Tous ces sentiments qu'il ne voulait pas et qu'il savait sans espoir. Fred se sentait tout d'un coup oppressé dans ce bar qui lui avait semblé si amical et chaleureux quelque temps plus tôt. Trop de monde, trop de bruit. Trop de Marcus.

Ce dernier le jaugea une bonne minute avant de lâcher de cette voix si neutre, apathique.

« Je fini mon verre et on y va. »

À suivre…