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Disclaimer:Tous les personnages appartiennent à J.K. ROWLING , hormis les OC. Chapitre 9 Recorrigé.

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Chapitre 9 : Petit détour aux USA et surprise au Quidditch

Les perdants ont toujours fêté leurs victoires avant de gagner. (Citation)

POV Fiona

Thanksgiving, fête majeure aux Etats-Unis et dans les pays Anglo-saxons, se déroulait chaque année l'avant dernier jeudi de novembre. Cette année elle aurait lieu le Jeudi 23 Novembre.

Ma famille du coté de mon Père étant américaine, nous avions l'habitude de célébrer cette fête chaque année. Mon Père y tenait beaucoup et ma Mère adorait toutes les fêtes où l'on pouvait se retrouver en famille, comme Thanksgiving, Noël, le nouvel an, Pâques, etc...

C'est pourquoi en ce mardi soir, 21h30, je me retrouvais en train de terminer la préparation de ma valise au lieu d'être en cours d'Astronomie comme tous les mardis soirs , de 20h à 22h, depuis la rentrée des classes.

Demain matin à 9h00 je sauterais dans une calèche pour la gare de Pré-au-lard, d'où je prendrais le magicobus pour Londres. Arrivée à Londres, je devrais me rendre à l'un des centres de transplanage qui assurait les trajets internationaux.

- Ta colocataire n'est pas là ? M'interpella une voix familière, me faisant sursauter. C'était Bridget Dawson, ma meilleure amie.

- Tu es au courrant que tu n'as aucunement le droit de te trouver dans mon dortoir à cette heure ci et que si on se fait chopper on risque gros ? Lui demandais-je sans prendre la peine de répondre à sa question.

- Oui, dit-elle d'un faux air indifférent mais avec un vrai air malicieux, comme si elle savait quelque chose de plus que moi.

- Alors ça va, je voulais juste être sure que tu le savais, dis-je avant que nous éclatâmes de rire en cœur.

Je n'aurais jamais pensé trouver une fille telle que Bridget à Poudlard. Bridget est tellement joyeuse, excentrique, un peu folle tout en savant rester digne et en gardant son flegme typiquement British.

Non pas que je crois aux stéréotypes sur les anglais, mais il faut bien avouer qu'en voyant le château, les uniformes venus tout droit des années 50 et la froideur d'ont font preuve certaines personnes, je me suis posée des questions. Mais ça c'était avant de connaître Bree.

- Sérieusement, tu n'es pas censée avoir cours à cette heure ci ? Lui demandais-je alors qu'elle s'asseyait sur mon lit, de l'autre coté de ma valise.

- Dis celle qui finit sa valise à 9h30 du soir, alors qu'elle s'en va le lendemain. T'inquiète, le prof nous a laissé partir plus tôt parce que le ciel était couvert, répondit-elle en souriant.

- Si tu as bientôt fini ta valise, on pourrait aller dans ta salle commune ou dans la mienne avant le couvre-feu ?

- Oui attend moi deux secondes, je range ça et j'ai fini, dis-je en plaçant ma veste sur le dessus de ma valise avant de la boucler et de suivre Bridget.

A peine m'introduisais-je dans ma salle commune en compagnie de Bridget, qu'une voix nous interpellât : « Alors tu sèches les cours maintenant ? »

Il ne s'agissait que de Ian Wallace, qui était installé en compagnie de ses amis, sur un canapé, prés d'une des 4 fausses fenêtres que comptait notre salle commune.

- Oui je pars demain matin pour fêter Thanksgiving en famille et je serai de retour dimanche soir. Et toi tu ne rentres pas chez toi pour Thanksgiving ? Demandais-je à Ian, tout en me rapprochant d'eux avec Bridget.

- Non, je reste à Poudlard. Et puis Thanksgiving est une fête inventée par les moldus, répondit calmement Ian.

- Thanksgiving a peut-être été inventée par les moldus mais alors pourquoi à Salem ils font le pont pour permettre à leurs élèves de le célébrer ? Répliquais-je plus sèchement que je ne l'aurais voulu.

Cela sembla lui couper le sifflet pendant quelques minutes, si bien que ce fut Albus qui répondit à sa place.

- Peut-être pour ne pas contrevenir à ceux qui la fêtent et Ian n'y vas pas parce que sa famille ne le célèbre pas tout simplement. Mais pourquoi tu pars demain, si Thanksgiving c'est jeudi ? Me questionna-t-il sincèrement.

- Désolée Ian, je me suis un peu emportée, m'excusais-je alors qu'il me fit signe que cela n'avait pas d'importance. C'est juste que c'est à cause de votre fichu ministère qui veut contrôler toutes les entrées et sorties du territoire, repris-je en essayant de me calmer.

- Tu ne pourrais pas juste transplaner, utiliser la poudre de cheminette ou prendre un portoloin ? demanda Tristan.

- Pour ce qui est de transplaner, c'est impossible on ne peut passer le permis en Angleterre qu'à sa majorité, soit 17 ans. La poudre de cheminette ne s'utilise qu'à l'intérieur d'un Pays, jamais pour des trajets internationaux. Et pour le portoloin, il faut obligatoirement une personne majeure.

- Et donc comment tu vas faire ? S'enquit Albus.

- Eh bien, c'est l'application du proverbe « pourquoi faire simple quand ont peut faire compliqué ». Demain matin à 9h00, je prendrai une calèche, que la Directrice a eut l'amabilité de mettre à ma disposition, pour Pré-au-lard.

De là, à 10h, je sauterai dans le Magicobus destination Londres, arrivée estimée à 15h environ.

Et à 16h45, départ pour les Etats-Unis, via le centre de transplanage Internationnal qui propose des transplanages d'escorte pour accompagner les mineurs.

Alors qu'il aurait été si simple de me laisser prendre un portoloin au départ de Pré-au-lard. Voilà, tout est dit, débitais-je d'une traite.

- Le service de transplanage d'escorte pour les mineurs c'est comme dans les avions ou dans les trains, en fait. S'exclama Tristan, sous le regard incompréhensif de Scorpius et Ian, alors qu'Albus à ma grande surprise ne semblait pas surpris.

- Oui c'est exactement ça, répondis-je en souriant, tandis qu'Albus expliquait plus en détails à Ian et Scorpius, cette histoire de train et d'avion. On ne pouvait pas rester longtemps fâchée avec Tristan et ses traits d'humour, plus ou moins drôles d'ailleurs.

Dix minutes avant l'heure du couvre feu, j'insistais pour raccompagner ma meilleure amie à sa salle commune, puis je retournai à la mienne avant de rentrer dans mon dortoir pour dormir. Demain s'annonçait comme une journée épuisante.

J'avais programmé mon réveil pour 7h50, afin d'avoir le temps de me doucher et de m'habiller avant d'aller prendre un copieux petit déjeuner.

Ma tenue de « voyage » comme je l'appelais, se composait, d'un tee-shirt noir manches longues avec un imprimé multicolore sur le devant, d'un jean gris foncé avec un imprimé « flocon de neige », d'une paire de bottines en cuir noir avec des étoiles martelées sur le talon et d'une veste bi matière style « Teddy » avec les manches et le col en cuir noir, le restant étant en dain bleu indigo.

Lorsque je pénétrais dans la grande salle à 8h 15, une bonne partie des élèves avaient déjà terminé leur petit déjeuner et devaient sûrement être partis depuis une bonne demi-heure.

Le petit déjeuner en semaine était servi jusqu'à 8h45, à cause des cours d'Astronomie, qui se déroulaient le soir, jusqu'à 22h. Il était servi jusqu'à 10h30, pendant le week-end et les vacances.

Je repérais Bridget, installée à sa table en compagnie de Rose et d'Arielle et je les rejoignis, sans faire attention aux nombreux regards qui se posés sur moi.

Après tout, ils ne devaient pas avoir l'habitude de voir q'une élève, de Serpentard qui plus est, habillée avec des vêtements moldus, vienne prendre son petit déjeuner dans la grande salle comme si de rien n'était.

- Salut, dis-je en m'asseyant à coté de Bridget. Bien dormie ?

- Salut, me répondirent elles en retour. Bien et toi ?

- Dis donc tu fais sensation habillée comme ça. Heureusement que les élèves des années supérieures (aux deuxièmes années), prennent tous les cours à 8h le mercredi matin, dit Arielle pareille à elle-même.

- C'est vrai que ta tenue a de quoi surprendre, mais il n'est indiqué nulle part dans le règlement intérieur, qu'il est interdit de venir petit déjeuner autrement qu'en uniforme. Il est juste précisé qu'aux repas tu dois porter une tenue convenable.

Même s'il a été ajouté qu'il est préférable de porter l'uniforme lors des repas précédent les cours. De toute façon, comme tu ne vas pas en cours aujourd'hui … c'est réglé ! Déclara Rose.

Je pris un petit déjeuner copieux en prévision de mon « voyage » pour rentrer chez moi. Rose et Arielle regagnèrent leur dortoir pour prendre leurs affaires avant d'aller en cours de DCFM.

Bridget, qui ne commençait les cours qu'à 11h00, m'accompagna dans mon dortoir pour que je récupère ma valise.

- Fais bon voyage me souhaita Bree avant de me serrer chaleureusement contre elle. Je lui rendis son accolade en la remerciant.

La directrice vint à notre hauteur, et m'informa, qu'elle allait m'accompagner en personne jusqu'à calèche. Je la suivie vers les grilles du château, qu'elle ouvrit d'un coup de baguette, pour prendre la calèche qui était tirée par des chevaux invisibles, comme m'avait informer Rose, ce matin lors du petit déjeuner.

Le trajet jusqu'à Pré-au-lard, ne dura que vingt petites minutes et fut une expérience plaisante.

La gare de Pré-au-lard, n'avait pas changé depuis mon premier trajet en Poudlard Express.

Je prenais mon mal en patience, assise sur un des sièges installés le long du quai, ma valise à coté de moi, lorsqu'un grand « bang » se fit entendre et que je vis q'un énorme bus victoria, violet, venait d'apparaître sur le chemin qui bordait le quai de l'autre coté de la voix ferroviaire.

Une sorcière d'une vingtaine d'année, blonde avec un dégradé de mèches bleues à violettes sur les pointes, en sortit et s'exclama : « bienvenue à bord du Magicobus ! Transport pour sorcier en perdition, transports de mineurs agréé par le ministère et bus pour touristes à l'occasion » moi c'est Tania, ajouta-t-elle avec un grand sourire avant de s'avancer vers moi.

- Euh bonjour, Je m'appelle Fiona Malaìnn et je dois me rendre au centre de transplanage Internationnal à Londres, dis-je avec hésitation.

- Fiona Malaìnn… Ah oui, je t'ai trouvée. Fiona Malaìnn, transport de mineurs, centre de transplanage Internationnal, Londres, dit elle en feuilletant une liasse de feuillets qui venait d'apparaître dans ses mains.

Alors que je prenais ma valise, elle la saisit et me dit : «monte et installe toi je m'en occupe ».

Je grimpai les quelques marches pour me retrouver face au conducteur, un vieil homme qui ressemblait étrangement au docteur Emmett Brown dans le film retour vers le futur.

-Bonjour, le saluais-je en passant. L'intérieur était composé de chaises et de fauteuils dépareillés.

- C'est parti, Gus, me surprit Tania en arrivant derrière moi. Un conseil installes toi bien ça va décoiffer, ajouta-t-elle en me voyant hésiter.

Le voyage fut décoiffant pour reprendre le terme de Tania et je ne fus pas mécontente après 5h de retourner sur la terre ferme. Ils me déposèrent devant un bâtiment gris, d'aspect peu engageant et Tania m'aida à descendre ma valise, après m'avoir souhaité bon voyage. Le magicobus disparut dans un pop sonore qui n'inquiéta pas le moindre du monde les moldus.

Je regardais mon papier pour y vérifier l'adresse du centre et il s'agissait bien de celle-là. Je m'avançai donc vers la porte d'entrée et je vis le décor changer.

Le bâtiment était toujours aussi austère, mais plus du tout lugubre. Sur la façade y était désormais inscrits en lettres noires soignées « Centre de Transplanage Internationnal ».

L'intérieur du bâtiment était très classe, tout semblait avoir coûté horriblement cher et être « à la pointe de la technologie » comme disent les moldus. La standardiste, me repéra dès que j'eus posais un orteil sur le tapis haut de gamme de l'entrée.

-Bonjour, puis-je vous aider ?

-Bonjour, On a réservé pour moi un transplanage d'escorte vers les USA, pour 16h45. Mais peut-être suis-je venue trop tôt ? Il n'est que 15h05.

- Trop tôt, voyons on ne vient jamais trop en avance pour un Transplanage d'escorte, sachez le jeune fille, me répondit-elle sèchement. Votre nom je vous pris, reprit-elle plus calmement.

- Malaìnn, Fiona Malaìnn, déclarais-je froidement.

- Bien, je vais vous enregistrer et vérifier vos papiers et après nous verrons ce que nous pouvons faire pour vous.

Toute la paperasserie, plus les conseils de sécurité et une vidéo de simulation me firent bien perdre trois quarts d'heure. Voyant qu'il me restait une bonne demie heure, je décidais, malgré les récriminations de la standardiste, d'aller faire un petit tour dans Londres.

Lorsque j'atterris sur le sol américain, la première chose que je vis fut le soleil qui m'éblouit par sa luminosité, à croire qu'être restée plus de deux mois consécutifs à Poudlard m'en avait fait perdre l'habitude.

Ma mère, Neave Fitzpatrick-Malaìnn, n'avait pas changée. Elle avait toujours des cheveux mi-longs blonds vénitiens, ses yeux bleu-vert, dont j'avais hérité, papillonnaient toujours d'excitation et lorsqu'elle m'aperçue elle me serra contre elle à m'en étouffer.

- Maman, tu m'étouffes, dis-je essoufflée.

- Oh pardon, ma chérie. C'est juste que tu m'as tellement manquée, à ton père et à ton frère aussi…même si il ne veut pas l'admettre. Nous n'avons jamais été séparés aussi longtemps et tu nous as vraiment beaucoup manqués ! s'exclama-t-elle en me relâchant.

- Vous aussi Maman vous m'avez manqués, dis-je en souriant.

- Viens tu dois être fatiguée et affamée. En plus c'est bientôt l'heure de manger. Ton père ne sera pas là pour le déjeuner mais tu le verras pour le dîner. Ton frère n'arrives que demain après-midi, vers 14h, débita-t-elle d'une traite.

- Je vais bien Maman, d'accord ? Je suis contente d'être rentrée, c'est tout ce qui compte, dis-je alors qu'elle s'apprêtait à me répondre.

- Oui tu as raison. Tu sais que je t'aimes toi, dit-elle en se dirigeant vers la voiture.

Je la suivis, montais dans notre bon vieux 4x4 et après 15 min de route me retrouvais devant notre maison. C'était une maison typiquement américaine, identique à toutes les autres situées sur la base militaire sur laquelle je vivais avant de partir pour Poudlard. Il s'agissait de la base de New London dans la ville de Groton, dans le Connecticut.

Mon Père, Josh Malaìnn, rentra pour le dîner vers 19h15. Il mesurait dans les 1m90, avait des cheveux bruns courts, type coupe militaire, des yeux noisette et travaillait dans la marine, comme formateur des sous-mariniers, je crois. Ou un truc du genre.

- Bonjour Papa, m'écriais-je en m'élançant vers lui.

- Bonjour ma puce, dit-il en me serrant contre lui.

Le dîner se déroula formidablement bien, mes parents me posaient des questions sur Poudlard et moi sur ce qui s'était passé en mon absence.

Le lendemain matin, ce fut mon frère qui vint me réveiller avec perte et fracas.

- Hé ! Réveilles toi fripouilles ! Fripouilles ! Réveille toi ! Chantonna-t-il.

- Hum…Hum… Sean, m'écriais-je en lui sautant dessus. Mais tu ne devais rentrer qu'à 14h ! Mon dieu quelle heure est-il ? Il est déjà 14h ?

- Il est déjà 21h, oui. Tu as dormis toute l'après-midi, dit il sérieusement.

- Sean, arrêtes d'embêter ta sœur, dit ma mère en entrant dans ma chambre et en ouvrant les volets. Il n'est que 11h, je t'ai laissé faire la grasse matinée et bien sur dès que ton frère est rentré il est venu directement te réveiller, ajouta-t-elle alors que le soleil m'éblouissait.

- Mais tu ne devais rentrer qu'à 14h, cette après-midi, balbutiais-je.

- Je me suis débrouillé pour rentrer plus tôt, banane, dit-il en rigolant et en m'ébouriffant les cheveux.

J'aidais ma mère une bonne partie de l'après-midi puis je partis dehors affronter mon père et mon frère pour nos habituelles batailles de boules de neiges. Ma mère nous y rejoint très vite laissant la célèbre dinde de Thanksgiving cuire toute seule.

En vérité, ce n'était pas le dîner de Thanksgiving en soi que j'aimais le plus mais sa préparation et tous les bons moments qu'on passait en famille.

Tous les plats types de Thanksgiving étaient présents comme la dinde farcie, la purée de patates douces, la sauce de canneberges, les haricots verts en daube, la Tarte aux pommes et le gâteau à la citrouille.

Ma mère avaient ajouté quelques uns de nos plats préférés à mon frère et à moi comme le Mac and cheese (plat à base de macaronis et de fromage), la salade de pomme et cranberry parfumée au citron et la Tarte à la noix de pécan.

- Alors petite sœur comment ça se passe à Poudlard ?

- Plutôt pas mal. En fait plus j'y pense plus j'apprécie mon école.

- Dans quelle maison as-tu été répartie ? Tu t'y es fait des amis, je crois ? Me demanda ma Mère alors qu'elle connaissait déjà la réponse.

- J'ai été répartie à Serpentard et oui je m'y suis fait des amis. Mais nous ne sommes pas tous dans la même maison : Bridget Dawson, ma meilleure amie est à Poufsouffle, Rose et Arielle sont à Serdaigle. Et les garçons : Albus Potter, Scorpius Malefoy, Ian Wallace et Tristan Wilkerson sont dans la même maison que moi.

- Tu es amie avec Albus Potter ? Le fils de Harry Potter ? s'exclama mon frère visiblement sidéré par la nouvelle.

- Moi ce qui m'inquiète le plus ce n'est pas Potter mais Wallace, répliqua mon père soudain soucieux.

- Qu'est-ce qu'il y a papa avec Ian ? Il est sang pur mais pas méchant. Bon d'accord il est un peu prétentieux, mais ils le sont tous à Serpentard, alors …

Voyant que mon père ne voulait pas répondre et essayait de changer de conversation et malgré mes nombreuses plaintes, ma mère intervint.

- Fiona, laisse ton père tranquille même si je dois bien l'admettre, chéri, soit tu en as trop dit, soit pas assez.

- Disons que j'ai eu affaire à son Père par le passé et qu'il n'est pas vraiment recommandable, débita-t-il après quelques minutes de silence.

- Et sinon, tu es amie avec des garçons, dont le fils de Harry Potter, racontes donc tout ça à ta pauvre mère, s'émoustilla-t-elle, malgré ma grimace manifeste et celles cachées de mon frère et de mon père.

- Tu sais on est dans la même maison et on est pas meilleurs amis non plus. On est juste des copains, sans plus, dis-je rapidement sans réussir à empêcher mes joues de rougir, maudite peau de rousse, héritée de ma mère.

- Tu sais je me souviens de ce merveilleux jour qu'était celui de mon onzième anniversaire. Le matin même, j'ai reçu une lettre de Poudlard et le soir une dame du ministère des sorciers anglais est venue me voir pour me dire que j'étais une sorcière et me parler de Poudlard. Bien sur, étant donné que je suis Irlandaise, ils m'ont laissé le choix entre Poudlard et Salem.

- Mais pourquoi tu as choisie Salem et pas Poudlard ? Poudlard était quand même plus près de chez toi, non ?

- Eh bien, les choses étant ce qu'elles étaient à l'époque… Disons plutôt que les relations entre l'Irlande et l'Angleterre ont toujours étaient tendues. Moins maintenant bien sur et heureusement d'ailleurs.

Et puis je viens d'une famille de moldus irlandais, plutôt conservatrice, qui considérait encore quelques années en arrière la magie comme une manifestation du diable.

Alors tu vois, je ne voulais pas envenimer les choses, surtout que je suis la seule sorcière de ma famille depuis presque toujours, ou du moins jusqu'à ce qu'il nous est possible de remonter.

Donc j'ai choisi Salem et je ne regrette pas mon choix, j'y ai rencontré ton père, finit-elle en souriant sans pouvoir cacher son émotion.

-C'est pour ça que tu savais toute ces choses sur Poudlard quand j'ai reçu ma lettre moi aussi ? Lui demandais-je même si je connaissais déjà la réponse.

- Oui et je suis fière de toi. En fait je suis très fière de mes deux enfants qui ont tous les deux choisis l'école qui leur correspondait le mieux et pas celle qu'on aurait choisi pour eux, dit elle en se levant pour nous embrasser l'un après l'autre.

- Maman, râla mon frère en lui rendant tout de même son accolade.

- Dites vous avez entendu parler de cette attaque, qui s'est déroulée il y a deux semaines environ. Nous on l'a appris par le journal, le lendemain matin. Ils avaient annoncés qu'ils donneraient plus de précisions, mais rien n'est venu. Ils sont toujours restés dans le vague, à énoncer des théories fumantes ou des banalités.

- Vous lisez le journal le matin en première année ?, plaisanta mon frère.

- Sean ! Ce n'est pas drôle. Et oui c'est Rose, elle veut devenir journaliste plus tard, je crois.

- Eh bien peut-être qu'ils veulent cacher quelque chose. Tu sais des fois ce n'est pas bon de dire la vérité au grand public, ça fait même plus de mal que de bien, avança prudemment mon père.

- Oui je sais, mais Rose a relevée plusieurs incohérences et je dois bien dire que moi aussi je trouve ça bizarre.

- La seule chose que je sais et que je peux te dire, c'est que cette famille n'est pas ordinaire. C'est une famille de vampires et une rumeur circule sur les « tueurs ». Ce serait un coup d'un groupe de loups-garous. Mais cette information est à prendre avec des pincettes et tu dois me promettre de ne plus me poser de questions sur cette affaire après ça, me surprit ma mère.

- Promis, répondis-je un peu sonnée par l'avalanche d'informations. Mon frère était tout aussi étonné que moi mais si mon père parut surpris il ne le montra pas.

Je savourais la fin de mon séjour en famille qui malheureusement prit fin beaucoup trop vite à mon goût.

Puis ce fut le jour de repartir, mes parents et mon frère m'accompagnèrent au centre de transplanage Internationnal où mon départ était prévu pour 9h00 du matin, soit 14h, heure de Londres.

Je refis le trajet inverse du mercredi : Départ de Londres en Magicobus à 14h10, pour un trajet jusqu'à Pré-au-lard de 5 h. Donc arrivée à Pré-au-lard à 19h10 et trajet en calèche jusqu'à Poudlard, pour une arrivée devant les grilles à 19h25.

Ce ne fut pas la directrice qui vint ouvrir les portes, mais le garde chasse et professeur de soins aux créatures magiques, Hagrid.

Heureusement que j'avais eu la sagesse d'enfiler mon uniforme en dessous de ma cape de sorcier, parce qu'à mon entrée dans la grande salle tout le monde eu les yeux braqués sur moi et je n'ose même pas imaginer le scandale si j'étais apparue habillée en moldue en plus d'avoir louper le début du dîner.

- Madame la directrice je vous ramène Miss Malaìnn, dit Hagrid.

- Bien, merci Hagrid. Vous pouvez aller vous asseoir à votre table Miss Malaìnn, déclara la directrice.

J'essayais de m'éclipser aussi discrètement que possible jusqu'à ma table et parvint à me faire oublier le reste du dîner.

Bridget, Rose et Arielle m'attendaient à la sortie de la grande salle et nous décidâmes d'aller dans ma salle commune. Les garçons y étaient déjà installés, à ce qui commençait à devenir leur place habituelle, un canapé près d'une des quatre fausses fenêtres et nous les rejoignîmes.

- Alors qu'est-ce qui s'est passé pendant mon absence ? Pas de tsunami ni de menaces de morts des autres élèves ?

- Non rien de tout ça mais une sacrée surprise au Quidditch. Mon frère ne s'en est toujours pas remis. Et toi, ça a été ton séjour en famille ?, me demanda Albus.

- Très bien merci. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a eu des blessés ou quelque chose comme ça ?

- Non juste l'orgueil et l'amour propre des Gryffondors. Mais pas de blessures graves si c'est ce que tu demandais, dit Ian en ricanant.

- En fait, ce match a été vraiment très intense. Normalement c'est Gryffondor qui était favoris mais Poufsouffle les ont laminés, m'expliqua Scorpius en me voyant dubitative.

- Comment ça ? Le match a duré combien de temps ? Et ils ont perdus de beaucoup ?

- Le match a duré quatre heures et Poufsouffle a battu Gryffondor, avec 200 points d'écarts : 280 à 80, me répondit Albus.

- Mais le frère d'Al a super bien joué, pas vrais Al ? Il a marqué 60 des 80 points pour Gryffondor. Tu ne nous avais pas dit qu'il jouait aussi bien, s'exclama Tristan.

- Oui, mon frère a beaucoup de talent. Tu sais jouer en famille et jouer un match de Quidditch, ce n'est pas la même chose. Alors j'attendais juste de voir ce qu'il valait sur le terrain.

- Même moi qui ne suis pas un grand fan de son frère, j'ai été bluffé. Il a tenté une pince de Parkin (lorsque deux Poursuiveurs se collent à un poursuiveur adverse et que le troisième Poursuiveur lui fonce dessus) qu'il n'a malheureusement pas réussi mais il a très bien exécuté la roulade du paresseux (lorsqu'un joueur roule sur son balai pour éviter un Cognard, en restant suspendu) et la passe arrière (lorsqu'un poursuiveur jette le Souaffle discrètement à un coéquipier derrière lui), s'enthousiasma Scorpius.

- Ouais mais les Poufsouffles étaient vraiment trop forts, vous avez vu comment ils ont mené le jeu avec leurs figures comme l'« Attaque en faucon » (lorsque les Poursuiveurs se placent les uns derrière les autres en triangle et volent ensemble vers les buts) et la « feinte de Porskoff » (lorsqu'un poursuiveur en possession du Souaffle vole en chandelle, faisant croire qu'il va marquer un but, et qu'au lieu de cela, il lance alors le Souaffle à un coéquipier au-dessus de lui), s'extasia Tristan.

Même si ma famille allait me manquer, j'étais contente d'avoir retrouvé mes amis, et puis de toute manières je les reverrais à Noël.

Note d'auteur : Merci à toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de lire ce chapitre. N'hésitez pas à poster une petite review !

Je ne posterais pas de chapitre vendredi prochain. Et oui petite pose pour les vacances oblige.

Mais rassurez-vous le chapitre 10 « Réponse à une question » sera posté le vendredi 02 Janvier 2015.

Alors bonnes fêtes et Joyeux Noël !

Rar : Merci Mari pour ta nouvelle review. Contente que le passage sur le match de Quidditch t'ait plus j'ai pris beaucoup de plaisir à l'écrire.

J'étais prête à corriger moi-même mes fautes (principalement d'inattention) et heureusement (pour vous^^) ma bêta-reader (Strida) m'a renvoyé le Chap 8 à temps. Voilà.