Bonjour à tous et toutes,
Voici un chapitre que, je suppose vous attendiez avec un peu d'impatience: Jasper raconte sa conversation avec Bella.
J'espère que cela vous plaira.
Bonne Lecture
Chapitre 9-
POV Jasper
Flash Back
Rappel du chapitre 6-
Mais pour en revenir à Bella, son regard doux est brusquement devenu suspicieux. Cela confirme que j'ai mis le doigt sur quelque chose, mais cela m'indique surtout très clairement qu'elle n'est pas prête à le partager.
Décidemment, qui est cette fille ? Et que cache-t-elle ainsi ?
Je suis bien décider à savoir et à prendre le temps qu'il faudra pour ça, alors je m'assieds en tailleurs sur le sol, adossé à la porte et sous son regard attentif, je réfléchis à la première question que je vais lui poser.
A l'extérieur de la chambre j'entends sonner l'interphone. Ça c'est Edward qui arrive, il va pouvoir gérer Rosalie, et moi je peux donc me concentrer sur Bella qui est à cet instant bien trop méfiante pour être aussi la gentille fille douce de tout à l'heure. Il faut qu'elle arrête avec ça parce que moi je vais finir par m'y perdre.
Mais le fait qu'elle se méfie autant peut être un point positif : c'est qu'elle craint que je découvre ce qu'elle veut cacher, et donc que j'en suis capable, il faut seulement que je veille à y aller doucement pour qu'elle ne se ferme pas comme une huitre.
- Je suis heureux de te revoir. Je dois t'avouer qu'avec Edward on ne savait pas trop si toi et Rosalie vous finiriez par nous appeler…
Voilà. Ça c'est assez neutre et ça nous lance sur le sujet. Je lui aurai bien parlé du fait qu'Edward a déplacé le téléphone dans notre chambre pour être certain de ne pas rater leur appel mais même à moi ça m'a parut bizarre alors…
- Ce n'était pas la peine de te déplacer pour si peu.
- Rosalie avait l'air inquiète alors je suis venu.
- Rosalie s'inquiète toujours beaucoup mais elle est géniale. Elle est mécanicienne tu sais…
Elle me dit ça avec beaucoup d'entrain et je dois avoir l'air sacrément surpris parce qu'elle éclate de rire. Je préfère nettement cette jeune femme à l'air insouciant à celle qui se cachait sous ses draps quelques minutes plus tôt. Elle avait effectivement raison d'ailleurs : « c'est passé ». Elle ne tremble plus et semble même sereine, « comme si de rien était ». Mais je veux qu'elle m'en parle, cependant elle ne me laisse pas le temps de l'interroger qu'elle continue sur sa lancée.
- Et elle est plutôt douée. Les voitures c'est toute ça vie. Je me rappelle qu'une fois on était sortie toutes les deux et un gars s'est arrêté à coté de nous en faisant vrombir le moteur de sa voiture de course. Rosalie s'est penchée doucement vers lui avant de lui coller une baffe en lui expliquant que c'était aberrant qu'on laisse conduire un tel bijou à un type comme lui qui n'est même pas capable de prendre soin de son moteur.
A présent c'est moi qui rigole. C'est vrai que j'imagine mal cette magnifique blonde couverte de cambouis de la tête aux pieds et travaillant dans un garage, mais l'on pense visiblement la même chose quand il s'agit d'automobile.
- Elle pourra peut-être jeter un œil à mon bébé dans ce cas.
Woh… Je viens vraiment de suggérer ça ?
- Ton bébé ? A la place d'Edward je serai jalouse que mon copain ait l'air aussi amoureux alors qu'il ne parle pas de moi.
Elle me fait un petit sourire moqueur et… non de Dieu je rougis ! Alors je tente de me justifier.
- Ce n'est pas pareil, Edward je l'aime de tout mon cœur, il est ma vie. Ma voiture c'est… c'est ma voiture quoi !
Mais ce n'est pas vraiment brillant et Bella est prise d'un fou rire. Je parle un peu plus fort pour qu'elle m'entende malgré cela.
- Je suis sur que toi aussi il y a quelque chose qui te passionne et que tu ne cèderais à personne.
Je me donne à moi même l'effet d'un enfant en train de se plaindre. C'est désespérant. Mais Bella a réussi à se calmer.
- Et bien… c'est toujours moi qui cuisine et je déteste que quelqu'un d'autre cuisine pour moi, je ne vais donc jamais manger au restaurant et ce sont les gens qui nous rendent visite pour être sur que personne ne s'opposera à ce que ce soit moi qui soit derrière les fourneaux… Mais je ne pense pas que cela soit comparable à l'amour que tu portes à ton « bébé ».
Et voilà elle repart dans un nouveau fou rire. Pauvre de moi. J'essaye tant bien que mal de me sortir de cette situation.
- Mais tu sais, Edward n'a aucun problème avec ça. Lui aussi adore sa volvo de toute façon.
- J'imagine tout à fait la photo de famille : toi et Edward enlacés au centre et chacun une main sur sa précieuse voiture.
- Et pourquoi pas… je me vois bien regarder ce genre de photo dans dix ou vingt ans, ça fera un souvenir sympa.
Bella s'est enfin calmé et elle me sourit doucement.
- A ton avis tu seras qui comment dans vingt ans ? me demande-t-elle.
- Qui ?
Ça question est étrange mais elle attend une réponse.
- Et bien dans vingt ans… je serai avec Edward, probablement toujours professeur d'histoire à l'université et très certainement tonton si ma sœur se décide à se poser.
Je me suis un instant perdu dans mon esprit, imaginant celui que je pourrai effectivement être dans toutes ces années, et quand je reviens sur terre, j'ai la surprise de voir un immense sourire éclairer le visage de Bella. Un sourire plus lumineux encore que celui qu'elle nous avait donné ce soir là au restaurant.
- Quoi ? je demande un peu gêné.
- J'aime la façon dont tu vois la vie. Ta seule certitude pour le futur c'est l'amour que tu portes à Edward. Je trouve ça très beau.
Elle me sourit toujours autant et je lui réponds de la même façon, mais je ne peux m'empêcher de percevoir une certaine mélancolie dans ses paroles, alors je l'interroge :
- Et toi Bella, as-tu déjà été amoureuse ?
Tension dans ses épaules, crispation de la mâchoire, enfin un indice. Ce qui rend Bella si différente est visiblement lié à ses sentiments… ce que j'aurai pu déduire tout seul si j'y avais réfléchit étant donné la manière dont justement, elle passe d'une émotion à l'autre.
- Non je ne l'ai jamais été, j'ai bien eu quelques béguins mais rien qui ressemble a ce qu'Edward et toi vous semblez partager... et je ne suis pas sure que ça me plairait de toute façon. Je suis plutôt du genre à être amoureuse de l'Amour en lui même, je suis une grande romantique. C'est un sentiment que j'aimerai bien ressentir. Mais en même temps, c'est prendre le risque de perdre toute maitrise – parce que c'est ça l'amour – alors je ne suis pas certaine que cela me plairait.
Hola ! Ca fait beaucoup d'informations tout ça. En plus je ne suis pas sur qu'elle soit sincère. Son sourire est toujours plaqué sur son visage mais il n'atteint plus ses yeux, et son corps à l'air complètement crispé, et je pense qu'elle le sait parce qu'elle a fait de grands gestes pour accompagner ses paroles et qu'aucun n'avait l'air vraiment naturel. Mais je ne pense pas qu'elle m'ait menti non plus, surtout parce que ça réponse me montre qu'elle a du déjà beaucoup réfléchir à cette question – et je ne vois pas l'intérêt de préparer un mensonge. Mais il y a quand même quelque chose derrière tout ça car cette fois, les émotions ne s'enchaine pas chez Bella mais se superposent… et je ne sais vraiment comment elle le supporte. Elle a l'air vraiment partagée : heureuse et malheureuse, désireuse de vivre ce sentiment et effrayée… Cela fait bien trop pour une seule personne alors je décide de faire comme si je n'avais rien vu et de dévier le sujet.
- C'est drôlement sage comme réflexion… mais tu as quel âge Bella ?
- Jasper ! Quelle classe vraiment.
C'est vrai que ce n'est pas la meilleure question à poser à une femme mais son ton m'indique que ça l'amuse plus qu'autre chose et je suis soulagé de la voir légèrement se décrisper mais son regard scrutateur me prouve qu'elle sait que je tente de changer de sujet et que j'ai donc perçu son malaise, mais je continu sur ma lancée.
- D'accord je commence, dis-je. J'ai 26 ans.
- Moi bientôt 20.
Je suis surprit.
- Tu parais bien plus mature.
- Merci.
Ah enfin un petit défaut ! Son sourire et ses joues rouges m'indique qu'elle apprécie ce genre de compliment. Notre petite Bella serait donc sujette au péché d'orgueil… Quoiqu'il serait assez hypocrite de ma part de souligner ce fait étant donné mon caractère (et encore ce n'est rien comparé à Edward quand nous nous sommes rencontré), mais ça me plait de savoir que nous avons un point commun.
- Il faut l'être pour vivre loin de sa famille.
- Bah… j'ai Rosalie avec moi ! D'ailleurs, ajoute-t-elle en se levant, il est grand temps que j'aille la rassurer.
Très bien. La discussion est close et je n'ai pas l'impression d'avoir apprit grand-chose sur elle, j'ai surtout parlé de moi (quand je parlais de mon orgueil).
Je la suis donc à l'extérieur de sa chambre pour aller vers la cuisine où je surprends Edward à parler de notre rencontre dans des termes des plus doux et je ne peux m'empêcher de lui voler ses lèvres. Il grogne quand je le relâche et je le rappelle discrètement et gentiment à l'ordre. Mais pas assez discrètement apparemment d'après la réaction de Bella : si son sourire est immense, elle n'en semble pas moins réfléchir intensément. Elle a bien vu la réaction de soumission, même minime d'Edward et cela semble la faire réfléchir, mais dans quel sens ? Ce qu'elle m'a dit tout à l'heure me revint en mémoire : elle craint l'Amour car il nous fait perdre le contrôle. C'est peut-être de ça dont elle a besoin, de contrôler. Mais c'est un besoin qui ne sort pas de nulle part. Toujours plus de questions et pas l'ombre d'une réponse en vue ! Quelque chose a fait souffrir cette petite brunette un jour. Quelque chose qui ne l'empêche visiblement pas de vivre mais qui influe pourtant toujours sur toutes ses émotions, et foi de Jasper, je vais trouver ce que c'est et l'aider à passer au-delà !
Après tout, si c'est vraiment de contrôle dont elle a besoin, je suis le mieux placé pour veiller à ce qu'elle l'obtienne.
Voilà pour le Chapitre 9, j'espère qu'ils vous a plu!
Le prochain chapitre contiendra quelques informations sur nos deux mystérieuses amis (Edward est psy alors forcément, il a beaucoup réfléchit sur elles...)
A bientôt et n'hésitez pas à laisser remarques, commentaires et questions
Biz
