Disclaimer : Les personnages de Gundam Wing ne sont pas à moi, ils appartiennent à leurs créateurs et exploitants japonais ou autres dont je ne fais pas légalement partie. Que celui ou celle qui ne les a jamais utilisés me lance la première review de protestation à ce sujet.

Genre : Je crois qu'il va y avoir du angst. Pour le reste je ne sais pas.

Personnages : 1, 2, 3, 4, pour le 5 je ne sais pas encore.

Commentaire : Je sens que je suis pas prête d'écrire le mot fin.

Dans le texte les mots en italique sont toujours les pensées d'Heero.

Avertissement : cette fic est très dure à écrire donc ne vous attendez pas à une parution régulière.

Bonne lecture

Hahn tah Yhel


Manipulateur de symboles

Il fut un temps où les anges venaient sur Terre et aidaient les humains. Mais ces derniers ne surent pas apprécier le don qui leur était fait et les anges disparurent. Là où ils avaient été, on découvrit des pierres colorées que nul ne pouvait toucher et de grandes plaques où étaient gravés des symboles qui ne furent pas déchiffrés. Ces objets furent conservés précieusement puis oubliés.

Le temps passa, il y eu des guerres, des destructions, des changements et, au fil des millénaires, la race humaine perdit peu à peu ses repères. Un nouvelle ère s'instaura alors où les maîtres mots étaient : la force, la richesse et le pouvoir. Apparut à cette époque une nouvelle race dont la provenance ne fut pas découverte. Ces personnes semblables aux humains pour l'aspect avaient la capacité de déplacer les symboles sur les plaques et de faire se mouvoir et chanter les pierres. Très vite, ce qui n'était au départ qu'une simple attraction exerça une fascination certaine sur un nombre croissant de personnes et les membres de cette race que l'on nommaient manipulateurs de symboles furent peu à peu réduits en esclavage.

Voici l'histoire de l'un d'eux.


Chapitre 9) Poursuite sur la grève

A force de reculer et de feinter Trowa arriva à mener Quatre sur la grève et fonça aussi vite que lui permettaient les embruns en direction des falaises.

Les éclairs de la tempête toute proche éclairaient par intermittence la plage, lui permettant de voir où il allait.

Il ne tarda pas à comprendre le mauvais calcul qu'il venait de faire.

La tempête ayant mis les bateaux à quai semblait redoubler de violence de minute en minute.

Bien qu'étant assez loin de l'eau il était tout de même cinglé par les vagues.

Il se retourna pour voir si Quatre le suivait toujours, espérant que la fureur de l'océan aurait découragé son poursuivant.

Quatre le suivait toujours, il était encore loin, il trébuchait parfois sur les galets mais il ne semblait pas décidé à renoncer.

Trowa frissonna devant cet entêtement aveugle et fit de son mieux pour aller plus vite.

Quatre commençait sérieusement à lui faire peur.

Il avait la sensation qu'il devait sérieusement craindre pour sa vie à présent et qu'il aurait du mal à s'échapper.

Lui qui jusqu'à ce jour n'avait jamais redouté la mort se surprenait à vouloir vivre.

A le vouloir très fort.

Plus que tout, il ne voulait pas mourir de la main de Quatre, de son ami.

Il ne comprenait toujours pas ce qu'il se passait.

Pourquoi Quatre se comportait il de la sorte ?

Seulement parce qu'il ne voulait pas laisser de témoin de son crime en vie ou y avait il une autre raison ?

Une autre cause, bien plus grave, à ce comportement inhabituel.

Tout à ses réflexions il trébucha sur les galets, se redressa avec peine.

Lorsqu'il regarda en arrière, une fois debout, il réalisa que Quatre était presque sur lui.

Il n'avait plus aucune chance de réussir à se dissimuler dans le dédale de roches et de grottes de la falaise à présent, Quatre était trop proche pour manquer de repérer l'endroit où il tenterait de se glisser.

Que pouvait il faire désormais sinon capituler et attendre la fin ?

Il se laissa tomber à genoux, épuisé.

Le souffle court, sans plus aucun espoir il regarda le jeune homme blond le rejoindre sans plus chercher à fuir.

Quatre le fixait, un mauvais sourire aux lèvres.

Il appréciait de voir celui qu'il voyait désormais comme sa proie ainsi à genoux, attendant la fin qu'il allait lui donner.

Il avait hâte d'en être tout proche, de lire la crainte dans son regard, de le voir supplier pour être épargné.

Émoustillé par cette pensée il se passa la langue sur les lèvres.

Il y sentit le goût salé des embruns et sourit.

C'était agréable.

Vraiment très agréable.

Pour la première fois de sa vie il se sentait fort.

Lui que l'on prenait plaisir à tourmenter lorsqu'il était petit.

Lui qui avait passé son enfance sous la protection de son grand frère, à trembler de se retrouver seul face aux autres enfants de la ville, sachant qu'il serait toujours plus faible qu'eux.

Il pouvait enfin prendre sa revanche.

Il n'était plus l'enfant craintif de jadis.

Il n'éprouvait plus la moindre crainte.

Il savourait pleinement ce nouvel état des choses.

C'était si agréable, cette sensation de supériorité, ce sentiment de toute puissance.

Sa proie était plus grande et plus forte que lui, comme les enfants qui le tourmentaient jadis, mais il savait qu'il allait triompher d'elle, qu'elle était impuissante face à lui.

Parvenu tout à côté de sa victime il porta la main à son poignard et se crispa, l'étui fixé à sa hanche était vide.

Il baissa un regard aussi étonné qu'incrédule et contrarié sur l'étui en question.

Comment avait il pu perdre son arme ?

Dédaignant provisoirement sa proie il se retourna dans l'espoir de retrouver le poignard égaré.

Il en avait besoin pour mener son dessein à son terme.

Comment tuer sa proie sans cette arme ?

Ses mains manquaient de force, pouvait il étrangler sa proie avec elles ?

Il en doutait.

Il lui fallait absolument une arme.

Mais il avait beau regarder à chaque éclair, il ne voyait nulle trace du poignard égaré.

Pire encore, lorsqu'il se tourna de nouveau vers sa proie il constata que celle-ci avait mis à profit son instant de distraction pour se relever et reprendre sa fuite.

Il l'observa avec un peu d'incrédulité.

Comment osait elle agir de la sorte ?

N'avait elle donc pas compris que tout était déjà joué, que son sort était scellé ?

Puis il se remit à sourire.

Après tout, ce n'était pas si mal que sa proie ne soit pas encore résignée à son destin, cela relançait l'intérêt de la chose, prolongeait la poursuite, le moment de la chasse.

Il reprit la poursuite avec délectation.

Alors qu'il progressait avec précaution sur la grève il avisa un morceau de cordage qui lui sembla l'arme idéale pour en finir avec sa proie.

Il la ramassa et l'enroula autour de sa taille, continuant à suivre sa proie qui filait parmi les rochers.

La falaise était toute proche à présent, il ne devait pas la perdre des yeux, il risquait de ne plus la retrouver sinon.

Trowa tomba avant d'atteindre son but, alors qu'il ne se trouvait plus qu'à quelques mètres, sa cheville droite venait de se prendre dans un creux de rocher, avant qu'il n'ait réalisé le péril un craquement s'était fait sentir dans sa jambe, suivi d'une douleur intense, presque une brûlure irradiant dans ses muscles.

Il se redressa tant bien que mal et lutta pour dégager son pied du piège minéral.

Il n'eut pas à palper la cheville douloureuse pour comprendre qu'elle était brisée, l'angle que son pied formait avec elle était parlant.

La douleur était trop forte pour qu'il puisse espérer poursuivre, même en s'aidant des rochers.

Cette fois il était définitivement perdu.

Quatre allait le tuer.

Mais au fond, quelle importance ?

Sa vie même ne servait à rien.

Il ne manquerait à personne s'il venait à mourir.

Un peu d'amertume lui vint.

Il avait cru que Quatre était son ami, que cela ne changerait jamais.

Mais Quatre était sur le point de le rejoindre pour le tuer.

Ils étaient seuls sur la plage et il était seul responsable de cet état des faits.

Il avait voulu sauver son ami ?

Il pouvait être content, Quatre ne risquait plus rien, il allait pouvoir le tuer et rentrer tranquillement chez lui.

Abandonnant son cadavre aux éléments.

Personne ne lui donnerait de sépulture, il resterait sans doute à pourrir entre les rochers, serait dévoré par les crabes et les oiseaux marins.

Il n'aurait pas du se mêler du crime de Quatre, encore moins chercher à le protéger une fois encore.

Hélas, il était trop tard pour les regrets.

Il regarda le jeune homme blond franchir les derniers mètres les séparant encore, agenouillé sur le sol, épuisé, endolori et résigné.

Il ferma les yeux pour ne plus voir le mauvais sourire qui tordait les lèvres de Quatre.

Un dernier réflexe lui fit tendre la main en un geste implorant.

Il pensait toucher le blond au ventre, mais ce dernier venait de se jucher sur un rocher et ce fut son entrejambe que toucha la main de Trowa.

Ce contact d'une main tremblante fit fortement réagir Quatre, le plaisir qu'il lui causa le surpris et lui donna l'envie d'en ressentir plus encore.

Comme Trowa venait de réaliser où il avait la main et tentait de la retirer Quatre lui saisit le poignet.

- Continue.

Trowa se raidit et rouvrit les yeux.

Ce n'était pas possible... il avait du mal entendre ?

Quatre ne pouvait pas lui avoir demandé de faire une chose pareille.

C'était... dégradant...

Mais...

C'était peut être sa seule chance de survivre.

Faire plaisir à cet inconnu qu'était devenu Quatre.

Le satisfaire sexuellement dans l'espoir qu'il l'épargnerait.

Rassemblant tout son courage, il reposa la main sur l'entrejambe déjà gonflé du blond, entreprit de le caresser maladroitement.

Jamais encore il n'avait eu à accomplir un tel geste, il ne savait pas trop comment il devait procéder, mais s'il en jugeait par l'expression du visage de Quatre et par ses murmures satisfaits il s'en sortait relativement bien.

Lorsqu'il sentit Quatre parvenir à la jouissance il pensa que ce dernier serait satisfait mais le blond ne l'était pas, cette première jouissance lui avait au contraire ouvert l'appétit, il en voulait plus.

Il voulait autre chose.

Il considéra sa proie d'un œil critique.

Il n'avait jamais vraiment pris le temps de le faire avant, bien qu'ils se connaissent depuis des années.

Trowa était plus âgé que lui et bien qu'il l'ait considéré comme un ami, suivant en cela l'exemple de Duo, il réalisait qu'il ne l'avait jamais regardé vraiment.

Il relâcha son emprise sur le poignet du brun roux et croisa les bras sur sa poitrine.

- Déshabille toi. ordonna t'il.

Trowa frissonna, baissa la tête, accablé par ce nouvel ordre, cette nouvelle humiliation qui l'attendait.

Il ne voulait pas obéir, mais s'il voulait continuer à vivre il le devait.

Il se mordit les lèvres jusqu'au sang.

Il ne pouvait pas se dévêtir, pas sans dévoiler son dos, son secret.

Il avait promis à ceux qui l'avaient recueilli bébé et élevé jusqu'à ses dix ans de ne jamais trahir ce secret.

Irrité de son manque de réaction à son ordre Quatre dénoua la corde qu'il avait mis autour de sa taille et en entoura le cou de sa proie, il serra d'un geste vif.

- Fais ce que je dis ou meurs !

Pour bien appuyer son ordre il continua à serrer quelques secondes qui semblèrent interminable à Trowa qui sentait peu à peu l'air lui manquer et se retenait à grand peine de paniquer.

Enfin les doigts de Quatre finirent par se desserrer et la corde s'amollit entre ses mains.

Trowa toussa lorsque la corde relâcha enfin la tension et qu'il retrouva sa respiration.

Il était terrifié, il ne voulait pas faire ce qu'il allait faire, mais il ne pouvait pas faire autre chose.

Il n'avait plus le choix.

A suivre.