Bonsoir, bonsoir.
Je pense qu'il est temps que je vous éclaire sur mes inspirations concernant Retour livre II
Drop dead Diva. Si vous n'avez pas vu cette série je vous conseille d'y jeter un œil, au moins sur le résumé, j'avoue m'être beaucoup inspiré du délire. Ça vous donnera peut-être des indices.
Je crois que beaucoup de personnes se perdent dans la désignation des Harry, alors faison ensemble un petit point pour s'y retrouver :
Harry 1 : le premier Harry qui a voyagé dans le temps.
Harry 2 : le Harry qu'on suit maintenant.
Harry bis : le Harry qui est né alors qu'Harry 1 était dans le passé ?
On va faire comme ça hein ? C'est une bonne idée ? Dites moiii !
Au fait Titou Douh a corrigé ce chapitre ! Koeur sur elle.
Lianiria : Merci beaucoup ! ça bouge doucement en effet ! J'espère que tu aimeras la suite, koeur sur toi !
Coco : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira ! Gros koeur sur toi huhu !
Lassa : Oui, oui je crois aussi héhé ! J'aime pas trop les vieux dans les histoires, en effet. Ils sont toujours là pour poser des énigmes alors qu'ils ont la réponse ppfff. C'est vrai que James méritait cette claque, mais pauvre lui haha ! Ne t'en fais pas pour les cadeaux, contente toi de savourer cette histoire et de l'aimer. MERCI !
Voilà, voilà ! Bonne lecture les agneaux !
HARRY ADAMS
« Well you can't get what you want
But you can get me »
Melancholy Hill. Gorillaz
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L'annexe du manoir Potter n'avait plus été ouverte depuis des années. En vérité, même le manoir Potter était habituellement clos.
James l'aimait plus que tout mais ne plus voir ses parents parcourir ces longs couloirs et ces pièces immenses lui était beaucoup trop douloureux. Lily aussi aimait cet endroit, mais la peine qu'éprouvait James était suffisante pour ne pas avoir insisté pour y vivre. De plus, ils avaient tout ce qu'il fallait en Russie. Et s'ils venaient en Angleterre, il y avait toujours assez de place chez sa sœur pour eux quatre.
Plusieurs fois, ils avaient discuté d'acheter quelque chose, une maison près de chez Severus et Sirius. Mais l'échec de Godric's Hollow était encore trop vif. Ils savaient qu'ils devaient passer à autre chose mais c'était difficile.
En partie à cause d'Harry.
Surtout à cause d'Harry.
Harry, qui se tenait dans le salon de l'annexe, un peu gauchement, ses mains nerveusement collées contre ses côtes.
Harry qui n'avait rien de diffèrent d'avec son fils.
Lily était perdue, mais pas autant qu'elle l'aurait cru. A ce stade, l'idée même que les souvenirs de son fils soient remplacés par ceux d'un fils qu'elle n'avait pas connu aurait du la rendre folle. Mais James avait eu raison quand il disait qu'ils étaient les mêmes. Alors une idée saugrenue s'était insinuée dans son esprit. Pas si saugrenue maintenant qu'elle le voyait détailler les photos avec crainte.
Lily pensait qu'en réalité, Harry avait toujours été là et c'était sûrement la raison pour laquelle elle ne voyait pas de différence. Harry, qui avait donné sa vie, sa magie et elle ne savait quoi d'autre était en son fils depuis le début.
Cela avait-il joué sur son caractère, sur ses désirs, sur sa façon de se comporter ?
Elle se souvenait parfaitement de la cérémonie de Dumbledore. Elle avait d'abord pensé que c'était la pire des idées de se rendre là-bas. Si près du corps de son fils, et son inquiétude avait dépassé tous les niveaux quand il s'était écroulé en larmes.
Elle ne savait pas si c'était à cause de Dumbledore ou à cause de la propre tombe de son fils mais les faits étaient là : Harry avait ressenti quelque chose. Et ce n'était pas les seules petites choses qui rendaient son idée pas si idiote. Des événements qui lui revenaient doucement faisaient la lumière sur ses suppositions : il avait les mêmes goûts que le Harry de son adolescence. Le même humour, la même façon de parler à Severus, la même façon de rire aux blagues de Sirius. Et parfois… Parfois, il pouvait regarder William longtemps, le peu de fois où ils se voyaient. Si longtemps qu'elle se demandait si Harry ne s'en souvenait pas, en vérité.
Il y avait aussi sa complicité avec Regulus. Le fait que Syracuse ne le lâchait pas d'une semelle quand ils se retrouvaient ensemble. Ses mimiques, sa façon de passer sa main dans ses cheveux. Son amour pour Lord, le fait de choisir un corbeau et de lui donner un nom semblable à Hugin. Le refus d'avoir un elfe de maison et sa propension à se mettre inutilement en danger.
Tout était lui... Harry était juste Harry.
Et elle devait se faire une raison : le sacrifice du Harry de son enfance avait eu des répercussions, heureuses pour la plupart. Mais son fils en payait le prix malgré tout. Et ce prix était ses souvenirs.
Elle jeta un bref coup d'œil à James et ce dernier avait l'air aux aguets, prêt à bondir sur son fils au moindre geste. Elle se demanda alors si son mari avait tiré les mêmes conclusions qu'elle. Lily en était presque sûre. L'éclat de la nuit dernière avait l'air bien loin à présent. Mais cela ne voulait pas dire que tout était terminé... Encore moins devant toutes ces preuves.
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S'il n'avait pas déjà vécu ça, s'il ne s'était pas déjà vu face à lui-même, se sauvant lui-même... Il serait probablement devenu fou.
Heureusement, ou malheureusement, pour lui, Harry avait grandi dans un monde où la magie l'avait sauvé et où elle était source d'émerveillement la plupart du temps. Il n'y avait que de cette façon qu'il acceptait, comprenait les photos qu'il avait sous les yeux.
Des photos de lui. Un lui plus maigre, plus chétif. Comme si le temps avait décidé de le marquer durant son voyage. Un lui qui souriait malgré tout, entouré de Lily, James, Sirius, Severus et Remus. Ils étaient jeunes, si jeunes, et ils avaient l'air heureux.
Harry décrocha une photo où il se trouvait en compagnie de sa mère et de Severus Rogue. Il portait le même pull que Severus avec l'écusson des Serpentard même s'ils étaient tous les deux de couleur différente. Du bout des doigts, il caressa son visage sur le verre, puis celui de Lily. C'était tellement étrange de se voir aux cotés de sa mère et de son professeur.
- J'étais blond, dit-il dans un rire.
Il sentit une présence à ses cotés et un rapide coup d'œil lui confirma que sa mère était près de lui.
- Oui, fit-elle émue, ça t'allait plutôt bien.
Harry se mordit la lèvre.
- J'étais à Serpentard ?
Il entendit le rire de son père derrière lui.
- Mais Dumbledore nous a dit que tu étais aussi à Gryffondor. C'est rassurant.
Harry acquiesça en silence. Puis une goutte tomba sur la photo. Avant qu'il ne comprenne qu'il était en train de pleurer.
- Harry ? fit sa mère inquiète.
Harry se tourna et essuya ses yeux rapidement.
- Je suis désolé, dit-il. Je ne sais pas ce que j'ai fait mais… Je suis sûr que je ne voulais pas gâcher ça, pardon.
Lily sentit son cœur rater un battement. Le fils qu'elle avait devant ses yeux était celui qui était prêt à mourir pour sauver des gens. Le fils qu'elle avait devant elle était celui qui n'avait pas eu de parents. Elle se posa immédiatement devant lui et prit son visage entre ses mains.
- Ce n'est absolument pas de ta faute, dit-elle d'un ton ferme.
- Mais…
- Écoute-moi, Harry ! Tu es notre fils, dans le passé, ou dans je ne sais quelle réalité. Ta mère s'appelle Lily Potter, n'est-ce pas ?
- Oui… Mais…
- Et ton père s'appelle James Potter, le coupa t-elle.
Harry écarquilla les yeux mais fit oui de la tête.
- Alors considère que tu as un frère, un cousin et une cousine. Considère que tu as une famille qui est vivante, Harry ! Vivante grâce à toi et… Oh, mon ange, fit-elle les larmes aux yeux, tu es en vie !
Elle embrassa ses joues et le prit dans ses bras.
- C'est tout ce qui compte… Tu es en vie !
Une main se posa dans son dos et Harry retint un soupir en sentant son père se fondre dans cette étreinte.
- Tout ce qui compte, c'est que nous soyons ensemble, murmura Lily.
Harry fit oui de la tête contre les cheveux de sa mère.
Jamais il ne s'était sentit autant aimé. Jamais il ne s'était sentit aussi heureux.
Il ne comprenait pas encore tout ce qui arrivait mais il était sûr d'une chose : si Voldemort n'était pas mort pour de bon, il ferait tout pour le détruire une bonne fois pour toute et vivre cette vie pleinement. Il avait ce qu'il avait toujours désiré.
- Papa, geignit-il, maman…
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Il la sentait passer et repasser sa main dans ses cheveux et il aurait aimé qu'elle fasse ça encore et encore.
Les yeux fermés, il se sentait vidé. D'un coté, il priait pour que le sommeil le prenne et de l'autre, il voulait juste profiter jusqu'au bout de la présence rassurante de sa mère. Harry essayait de combler avec force tout l'amour qui lui avait manqué.
Après sa visite de l'annexe qui avait duré moins de trente minutes parce qu'il était incapable de regarder ces photos sans se sentir désolé et aussi parce qu'il s'était rendu compte de la peine que cela faisait à ses parents, il avait passé l'après-midi à écouter sa mère et son père lui raconter certains exploits qu'il avait réalisés, comme tuer un basilic. Harry était horrifié que ses parents aient participé au combat mais ils en parlaient en riant et il avait trouvé ça incroyable.
Ils lui avaient parlé du duel des sorciers qu'il avait remporté contre sa mère, des matchs de Quidditch qu'il gagnait contre son père. De ses escapades pour sauver des loups-garous. Et même si Harry ne semblait pas surpris, il n'avait pas l'impression qu'on parlait de lui.
Et ses parents ne donnaient pas cette impression. C'était plutôt comme s'ils lui racontaient la vie d'un ancêtre qu'ils avaient aimé et respectaient et dont les histoires loufoques et incroyables étaient encore d'actualité et absolument divertissantes.
Alors Harry comprit qu'ils ne parlaient pas de lui mais d'un ami qu'ils avaient perdu.
Ce qui lui réchauffa le cœur réellement fut de se dire que ses parents ne considéraient pas vraiment que c'était lui et en même temps, ils le savaient. Harry était soulagé d'avoir percé cet abcès. Mentir aux personnes qui comptaient le plus pour lui sur cet aspect de sa vie lui paraissait abject. Et d'une manière ou d'une autre, il trouvait ça injuste que ses parents ne sachent pas.
Il était d'autant plus heureux que ce choix lui paraissait bon. Parce que ses parents s'étaient remis à devenir de nouveau ses parents et Harry était doucement redevenu Harry.
La voix de sa mère coupa le fil de ses pensées.
- La photo que tu as prise, c'était lors de notre premier noël ensemble. Je crois qu'à ce moment là tu as sauvé deux situations qui semblaient désespérées : tu as sauvé la vie de Severus et le lien que j'avais avec ma sœur.
Harry ne répondit rien. Dans les méandres de sa fatigue, il se disait que s'il avait en effet pu avoir l'occasion de changer Pétunia Dursley, il l'aurait fait sans hésiter.
- Qui a sauvé Severus ? fit Harry d'une petite voix.
Il sentit alors la main de sa mère hésiter un court moment, puis revenir dans ses cheveux.
- Harry Adams, dit-elle finalement, Harry Adams a sauvé Severus Rogue.
Harry bougea un peu pour se rapprocher de sa mère. Il voulut lui dire qu'il ne s'en souvenait pas. Mais tout ça ne lui paraissait plus nécessaire à présent.
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- Tu peux me susurrer quelque chose ? Il parait qu'on était très bons amis ?
Mais Lord se contenta de sortir sa langue et caresser le bout de son nez. Harry accroupis dans l'herbe soupira.
- C'est inutile, fit une voix derrière lui.
Harry observa par-dessus son épaule pour voir Regulus s'approcher de lui, le corps serré dans un manteau noir. Pourtant, il faisait doux dans l'immense jardin de ses grands-parents.
- Il ne parle plus depuis… Depuis le sort d'Adams.
- Parce qu'il te parlait avant ?
- Tu n'as pas encore parcouru tous les livres de ta bibliothèque ?
- Pardon ?
Regulus se contenta de sourire mais Harry fronça les sourcils.
- On dirait que je te dis tout.
- Probablement parce que je veux tout savoir à ton sujet.
- Nous étions proches ?
- Nous sommes proches, Harry.
- Pour le moment, dit-il sombrement, tu es un inconnu. Tu es le garçon qui a trouvé en premier un horcruxe et qui est mort noyé.
Harry se redressa et laissa Lord remonter le long de sa jambe sous le silence de Regulus.
- Tu m'en veux parce que je ne veux pas que tu parles de Voldemort à tes parents ?
Harry secoua la tête.
- Non. Je reconnais la façon de faire de Dumbledore. Je pense que c'est une bonne idée. Je ne t'en veux pas. Je suis même plutôt rassuré de te savoir vivant. Il y a au moins une personne qui sait à quoi il faut s'attendre. Mais tu ne m'as toujours pas dit ce qui m'est arrivé.
Regulus leva les yeux vers le ciel. Il avait une tonne de choses à dire à Harry et durant ces dernières heures, il s'était rendu compte que le Harry qu'il avait devant lui donnait l'impression d'être plus combatif que celui qu'il avait fréquenté durant ses derniers instants. Ce Harry là était celui qui était prêt à tout et Regulus trouvait lui aussi rassurant de l'avoir.
Ce Harry là pouvait tout accepter.
- Tu as volé un livre à Voldemort. Un livre de pure magie noire. Et tu l'as lu, mais tu as perdu beaucoup de choses en le faisant. Je crois que tu n'aurais jamais pu y survivre, en vérité. Tu l'as fait en désespoir de cause.
- Ce livre, où est-il à présent ?
- Caché. Et il vaut mieux qu'il le reste.
Harry tritura nerveusement son bracelet.
- Le peu que tu as dit, c'est que tu as trouvé une alternative à la protection offerte par Lily mais au lieu de donner ta vie, tu as donné ta magie. En quelque sorte, c'était sûrement la même chose. Je pense que ça devait te protéger de la mort au moins une fois. Parce que tu étais persuadé que Voldemort te tuerait et que de cette manière, il ne s'en prendrait pas à ta mère.
- D'accord, fit Harry.
Il ferma les yeux et essaya de réfléchir à ces nouvelles informations.
- J'ai volé ce livre à Voldemort mais quand tu dis que j'ai perdu beaucoup de choses, qu'est ce que c'était au juste ?
Regulus l'observa franchement.
- Tu es devenu comme lui, tu avais ses yeux.
Harry se planta devant lui et le regarda très sérieusement Une nouvelle fois, il se sentit comme l'adolescent qu'il avait été face à ces yeux verts.
- Je suis sûr, commença-t-il, que tu as un doute sur ce qu'il y avait dans ce livre.
- Harry…
Mais le garçon secoua doucement la main et baissa la tête. Harry était en pleine réflexion. Quelque chose qui puisse le protéger d'un sort de Voldemort. Sa magie sacrifiée. Il s'était sacrifié lui-même. Pour se sauver et sauver ses parents...
- Je suis un horcruxe, fit-il finalement.
Regulus ne répondit rien. Il n'avait pas besoin de répondre parce que ce n'était pas une question mais une constatation. Il s'en était douté, il l'avait supposé. Il n'avait jamais osé y penser plus que ça. Qu'Harry fasse la même chose que Voldemort était logique et en même temps tellement impensable qu'il s'était forcé à ne pas y croire. Mais si c'était vraiment le cas, il n'aurait jamais fabriqué ces journaux pour conserver la mémoire d'Harry. Parce qu'une partie de lui espérait qu'Harry reviendrait. Mais pas comme ça. Pas dans le corps de l'enfant de James et Lily.
Et pourtant, c'était tellement logique...
- Je pouvais partager les sentiments et la vision de Voldemort, poursuivit Harry, je pouvais parler fourchelangue et j'ai aussi fini par comprendre que ma peur des détraqueurs n'était pas réellement ma peur. Parce que j'entendais mon père et ma mère et je voyais le sort de mort, mais j'étais trop petit. Je partageais juste la peur de Voldemort. Sa peur de mourir. Je partageais ses souvenirs…
Le dernier des Black laissa Harry tirer ses propres conclusions.
- J'ai fait un horcruxe et d'une manière ou d'une autre, au lieu de sacrifier la vie de quelqu'un, je me suis sacrifié moi, enfin ma magie c'est ça ? Mais je partage mes souvenirs, mes propres sensations et ce qui s'est passé à Durmstrang a du me faire quelque chose… J'avais une partie de Voldemort en moi et à présent, j'ai juste une partie de moi en moi.
- Donc, fit Regulus en souriant doucement, tu restes Harry quoiqu'il arrive.
Et pour la première fois, Regulus vit le garçon sourire. D'un sourire franc, et la lueur d'innocence qu'il pensait avoir perdu, brilla malicieusement dans ses prunelles émeraudes. Alors il fut incapable de retenir son geste : de sa main valide, il attira le garçon contre lui.
Il se promit alors de ne jamais évoquer plus que ça la vie d'Harry Adams. Même si Lily et James avaient de bons souvenirs de lui et en avaient fait part à Harry, Regulus lui savait que le reste de sa vie était plus sombre et plus difficile. Il estimait qu'Harry n'avait nullement besoin de savoir ça et encore moins de s'impliquer dans la chasse de mage noir.
Ce n'était plus son rôle. Ce n'était plus son combat. Harry ne méritait pas de vivre ça.
Il méritait d'être heureux.
- Tout ira bien, fit-il.
- Je te crois, dit Harry.
Et c'était vrai, Harry le croyait. Tout son être bondissait de bienveillance envers Regulus.
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James attrapa la main de son fils et ce dernier la serra fortement.
- Tu es prêt ?
Harry résista à l'envie de se passer fébrilement sa main dans ses cheveux.
- Plus ou moins.
James fronça les sourcils.
- Tu es sur que c'est ce que tu veux ? Sirius et Severus… Ils peuvent comprendre.
Harry leva les yeux vers son père puis regarda sa mère.
- Qu'ils sachent que je suis amnésique ne me dérange pas. Mais ça leur ferait de la peine de savoir que je ne me souviens plus d'eux comme ils sont. Ce n'est pas que je ne veux pas le cacher. Mais si même moi, je ne sais pas ce qu'il se passe, est-ce vraiment utile de le dire à tout le monde ?
Harry s'emmêlait les pinceaux. Ils étaient restés un jour et une nuit au manoir et maintenant que la journée touchait à sa fin, James avait vaguement proposé de rejoindre Sirius et Severus pour ne pas les inquiéter encore plus.
Harry était fébrile. Il mourrait d'envie de revoir Sirius, un peu moins de faire la connaissance du nouveau Severus et clairement paniqué à l'idée de rencontrer Louve. Mais son envie de revoir Charles pesait aussi lourd dans la balance.
Et pourtant, il ne se sentait pas de dire de but en blanc que les souvenirs qu'il avait d'eux n'avaient rien de joyeux. Il voulait juste baigner de nouveau dans l'atmosphère qu'il avait découverte en feuilletant ses souvenirs. Il sentait que quelque chose en lui le désirait ardemment et lui-même ne voulait pas compliquer sa vie.
- Enfin, je ferais ce que vous voudrez, dit-il, si vous pensez que c'est mieux de leur dire…
- Non, fit Lily, je pense qu'Harry a raison.
Elle se tourna vers James et attrapa sa main.
- Juste le fait de dire que tu aies perdu la mémoire sera un choc immense mais... Harry… Tu te souviens d'eux et c'est tout ce qui compte. James ?
Son père fronçait toujours les sourcils.
- Peut-être que Severus a une potion de mémoire ou quelque chose comme ça. Je n'aime pas mentir à Sirius.
- Nous ne mentons pas. Harry a perdu la mémoire, c'est la vérité. Il se souvient graduellement, c'est aussi la vérité. Il est toujours Harry, c'est purement et simplement la vérité. Est-ce que tu vois notre fils dire à Sirius qu'il est heureux de savoir qu'il n'est pas allé en prison ?
James lâcha la main de sa femme et se pinça l'arrête du nez.
- Tu as raison, c'est beaucoup trop compliqué.
Lily se tourna vivement vers Harry.
- Je ne suis pas en train de dire qu'il faut que tu oublies ton passé, je veux dire… Ce sont tes souvenirs et ils sont importants et oh ! misère que c'est compliqué, en effet.
Harry rigola.
- En fait, plus j'y pense et plus j'ai l'impression que c'était juste un long, très long cauchemar et que je me réveille enfin et ça fait vraiment du bien. Je donne peut-être l'impression de profiter de cette situation mais… Je préfère ici, finit Harry dans un souffle.
James et Lily se regardèrent avec émotion.
- Dans ce cas, dit James, ça sera juste nous pour cette fois.
- Juste nous, reprit Lily.
Harry sourit de plus belle. Le sourire tout à fait normal de leur fils.
- Alors on peut y aller ?
- Et Regulus ?
- Il nous rejoindra sûrement plus tard.
Harry fit un bref signe de tête. Il avait vu Regulus s'éclipser après leur repas, il ne s'en était pas vraiment soucié jusqu'à que ce que James décide de retourner chez Severus.
Harry tint fermement la main de son père et Lord contre son ventre. Puis il laissa le crochet du voyage s'agripper à son corps.
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Ils avaient atterri aux abords d'une rivière et Harry sut immédiatement qu'il connaissait cet endroit. Il resta un long moment à observer le bas de la colline sur laquelle ils se trouvaient. Puis une pression sur sa main le fit redescendre sur terre.
- Je sais où on est, dit-il.
Lily lui adressa un sourire tendre et Harry ne lâcha pas sa main. Ils remontèrent la pente herbeuse jusqu'à revenir près d'une route entourée de jolies maisons. Ils marchèrent en silence jusqu'à ce qu'Harry, qui avait cessé de tenir la main de sa mère, bifurque sur une rue et ses parents sur une autre.
- Harry, c'est par là, fit son père.
Mais Harry avait penché la tête vers une autre direction.
- C'est chez grand-père là-bas, n'est-ce pas ?
Sa mère fit oui de la tête. Harry avait senti la bouffé familière le percuter de plein fouet.
- Mais ce n'est plus sa maison. Elle a été vendu.
Harry rejoignit ses parents. Il savait pourquoi elle avait été vendue : ses grands-parents étaient morts.
- Je suis désolé.
- Ne le sois pas mon ange, je suis heureuse que tu te rappelles de ça.
Harry sourit maladroitement et suivit ses parents dans un quartier plus sombre et moins riche où les maisons mitoyennes étaient tristes à mourir. Pourtant, il avait la sensation que c'était un endroit qu'il aimait bien. Tout en marchant, il fixait le chemin droit devant lui quand il distingua quelque chose courir dans sa direction.
L'air lui manqua presque en comprenant ce qui avançait vers eux : un énorme chien noir.
Harry sentit son cœur battre plus fort encore et il lui fallut peu de temps pour se mettre aussi à courir vers l'animal. Le chien se jeta littéralement sur lui et Harry du s'appuyer sur sa jambe pour ne pas tomber en arrière.
- Sirius !
Harry serra l'animal contre lui, passant ses mains dans sa fourrure épaisse et sombre. Le sentiment qui le parcourait à ce moment était impossible à décrire. C'était un soulagement intense qui l'étreignait douloureusement. Voir Sirius bondissant autour de lui la queue battante était une chose qu'il n'avait jamais cru revoir. Harry se sentait écrasé par un bonheur immense. Au fond, loin dans son esprit, l'image de Sirius tombant à travers le voile se mélangea à cette nouvelle vision.
Sirius était en vie.
Il aboya dans sa direction et Harry attrapa de nouveau son énorme tête pour le caresser. Il était tellement émerveillé par le chien qu'il ne voyait pas le regard empli de tristesse de James et Lily. Il ne vit pas non plus les trois autres personnes qui s'approchaient jusqu'à ce qu'on l'appelle.
- HARRY !
Le jeune homme se redressa pour voir la jolie tête rousse de Charles. L'enfant piétina rapidement le sol dans sa direction et Harry abandonna Sirius pour attraper son frère.
- Charlie-boy !
Il le souleva du sol et embrassa sa tempe. Charles gloussa contre lui et Harry le reposa au sol.
- Où est-ce que tu étais ?! Pourquoi tu t'es trompé ? Tu m'as même pas dit au revoir !
Harry se baissa à sa hauteur le cœur battant, il jeta un coup d'œil nerveux à Sirius.
- Je suis désolé Charlie-boy. J'ai un peu paniqué et j'ai fait n'importe quoi.
- Mais c'est bon maintenant ? Tu restes là ?
Harry ébouriffa les cheveux de son frère.
- Oui, je reste là.
Charles lui fit un grand sourire dévoilant toute ses dents, puis il le contourna pour foncer vers les jambes de ses parents. James le souleva et Harry les observa se serrer les uns contre les autres.
Il se redressa pour être de nouveau attrapé. La tête qui reposait sur son épaule avait des cheveux rose bonbon. Harry écarquilla les yeux, un nom faillit s'échapper de ses lèvres : celui de Tonks, mais ça n'avait pas de sens.
- Louve… Tu m'étouffes.
La jeune fille se contenta de le serrer encore plus fortement.
- Espèce d'idiot, dit-elle.
Harry sourit et passa ses bras autour d'elle. Puis elle se mit à glousser.
- Lord me chatouille !
- Bien fait pour toi.
Elle s'écarta un peu de lui et Harry se rendit compte qu'il avait un sourire niais sur le visage tandis que Louve le toisait un peu durement de ses beaux yeux bleus en amande. C'était une expression étrange. Il devinait les traits de Remus et ceux de quelqu'un d'autre. Une personne qui n'était pas Tonks.
Harry se sentit nauséeux à cette pensée. Il n'y aurait pas de Teddy. Son neveu n'existerait pas. Remus était mort et sa femme aussi. Comme s'il fallait tout de même que le temps suivent son chemin...
Harry hésita un moment puis leva la main pour la passer dans les cheveux de Louve qui le gratifia d'un sourire.
Louve, c'était un chouette prénom pour une chouette fille, pensa t-il.
- Est-ce que ça va ? demanda t-elle.
-Non, j'ai mal au ventre.
Louve rigola.
- Comment tu vas faire quand tu devras apprendre à transplaner ? dit-elle en riant.
- Je ne le ferai pas, répondit-il sérieusement.
- Laisse moi rire ! Je suis persuadée que tu feras ça presque du premier coup.
Harry se demanda s'il pouvait le faire maintenant. Puis il se rappela qu'il n'avait plus de baguette.
- Bonjour Harry.
Le frisson désagréable qui le parcourut fut à la hauteur de sa surprise quand il braqua son regard sur l'homme qui venait de prononcer ces mots.
Si ses parents étaient ceux de ses souvenirs en plus vieux, si sur les photos il avait reconnu Sirius, Severus Rogue était celui qu'il aurait eu du mal à reconnaître en vrai.
Il n'y avait presque plus rien de son ancien professeur de potions. Plus de longs cheveux noirs graisseux mais une coupe courte qui dégageait son front et ses oreilles. Ses yeux étaient toujours aussi noirs, son nez toujours crochu, mais son visage avait un aspect plus doux, plus serein. Et ses dents n'étaient plus jaunes et affreusement plantées dans ses gencives. L'homme qui était devant lui prenait soin de son physique.
Harry essaya du mieux qu'il put de cacher sa surprise. Severus Rogue avait abandonné son éternel robe sombre et portait une chemise grise, sur un pantalon vert foncé. C'était un autre homme.
- Bo… Bonjour.
Harry préfèra ne rien ajouter de plus et il réprima une étrange grimace en voyant le professeur sourire avec douceur.
- L'idée était de sortir le chien mais je pense que nous allons faire ça plus tard.
Sirius, qui faisait la fête à James et Lily, aboya de mécontentement mais ils firent tous demi-tour, Charles expliquant en long en large et en travers toutes les activités que Sirius, Severus et Louve avait trouvées pour lui changer les idées.
Louve avait passé son bras contre celui d'Harry et Harry aimait cette proximité.
- Que s'est-il passé pour que vous veniez si tôt ? demanda t-elle.
Harry mordit sa langue. Mais son père répondit à sa place.
- Le manque, probablement.
- Haha très drôle ! fit Louve en souriant.
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L'impasse du Tisseur se terminait avec une seule maison à l'aspect extérieur négligé. Mais Harry n'était pas choqué : elle tenait debout normalement, pas comme le Terrier. Sur le porche, il y avait un banc en bois où traînait une poupée, les murs de la maison étaient peints d'un blanc qui s'écaillait par endroits. Dès que Severus ouvrit la porte, Sirius passa entre ses jambes et Harry devina qu'il s'était aussitôt retransformé.
Il devait se l'avouer, il était clairement impatient de découvrir ce nouvel aspect de la vie de Sirius, un peu plus gêné en revanche de découvrir celui de Rogue.
Il laissa Louve passer devant lui et entra à son tour. Dans le vestibule qui donnait sur un escalier et sur toute la partie salon cuisine, Harry avisa le porte manteau qui était couvert de capes et vestes. Il vit Louve jeter négligemment ses chaussures et Charles courir sur le canapé le plus proche du feu, tirant sur lui une figurine de monstre.
Harry, même s'il avait visité cet endroit dans le journal de Regulus, n'en revenait pas d'y être en vrai. Il laissa ses yeux vagabonder sur le canapé et les fauteuils, sur les pierres de la cheminée, sur les photos qui s'y trouvaient dont plusieurs de lui et Charles. Il parcourut la pièce, caressant la grande table en bois du bout des doigts. Puis ses yeux s'arrêtèrent sur Sirius qui sifflait en préparant du thé.
Harry s'approcha de lui. Derrière, il entendait Severus discuter avec sa mère, sur l'endroit où ils se trouvaient.
Sirius allait bien. Mieux que bien. Il n'y avait aucune trace de cernes, il n'était pas maladivement maigre. S'il y avait une barbe qui mangeait son visage, elle n'était pas sale et hirsute mais semblait très bien entretenue. Ses longs cheveux noirs étaient ramassés en un chignon. Il portait un simple t-shirt blanc et un jean noir et Harry vit sur ses bras finement musclés de nombreux tatouages mais rien qui ne ressemblait à ceux d'avant. Harry arrêta son regard sur un jeune cerf qui gambadait sur sa peau.
- Il est bien, n'est-ce pas ? Bientôt, il ressemblera à son père. Heureusement qu'il y a un autre faon, quelque part.
Harry releva la tête vers Sirius et ce dernier le regarda étrangement.
- Quelque chose ne va pas ? demanda son parrain.
Harry éclaira son visage d'un sourire.
- Tu vas tatouer mes enfants et ceux de Charles aussi ?
- S'il n'y a plus de place sur ma peau, je ferais en sorte que Severus se fasse tatouer à ma place.
- J'ai entendu et il en est hors de question, fit une voix dans le salon.
- Moi je veux ! cria Louve.
- Hors de question, répéta Severus plus durement.
Et Harry reconnut enfin un peu du professeur de potion acariâtre et colérique de ses souvenirs.
- Et toi Harry, tu n'es pas tenté ?
- Et bien..., commença Harry.
- Hors de question !
Cette fois-ci c'était Lily qui venait de crier. Sirius et Harry se regardèrent avant de se mettre à rire.
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Avait-il déjà passé une aussi bonne journée ?Harry ne s'en souvenait pas. Ou s'il s'en rappelait, ça n'avait rien à voir avec les bonnes journées de son ancienne vie.
Non, celle-ci, même si elle avait débuté étrangement, s'était terminée de la meilleure des façons.
Presque tout s'était passé sans accroc. Harry, à part des expressions de surprise, avait réussi à agir normalement. Il surprenait parfois les regards inquiets de ses parents mais finalement tout avait marché comme sur des roulettes.
Louve était comme dans ses souvenirs : pleine de joie et d'entrain. Elle répondait aussi parfois de façon sarcastique et Severus, s'il l'a rappelait à l'ordre, le faisait toujours d'un ton doux. Harry avait cependant préféré éviter de discuter avec le maître des potions. Il ne savait définitivement pas comment se comporter. Même si ses souvenirs lui avaient donné des indices, Harry trouvait ça déplacé et bizarre. Il n'arrivait pas à dissocier l'image qu'il avait de lui d'avec celle qu'il avait sous les yeux. Alors il s'était contenté de coller Sirius comme un caneton.
Et Sirius avait accueilli son attachement avec joie.
A présent qu'il était allongé sur le lit de Louve, il réfléchissait à tout ce que la journée lui avait apporté. Il avait eu la joie de trouver ses valises disposées dans la pièce et un lit d'appoint qu'il n'était même pas en train d'utiliser. Charles avait élu domicile sur son torse et Harry devinait qu'il commençait à s'endormir.
Harry s'était rendu compte qu'il détestait souffrir de lacunes concernant sa famille. Il n'y avait rien de drôle à les entendre parler de choses qu'il avait faites et ne pas pouvoir y ajouter des anecdotes. Et Louve était la pire, elle ponctuait la plupart des phrases avec des « tu t'en souviens ! ». Harry, même s'il était plus heureux que jamais, n'arrivait pas à se détacher de ce sentiment de malaise d'être un traître.
Il tourna légèrement la tête pour observer Louve. Sa sœur de cœur était avachie sur son bureau, le nez collé à une loupe pendant qu'elle grattait une petite pièce en argent. Harry avait été agréablement surpris en voyant les nombreux bijoux qu'elle avait forgés de ses doigts. Il aimait l'idée que peut-être elle et lui travaillaient parfois ensemble. Lui sur des sculptures et elle sur des boucles d'oreilles.
Penser à Louve le fit penser à Natasha, puis à Hermione. Il se surprit en se rendant compte que Natasha lui manquait autant que son amie Gryffondor.
Il se redressa un peu au même moment où Louve levait la tête de son travail pour s'étirer.
- Je n'arrive plus à rien, il est trop tard.
Elle se leva et grimpa sur le lit. Harry se poussa et tenta de placer Charles correctement entre eux. Louve se glissa sous la couette et passa son bras contre le ventre du garçon endormi. Harry s'allongea de l'autre coté tourné vers son frère et la jeune fille.
- Décidément, j'ai beau te faire des tas de boucles, tu remets toujours les mêmes, soit les plumes, soit les baguettes.
Harry bailla.
- Je sais pas, j'aime bien cette forme. Mais les têtes de cerfs sont vraiment belles.
Tout en parlant, il ferma les yeux.
- Harry, ne t'endors pas, vas éteindre la lumière.
- Mh, fais-le toi, dit Harry somnolent.
Louve grogna mais sortit du lit.
- C'est toujours pareil avec toi !
Louve se dirigea vers l'interrupteur de la chambre et l'éteignit mais dans la foulée, elle décida de sortir pour étancher une soif nouvelle. Elle regarda Harry et Charles qui dormaient puis sortit le sourire aux lèvres.
Elle passa devant les deux chambres closes et descendit les escaliers mais s'arrêta à mi-chemin en entendant le son des voix des adultes. Elle s'assit sur les marches en soupirant. Il fallait toujours qu'ils tiennent conseil jusque tard dans la nuit. Mais Louve aimait bien les écouter pour découvrir tout un tas de choses, comme par exemple la concrétisation du tournoi des six sorciers. Ou encore le déclin de cet empaffé de Fudge. Elle ne savait pas trop pourquoi il fallait être contre lui, mais si ses deux pères le disaient, c'est que c'était vrai.
Alors elle tendit l'oreille pour savoir quels étaient les potins croustillants du soir.
OooooooooooooOooooooooooooO
Sirius faisait les cents pas dans le salon et Severus le suivait des yeux sans rien dire.
- Vous en êtes surs ? Je veux dire… Il à l'air d'aller parfaitement bien. Il a discuté avec Louve toute l'après-midi !
Lily poussa un soupir.
- Il se souvient de beaucoup de choses, dit-elle, mais pas de tout.
- Tu n'aurais pas quelque chose pour sa mémoire, Severus ? demanda James.
Severus se tourna vers le meilleur ami de son compagnon. S'il lui demandait ça, c'était sûrement parce que même Lily n'avait pas de solution. A situation désespérée, mesure désespérée, pensa Severus.
- Des potions qui agissent sur la mémoire, c'est quelque chose de rare et de dangereux. Et ça ne rappelle pas des souvenirs enfouis d'un claquement de doigt. Mais il y a d'autres alternatives.
James se pencha, clairement intrigué. Le professeur observa Lily et celle-ci grimaçait comme si elle savait déjà ce qu'il allait proposer.
- Quoi ? fit Sirius.
- L'hypnose, ou la légilimancie.
- Surtout pas ! s'alarma James.
Severus et Sirius le regardèrent, étonnés.
- Ce n'est pas contre toi, dit-il précipitamment, mais je n'aime pas l'idée de quelqu'un fouillant dans la tête de mon fils.
- Je comprends parfaitement, fit Severus.
- Et qu'est ce qu'on doit faire ? demanda Sirius alarmé.
- Rien, strictement rien. Il faut juste être normal, comme aujourd'hui. Je crois que ça aide. Il agit par instinct mais Harry se sent déjà assez mal d'avoir oublié pour que l'on lui rappelle cet état de fait, expliqua Lily.
- Mais c'est peut-être temporaire ?
James serra les dents. Tout tendait à prouver qu'Harry pouvait faire croire qu'il n'avait rien oublié vu son comportement, mais il y avait des signes qui ne trompaient pas. Son émerveillement en regardant Sirius, la façon qu'il avait eue de détailler la maison. Son air gêné quand il ne savait plus quoi répondre à Louve...
Mais il ne se voyait pas dire à Sirius qu'Harry avait oublié leurs vacances, leurs réunions de famille, leurs anniversaires. Leurs fêtes et leurs soucis. Et qu'il en avait d'autres dans la tête.
Il avait compris que la situation était plus lourde que ce qu'elle laissait paraître quand Harry avait fondu vers Sirius. Il voulait s'accrocher à l'envie d'Harry de faire comme si de rien n'était. Mais il ne savait pas s'il en était capable. Il avait juste envie de serrer son fils contre lui et de lui murmurer que tout irait bien.
- Je ne crois pas, fit-il, mais en attendant, je ne pense pas qu'il se plaindra.
- Évidemment, siffla Severus, il est buté comme son père.
James sourit et Lily attrapa sa main. En haut des marches, Louve Lupin avalait la nouvelle avec horreur.
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Voilà pour ce soir (cette nuit) les agneaux. J'espère que vous avez apprécié ce petit moment en famille. N'hésitez pas à me dire oui...ou non XD. Sur ce à la revoyure! Koeur sur vous!
