J'étais pétrifiée. S'était comme si le temps s'était arrêté. Je n'arrivais tout simplement pas à y croire. Ron ? Cela ne lui ressemblait pourtant pas. Je ne comprenais pas. Je savais bien qu'il n'aimait pas Draco, mais pas à ce point ! Et puis, pourquoi Draco s'était-il laissé faire ? Après tout, il était plus musclé que Ron, et beaucoup plus fort. Comment avait-il pu lui faire autant de mal ? La jalousie ? La haine ? Il faillait que j'aille une discussion avec Ronald. Je sentais la colère naître en moi. Il faillait absolument que je vois Ron, et tout de suite. J'allais me lever, mais je sentis la main de Draco se refermer sur mon poignet.
-Draco, il faut absolument que j'aille voir Ron. Je ne serai pas longue, je te promets, Lui dit-je
Il hochai de la tête, et lâchai mon poignet. Je luis fis un bisou sur la joue, et sortis de sa chambre. De quel droit Ron avait-il fait cela ? Il me disait qu'il ne voulait que mon bonheur. Il était tout de même mon meilleur ami... Il n'y a pas si longtemps. Je croyais qu'il était simplement aveuglé par la haine. Qu'il aurait compris, comme Harry. Je croyais qu'il comprendrait que Draco était un être bien. Et puis, je n'imaginais pas Ron comme cela. Il m'avait déçu. Je l'avais toujours admiré, pour son honnêteté, son courage et sa loyauté. J'avais découvert un Ron totalement différent. Voilà pourquoi il était en retard ce matin, au cours de Rogue. Cela justifiait aussi l'absence de Draco. Oh, Draco. Il avait l'air si honteux, lorsqu'il m'a dit que c'était Ronald qui lui avait fait cela.
Sans m'en rendre compte, j'étais devant la salle commune de Gryffondor. Toujours perdu dans mes pensées. Lorsque j'eus donné le mot de passe à la grosse dame, j'entrai d'un pas précipiter. J'espérais que Ron serait là, assis sur un fauteuil. Mais non, il n'était pas là. Pourquoi ? Personne n'était là. Pourtant, nous n'avions pas de cours cette heure-ci. Je décidai je regardée dehors, et je les vis. Harry et Ron étaient près du lac, assis sur la pelouse. Il avait l'air de discuter. Je retroussai mon chemin. Heureusement, il n'y avait personne dans les corridors. Je courrais. J'étais maintenant à la Grande porte. Je marchais, toujours d'un pas précipité. Je me demandais de quoi ils discutaient. Je soupçonnais un rapport avec moi. Après tout, il avait du se venter. Ce n'était pas tout les jours que l'ont pouvait voir Draco Malfoy dans cet état. Encore une fois, je me posai la même question. Comment avait-il pu ? Pourquoi Draco ne s'était-il pas défendu ? Ron n'avait aucune égratignure. Draco ne s'était sûrement pas laissé faire quand même. Je lui demanderai des explications.
-RONALD WEASLEY ! Criais-je
Ron se tournai vers moi, surpris. Je m'approchai de lui à pas de loup. Il s'était levé, pour me faire face. J'étais parvenu à sa hauteur. Je lui mis une gifle magistrale sur la joue droite.
-QU'EST-CE QUI T'A PRIS ? Criais-je
Il portai sa main à sa joue, qui devint rouge. Il me jetai un regard effrayé.
-TU M'AVAIS DIT QUE TU NE VOULAIS QUE MON BONHEUR, RON ! ALORS POURQUOI AS-TU FAIS ÇA ? TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU AS FAIS ? Criais-je
Des larmes avaient commencé à couler sur mes joues.
-Et toi ? Tu te rends compte que tu sors avec Malfoy ? Tu sais Draco Malfoy qui t'a insultée durant six longues années, un ennemi d'Harry ! Un futur Mangemort, s'il ne l'est pas déjà, dit Ron
Je lui donnai une autre gifle, sur cette même joue.
-RETIRE TOUT DE SUITE CE QUE TU VIENS DE DIRE, RONALD WEASLEY ! Criais-je encore plus fort
-Non Hermione, ouvres les yeux ! dit Ron
Je me retenais sérieusement pour ne pas le frapper, encore.
-NON, RON ! Toi, ouvres les yeux. Il n'est pas un Mangemort, et il ne veut pas le devenir, Dis-je
-Son père est un Mangemort, Hermione ! Il est appelé à suivre ces pas. Dit Ron
-Tu es vraiment bouché ma parole ! Tu ne sais rien de lui, rien de sa vie. Dis-je
J'allais pleurer, encore une fois. Je craquais.
-Écoutes-moi bien, Ronald Weasley ! Draco est quelqu'un de bien au fond, je sais ce que je dis ! Ce n'est pas à toi qu'il a conté sa vie, des moments si effroyable que même toi, ne pourrait imaginer. Il ne veut pas suivre les traces de son père... Oh et puis ? Pourquoi je te raconte tout cela ?
-Il a peut-être tout inventé, pour que tu tombe dans son piège, dit Ron
-Ron, tais-toi un peu, dit Harry
C'était la première fois qu'il intervenait dans la conversation. Je le remerciais du regard, et lui souris. Il me rendit mon sourire. Ron regardais notre échange, surpris et dégoûté.
-Tu es de son coté, maintenant ? Demanda Ron à Harry
Un coté ? C'était tout ce que je représentais pour lui maintenant ?
-Ron, je ne suis d'aucun coté, Dit Harry
-Pourquoi prends-tu sa défense, alors ? Demanda Ron
-Voyons Ron ! Tu as battu Draco Malfoy seulement parce qu'il rendait Hermione heureuse ! Dit Harry
Ron baissai les yeux.
-Tu es mon meilleur ami, Ron. Seulement, cette fois-ci tu as été un peu trop loin. Je suis aussi le meilleur ami d'Hermione... Dit Harry
-Tu ne peux pas ! Dit Ron d'un ton brusque
Harry soupirai.
-Je pensais que je pouvais compter sur toi, Harry, Dit Ron
Il partit.
-Harry ? Demandais-je,
Il levai la tête vers moi.
-Comment a-t-il fait ? Draco ne s'est tout de même pas laissé faire ! C'est impossible, Dis-je
Mes larmes redoublèrent. Je pensais à Draco.
-Petrificus totalus, dit Harry
J'étais en métamorphose, à côté d'Harry. Lorsque Ron m'avait vu, il s'était empressé de s'assis loin de nous. J'avais eu un pincement au cœur. J'avais une furieuse envie de pleuré. Cela faisait deux fois. Deux fois que je perdais mon meilleur ami. Je retenais mes larmes du mieux que je pouvais. J'essayais d'écouter le cour, sans succès. Je n'arrivais pas à me concentré. Soit mes pensées étaient dirigées vers Draco, qui était encore dans nos appartements. Ou encore, elle était vers Ron. Il avait agit si... lâchement ! Lancé le Petrificus totalus pour battre une personne, c'était lâche. Il aurait quand même pu de conduire en homme, pour une fois.
Lorsqu'Harry m'ait avoué pour le sort, j'étais tombé. Pas comme si j'avais trébuché, non. Mais j'avais craquée. J'avais pleurée durant de longues minutes, secouée de sanglot interminable. Je ne savais pas pourquoi je pleurais. Peut-être était-ce l'état de Draco ? Où peut-être était-ce la réaction de Ron, lorsqu'il avait appris pour nous. Ce qui me faisait de la peine aussi, c'était les propos qu'il avait portés à Draco. Il n'était pas Mangemort, je le savais. Il m'avait montré, un soir.
FLASH BACK
C'était il y a une semaine, a peut près. Nous venions de finir les préparatifs pour le bal de l'Halloween. On était assis, chacun dans notre canapé dans la salle commune. On parlait de tout et n'importe quoi. On riait. J'étais heureuse. On n'était que des amis pour l'instant, mais l'avoir à mes coté me rendait heureuse.
Depuis quelques minutes, on ne parlait plus. Ont regardaient le feu dans la cheminée. Soudainement, il commençai à me raconter un épisode de son enfance. Il faisait cela souvent, le soir. Je l'écoutais, ne disant rien. Son enfance avait été horrible, mais parfois il me racontait des beaux souvenirs. Souvent, c'était avec sa mère. Comme cette fois-ci.
-Le soir de Noël de mes cinq ans, mon père n'était pas là. Il était parti souper avec des '' collègues '' comme il les appelait. Je ne le croyais pas, mais je ne disais rien. En tout cas. Ce soir-là, j'étais seul avec ma mère. Elle n'avait fait aucune réception cette année-là. Normalement, elle faisait une soirée avec un gros buffet. Mais cette année, rien. Pourtant, j'étais heureux à ce moment. Elle me souriait. J'avais passé une excellente soirée. On se racontait des histoires, près du feu. Comme nous le faisons, toi et moi. C'était les seul moments tranquilles que je pouvais avoir. Mon père ne nous laissait jamais seul. Je m'étais endormie sur le canapé, dit Draco d'une voix calme
Je ne voyais pas ou il voulait en venir, mais je le laissai continuer sans rien dire.
-Le lendemain, tout était comme avant. Avec mon père. Ont mangeaient sans rien dire, où il ne parlait que de son travail au ministère. Cette soirée seule avec ma mère, m'avait démontré que tout ce que mon père m'avait appris, était faux. La froideur, le mépris, la haine avait disparu le temps d'une soirée, continuai Draco, Ce calme ne s'était jamais représenter. Je ne savais pas si mon père l'avait su. J'imagine que non. Si je te raconte tout cela, Hermione, c'est parce que je voulais que tu comprennes que ce n'était pas vraiment moi. Toutes ces années où je t'ai insultée. Je n'ais jamais éprouvé de haine pour toi. C'est fou comme une simple soirée m'a changé, continua Draco
Il s'était tu, durant de longues minutes. J'étais touchée, à chaque fois qu'il me racontait des passages de son enfance.
Soudainement, il avait remonté la manche de sa chemise, laissant voir son bras gauche.
-Hermione, je sais que tu penses que je vais suivre les traces de mon père, dit Draco, Je ne suis pas un Mangemort, et je ne souhaite pas le devenir. Tué, ce n'est pas pour moi, dit Draco
Je le regardais, surprise. Je ne pensais pas du tout à cela. C'est vrai que parfois, je me posais la question.
-Tu es facile à décoder, Mione, dit Draco, Pour moi.
Je lui avais souris, et il m'avait rendu ce sourire. J'aimais tant le voir sourire.
FIN DU FLASH BACK
Seulement, personne ne le savait. Tout le monde croyait qu'il voulait suivre les traces de son père, qu'il deviendrait Mangemort. Personne à part moi. Cela m'avait étonné, au départ. Qu'il ne s'était confié à personne d'autre, durant ces longues années. Même pas à Parkinson. « Elle n'est pas digne de confiance, m'avait dit Draco ». J'étais la seule. C'est assez bizarre, n'est-ce pas ? Sa '' pire ennemie '' durant six ans. En tout cas, je ne regrettais rien de ce qui s'était passé.
La cloche de la fin des cours sonna, enfin. Je remontai lentement à mes appartements. Je n'avais plus aucune force. Lorsque j'eus franchis les portes de la salle commune, je m'allongeai sur le canapé. J'avais encore mon sac dans une main, lorsque je m'endormis.
Ma faim me réveilla. Je réalisai que je n'avais mangé que pour déjeuner. Je me levai doucement. Je me rendis compte que je n'étais plus dans la salle commune, mais dans ma chambre. J'avais pourtant bien le souvenir de m'être endormis dans la canapé...
-Je t'ai ramenée ici, me dit une voix
C'était Draco. Lui et moi s'avions échangé nos mots de passe. C'était plus pratique. Je lui souriais. Il était assis une la chaise, ou mon bureau de travail. Il lisait mon livre de cour. J'arrivai derrière lui, et j'entourai son cou de mes bras.
-En quel honneur lis-tu mes notes ? Demandai-je
-Je n'ai pas été en cour de la journée, il faillait bien que je rattrape mon retard, dit Draco
Il se retourna, et me pris par les hanches. Il me fit s'assis sur ses genoux, et m'embrassai tendrement. Quelques minutes plus tard, je rompis le baiser.
-J'ai faim ! Dis-je
Il me sourit. On se levai, et pris la direction de notre salle commune.
-Si on faisait monter le dîner ? Je n'ais pas très envie de descendre, dis-je
En fait, je n'avais surtout pas envie de voir Ron.
-Ok, dit Draco
Ont s'assieds dans notre canapé. Dobby nous apportai notre repas. On mangea en silence, une chose très inhabituelle. L'évènement de ce matin allait tout changé, je le sentais.
-Qu'est-ce que tu as dit à Ron ? Demandai Draco
Vraiment, cela avait tout changé. Habituellement, il l'appelait Weasley. Il ne l'insultait plus comme avant, mais il ne l'avait jamais appelé par son prénom.
-Comment sait-tu que j'ai été lui parlé ? Demandai-je
-Voyons Hermione, c'était logique que tu ailles tu parlé, dit Draco
Je le regardai. Il ne me connaissait trop bien. Ce n'était pas si évidant. Si ?
-Bien, je ne lui est pas dit grand chose. Je lui aie demandé ce qu'il lui avait prit, pourquoi il avait fait cela, dit-je, Il m'a répondu des horreurs, comme quoi tu te servais de moi, que tu allais suivre les traces de ton père. Je lui est criée dessus, disant le contraire. Je ne le l'aie pas vraiment convaincu, si tu veux savoir. Aussi, Harry a pris ma défense. Ron n'était pas vraiment très content. Il nous évite depuis ce matin.
Draco gardai le silence.
-C'est tout ? Dit-il
-Comment ça, c'est tout ? Demandai-je
Je ne comprenais pas vraiment où il voulait en venir.
-Tu lui as seulement parlé ? Ça m'étonne, je te voyais plus du genre à le frapper, Dit-il d'un ton amusé
-Oh, je lui est donné deux gifles, Dit-je
Je riais.
-Ah bon ! Je te reconnais maintenant ! Dit Draco
-Non mais je ne suis pas SI violente que ça ? Demandai-je
Draco me regardai, sans rien dire. Je pris un oreiller et lui lançai par la tête. Je ne pensais pas qu'il allait répondre... Enfin, cela a fini en bataille d'oreille. Comme des vrais gamins, quoi ! Cela fait du bien de rire. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant amusée.
Près d'une demi-heure plus tard, des plumes étaient éparpillés partout dans la salle commune. Chaque recoin n'avait été épargné. Sur les tables, sur les canapés…
Je regardai Draco, impuissante mais je m'écroulai de rire en le voyant. Ces cheveux étaient en bataille, plus qu'Harry. Quelques plus étaient entremêlé dans ce fouillis. Ces vêtements étaient mal placés, de coté. Il me regardai d'un air glacial, ce qui me fit rire encore plus.
Mon fou rire passé, mon firent le ménage. On se coucha dans sa chambre. C'était une habitude. Depuis quelques temps, on dormait dans sa chambre. Oui, même lorsque l'ont était pas ensemble. Je me sentais en sécurité, avec lui à mes cotés. Je ne savais pas pourquoi j'avais besoin de sécurité. Et puis, il n'avait jamais rien tenté avec moi. Je voyais bien qu'il avait envie, mais il attendait, comme il me l'avait promis. Je lui étais reconnaissante de cela.
Finalement, je m'endormis dans ces bras.
