Chapitre 8 la promesse que je reviendrais pour toi

Point de vue d'Harry :

Mon arrivée à Poudlard correspondait à des changements et d'autres choses pour l'école. Il y avait un nouveau professeur de défense contre les forces du mal. Dolores Ombrage. Un vrai tirant et un cauchemar. Pour une fois, il n'y avait pas que moi qui pensait cela et qu'elle était incompétente. Comment avait-elle pu devenir professeur était une vraie énigme et une source de confusion pour tout le monde dans Poudlard. Apparemment, elle méprisait tout le monde. Ombrage était une petite bonne femme rondelette toujours habillée de rose. Quand on la croisait, on ne voyait que ça, c'était à nous donner des cauchemars pendant la nuit. Elle était également une fanatique de chats, de dentelle, de fleurs et d'autres bizarreries de ce genre, elle ne tournait vraiment pas rond cette femme.

Dès le premier jour de cors avec elle, j'avais su que le cours des défenses contre les forces du mal allait devenir un calvaire et d'un ennui pas possible durant toute l'année. Dolores Ombrage avait décidé avec le ministère de nous donner un enseignement purement théorique, il n'y avait pas besoin de nous apprendre à nous défendre en cas d'attaque selon elle et le ministère parce qu'il n'y avait aucun danger à l'extérieur de Poudlard. En effet, elle niait avec force le retour de Voldemort et la menace qu'il représentait. Si je ne savais pas mieux, je dirais qu'elle faisait aussi partie de ses partisans, mais je n'avais aucune preuve pour une telle accusation. Donc en niant toute cette histoire, elle comme le ministère préférait m'accuser de mensonges pour me rendre semblait-il intéressant. J'avais l'impression qu'Ombrage faisait exprès de pousser mes boutons aussi loin qu'elle le pouvait pour que je perde le contrôle de moi-même et donc de lui donner l'occasion de me punir pour cela. D'ailleurs, j'avais gagné très rapidement une retenue pour mon franc parlé et pour défendre mes convictions ainsi que mes croyances. Des fois, j'avais l'impression de devenir de plus en plus comme Sirius, lui non plus ne se taisait pas pour dire ce qu'il pensait.

Le premier jour de cours avec elle avait été un enfer dans tous les domaines… Le diner ne me parut pas si réjouissant ou extraordinaire qu'à l'habitude. Les nouvelles concernant mon éclat contre Ombrage s'étaient vite répandues à une vitesse folle dans tout le château. Des murmures s'élevèrent partout où je passais, j'avais l'impression d'être un animal de foire à chaque fois que je rentrais dans une pièce ou dans une salle de classe, les gens s'arrêtaient de faire leurs taches pour quelques instants afin de m'étudier correctement puis ils reprenaient ce qu'ils faisaient plus tôt. À chaque passage que je faisais, je pouvais entendre les chuchotements des plus discrets. Pour les autres, n'ayant pas cette attitude ou cette discrétion, ils ne se dérangeaient pas pour parler ouvertement et ils ne paraissaient pas gêner le moins du monde que je pouvais les entendre. Au contraire, tout le monde semblait espérer me mettre en colère et dans une rage noire afin de me provoquer et que je raconte mon histoire dans les moindres détails comme s'ils n'avaient rien de mieux à faire que cela. C'était comme si j'étais une nouvelle fois au tournoi des trois sorciers. C'était de cette façon que l'an passé, j'avais été traité par tout le monde à part pour quelques exceptions.

En cette journée de pluie, j'avais l'impression que ça faisait des semaines voir des mois que nous avions repris les cours à Poudlard et non une semaine comme c'était le cas. Avec Ron et Hermione, nous étions dans la salle commune, celle-ci était presque vide et déserte à l'exception d'un ou deux élèves retardataires de première année. Nous nous étions installés près de la cheminée sur un tapis, je contemplais le feu d'un air absent avec mes yeux perdus dans le vide en pensant à diverses choses sans d'importance particulière.

« Comment Dumbledore peut laisser une telle situation se produire ? à quoi pense-t-il en faisant cela bon sang ? » Demanda Hermione farouchement en me sortant de mon observation tout en me faisant sursauter de surprise par son éclat soudain.

« C'est ça le problème, il ne pense pas… » Répondis-je sans vraiment me soucier de leurs réactions.

« À quoi joue-t-il à engager quelqu'un qui nous interdit formellement d'utiliser la magie ? À quoi ça rime, nous sommes des sorciers ? » S'exclama-t-elle en ignorant ma réplique.

« En plus, Ombrage encourage les gens à espionner pour son compte… » Ajouta calmement Ron de là où il était.

« Bien sûr… Elle est là pour nous espionner, c'est évident. Sinon pourquoi Fudge l'aurait-il fait venir ici à Poudlard en premier lieu ? » Répliqua aussitôt Hermione d'un ton tranchant.

De là commença un argument entre Ron et Hermione, lequel je n'intervins pas puisque je savais pertinemment que ce n'était pas utile de m'en mêler et j'avais aussi pris l'habitude de leurs querelles quotidiennes. À quoi bon de toute façon d'intervenir à part pour m'en prendre plein la figure pour m'en avoir mêlé. Je préférais cent fois mieux rester à l'écart de leurs chamailleries pour qu'ils règlent eux-mêmes leurs problèmes. Je n'arrivais pas à comprendre pourquoi ils restaient amis si c'était pour qu'à chaque fois ça se termine de cette façon. Je soupirai en secouant la tête et repris mon observation dans le feu.

Finalement, au bout d'un bon quart d'heure, ils se lassèrent de leur dispute. Après cela, nous restâmes dans la salle commune à faire nos devoirs et à discuter tout en nous détendant auprès du feu. Quelques heures plus tard, je rangeai mes affaires dans mon sac de cours et montai dans le dortoir après les avoir salués sans prêter attention à ceux qui me dévisageaient sur mon passage. Je n'en avais vraiment rien à faire de leur opinion sur moi, s'ils voulaient croire tout ce que disait le ministère et la gazette des sorciers c'était leur problème, pas le mien. Moi, je savais ce qui était vrai et c'était tout ce qui comptait pour moi. Je me fichais des autres et de leur avis. Le lendemain était le jour de la retenue et je n'avais pas vraiment hâte d'y être surtout pas en m'imaginant enfermé seul avec Ombrage. Rien qu'en y pensant, ça me procurait des frissons indésirables…

Enfin, le jour de la retenue était arrivé, le moment tant redouté. Ce fut pourquoi en fin de journée, je me rendis immédiatement au troisième étage du château pour le bureau d'Ombrage et je le fis sans trainer. Devant le bureau, je pris une profonde inspiration me donnant ainsi du courage bien utile pour ce calvaire et je frappai doucement de plusieurs coups à la porte après un moment.

« Entrez. » Entendis-je de l'intérieur.

Avec prudence, j'ouvris la porte, marchai à l'intérieur de la pièce et je regardai autour de moi dans la consternation. Le bureau était à présent très différent je devais en convenir de ce que j'avais connu avec les autres professeurs qui avaient eu ce bureau avant Ombrage. C'était une pièce circulaire faite de briques avec de la peinture de couleur rose sur tous les murs. Sur chaque côté des fenêtres, il y avait des voiles hideux en dentelles avec de longues tentures avec des fleurs, j'avais l'impression de voir un vieux truc de grand-mère. Comme décoration sur les murs étaient des tas et des tas d'assiettes magiques avec des chatons, elles étaient toutes différentes et je ne saurais dire avec exactitude combien il y en avait dans toute la pièce tellement il y en avait et elles étaient si nombreuses. Sur les armoires et commodes dans la pièce étaient des vases en cristal ou en porcelaine avec des fleurs artificielles et les fauteuils étaient recouverts avec des coussins de dentelle rose. J'étais dans un vrai cauchemar.

« Bonsoir monsieur Potter. » Salua le professeur Ombrage d'une voix mielleuse où elle se trouvait près d'une porte dans un coin de la pièce.

Je sursautai de surprise parce que j'étais tellement concentré sur la décoration du bureau que je n'avais pas entendu l'approche d'Ombrage.

« Bonsoir professeur Ombrage. » Répondis-je en me forçant de rester poli autant que je le pouvais.

« Asseyez-vous, je vous en prie. » Invita-t-elle d'une voix douceâtre et écœurante avec un geste de la main vers la petite table face à moi installé devant son bureau.

Ombrage m'indiqua une nouvelle fois la table quand elle vit que je n'avais pas bougé d'un centimètre, elle me montra donc une petite table drapée d'une nappe blanche avec des fleurs roses faites de dentelle devant une chaise en bois avec un coussin rose. Un morceau de parchemin vierge et une plume étaient posés sur la table. En voyant cela, j'avais un mauvais pressentiment, cela ne présageait rien de bon.

« Maintenant, asseyez-vous ! » pressa-t-elle en perdant patience tout en me voyant toujours debout à la même place que quand j'étais entré dans le bureau.

Avec une mine renfrognée et à contrecœur, je laissai tombé mon sac à côté de la chaise négligemment et je pris place à la table en m'asseyant sur cette chaise de bois inconfortable et sur le coussin qui ressemblait être sorti d'une maison de poupée. Il y avait vraiment des gens qui avaient d'étranges gouts.

« Vous êtes puni ici ce soir, parce que vous répandez des histoires détestables, malfaisantes et complètement fausses dans le seul but d'attirer l'attention sur vous, monsieur Potter. Les punitions seront donc données en conséquence de votre comportement inadmissible et immature. Cela fera que renforcer la leçon que j'essaie avec le ministère de vous inculquer. » Déclara-t-elle en me regardant de là où elle se tenait.

Je sentis une fureur indescriptible, mais très connue tout de même me monter et s'imposer en moi pour les propos qu'elle venait de lâcher. En plus, c'était qu'elle croyait vraiment ses propres conneries. Donc si j'avais bien compris le truc, je racontais des histoires dans le seul but d'attirer l'attention des autres sur moi… En clair, vraiment n'importe quoi. Je faisais tout justement pour éviter toute l'attention, je ne supportais pas la célébrité que m'apportait mon nom. Alors là… Dire une telle chose, c'était le plus gros mensonge que je n'avais jamais entendu jusqu'à présent. Ombrage m'observa calmement en souriant tout en attendant patiemment afin de voir si j'allais une nouvelle fois perdre mon calme. Avec effort, je détournai mon regard et le concentrai sur le parchemin vierge avant de répliquer une remarque cinglante à Ombrage.

« Très bien… Maintenant, vous allez copier des lignes, monsieur Potter avec cette plume et vous n'aurez pas besoin d'encre. Croyez-moi pour cette dernière chose… » Dit-elle d'une voix mielleuse et ennuyeuse.

Je n'avais qu'une envie en cet instant en entendant le son de sa voix ou le ton qu'elle utilisait, c'était de vomir… Elle me dégoutait tellement que je dus retenir une grimace pour qu'elle ne la remarque pas. Je ne voulais pas lui donner l'envie et le prétexte pour faire empirer les choses pour moi. J'avais déjà assez.

« Je veux que vous écriviez, je ne dois pas dire de mensonges… » Poursuivit-elle comme si elle n'avait pas vu mon dégout.

« Combien de lignes dois-je écrire ? » dis-je en paraissant le plus poli possible malgré son air faussement amical et joyeux. Si elle croyait qu'elle pouvait me duper de la sorte et de cette manière, elle se trompait énormément. Je pouvais repérer les gens comme elle très facilement, et cela à des kilomètres.

« Autant de fois qu'il le sera nécessaire pour que le message s'inscrive et soit compris… » Dit-elle énigmatiquement d'une voix douce.

Étrange… Vraiment étrange, mais je ne dis pas un mot, je ne voulais pas m'attirer encore plus d'ennuis que nécessaire. Cela dit, Ombrage s'éloigna et se dirigea vers son bureau. Quand elle l'atteint, elle s'y installa, se servis d'une tasse de thé et s'occupa d'une pile de documents posés sur son bureau.

Me concentrant sur ma tâche à accomplir et avec les sourcils froncés dus à sa déclaration, je posai la pointe de la plume sur le parchemin puis commençai à écrire mes lignes. Aussitôt, je ressentis un élan de douleur dans ma main devenant de plus en plus douloureuse et sensible. Je regardai alors ma main puis au parchemin et fis la même chose dans le sens inverse. Non seulement les mots s'étaient écrits sur le parchemin dans une sorte d'encre rouge, mais les mêmes mots étaient apparus sur le dos de ma main. Ce fut à ce moment-là quand je vis l'état de ma main que je réalisai ce qui se passait vraiment et que l'encre en question était en fait mon propre sang. Voyant cela, je me décidai de ne pas donner à Ombrage la satisfaction de voir ma douleur et ce fut pourquoi je réprimai non sans difficulté mes gémissements de douleur et les grimaces sur mon visage. Plus j'écrivais mes lignes, plus la douleur augmentait et s'accentuait sans que je puisse rien faire pour l'éviter ou l'atténuer, la douleur augmentait au fur et à mesure que le temps passait. Cette bonne femme était vraiment de la pire espèce, elle était complètement cinglée et avait perdu la tête pour faire subir une pareille torture aux élèves comme punitions. Elle était vraiment folle, elle devait certainement se faire interner à Ste Mangouste. Il me semblait que des heures entières s'étaient écoulées depuis que j'avais commencé cette punition merdique. Finalement, Ombrage leva les yeux de ses documents et m'observant un instant tout en inspectant ma main.

« Vous pouvez partir, monsieur Potter, je pense que vous avez assez appris la leçon pour ce soir… » Déclara-t-elle avec un sourire de satisfaction.

Sans aucune hésitation et sans plus un regard de ma part, je quittai le bureau au plus vite sans dire un mot ou même saluer Ombrage. Non, mais c'était une vraie folle celle-là, c'était une vraie garce ! Elle était retardée ma parole de faire subir ce genre de punition ! Je parcourus lentement le couloir du troisième étage, mais après avoir tourné le coin, je courus aussi vite que possible et je me précipitai vers la tour Gryffondor.

Les jours après ma détention passèrent et les retenues avec Ombrage s'accumulèrent sans que Ron et Hermione découvrent le genre de lignes que je devais faire comme punition pendant ces nombreuses soirées. Je n'avais même pas trouvé le temps avec les cours, les leçons à étudier, les entrainements de quidditch et les détentions, pour commencer ma recherche pour découvrir qui était vraiment Isabella Potter, ma tante. Je regrettais vraiment de ne pas pouvoir le faire et les jumeaux étaient à peu près dans le même état pour ce qui était des détentions et des entrainements de quiddicth. Ce fut seulement une semaine après le début de mes retenues que Ron découvrit par pur hasard mon secret sur les lignes que je devais faire en voyant ma main. Ron me conseilla d'aller voir Dumbledore, mais je refusais de le faire parce que pour être tout à fait honnête je ne voyais pas ce que ça allait faire. En plus, je ne voulais pas demander l'aide de Dumbledore alors qu'il ne prêtait pas cinq minutes de son précieux temps pour m'adresser la parole, il ne l'avait pas fait une seule fois depuis la fin du tournoi des trois sorciers, depuis la mort de Cédric et le retour de Voldemort. Je n'avais même pas droit à un regard de sa part, il faisait tout pour éviter mes yeux et je ne comprenais pas pourquoi.

Après ce jour-là avec Ron, les jours reprirent leur cours entre les retenues et leçons ainsi que les nombreux devoirs que les professeurs nous donnaient, Rogue se faisait un plaisir de nous en donné pour notre déplaisir à nous, nous étions débordés dans le travail à faire, nous n'avions pratiquement plus de temps libre. Quand nous en avions, c'était pour accomplir nos devoirs. Il n'y avait pas encore eu d'incident majeur pour l'instant, la routine à Poudlard continuait comme elle le faisait normalement et comme si de rien n'était, mais il fallait bien sûr que dans tout ce paradis, quelque chose arrive finalement et brise la bonne humeur qui s'était installée dans l'école.

À présent, nous étions en plein milieu du mois d'octobre. Fort heureusement, jusqu'à présent du moins, j'avais réussi à garder mon calme pendant les cours d'Ombrage même si je l'avais fait avec difficulté. Je ne savais pas par quel moyen j'avais réussi un tel exploit, mais j'étais tout de même soulagé de ce fait pour l'absence de détention et de séance de torture avec cette folle dingue. Ma main en était tout à fait reconnaissante.

Avec Ron, nous étions en train de travailler sur un devoir d'astronomie vraiment ennuyeux et compliqué tandis que dehors le ciel assombrissait à travers les fenêtres de la salle commune Gryffondor. Les personnes présentes dans la salle se dissipaient peu à peu pour n'être qu'un nombre très minime d'élèves. En fin de soirée, Hermione vint nous rejoindre de mauvaise humeur. Elle ignora Ron et vint s'installer près de moi. Un peu plus tard qu'Hermione fut avec nous à la table, je regardai momentanément vers la fenêtre de la salle commune pour remarquer un magnifique hibou se tenant sur le rebord de celle-ci et il regardait Ron.

« Ce n'est pas Hermès ? » demandais-je stupéfait de voir le hibou de Percy, le frère de Ron surtout en sachant qu'il était en froid avec toute la famille.

« Si. » Répondit Ron après avoir retourné la tête et en regardant le hibou avec confusion.

Il alla vers Hermès, prit la lettre attaché à sa patte, déroula le parchemin et commença à le lire. À mesure qu'il parcourait la lettre, son visage devenait de plus en plus rouge et en colère. Lorsqu'il l'eut fini, Ron paraissait dégouté et outré de ce que lui disait son frère. Il chiffonna alors la lettre dans une boule et la jeta avec colère dans le feu de la cheminée.

« Que dit-il ? » demanda Hermione faussement joyeuse et faussement intéressée.

J'avais remarqué depuis le Square Grimmraud et même depuis notre retour à Poudlard qu'Hermione était devenue beaucoup plus froide et plus éloignée de Ron, mais le problème c'était que Ron n'avait pas encore réalisé qu'Hermione ne voulait rien à voir avec lui.

« D'après lui, je devrais rompre tous mes liens avec Harry parce que selon lui, ça pourrait entacher mon insigne de préfet et mon avenir. Il dit aussi que je ne devrais pas manifester ma fidélité à Dumbledore, mais à Ombrage parce que d'après ce qu'il a entendu au ministère, Dumbledore ne pourrait bientôt plus être en fonction à Poudlard. Il m'a également dit que si je voulais en savoir plus sur tout cela, je devrais lire l'édition de la gazette du sorcier de demain. » Déclara Ron en fulminant contre son frère.

Je savais depuis un moment maintenant que la plupart des élèves de Poudlard me trouvaient bizarre, voire fou. Je savais aussi que la gazette des sorciers faisait depuis des mois des remarques et qu'ils me traitaient de menteur sur le retour de Voldemort, mais entendre Ron me révéler ce que Percy lui avait écrit à propos de moi dans sa lettre, qu'il lui conseillait de laisser tomber et briser tous nos liens, cela rendait la situation plus réelle même si notre amitié n'était plus ce qu'elle était que dans le passé. C'était une dure réalité. Je me sentais trahi et blessé par Percy… J'avais quand même passé des vacances avec lui et la famille Wesley. Ça faisait mal de savoir qu'une personne que tu connais depuis un bout de temps ne te crie pas et préfère prendre le parti du ministère. Hermione regarda Ron avec des yeux furieux tout en serrant la mâchoire, j'étais prêt à parier qu'elle avait quelque chose de bien placé à dire à Percy.

Le lendemain matin lors du déjeuner, la rué de hiboux arriva pour livrer le courrier de chaque élève. La gazette du sorcier était parmi ceux-ci. Hermione se rua aussitôt sur cette dernière quand son exemplaire lui fut livré et elle survola les pages ainsi que les gros titres à la recherche d'informations avec des yeux frénétiques et impatients. Subitement, je vis Hermione stopper ses mouvements et avoir des yeux écarquillés après un instant de lecture. En soupirant d'agacement et d'irritation, elle me tendit la gazette. En la prenant puis en y jetant un coup d'œil, je pus voir pourquoi elle réagissait ainsi.

Le ministère veut réformer l'éducation… Dolores Ombrage nommée grande inquisitrice…

« Ombrage… Grande inquisitrice ? » Murmurais-je en état de choc. « Qu'est-ce que ça veut dire exactement ? » demandais-je incrédule en regardant Hermione en fronçant les sourcils.

« Ça veut dire que Fudge a fait passer un nouveau décret d'éducation et nous impose Ombrage sur le dos… à présent, elle a le pouvoir d'inspecter tous les professeurs de Poudlard ! » explique-t-elle d'un ton grave tout en gardant les yeux sur la gazette que j'avais finalement posée sur la table. « Et donc de renvoyer qui elle veut aussi parmi les enseignants qu'elle juge inapte à enseigner aux élèves… » Ajoute-t-elle avec un regard significatif

« Je ne peux pas le croire… » Murmurais-je de façon abasourdie en prenant un toast et de le beurrer.

« Je n'arrive pas à y croire… C'est scandaleux ! » S'exclama Hermione dans une voix furieuse après quelques minutes à essayer de digérer la nouvelle.

Dès lors, dans pratiquement toutes les classes et pour le plus grand mécontentement des professeurs, on pouvait être sûr d'apercevoir la forme de Dolores Ombrage suivante les pas des professeurs pendant qu'ils donnaient cours ou alors, elle planait sur eux observant leurs méthodes s'enseignements, c'était à donner la chair de poule.

Ombrage avait même inspecté le professeur McGonagall, mais disons que cette dernière ne s'était pas laissé faire. Finalement, le professeur McGonagall avait perdu patience et lui avait clairement dit ce qu'elle pensait des propres méthodes d'enseignements d'Ombrage. Je me souvenais encore de ce jour-là, c'était quelque temps après qu'elle avait contrôlé le professeur McGonagall.

Flash-back :

Avec Ron et Hermione, nous venions de terminer de manger notre repas et nous étions en route vers la sortie de la grande salle. Quand nous fûmes sur le point d'entrer dans le hall principal, nous entendîmes ainsi que d'autres élèves des éclats de voix. Parmi l'une d'elles, je pus distinguer la voix et l'accent écossais du professeur McGonagall ainsi que la voix écœurante d'Ombrage. Nous nous arrêtâmes et nous observâmes la scène devant nous. Le professeur McGonagall étai avec Ombrage sur les premières marches du grand escalier en faisait valoir.

« Pardonnez-moi, professeur, mais qu'insinuez-vous exactement ? » dit Ombrage de sa voix haute perchée.

Je me demandais de quoi elle parlait…

« Je demande simplement lorsqu'il s'agit de mes élèves que vous vous conformiez aux méthodes prescrites en matière de punition. » Répondit McGonagall d'une voix calme et patiente.

Ah… Voilà donc de quoi il était question… les méthodes de tortures d'Ombrage. Donc, il n'y avait pas qu'avec moi qu'elle l'avait fait.

« C'est peut-être idiot de ma part, mais j'ai cru que vous contestiez mon autorité dans ma propre classe, Minerva. » Dis Ombrage de sa voix hautaine en montant sur plusieurs marches afin qu'elle soit plus haute que McGonagall.

« Pas du tout, Dolores… Seulement vos méthodes moyenâgeuses. » Déclara McGonagall en montant également sur les marches pour montrer ainsi à Ombrage qu'elle n'était pas du tout intimider par elle.

« Je suis désolé… mais désapprouver mes manières, c'est désapprouvé le ministère et par extension le ministre lui-même. Je suis une femme tolérante en général, mais s'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est la déloyauté. » Déclara Ombrage en fixant le professeur McGonagall dans les yeux et en utilisant une voix hautaine et plus forte pour aussi attirer l'attention de tout le monde dans les parages.

« La déloyauté ? » demanda le professeur McGonagall en se moquant.

« Les choses à Poudlard sont pires que je ne le pensais… Cornelius prendra toutes les mesures qu'il juge nécessaires pour le bien de cette école… » Dit Ombrage en se tournant vers l'assemblée d'élèves qui s'était réunie dans le hall.

Fin du flash-back.

Ombrage avait aussi contrôlé le professeur Gobe-Planche, la remplaçante d'Hagrid ainsi que d'autres professeurs comme Rogue. Lui non plus ne s'était pas laissé faire par les interventions d'Ombrage pendant son cours. Après en avoir eu assez, il l'avait carrément jeté hors de la classe.

Malheureusement, j'eus encore droit à une retenue. Franchement, j'en aurais encore préféré une avec Rogue, c'était mieux de nettoyer des chaudrons crasseux que faire ces lignes qui faisaient un mal de chien. La coupure de ma main venait à peine de guérir ainsi que de se refermer et déjà, je devais retourner à la torture. Je ne m'étais pas plains une seule fois pendant la retenue, décider de ne pas donner la satisfaction à Ombrage de me voir dans un moment de faiblesse et de vulnérabilité, elle pourrait très bien l'utiliser à son avantage. On ne savait jamais à quoi s'attendre avec ce vieux crapaud dégoutant. Ma blessure devenait de plus en plus profonde à chaque fois et ma main était endoloris, j'avais l'impression qu'il y avait des centaines d'aiguilles à l'intérieur m'empêchant de la bouger correctement. Il fallait que je trouve une solution et cela au plus vite, je ne savais pas combien de temps j'allais tenir ainsi. Peut-être devrais-je en parler à Fred et George afin de trouver un de leur plan ingénieux qu'eux seuls avaient le secret…

« Tu dois essayer de garder ton calme avec Ombrage et ainsi éviter les retenues, c'est ce qu'elle cherche… Ne lui donne pas la satisfaction… » M'avait gentiment réprimandé Hermione à la fin de ma semaine de retenue en voyant l'état ensanglanté de ma main.

Nous étions maintenant à la fin du mois de novembre, il commençait à faire de plus en plus froid, on sentait que l'hiver approchait à petits pas.

Le soir à la fin de ma semaine de retenue, je quittai le bureau d'Ombrage avec ma main dégoulinante de sang. Elle saignait tellement que le tissu avec lequel j'avais entouré ma main pour calmer les saignements était taché de sang. À mon retour dans la salle commune, je vis Ron et Hermione toujours éveillés, ils m'avaient attendu. Quand Hermione vit ma main, elle vint à moi et soigna celle-ci à l'aide d'une potion qu'elle avait faite spécialement à cet effet. Je plongeai ma main dans le bocal qui servait de récipient et éprouvai tout de suite un merveilleux soulagement quand ma main entra en contact avec le liquide ambré et frais. Le chat d'Hermione vint s'installer près de moi en ronronnant quand je me laissai tomber dans le fauteuil, le son du bruit eut le don de me relaxer et de me détendre très rapidement.

« Je pense toujours que tu devrais le signaler à une certaine personne que nous connaissons… » Dis Ron à voix basse.

« Non. » Répondis-je d'un ton décisif, catégorique et d'une voix tranchante en réprimant un grognement d'irritation. Quand allait-il comprendre que je ne voulais rien à voir avec Dumbledore en ce moment ?

« Il faut faire quelque chose au sujet d'Ombrage, elle commence vraiment à aller trop loin. En plus, il n'y a pas qu'avec toi qu'elle fait ça, elle le fait aussi sur des élèves de premières années qui sont encore que des enfants… » Murmura Ron d'une voix réfléchie ce qui n'était pas une chose habituelle pour lui, car disons franchement que Ron n'avait pas beaucoup d'un cerveau et de ses capacités. Ron s'intéressait qu'à peu de choses à part pour le quidditch, les filles et la nourriture.

Hermione hocha la tête pensivement en accord avec la proposition de Ron. Moi, je me blottis plus confortablement dans le canapé avec Pattenrond tout en le caressant de ma main non blessée en essayant de ne plus penser à cette femme qui faisait de ma vie un enfer sur terre. Je n'en pouvais plus de la voir ou même d'entendre le son de sa voix. Je l'avais en horreur… C'était pour dire que quand j'étais dans la même pièce que ce vieux crapaud, j'avais l'irrésistible envie de fuir le plus loin possible en courant aussi vite que je le pouvais.

Le début du mois de décembre arriva bien vite, la neige commençait à tomber et à tenir sur le sol dans une épaisse couche. Les élèves en profitaient une fois qu'ils en avaient l'occasion pour faire des batailles de boules de neige et se prélasser dans la neige en imitant des anges avec leurs corps ou en faisant des sorciers de neige. Certains profitaient simplement de se promener laissant leurs traces de pas derrière eux.

Un soir de la deuxième semaine du mois, après une autre retenue avec Ombrage, j'entrai dans la salle commune par le portrait de la grosse dame pour découvrir Ron et Hermione toujours debout à m'attendre. Hermione était assise dans un fauteuil solitaire occupée à lire un livre et Ron était attablé dans le coin de la pièce près d'une fenêtre avec une bougie éclairant la table pendant qu'il faisait ses devoirs. De là où je me trouvais, je pouvais entendre Ron marmonner, râler et maudire à tout bout de champs.

« Hé… » Les saluais-je en tenant ma main saignante contre ma poitrine avec un mouchoir l'entourant tout en faisant une grimace d'inconfort.

Hermione leva les yeux au son de ma voix, inspecta ma main attentivement avec ses yeux puis, elle alla chercher son sac et y sortit un bol ainsi qu'une petite bouteille avec une potion dedans. Elle dé bouchonna la bouteille et y versa le liquide dans le bol pour ensuite le tendre dans ma direction. En la regardant avec un sourire de remerciement, je me dirigeai vers elle, m'installa à ses cotés sur le canapé et lui pris le bol en verre des mains pour y plonger ma main ensanglantée et blessée dans le liquide. Je laissai un soupir de soulagement et de satisfaction ainsi que bien heureux à la sensation du liquide froid sur mes blessures. Une demi-heure passa dans un silence tranquille et confortable quand je vis Hermione se relever d'un bond. Elle avait l'air furieuse pour une raison qui m'était inconnue, c'était la première fois que je voyais une telle expression sur son visage d'habitude doux et paisible. Hermione se rongea les ongles nerveusement pour faire passer ses nerfs.

« Elle est malfaisante… On n'apprend rien pour se défendre et on n'apprend rien non plus pour réussir nos buses. Tout ce qui a dans ses foutus livres ne sert à rien, c'est inutile. Elle est en train de prendre le pouvoir… » S'exclama-t-elle en commençant à faire les cent pas devant le feu crépitant de la cheminée d'une manière réfléchie, mais en gardant à ronger ses ongles de temps en temps. « Elle est pire que tous les professeurs réunis que nous avons eus jusqu'à présent. Bien, à l'exception de Remus bien entendu… » Termina-t-elle en me faisant des yeux et un sourire penaud quand je lui lançai un regard noir pour le commentaire parce que j'avais cru qu'elle comprenait Remus là-dedans.

De derrière moi, j'entendis le raclement d'une chaise que l'on repousse. Un instant plus tard, Ron arriva près de nous et regarda Hermione avec de grands yeux. Finalement, il vint s'installer dans le canapé à la place qu'avait occupée Hermione plus tôt. Ensemble, nous la regardâmes incrédules. Nous n'avions jamais de notre vie vue Hermione dans un état pareil. Jamais, elle avait été si en colère et surtout pas contre un professeur. Malfoy n'avait même pas encore réussi à obtenir un tel taux de colère chez elle. En général, Hermione était la personne la plus calme, douce et réfléchie que je connaissais, à part peut-être quand elle avait frappé Malfoy en plein visage lors de notre troisième année, mais ça, c'était complètement différent. En plus, il l'avait cherché le con. Hermione n'était pas du genre à se mettre facilement et pour aucune raison en colère, mais apparemment, Ombrage avait réussi cet exploit en un court laps de temps, elle avait franchi les limites d'Hermione, mais aussi de tous les autres élèves et professeurs dans tout Poudlard même certains Serpentard. Donc, il ne fallait pas demander à quel point c'était.

Au bout d'un certain temps, Hermione parvint à reprendre le contrôle de ses émotions et à se calmer. Lentement, perdue dans ses pensées, elle se dirigea vers l'une des grandes fenêtres de la salle commune. Elle s'arrêta à quelques mètres de cette dernière avec les bras croisés sur sa poitrine et regarda à l'extérieur dans la nuit noire portant une expression d'inquiétude sur son visage.

« Il est là quelque part n'est-ce pas ? » demanda-t-elle quelques minutes plus tard d'une voix songeuse en s'approchant d'encore plus près de la fenêtre pour ensuite déposer une main sur la fenêtre froide et gelée.

Je savais exactement de qui elle parlait. Voldemort. Je ne répondis pas, Ron ne le fit pas non plus. À quoi ça servait de toute façon quand nous connaissions très bien le résultat ? Seuls les gens dans le déni ou ceux qui ne croyaient pas son retour étaient dans ce cas. Même s'ils ne savaient pas, il y avait un tas de preuves prouvant son retour. Il y avait les disparitions inexpliquées comme celle d'Olivander et les meurtres soudains qui se produisaient un peu partout. Tout recommençait comme la première et dernière fois, Voldemort reprenait le pouvoir et cela de plus en plus. Je ne serais pas surpris quand il s'emparera du ministère, j'étais déjà certain qu'il avait une grosse partie des employés sous son contrôle.

Dehors, il pleuvait des cordes, il y avait de l'orage et des éclairs s'illuminant dans le ciel sombre à travers les nuages. J'avais l'impression de me retrouver en troisième année quand les détraqueurs étaient présents autour de l'école. La tension dans l'air du danger était palpable autour de nous, on pouvait la sentir comme si elle nous touchait physiquement. Même ceux qui ne voulaient pas croire à son retour ne pouvaient pas nier qu'il y avait quelque chose d'anormal se passant.

« Il faut que nous puissions nous défendre… Et si Ombrage refuse de nous apprendre comment le faire… Nous allons trouver quelqu'un qui le fera à sa place… » Déclara Hermione en murmurant dans un ton déterminé et décisif en se tournant et en me regardant de façon significative avec des yeux intenses.

Hermione avait pris sa décision et elle y avait réfléchi depuis un long moment déjà. Rien de ce qu'on pourrait dire ou faire n'allait changer son objectif. Ron s'approcha vers nous parce que je ne m'étais pas rendu compte que je m'étais levé et allé près d'Hermione pendant son petit discours et lui aussi me dévisagea. Pourquoi avais-je l'impression que ces deux-là avaient la même idée en tête et que celle-ci me concernait à titre principal ?

Pendant environ trois jours, Hermione et Ron ne me parlèrent plus de l'idée des leçons particulières de défense contre les forces du mal. Il n'y avait pratiquement plus personne à part un ou deux retardataires dans la salle commune où nous étions tranquillement à présent.

« Je me demande si tu as repensé à cette idée de donner toi-même des cours contre les forces du mal, Harry ? » commença Hermione d'une toute petite voix hésitante.

Je ne répondis pas tout de suite faisant semblant pendant quelques secondes de lire mon bouquin que j'avais entre mes mains sur le quidditch. Pour être franc, j'y avais réfléchi et plus que nécessaire. Il y avait un côté de moi qui trouvait cette idée absurde et stupide, alors que l'autre envisageait sérieusement le faire et trouvait que c'était une idée fantastique et merveilleuse de pouvoir aider d'autres à se défendre.

« Pour être honnête, j'y ai peut-être pensé… » Dis-je lentement en refermant mon livre. À quoi bon insister de toute façon à lire le livre quand je n'arrivais pas à me concentrer dessus plus de trente secondes.

« Et… » Poussa Hermione en me regardant attentivement avec impatience.

« Je dois dire que c'est une excellente idée. Qui sait ce qui pourrait arriver à l'un des élèves de Poudlard s'ils n'ont pas la connaissance suffisante et la pratique minimale s'ils tombent sur des mangemorts ? Mais par contre, je ne sais pas si je serais moi-même un assez bon prof pour enseigner les défenses contre les forces du mal, ni si je suis assez qualifié pour le faire comme Remus l'est… » Murmurais-je en me trémoussant à ma place.

« Harry… Tu seras bon. Tu ne peux pas prétendre que tu n'es pas doué en défense contre les forces du mal parce que c'est un don naturel que tu as. Si ce n'était pas le cas, explique-moi comment as-tu survécu à tu sais qui pendant toutes ces années ? Tu es très talentueux dans ce domaine, c'est inné chez toi. Crois-moi, je l'ai vu de mes propres yeux, je t'ai vu à l'œuvre. Regarde un exemple… L'année dernière durant le tournoi des trois sorciers, tu as été la seule personne ayant résisté totalement au sortilège de l'imperium. Tu es aussi capable de produire un patronus corporel et il faut beaucoup de puissance pour le faire à un si jeune âge surtout que tu as réussi à le faire la première fois quand tu étais qu'en troisième année. Tu sais faire diverses choses que même des sorciers expérimentés et plus vieux que toi sont incapable de faire… » Argumenta Hermione avec douceur et avec conviction en s'approchant de moi et en venant se blottir dans mon côté pour la plus grande irritation de Ron.

Je ne savais pas quoi faire… J'étais bien tenté d'accepter de donner des cours aux élèves qui en avaient besoin, mais j'étais aussi anxieux à ce sujet. Finalement, je regardai Ron et Hermione qui portaient des sourires confiants, de réconfort et d'encouragement. Je savais qu'ils allaient être là à chaque étape du chemin derrière moi et avec moi-même si celui de Ron paraissait forcé.

« Alors… Qu'en penses-tu ? » S'impatienta un peu trop à mon goût Ron.

« Je veux bien, mais à part vous, je ne pense pas que qui que ce soit ait envie de suivre mes cours particuliers… Je suis cinglé pour eux… Ne l'oubliez pas et je peux être aussi violent ! » Dis-je en ricanant à la fin de mon monologue en mettant un bras sur l'épaule d'Hermione en la rapprochant encore plus de mon corps, j'avais besoin de sentir sa chaleur.

« Je crois que tu seras surpris de voir combien de personnes ont envie d'entendre ce que tu as à dire à ce sujet et à apprendre ce que tu peux leur enseigner. » Me rassura Hermione sérieusement en posant sa main avec douceur sur mon torse avec un petit sourire.

Je vis Hermione regarder autour d'elle puis elle se retourna vers Ron et vers moi comme pour nous parler afin que ça ne soit pas entendu des oreilles indiscrètes. Ron la fixait avec des sourcils froncés dans la confusion avant de diriger ses yeux remplis de mépris et de colère sur notre proximité à Hermione et à moi. Voilà quel était son problème… J'observai Hermione avec un petit sourire en attendant patiemment qu'elle commence à nous révéler l'idée qu'elle avait en tête.

« Tu sais que nous avons une sortie prévue à Pré-au-lard ce week-end… Que penses-tu si nous répandons la nouvelle à tous ceux qui sont intéressés et de leur donner rendez-vous au village à un endroit bien précis pour que l'on puisse mieux leur parler et leur expliquer notre idée ? » Proposa-t-elle ingénieusement en chuchotant et en parlant plus pour moi que pour Ron à l'agacement de ce dernier.

« Pourquoi le faire dans un endroit extérieur de l'école ? » demanda Ron sans comprendre.

« Parce que petit malin… » Commença Hermione en roulant des yeux. « Je ne pense pas qu'Ombrage serait ravie d'entendre parler de notre petit plan… » Murmura-t-elle en reprenant sa place initiale dans mon côté pour ensuite tourner son regard vers le feu dansant dans la cheminée.

Tous les trois, nous attendîmes la fin de la semaine avec impatience et excitation. Cependant, malgré la bonne humeur retrouvée m'entourant, j'étais inquiet. Tracassé par le fait que Sirius avait gardé le silence depuis un bon moment maintenant et que je n'avais pas encore entendu parler de lui, je m'inquiétais aussi au sujet du professeur Dumbledore, je n'avais toujours pas réussi à lui parler. Il passait tout son temps à m'éviter et cela m'agaçait au plus haut point, je devenais de plus en plus irrité avec lui. Je ne savais même pas pourquoi il faisait cela… Je ressentais un sentiment de frustration, mais au fond de moi, j'avais la sensation que quelque chose d'important allait se produire prochainement.