Chapitre 8 : Complot d'Agression à Port Angeles.

Jess conduisant plus vite que le chef, nous fûmes à Port Angeles avant quatre heures. Cela faisait un moment que je n'étais pas sortie entre filles, et l'atmosphère saturée d'œstrogènes était revigorante. Nous écoutâmes du rock larmoyant tandis que Jessica jacassait sur le garçon de notre groupe. Son dîner avec Mike s'était très bien déroulé, et elle espérait franchir l'étape du premier baiser le samedi soir. Je dissimulais un sourire, apparemment Mike était plus sage avec elle qu'avec moi. Angela était contente d'aller au bal, sans plus. Éric ne l'intéressait pas vraiment. Jess tenta de la confesser sur son type d'homme, mais je détournai vite la conversation sur les robes, par solidarité avec Angela. Celle-ci me remercia d'un coup d'œil.

Port Angeles est un joli petit piège à touriste sexuelle, bien plus coquet et pittoresque que Forks. Habituées des lieux, mes compagnes n'avaient pas l'intention de perdre leur temps à arpenter la ravissante promenade en bois qui longeait la baie. Jess mit directement le cap sur l'un des grands magasins du centre, à quelques rues de l'avenant bord de mer.

Un simple « tenue correcte » était exigée pour la soirée, ce qui nous laissait perplexes. Tant Jessica qu'Angela parurent surprises, et presque crédules, lorsque je leur révélai que je n'avais jamais mis les pieds dans ce genre de raout, à Las Vegas.

'' Ne me dis pas que tu ne sortais avec personne tu es une prostituée de film porno ! S'exclama Jess, dubitativement moqueuse, au moment où nous franchissons les portes de magasin.

'' Crois-moi je suis plus habituée au costume de tournage que le magasinage de linge normaux, tentai-je de la persuader, peu désireuse de lui avouer mes rapports adorateurs avec les costume de film. A part dans les tournages et mes clients, je n'ai jamais eu de petit ami officiel ni rien d'approchant, c'est dit compliquer être en couple avec une star porno a moins que ton partenaire fasse de la porno aussi, gère comme le réalisateur qui se tape son actrice principale.

'' Pourquoi ça ?

'' A causé être en couple avec une star de porno pour les garçons normal comporte un grand risque de jalousie. Je préférais baiser en étant libre de tout lien affectif.

'' Ah oui c'est vrai qu'ici aussi tu les éconduire souvent à cause tu ne veux pas être en couple, riposta-t-elle, sceptique.

Nous arpentions les rayons à la recherche des vêtements décotée mais habiller.

'' Sauf Tyler, corrigea Angela d'une voix douce.

'' Pardon ? Hoquetai-je.

'' Tyler raconte à qui veut l'entendre qu'il sera ton cavalier au bal de fin d'année et propose même de faire un porno avec toi après le bal, m'apprit Jessica en me jaugeant d'un air suspicieux.

'' Quoi ?

Je crus que j'allais m'étrangler, bon c'est vrai qu'il avait déjà proposée à faire un porno une fois seulement vu que lui il n'allait pas au Bal du printemps du a sa punition.

'' Je t'avais bien dit que c'était des mensonges, murmura Angela à Jessica.

'' Pour le porno seulement il dit vrai mais il ne m'a jamais parler d'être mon cavalier pour la fin de l'année par contre. Dis-je en nympho.

Je n'insistai pas, même si mon étonnement céda bientôt la place à l'irritation. Nous venions de trouver le présentoir des robes et nous avions du pain sur la planche.

'' C'est pour ça que Lauren ne t'aime pas, elle lui court après depuis la terminale rigola Jessica tandis que nous palpions les tissus.

'' Penses-tu que si je l'écraserais avec mon van, il n'arrêterait pas de tentée de payer mon corps pour l'accident ? demanda-je, les dents serrées. Qu'il cesserait enfin de chercher des façons de coucher avec moi pour s'excuser ?

'' Peut-être. Si c'est vraiment la raison pour laquelle il agit ainsi.

Malgré le choix plutôt restreint, les filles dénichèrent quelques modèles à essayer. En les attendant, je m'assis sur une chaise basse, à côté du triple miroir en pied, et ruminai ma rage.
Jess hésitait entre une longue robe noire décollée double plongeant, sans bretelles et une bleue électrice à franges qui arrivait aux genoux. Je l'incitai à choisir la décollée noir – autant profiter de l'occasion pour en mettre plein la vue à Mike et qui sais peut-être qui ferais deux pierre le premier baiser et la première baise en une seul soirée.
Angela se décida pour une petite chose rose pâle dont le drapé mettait en valeur sa silhouette élancée et allumait des reflets de miel dans ses cheveux châtain clair. Je me répandis en compliments et les aidai à ranger les tenues écartées. L'expédition s'était révélée beaucoup plus courte et aisée que bien d'autres du même ordre que j'avais menées en compagnie sexuelle de Renée. Comme quoi une offre réduite présentait des avantages.

Vint le tour des chaussures et des accessoires. Je me contentai de regarder et de critiquer les essais divers et varier de Jess et Angela, n'étaient pas d'humeur à m'acheter quoi que ce soit, bien qu'une paire de soulier m'eût été nécessaire. Le plaisir de cette soirée normal entre fille avait été légèrement gommé par mon agacement envers ce pervers de Tyler, et ma morosité naturelle, un instant détrôné, avait repris ses droits.

'' Angela ? demanda-je, avec hésitation, au moment où elle enfilait des escarpins roses haut perchées.

Elle était ravie d'avoir, une fois n'est pas coutume, un compagnon assez grand pour lui permettre de porter un semblant de talons. Jessica s'était éloignée en direction des bijoux, et nous étions seules.

'' Oui ?

Elle tendit la jambe, tournant la cheville à droite et à gauche pour mieux juger de l'effet des chaussures.

'' Je les aime bien, dis-je lâchement, tu ferais avec sa une bonne actrice porno à mon avis.

'' Merci mais pas envie être filmée, je crois que je vais les prendre, mais si elles n'iront avec rien d'autre que la robe.

'' Vas-y, elles sont soldées.

Souriante, elle referma l'autre boîte, qui contenait des mocassins blanc cassé, visiblement plus pratiques. De nouveau, je me lançai.

'' Euh… Angela.

Elle leva des yeux attentifs vers moi.

'' Il est habituel que les… Balth… sèchent autant le lycée ? M'enquis-je, tête basse.

Ma tentative pour paraître indifférente avait échoué lamentablement.

'' Oui, répondit-elle, doucement, sans me regarder. Au premier rayon de soleil, ils parent en randonnée de couple. Même le docteur et sa femme. Ils adorent être dehors.

''Ah bon !

Elle n'insista pas, ne posa pas la centaine de questions dont Jessica m'aurait abreuvée à sa place. Je commençais à réellement apprécier Angela. Je laissai tomber le sujet, car Jess revenait vers nous avec une parure en strass qui s'accorderait aux souliers argentés qu'elle avait choisis pour la soirée.

Nous avions projeté de dîner dans un petit restaurant italien sur le front de mer. Comme les emplettes avaient pris moins de temps que prévu, les filles décidèrent de rapporter leurs affaires à la voiture puis de descendre à pied vers la baie. Pour ma part, j'avais envie d'aller dans une librairie. Toutes deux proposèrent aussitôt de m'accompagner. Je les en dissuadai : mieux valait m'éviter quand j'étais entourée de livres érotiques, je préférais être seule dans ces cas-là. Nous convînmes d'un rendez-vous d'ici une heure, et elles partirent vers la voiture en discutant avec entrain tandis que je m'orientais en direction de la rue ou Jess m'avais assuré que je trouverais mon bonheur.

Le magasin était bien là : malheureusement, il était décevant. La devanture était encombrée de cristaux, d'attrape-rêve indien et de livres portant sur la spiritualité. De l'autre côté de la vitrine, une femme d'une cinquantaine d'années aux long cheveux gris rejetés dans le dos et vêtue d'une robe datant des années soixante me souriait, avenante, de derrière son comptoir. Voilà une rencontre dont je ne pouvais me passer, conclus-je. Je n'entrai même pas. Il devait bien exister une vraie libraire dans cette ville.

Je flânai dans les rues de plus en plus encombrées par les voitures de ceux qui rentraient du travail, et me dirigeai – du moins je l'espérais – vers le front de mer. Déprimée, je ne prêtais pas autant d'attention que j'aurais dû à l'endroit où mes pas m'entraînaient. Je luttais pour ne pas penser à elle, à ce qu'Angela m'avait dit… et, surtout, pour tempérer mes espoirs au sujet du samedi à venir afin d'éviter une déception encore plus douloureuse. Mais lorsque j'aperçus une Volvo argent garée le long du trottoir, tous mes efforts furent réduits à néant. Crétin de gouine vampire lâcheuse !

Furieuse, je tournai les talons et filai en direction de boutiques qui semblaient prometteuses. Malheureusement, il ne s'agissait que d'un atelier de réparation et d'un local à louer. Il était encore trop tôt pour que je me mettre à la recherche de Jess et Angela ; et puis, auparavant, il fallait absolument que je me ressaisisse. Je passais plusieurs fois de suite mes doigts dans mes cheveux et respirai un bon coup avant de bifurquer dans une autre rue.

Ce ne fut qu'au deuxième carrefour que je me rendis compte que je m'égarais. Les rares piétons allaient tous en sens inverse, et la plupart des bâtiments alentour étaient des entrepôts. Je décidai de tourner à la prochaine intersection, puis une fois encore afin de revenir sur mes pas par un autre chemin.

Tout d'un coup j'entendais un cri alerte, une jeune femme semblais avoir des problèmes et je vie des hommes encapuchonnée surgir autour d'une femme blonde et qui semblais l'agressée en s'amusant, une tentative de viol vers laquelle je me dirigeais, c'est homme était habiller très étrange pour rentrer du bureau, et trop sombre pour être de simples touristes. Au fur et à mesure que je m'approchais pour tenter de voir la scène et porter secours, je constatais qu'ils semblaient beaucoup plus âgés que moi mais la fille par contre, je le reconnais c'était cette peste Janes Báthory qui semblais terrifier.

'' Non laisser moi laisser moi hurlais-t-elle. Elle n'est pas ici. dit-t-elle en français.

'' Alors ou est-t-elle Voltri tu es inséparable avec ta chérie

'' Je l'ignore je l'ignore, mais cette humaine doit le savoir allez donc la torturée. dit-t-elle en me jetant un regard mauvais mais remplit de terreur aussi.

Argh. La salle garce elle m'a reconnue et c'était tomber dans son piège de salope.

'' Hé toi ! M'apostropha d'ils en me détournant gracieusement vers moi.

Le chef des agresseurs, semblais s'adresser à moi et se désintéressant de Janes, vu qu'il n'y avait personne d'autre. L'instinct me poussa à poser les yeux sur eux. Deux des gars s'était détournée aussi de Janes, les deux autres ralentissaient.
Apparemment, c'était le chef qui était le plus proche d'une armoire à glace d'une vingtaine d'années aux cheveux noirs, qui avait parlé. Mais sa voix était aussi semblable que Janes Báthory. Son long visage encapuchonné flottait au vent. Il avança vers moi suivie des deux autres.

'' Bonsoir, marmonnai-je sans réfléchir avant de détourner rapidement le regard et de foncée.

'' Ou se trouve Elizabeth Hua, on la rechercher et sa petite copine dis que tu sais où elle se cache.

'' Je ne la connais pas de hua. Dis-je en reculant.

Un des hommes reniflait : elle ment cette fille.

A ce sont chantée et glacial je me suis mis à courir.

'' Hé, attends petite ! revient

Sans répondre, je disparus à l'angle de la rue avec un soupir de soulagement. Eux ricanaient de plus belle en disant en québécois : Dimitri tu veux traquer.

'' Quel est son nom pouffiasse de traîtresse.

Janes hurlais de douleur : BELLA SWAN.

Je courus le plus vite possible, ce nouvel itinéraire longeait l'arrière de plusieurs entrepôts sombres équipés de vaste porte de changement, verrouillées pour l'instant. De l'autre côté, le trottoir était remplacé par une clôture surmontée de fil de fer barbelé qui protégeait un terrain ou était stockées des pièces de rechange mécanique. J'avais largement dépassé les parties de la ville que j'avais eu l'intention de visiter en touriste sexuelle. La nuit tombait, et je notai que les nuages étaient revenus, obscurcissement l'horizon à l'ouest en une espèce de coucher de soleil précoce. À l'est, le ciel était encore clair, mais il prenait des teintes grises percées çà et là de rose et d'orange. J'avais laissé mon coupe-vent dans la voiture, et un brusque frisson m'obligea a à croiser étroitement les bras sur ma poitrine. Une fourgonnette me dépassa, puis je me retrouvai complètement seule.

Le ciel se couvrit brusquement. J'inspectai les nuages menaçants par-dessus mon épaule et m'aperçus, avec effroi, que les deux hommes marchaient à une vitesse anormale, et me traquais aussitôt, à quelques mètres derrière moi. Je reconnus des membres du groupe que j'avais croisé un instant plus tôt qui agressais Janes Balth, mais si aucun n'était le brun qui m'avais adressé la parole. Me détournant aussitôt, je pressai le pas. Une impression de froid qui ne devait rien au temps me fit frissonner une nouvelles fois. Si c'est homme était vraiment des vampires pouvant battre et torturée sexuellement Janes volturi, je serais mon sac à main, passé en bandoulière par-dessus ma tête, histoire d'éviter qu'on me l'arrache. Je sortis exactement où se trouvait ma bombe anti-agression- dans mes poches de mes pantalons et je l'armais. Je n'avais pas beaucoup d'argent sur moins, une vingtaine de dollars j'envisageai un instant de laisser tomber mon sac « accidentellement » et de me sauver, mais une petite voix apeurée au fond de moi me susurra que mes traqueurs risquaient être plus que de simples voleurs, était plutôt des violeurs et des tueurs probablement.

Je tendis l'oreille, guettant le bruit feutré de leur présence, bien trop silencieux comparé au tapage qu'ils avaient fait précédemment ; ils semblaient ralentir leur allure pour imitée les humains, ne se rapprochaient pas. Je 'exhortait à respirer, me rassurai – près tout, rien ne me prouvait que je représentais une cible pour eux, même si Janes avais hurlé mon nom à leur chef.

Je continuai à avancer aussi vite que possible sans pour autant me mettre à courir, visant le carrefour qui se trouvait à une quinzaine de mètres à peine. Apparemment, la distance me séparant des types n'avait pas diminué. Une voiture bleue qui tourna dans la rue me dépassa à toute vitesse. Je faillis me jeter devant elle, mais j'hésitai, gênée, pas certaine d'être vraiment chassée, et ratai le coche.

Un simple coup d'œil me révéla que l'intersection que j'avais repérée ne donnait en réalité que sur une impasse – une allée menant à un énième immeuble. Je m'étais préparer à m'y engouffrer et du rectifier ma trajectoire en la traversant vivement avant de regagner le trottoir. La rue s'achevait un peu plus loin, à hauteur d'un panneau de stop. J'envisageai un instant de piquer un sprint. Mais il me sembla que j'avais semé les deux hommes ; par ailleurs, je savais qu'ils n'auraient aucun mal à me rattraper. J'étais à peu près sûr de trébucher et de m'étaler si je tentais d'accélérer. Le bruit de pas s'étant définitivement éloigné, maintenant, je risquai un regard derrière moi. Soulagée, je constatai que mes étranges suiveurs se trouvaient à une dizaine de mètres ; malheureusement, ils avaient les yeux noirs braqués sur moi des yeux noirs comme Elizabeth.

J'eus l'impression de mettre des heures à attendre l'extrémité de la rue. Je conservai une allure soutenue, gagnant un peu plus de terrain à chaque foulée. Ils s'étaient peut-être rendu compte qu'ils m'avaient effrayée et le regrettaient. Deux voitures qui se dirigeaient vers le nord traversèrent le carrefour, et je respirai plus librement. Une fois sortie de la rue déserte, je tomberais sur une avenue plus fréquentée. Ce fut avec empressement que je tournai le coin de l'intersection.

Et m'arrêtai tout net.

L'arête était bordée de part et d'autre par des murs aveugles.

J'aperçus, à quelques pâtés d'immeubles de là, des réverbères, des autos, des piétons, mais ils étaient beaucoup trop loin de moi. Car, appuyés nonchalamment contre une façade, à mi-hauteur de la rue, les deux autres membres de la bande m'attendaient. Un sourire excité se dessina sur leurs lèvres lorsque je me figeai sur place. Je compris alors que je n'avais pas été suivie. J'avais été traquée. Je ne m'arrêtai qu'une seconde, mais elle me parut très longue. Pivotant, je filai sur le trottoir opposé, consciente de l'inanité de cette diversion – derrière moi, les bruits de pas s'étaient tout à coup rapprochés.

'' Te voilà donc petite jouet de bath !

La voix tonitruante de l'armoire à glace qui appelait Dimitri réduisit en miettes le silence de plomb, et je sursautai. Dans la pénombre grandissante, on aurait dit que son regard me traversait sans me voir, c'était un prédateur sexuel.

'' Ouais tu la trouvée tu es toujours aussi fiable Dimitri ! Brailla une voix séduisante derrière moi.

Une fois encore, je tressaillis et tentait d'accélérer l'allure.

'' Vous étiez lent les gars.

'' On voulait seulement te laissée le champ libre à la traquer ! ajouta-un de ceux qui m'avaient suivie.

Malheureusement, je ne tardai pas à devoir ralentir. La distance qui me séparait de deux hommes postés dans les rues s'amenuisait trop vite et était bloquer par l'armoire à glace de Dimitri. On aurait dit un chef de gang de la comédie musical love story et était pris en plein milieux d'eux. J'avalai donc une grande goulée d'air mais ma gorge était si sèche que je doutai de réussir à obtenir le volume sonore souhaité. D'un mouvement leste, je récupérai mon sac dans une main, serrant la bandoulière fermement, près à l'abandonner ou à m'en servir comme d'une arme si besoin était en plus de ma bobonne anti-agression.

L'un des plus trapu des types encapuchonnés se détacha du trottoir alors que j'alentissais prudemment et descendais sur la chaussée.

'' Fichez moi la paix je vous n'ai rien fait ! Prévins-je d'un ton que je voulais ferme et assurée.

Je ne m'étais pas trompée, hélas- je n'émis qu'un glapissement.

'' Sois pas comme ça, chérie ! Rétorquai l'autre tandis que ses camarades s'esclaffaient bruyamment, nous voulons juste te parler et un peu te payer ton service a causé tu sembles être une prostituée.

Jambes écartées, je me préparai à l'affrontement, essayant malgré ma panique, de me rappeler les maigres notions d'auto-défense que je possédais. Tranchant de la main lancée en l'air en espérant réussi à briser le nez ou à l'enfoncer dans le cerveau ; doigts plongés en crochet dans leur orbite pour énucléer l'agresseur ; et, bien sûr, le classique coup de pied judicieusement placé. La petite voix dénuée d'illusions se remit soudain à parler dans ma tête, me signalant que je n'avais sans doute aucune chance face à ce genre de types, et puis quatre d'un coup... Je lui intimai de se taire avant que la terreur ne m'anesthésie complètement. Je n'avais pas l'intention d'être éjectée de la partie sans en avoir mis au moins un au tapis. Je me forçai à déglutir afin de pouvoir pousser un hurlement décent.

'' On va te donner du plaisir et après on se fera un repas avec notre chef dynes. Dit l'armoire à glace.

Mais tout d'un coup, des phares surgirent les fessait reculée aveugler par la grosse lumière et les hommes encapuchonnée failli se faire renversée mais il avait disparu d'un bon dans la nuit. Je me précipitai au milieu de la route –soit cette voiture s'arrêtait, soit elle m'écrasait. Elle m'évita d'un brusque coup de volent avant de stopper en dérapant à moins d'un mètre de moi, portière ouverte.

'' Grimpe immédiatement ! Lança une voix furibonde.

De façons stupéfiante, mon angoisse s'évapora aussitôt ; tout aussi stupéfiant fut le sentiment de sécurité qui me submergea, avant même que je fusse monté dans l'auto, juste parce que je l'avais reconnu. Je sautais sur les sièges en claquant la portière.

L'habitacle était sombre – le plafonnier ne s'était pas allumé- et, à la lueur du tableau de bord, je distinguais à peine son visage. Dans un crissement de pneus, il fit demi-tour, accéléra trop vite, provoquant une embardée qui obligea les poursuivant ahuris à s'écarter à une de ses vitesses, et nous filâmes à toute allure en direction du port.

'' Attache ta ceinture ! m'ordonna-t-elle d'un ton dominateur.

Me rendant compte qu'agrippais mon siège à deux mains, j'obéis ; dans la pénombre, le bruit de la bouche claqua fort. Elizabeth prit un brusque virage à gauche, accéléra encore, grilla plusieurs stops. Pourtant, je n'avais pas peur du tout et je me fichais éperdument de l'endroit où il m'emmenait. Je l'observai, envahie par un soulagement dont l'intensité n'était pas seulement due à sa venue inopinée et à mon sauvetage. Le temps de retrouver ma respiration, j'étudiais ses traits parfaits et m'aperçus qu'elle était dans une colère noire.

'' Ça va ? Croisai-je.

'' Non, riposta-t-elle, folle de rage.

Je gardai le silence, subjuguée par sa beauté sauvage, tandis qu'elle regardait droit devant elle. La voiture s'arrêta soudain, je jetai un coup d'œil alentour mais il fessait trop sombre pour que je visse au-delà des silhouettes noires des arbres qui posaient le long de la route. Nous avions quitté la ville.

'' Bella ?

La voix était tendue, contrôlée.

'' Oui ?

Un couinement de souris. Je me grattais discrètement la gorge.

'' Tu n'as rien ?

Sa fureur rentrée était palpable.

'' Non.

'' Distrais-moi, s'il te plaît.

'' Pardon ?

Elle poussa un bref soupir, ferma les yeux et se pinça l'arête du nez.

'' Parle-moi, dis n'importe quoi même des histoires de cul avec tes clients cette semaine, jusqu'à ce que je me calme.

Je me creusai la tête.

'' Demain avant les cours, j'écrase Tyler Crowley.

Le coin de sa bouche frémit.

'' Pourquoi ?

'' Il raconte à tout le monde que je serais cavalière au bal de fin année et qu'accepterais de faire un porno avec lui, bon d'accord j'accepterais bien le film amateur s'il pouvait me laissée tranquille. Mais soit il est marteau, soit il continue à essayer de m'acheter pour m'avoir failli me tuer quand... Bref, tu es au courant. Visiblement, il croit que le bal est le bon moyen de ça. Du coup, j'ai pensé que si je mettais sa vie en danger nous serions à égalité, et qu'il cesserait de s'excuser. Je n'ai pas besoin d'ennemis, et Lauren se calmera peut-être s'il me fiche la paix. Sauf que je vais sans doute devoir bousiller sa Sentra. Et s'il n'a plus de voiture, il ne pourra pas accompagner personne au bal d'année, et…

Elle interrompit mon bavardage absurde.

'' J'en ai entendu parler, admit-t-elle d'un l'air un peu plus calme.

'' Quoi ! Bon sang, si j'arrive à le paralyser de la tête aux pieds, il ne fera ni de porno ni ira au bal non plus.

J'envisageais déjà des solutions plus drastiques comme la castration à vif. Elizabeth ouvrit enfin les yeux.

'' Ça va mieux ? M'enquis-je.

'' Ce n'est pas terrible foutu petite peste de Janes elle ma déjouer sur ce coup.

Elle n'ajouta rien. Calé contre l'appui-tête, il fixa le parfond, le visage figé.

'' Qu'est-ce qu'il y a ? Chuchotai-je.

'' Parfois, j'ai du mal à contrôler ma copine et ses humeur sexuelle, Bella. (Elle aussi murmurait. Lorsqu'il regarda par la fenêtre, ses yeux se plissèrent en deux fentes étroites.) Sauf qu'il ne servirait à rien que je retourne là-bas pour régler leur compte a c'est con de québécois…. (Sans terminer sa phrase, elle baissa la tête s'efforçant de maîtriser sa colère.) enfin, poursuivit-elle, j'essaie de ne m'en convaincre de pas allez torturée Janes pour les avoir appelées à une tentative futile de guerre de territoire...

'' Oh elle les connaît et vous leur fait la guerre !

'' oui et habitude il viennent plus nombreux que ça.

Réaction plutôt faiblarde, mais rien de mieux ne me vint. Le silence se réinstalla. Un coup d'œil à la pendule de bord m'apprit qu'il était plus de dix-huit heures trente.

'' Jessica et Angela vont s'inquiéter, marmonnai-je. J'étais censée les retrouver.

Toujours muet, il mit le contact, effectua un demi-tour en douceur et fonça vers la ville. En un rien de temps, nous retrouvâmes les réverbères. Elle conduisait trop vite, zigzaguant avec aisance entre les voitures qui arpentaient lentement le bord de mer. Il se gara sans effort le long du trottoir dans un emplacement dont j'aurais pourtant juré qu'il était trop court pour la Volvo. J'aperçus la vitrine illuminée de La Bella Italie, et mes amies qui s'éloignaient d'un pas anxieux.

'' Comment savais-tu ou…

Je m'interrompis, abasourdie. De son côté, il s'apprêtait à quitter la voiture.

'' Ou vas-tu ?

'' Je t'emmène dîner.

Elle avait souri, mais ses prunelles restaient glaciales. Elle sortit, claqua la portière. Me débattant avec ma ceinture de sécurité, je m'empressai de le rejoindre sur le trottoir.

'' Va prévenir Jessica et Angela même si je doute que ma peste de sœur envoie ses petits copains québécois sur eux. Je ne suis pas certain que je me retenir si je tombe une nouvelle fois sur ses potes sexuelle.

La menace voilée me fit frémir.

Je hélai les filles en agitant le bras. Elles se précipitèrent vers moi. Leur soulagement se transforma en surprise quand elles virent qui se tenait à mon côté, et elles hésitèrent.

'' Ou étais-tu passée ? me lança Jessica, soupçonneuse.

'' Je me suis perdue, reconnus-je, penaude. Et puis j'ai rencontré Elizabeth, ajoutai-je en désignant cette dernière.

'' Ça vous dérange, si je me joins à vous ? demanda t'elle en adoptant son irrésistible ton de séductrice velouté.

À l'expression ahurie de mes amies, je compris qu'elle n'avait jamais déployé ses talents de séductrice devant elle.

'' Eh… bien sûr que non, finit par marmotter Jessica.

'' En fait, Bella, nous avons dîné en t'attendant, confessa Angela.

'' C'est très bien comme ça. Je n'ai pas faim.

'' Je crois au contraire que tu devrais manger un morceau, intervint Elizabeth avec autorité. Ça vous ennuie si je ramène Bella plus tard ? Comme ça, vous n'aurez pas à attendre qu'elle ait fini son repas.

'' Euh. Non, répondit Jessica.

Elle se mordit la lèvre, essayant de deviner si la proposition Elizabeth m'agréait. Je lui adressai un clin d'œil. Je désirais plus que tout me retrouver seul avec mon agneline gardienne. J'avais d'innombrables questions à lui poser, ce qui serait impossible tant que nous ne serions pas en tête à tête.

'' D'accord, décida Angela, plus vive que Jessica. À demain, Bella… Eliza.

Prenant son amie par le bras, elle l'entraîna vers leur voiture, qui était garée à quelques mètres de là, de l'autre côté de la rue. Quand elles y grimpèrent. Jesse se tourna vers nous et agita la main, dévorée par la curiosité. Je lui retournai son geste, attendant qu'elles aient disparu pour faire face à Elizabeth.

'' Franchement, je n'ai pas faim, insistai-je.

Je scrutai ses traits impénétrables.

'' Fais-moi plaisir.

Il s'approcha du restaurant et m'en tint la porte ouverte avec obstination, me signifiant que la discussion s'arrêtait là. Poussant un soupir résigné, j'entrai. La salle était loin d'être pleine – la saison n'avait pas encore commencé à Port Angeles. La propriétaire accueillit Elizabeth avec des yeux gloutons (quoi de plus légitime ?) et le salua plus chaleureusement que nécessaire. La vigueur de mon agacement me surprit quelque peu. La femme, plus grande que moi de quelques centimètres, était une fausse blonde.

— Nous sommes deux, lança Elizabeth d'une voix séduisante.

Elle le faisait exprès ou quoi ? La patronne m'effleura du regard avant de se détourner, rassérénée par ma banalité et la distance prudente que ma compagne maintenant entre nous. Elle nous conduisit à une table pour quatre, là où la majorité des convives se tenaient. J'allais m'asseoir lors qu'Elizabeth secoua la tête.

'' Vous n'avez rien de plus intime ? demanda-t-il.

Je n'en suis pas certaine, mais il me sembla bien qu'il glissait discrètement un billet à notre hôtesse. Sauf dans les vieux pornos, c'était la première fois que je voyais quelqu'un refuser une table.

'' Bien sûr, acquiesça la propriétaire, aussi étonnée que moi.

Elle nous emmena de l'autre côté d'un paravent, dans un endroit de la pièce divisée en alcôves, toutes vides.

'' Ça vous va ?

'' Parfait, la rassura Elizabeth en lui décrochant son sourire éclatant.

Un instant aveuglé, elle battit des paupières.

'' Euh... La serveuse sera là dans une minute, nous dit-elle avant de s'éloigne d'un pas chancelant.

'' Tu devrais arrêter de faire ça aux gens, reprochai-je à Elizabeth. Ce n'est pas du jeu.

'' Faire quoi ?

'' Les éblouir ainsi. À l'heure qu'il est, elle est en train de suffoquer dans les cuisines.

Elle eut l'air amusée.

'' Tu es jalouse ?

'' Oh, s'il te plaît, m'énervai-je. Tu n'es quand même pas conscient de l'effet que tu produis !

'' J'éblouis les gens, moi ? reprit-t-elle, tête penchée sur le côté, le regard curieux.

'' Tu n'as pas remarqué ? Ou tu fais semblant ? Tu crois donc que tout le monde obtient ce qu'il veut aussi facilement que toi ?

'' Est-ce que je t'éblouis ? demanda-t-elle en ignorant ma question a causé elle semblait aimée me rendre furieuse.

'' Constamment.

À ce moment, la serveuse arriva, l'air avide. Visiblement, la propriétaire avait craché le morceau dans la coulisse. La fille ne parut pas déçue. Plaquant une courte mèche brune derrière son oreille, elle suivit avec une inutile amabilité.

'' Bonjour, je m'appelle Amber, et c'est moi qui m'occuperai de vous ce soir. Que désirez-vous boire ?

Il ne m'échappa pas qu'elle ne se s'adressait qu'à elle. Elle m'interrogea du regard.

'' Un coca.

'' Mettez-en deux.

'' Je reviens tout de suite, promit-elle avec un nouveau sourire, tout aussi inutile.

Sauf qu'elle ne le vit pas, parce qu'elle me dévisageait.

'' Quoi ? Lançai-je, une fois la fille partie.

'' Comment vas-tu ? me demanda-t-elle, sans me quitter des yeux.

'' Bien, répondis-je, désarçonnée par l'intensité de sa voix.

'' Tu ne te sens pas étourdie, nauséeuse, glacée… envie de trucidée mon ex peut-être ?

'' Ton ex ? Tu parles de Janes. Vous avez rompu

'' Exacte, j'ai rompu avec elle cette semaine. Bon elle n'est pas bannie de la maison mais je veux plus que je sois en couple fiancée avec elle et dans ses périodes là où elle veut avoir d'affection chez des clan rivaux sauf sa a très mal tournée cette fois.

'' Je devrais être désolé pour elle mais vu que c'est sûrement de ma faute que vous avez rompus et que je la déteste, je ne le suis pas vraiment compatissante envers elle.

Ma répartie le fit rire.

'' Je guette les effets du contrecoup, reconnut-t-elle avec ce sourire en coin si parfait qui me coupait le souffle.

'' Je ne crois pas qu'il aura lieux, affirma-je, après avoir repris ma respiration. J'ai toujours été très douée pour réprimer les choses déplaisantes, après tout je suis habituée à force de faire de la porno.

'' Quand bien même, je serais plus à l'aise lorsque tu auras avalé quelque chose.

Comme si elle l'avait entendu, la serveuse apporta nos boissons et un panier de gressins. Pas une fois elle ne tourna vers moi pendant qu'elle les installait sur la table.

'' Vous avez choisi ? demanda-t-elle à Elizabeth.

'' Bella ?

Réticente, la fille daigna enfin s'apercevoir de ma présence.

'' Euh… les raviolis aux champignons, dis-je en choisissant le premier pat qui se présentait.

'' Et madame ?

'' Une pizza tout garnie, pour moi, merci.

Évidemment, elle seul mangeais tout le temps dans le groupe. Mais elle avait un étrange sourire intérieur pour la pizza.

'' D'accord, n'hésitez pas à m'appeler.

Comme Elizabeth s'entêtait à ne pas la regarder, la serveuse s'éloigna, frustrée.

'' Bois ! m'ordonna-t-elle.

Docilement, je sirotai ma boisson avant de l'avaler plus goulûment ; ce n'est que lorsque je l'eus terminée et qu'il poussa son verre dans ma direction que je me rendis compte à quel point j'avais soif.

'' Merci, murmurai-je.

La morsure du soldat glacée envahit ma poitrine, et je frissonnai.

'' Tu as froid ?

'' C'est le Coca, expliquai-je en réprimant un second tremblement.

'' Tu n'as pas pris de veste ? Me morigéna-t-elle

'' Si.

Je jetais un coup d'œil sur la chaise vide à côté de moi.

'' Oh, je l'ai oubliée dans la voiture de Jessica.

Elizabeth se débarrassait déjà de la sienne. Je m'aperçus que je n'avais pas vraiment prêté attention à la façon dont elle était habillée sauf la fois ou elle était habillée en dominatrice ; pas seulement ce soir, jamais. À croire que je ne parvenais pas à détacher mes yeux de son visage et de sa poitrine. Je m'obligeai à me concentrer sur autre chose. Il ôta sa veste de cuir beige clair (dessous, elle portait un cochais roulée en cuir noir) et me la tendit, interrompant mon examen.

'' Merci, répétai-je en l'enfilant.

Elle était tiède, un peu moins froide que mon coupe-vent le matin quand je le décrochais de la patère du vestibule plein de courant d'air. Je frémis derechef. Son vêtement avait une odeur enivrante de cuire. J'inhalai, tentant de l'identifier. Il ne s'agissait pas de parfum. Les manches étant beaucoup trop long, je les remontai.

'' Cette couleur sied à merveille à ton teint, déclara-t-elle en m'observant.

Surprise, je piquai un fard. Il posa la corbeille de gressin devant moi.

'' Je t'assure que je ne suis pas sous le choc, protestai-je.

'' Tu devrais. N'importe quel être normalement constitué même si c'est une prostituée le serait. Tu n'as même pas l'air ébranlée.

Il paraissait troublé. Il plongea ses pupilles dans les miennes, et je vis combien elles étaient lumineuses, plus lumineuses que jamais, caramel doré.

'' Je me sens très en sécurité avec toi surtout depuis que tu as rompu avec ta pouffiasse de copine, confessai-je, fascinée par cette façon que j'avais de lui dire la vérité.

Ma remarque lui déplut ; son front d'albâtre se plissa, et il secoua la tête, sourcils froncés.

'' Cela devient plus compliqué que je ne l'avais prévu, je pensais que rompre avec Janes la calmerais un peu mais apparemment sa le rendu encore plus aigri contre toi. Marmonna-t-elle dans sa barbe.

Prenant un gressin, je me mis à le mordiller tout en essayant de déchiffrer son expression. Quand allais-je pouvoir commencer à le questionner ?

'' D'Habitude, tu es de meilleure humeur quand tes yeux sont aussi clairs, lançai-je pour la distraire des pensées qui la préoccupais sur Janes.

'' Pardon ? S'exclama-t-elle, stupéfait.

'' Je me suis aperçu que plus tes yeux étaient sombres, comme Janes, plus tu étais maussade. D'ailleurs, j'ai une théorie à ce sujet.

'' Encore une ? Maugréa-t-elle plaisamment.

Apparemment elle semblait aimer ce petit jeu des théories farfelues.

'' J'espère que tu seras plus créative, cette fois, À moins que tu ne l'aies emprunté à d'autres BD ?

Si on sourire joueuse était moqueur, ses prunelles restèrent ternes.

'' Non. Mais ce n'est pas moi qui l'ai trouvée, admis-je.

'' Et ?

À cet instant, la serveuse surgit avec mon assiette et la pizza sur un plateau. Je me rendis compte que nous nous étions instinctivement penchés l'un vers l'autre par-dessus la table, parce que nous dûmes nous redresser quand elle arriva. Elle posa le plat devant moi – ça paraissait appétissant – puis s'empressa de se tourner vers Elizabeth.

'' Voilà la pizza et votre plat.

'' Merci et un autre Coca serait le bienvenu, répondit-t-elle.

'' Pas de problème.

S'emparant des verres vides, la serveuse s'éloigna.

'' Alors, cette théorie ? reprit-t-elle.

'' Je t'en parlerai dans la voiture. Seulement si…

'' Des conditions ? répliqua-t-il d'une voix menaçante et amusée, un sourcil levé.

'' C'est que j'ai quelques questions, bien sûr.

'' Bien sûr.

La fille revint avec deux autres boissons. Elle les posa sur la table, sans prononcer un mot cette fois, puis repartit. Je bus une gorgée.

'' Bon très. Vas-y ! lança Elizabeth, toujours aussi peu amène.

Je choisis de commencer par le plus anodin – du moins c'est ce que je croyais ?

'' Que faisais Janes à port Angeles ? Et qui était ses types encapuchonnés qui semblais l'agressée sexuellement.

Il baissa les yeux sur ses grandes mains qu'il croisa lentement. En prenant une part de pizza. Me regardant par-dessus ses cils, il eut un vague sourire, puis lâcha :

'' Question suivante.

'' Mais c'est la plus facile !

'' Suivante.

Furieuse, je m'emparai de mes couverts et transperçai soigneusement un ravioli. Ignorant Elizabeth, je le portail à ma bouche et le mâchonnai pensivement. Les champignons étaient délicieux. J'avais, bus une deuxième gorgée de Coca, puis je décidai.

'' Très bien, lâchai-je d'une voix glaciale, admettons, et ce n'est qu'une hypothèse, que… quelqu'un sache lire dans les pensées des gens… à quelques exceptions près.

'' À une exception près, me corrigea-t-elle. Théoriquement.

'' À une exception près.

J'étais ravi qu'elle jouât le jeu, mais je m'efforçai de ne pas le montrer.

'' Comment ça marche ? Continuai-je. Quelles sont les limites ? Comment ce... quelqu'un… parviendrait-il à deviner où une personne se trouve à un moment précis ? Comment serait-il qu'elle a des ennuis ?

Mes précautions oratoires devaient vraiment embrouiller mon discours !

'' Théoriquement ?

'' Oui.

'' Eh bien, si ce… quelqu'un…

'' Appelons-le Carliste.

Elle eut un sourire froid.

'' Va pour Carliste, accepta-t-elle. Si Carliste avait été plus attentif, le timing n'aurait pas été aussi serré. (Il secoua la tête et leva les yeux au ciel.) Il n'y a que toi pour t'attirer des problèmes dans une aussi petite ville. Tu aurais ruiné leurs statistiques sur la délinquance pour dix ans, tu sais.

'' Nous parlons d'un cas hypothétique, lui rappelai-je sèchement.

Cette fois, elle éclata d'un rire franc, et ses iris s'allumèrent.

'' En effet, admit-t-elle. T'appellerons-nous Jane ?

'' Comment as-tu su ? Insistai-je, incapable de refréner ma curiosité.

De nouveau, je m'étais inclinée vers elle. Elle semblait hésiter, déchirée par une sorte de dilemme intérieur. Ses yeux fixèrent les miens, et j'imagine que ce fut à cet instant vu qu'elle avait rompu avec Janes qu'elle envisagea vraiment l'éventualité de me dire les vérités.

'' Tu peux avoir confiance en moi, murmura-je.

Sans réfléchir, je tendis la main et effleurai ses doigts croisés. Elle les retira aussitôt, et je me ressaisis.

'' Je ne suis pas sûr d'avoir encore le choix, avoua-t-il en chuchotant presque. Je me suis trompé. Tu es beaucoup plus observatrice que je le pensais.

'' Et moi qui croyais que tu avais toujours raison.

'' Avant, oui. J'ai commis une deuxième erreur à ton sujet et aussi sur Janes. Ce ne sont pas les accidents que tu attires quand tu la croises, cette classification est encore trop réduite. Ce sont les ennuis sexuels quand vous croyez qui vienne. Dès qu'un danger rode autour d'elle et que tu es dans le coin, elle a invariablement tendance à l'envoyée sur toi que sur elle pour me protéger.

'' Et tu te places toi-même dans cette catégorie ?

Son visage se figea, perdant toute expression.

'' Assurément.

Derechef, je tendis le bras. Ignorant son geste de recul, je caressai timidement sa main du bout des doigts. Sa peau était tiède et dure comme de la pierre.

'' Merci, murmurai-je, pleine de gratitude, son fait au moins 4 fois que tu empêches Janes de me faire la peau avec ses blague cruelle, désormais

'' Essayons d'évitée une cinquième occasion et celle-là ce n'était pas vraiment une blague mais plutôt un accident soupira-t-elle en se détendant un peu.

Vexée, j'acquiesçai quand même. Elle récupéra sa main et la mit avec l'autre sous la table tout en prenant une deuxième pointe de pizza au passage, mais elle se pencha vers toi.

'' J'enquêtais sur le comportement de Janes à Port Angeles, je la traquais à cause que sa fessais deux jours depuis que j'ai rompu qu'elle venait plus avec nous. Je t'ai donc suivie au cas où elle aurait envie de te faire des mauvaises blagues. C'est la première fois que je m'évertue à défaire ses blagues pour garder une personne en vie, ce qui est beaucoup plus difficile que je le supposais. Sans doute parce qu'il s'agit de toi. Les gens ordinaires, eux, ont l'air de traverser l'existence sans collectionner les catastrophes sexuelles.

Elle s'interrompit. Devais-je m'inquiéter qu'elle m'eût suivie ? J'en éprouvais plutôt du plaisir. Elle me dévisagea, se demanda peut-être pourquoi je souriais.

'' As-tu jamais songé que les Parques avaient jugé que mon heure était venue, cette première le fourgon et que tu avais influé sur le destin ? Risquai-je.

'' Ce n'était pas la première fois, souffla-t-elle d'une voix à peine audible.

Je la contemplai avec stupéfaction, mais il avait baisé la tête.

'' La première fois, ça été quand je t'ai rencontrée et que Janes voulais te faire du mal en fin de classe et je l'ai rappelé de force. Précise-t-elle.

Ces mots déclenchèrent une bouffée de peur, et me revint en mémoire la violence du regard noir qu'elle l'avait adressé à sa copine ce jour-là… Cependant, l'immense sentiment de sécurité que j'éprouvais en sa présence étouffa mes craintes. Lorsque ses pupilles se posèrent de nouveau sur moi, je sus qu'elle ne pouvait déceler la frayeur passagère que j'avais ressentie.

'' Tu te souviens ? demanda-t-elle, son visage d'ange empreint de gravité.

'' Oui.

J'étais sereine.

'' Et pourtant, tu es là assise avec moi, et Janes n'est plus ma fiancée. Murmura-t-elle incrédule.

'' Et pourtant, je suis là… à cause de ton ex et de toi. Parce que tu as réussi à me trouver. J'ignore toujours comment, d'ailleurs…

Il serra les lèvres, m'observant comme si, une fois de plus il pesait le pour et le contre. Il jeta un coup d'œil à mon assiette pleine, puis revint sur moi et sur ma poitrine couverte.

'' Tu manges, j'explique, proposa-t-elle.

Je m'empressai de piquer un autre ravioli et de l'engloutir.

'' Ça a été plus difficile que prévu de suivre à la fois la trace de Janes et la tienne. D'habitude, ça ne me pose pas autant de problèmes. Il suffit que j'aie déjà lu dans l'esprit de la personne.

Elle me contempla avec anxiété, et je aperçue que je m'étais figée. Je m'obligeai à avaler et à continuer mon repas.

'' Je gardai l'œil sur Angela, un peu distraitement, je l'avoue. Comme je te l'ai dit, seul toi ou Janes pouvais vous fourrer dans des ennuis à Port Angeles. Bref, je n'ai pas tout de suite compris que tu étais partie de ton côté. Quand je me suis aperçu que tu n'étais plus avec elle, je t'ai cherchée dans la librairie qui flottait dans sa tête. J'ai tout de suite deviné que tu n'y avais pas mis les pieds et que tu t'étais dirigée vers le sud… je savais aussi que tu serais bientôt obligé de revenir sur tes pas. Donc, je t'ai attendue en scannant au hasard les esprits des gens alentour afin de déceler si quelqu'un t'avait remarquée, ce qui m'aurait renseignée sur l'endroit où tu pouvais être. Je n'avais aucune raison de m'inquiéter… pourtant, j'étais étrangement anxieuse…

Perdu dans ses pensées, Elle me regardait comme si j'étais transparente, voyant des choses dont je n'avais pas idée.

'' J'ai tournée en voiture dans le quartier, aux aguets. Le jour se couchait et je m'apprêtais à continuer à pied quand… j'ai ressenti mon ancienne famille canadienne, ou certain des membres de mon ancienne famille agressée mon ex Janes mais il n'avait pas leur chef avec eux étonnement.

Il s'interrompit, mâchoires crispées par un brusque élan de rage. Il dut faire un effort pour retrouver son calme.

'' Les hommes encapuchonnée fessais partie de ta famille ce sont des hua ?

'' Non ils ne le sont pas du tout. Mais j'étais une des leurs et Janes et Alec aussi autrefois il y a très longtemps.

'' Et ensuite ? Chuchotai-je.

Ses yeux continuaient de fixer un point au-delà de moi.

'' Je perçu que Janes les avais appelez pour une confrontation, vu que quand elle a de la peine d'amour elle veut les affrontée à tout coup a cause leur chef habituelle est son ex copine jouet, alors je pensais alors que c'était normal sa meilleur amie qui me déteste et leur supérieur recruteuse et si elle aurais été là, elle seul habituellement a le droit d'agresser sexuellement mon ex et elle voulait alors de l'affection de sa part vu que elle a toujours eu un faible pour elle, mais j'ai perçu trop tard ce qu'elles préparaient en fait pour se venger de moi pour avoir rompu avec elle. Elle jouait la comédie de la victime de viole pour t'attire vu qu'elle savait aussi que tu étais quelque part à port Angeles. J'ai alors distingué ton visage dans sa pensée a causé quelle savais déjà que tu étais proche, et les membre me recherche à cause que je les ai trahis leur ancien chef il y a des années. Soudain, leur traqueur forçait Janes de révéler ton nom a causé qui leur fessais croire que tu savais ou j'étais cachée et leur chef peut trouver importe qui par son nom complet.

Soudain, il plongea sa tête dans son coude, sur la table, se cachant les yeux d'une main. Si vivement que j'en fus surprise.

'' Ça a été très dur… tu ne peux pas imaginer à quel point, de me contenter de l'emporter en les laissant ce salaud de traqueur vivre, avoua-t-elle, la voix étouffée par son bras. J'aurais pu te ramener à Jessica après le combat et Angela et m'en aller les jeter hors des États-Unis, mais j'avais peur, une fois seul, de ne pas résister à mon envie de les trucidée eux et Janes aussi de les avoir appelées sur le territoire de mon père, avoua-t-elle dans un murmure. A cause habituellement il se tienne à carreau proche de Washington sauf ce groupe-là sont trop corrompu par leur chef qui me déteste, les autres groupes par contre sont correcte a cause leur chef est différente d'eux qui t'ont agressé et c'est une amie avec rosalie et elle a horreur de lui faire de la peine.

Hébétée, silencieuse, incapable de réfléchir, je ne bronchai pas. J'avais croisé mes mains sur mes genoux et je m'appuyais faiblarde, au dossier de ma chaise. Elle, se dissimulait toujours, immobile, comme sculpté dans le marbre auquel sa peau tiède ressemblait. Finalement, il leva la tête – ses iris étaient emplis de doute.

'' On rentre ? Proposait-elle

Il fessait remarquer qu'elle avait fini une pizza complète et avais rien vu venir.

'' Tu n'as plus faim pour tout le menu du resto proposais-je en blague.

Elle riait.

'' Non mais par contre sa me plairais bien de faire un porno avec toi. Je suis libre à présent et en manque de cul aussi.

'' Quand tu veux alors.

J'étais ravie d'avoir encore une heure de voiture en sa compagnie, car je n'étais pas prête à le quitter. La Serveuse surgit comme s'il l'avait appelée. À moins qu'elle nous ne nous ait guettés.

'' Tout s'est bien passé ? demanda-t-elle à Elizabeth.

'' Oui, merci, la note, s'il vous plaît.

Sa voix calme, plus rauque, reflétant la tension de notre échange, parut désarçonner la jeune femme. Il leva les yeux vers elle, attendant.

'' Oh, oui, bien sûr, balbutia-t-elle.

Elle sortit un portefeuille en cuir de la poche de son tablier et le lui tendit. Il avait déjà un billet à la main. Il le glissa dans le portefeuille et lui rendit ce dernier.

— Gardez la monnaie, lança-t-il en souriant.

Il se leva souplement, et je suivis le mouvement, maladroite.

— Bonne soirée ! lui dit la serveuse avec une moue aguicheuse.

Elle la remercia sans même la regarder. Je retins un sourire. Il m'escorta jusqu'à la sortie, se tenant tout près de moi mais veillant à ne pas me toucher. Je me souvins de Jessica évoquant sa relation avec Mike, le fait qu'ils en étaient presque à l'étape du premier baiser. Elizabeth dut percevoir quelque chose, car elle me dévisagea avec curiosité. Je me détournai, ravis qu'elle ne sût pas lire dans mes pensées. Elle m'ouvrit la portière, la tint pendant que je m'installais et la referma doucement derrière moi. Je l'observai faire le tour de la voiture, impressionnée une fois de plus par-là grâce de ses mouvements. J'aurais sans doutée dû m'y être habitué.

Elle mit le contact et tourna le chauffage au maximum. Un froid intense était tombé, et je devinai que c'en était fini de nos belles journées. Mais la veste d'Elizabeth me tenait chaud. J'en humais son odeur quand je pensais qu'elle ne me regardait pas. Sans même vérifier dans le rétroviseur, elle s'inséra dans la circulation puis effectua un demi-tour pour regagner les quatre voies.

'' Et maintenant, déclara-t-elle d'un ton lourd de sens, à ton tour.