Chapitre 9 : Ah.. Sayonara...

Pour ce dernier chapitre je souhaiterai formuler quelque phrases pour les remerciements :

tout d'abord à ma meilleure amie, Maëlle qui m'a beaucoup aidée pour la relecture, les appréciations toujours super, et sa présence constante. Puis vient mon autre meilleure amie : Mélanie, toujours pleine de vigueur et de bonnes critiques, je t'adore continue ainsi et finis ta fic Reborn ! Pour une certaine personne que j'aime, qui ne me soutient pas vraiment, mais que je souhaite remercier, car c'est lui qui m'a redonné l'envie de me booster et de finir cette fiction 3...

Merci à vous, lecteurs pour votre fidélité, votre gentillesse, et vos rewiews !

Bisous à tous et bonne lecture

P-S : ce chapitre sera le plus long de tous !

Je n'y crois pas. Je vis trop de chose en une journée. Ma copine me trompe, je connais celui qui la branche, et en plus j'ai oublié de faire la vaisselle. Journée de merde. Mais heureusement les blondes rattrapent le coup ! Rin arrive de la cuisine où elle préparait le thé. Deux tasse sur un plateau. J'observe la pièce avec minutie : elle est grande, carrée et blanche. Avec des meubles verts anis, olive, amande et même fluo. Des tas de cadres ornent les murs. Et pourtant... Pas un seul avec une photo de famille ou des gens souriants. L'appartement est spacieux,beau mais il manque de vie. Et la seule étincelle qui est présente c'est Rin. Je l'envie d'être aussi joyeuse.

- Alors tu bois ou tu attends qu'il soit froid ? Me questionne la jolie blonde.

J'hésite. Je me tourne vers elle, espérant trouver un avis rassurant.

- Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression de ne jamais faire le bon choix en ce moment. Ça t'arrive à toi aussi des fois ? Je lui demande.

- Oui, il m'arrive d'être indécise mais en même temps ça me permet de peser le pour ou le contre, et ainsi de prendre la bonne décision.

- Si tu le dis, je lui sors en avalant le thé brûlant, dont la chaleur se répand dans mes membres fourbus et contractés.

Je suis vraiment le premier des imbéciles, pour m'être fait embobiné comme ça. Par une fille ! Je suppose que c'est bien fait pour moi, une punition pour toutes les fois où j'ai jeté ces filles, une sanction pour mes actes par très catholiques. Miku, je l'aimais beaucoup, et si c'est sa gueule qui m'attirait, je pense que ça n'aurait pas duré un bout de temps. C'est à la fois une bonne et une mauvais chose. Pff, j'ai vraiment le cul bordé de nouille ! Reste que mes exercices ne se feront pas tous seuls ( à moins que dans cette journée pourrie un miracle en se produise... ) et je dois rentrer. Je me lève et dépose la tasse sur la table basse, adresse un coup de tête à Rin en lui souriant et sors. Je descends par l'ascenseur dans lequel je suis monté et je passe par la porte d'entrée du bâtiment. Je marche jusqu'à la station de métro et je rentre chez moi. Comme un zombie je monte à mon appartement et me couche sans demander mon reste.

3 jours plus tard.

Lycée de Kamaguchi 12h45

Musique d'ambiance : Totemo Itai Itagaritai V1 et V2 Mizky et Yûma.

Je mange dans ma classe un bentô préparé par mes soins, et j'ai comme l'impression d'être seul au monde. Il n'y personne et la remise des diplômes est dans peu de temps. Je sais très bien que la seconde année sera plus compliquée que la première année mais je n'en ai rien à faire. Ce soir je dois être à une fête avec des gens que je n'aime pas, dans un endroit où je n'ai pas envie d'aller. Et Rin ne m'a pas lâché pendant cette semaine. Je vais péter les plombs si ça continue comme ça ! De plus Miku s'est comportée comme si de rien n'était. Je suis dégoûtée par les femmes, je crois que c'est définitif. Tiens, j'ai qu'à devenir gay si ça continue. Quoique même chez les hommes..

Le soir 19h 09

Je ne sais pas comment mais j'ai fini par venir. On m'a un peu forcé la mais bon maintenant que j'y suis je vais me laisser faire.

- Len-kuuuuuun !

Un véritable tractopelle se dirige vers moi à la vitesse de la lumière. Je crois que je ne peux pas l'éviter...

- Yahooooo ! Tu es venu c'est super ! Merci beaucoup mon Len-kun !

Et voilà je me retrouve encore à terre à cause d'une fille... Ce genre de truc ce doit être une malédiction, ou bien un problème venant d'une vie intérieure...

- Heu oui ben en même temps pour te voir j'avais pas trop le choix, je lui avoue.

- Ça me fait tellement plaisir tu sais ? Viens on va manger.. dit-elle en me tirant par la main comme si j'étais un petit garçon de cinq ans.

Je me rends que plein de personne de mon âge sont ici. Et je ne les connais pas toutes. La musique résonne et des projecteur installé dans la pièce illumine de multiples couleurs les jeunes. Ils ont l'air heureux, eux. J'arrive sur la terrasse, et me retourne vers Rin-chan. Je n'avais pas eu le temps de l'examiner mais, maintenant que je m'en rends compte, elle est superbe. Ses cheveux d'habitude retenus par un serre-tête, flottent doucement dans la fine brise qui souffle au septième étage de son immeuble. Elle sourit doucement, sa robe à manches longues flotte elle aussi dans le vent..le temps de mars reste frais malgré l'arrivée du printemps.. Mon printemps... Ma seule amie...

- Alors ça te plaît ?

- Oui... Je m'amuse comme un p'tit fou, je ricane.

- Allez suteki, détends-toi et prends un peu le temps de voir le monde autour de toi... tu sais, la manière dont tu comporte te fait perdre tellement de choses qui pourtant sont si proche de toi et tu ne les vois pas, aveuglé par toi-même, dit-elle, le regard dans le vague.

Je reste plutôt abasourdi. Moi, aveuglé ?!

- Hein ?! Qu'est-ce que tu veux dire ?

Elle se retourne vers vers moi en visant de son regard bleu le mien.

- Je veux dire que tu es égocentrique et que tu perds beaucoup de chose ainsi. Tu ne détourne jamais le regard de ton miroir, quand tu écoute quelqu'un c'est toi, et lorsque tu parles avec une personne tu ne tolère pas qu'elle t'adresse la parole. À vouloir toujours tout avoir, on n'a jamais rien... concède-t-elle.

Je réfléchis un instant, en posant ma tête sur la balustrade. C'est vrai. Je suis égoïste, je ne pense qu'a moi... Mais mes erreurs à force d'en commettre je pourrai peut-être les éviter. Enfin je crois...

Je relève ma tête de la balustrade et m'adresse à elle:

- Je vois très bien de quoi tu veux parler. Je n'ai pour seul ami que moi-même à force d'être traîné partout, je n'ai pour seul reflet que celui que les gens m'accorde, je n'ai pour seul confident que ma propre oreille. C'est sûr que je suis physiquement attirant mais en revanche dans mon trou entre mes deux oreilles, il n'y a que de l'arrogance... j'acquiesce tout doucement.

- Tu sais, reconnaître ses erreurs permet de mieux les réparer, me confit-elle. Je le sais mieux que quiconque...

Je contemple le paysage. La ville, la nuit tout est si différent du jour : les enseignes lumineuses brillent dans l'obscurité. Les voitures passent, roulent vite, klaxonnent encore à cette heure-ci. Il y a de la vie la nuit malgré tout ce qu'on peut penser. Après tout n'est-ce pas la nuit qu'on voit les plus belles choses ?

En bas de l'immeuble des hommes descendent d'énormes voitures noires, ils semblent monter la garde ou quelque chose de ce genre. C'est vachement bizarre, tout ça... Mais d'autres se dirigent vers la porte d'entrée.

Soudain un cri se fait entendre. Une jeune fille s'effondre, comme deux autres personne juste après elle. Les adolescents hurlent, ils paniquent. Je me précipite dans l'appartement et constate que tout est sens-dessus-dessous ! Des hommes ont débarqué de on ne sait-où et foutent le bordel. Mais le gros problème apparaît quand une ombre se démarque des autres en s'avançant. Ses cheveux rouge sombre, presque bordeau. Son air froid me fait frissonner. Je détale, mais une main m'attrape. Aussitôt Rin passe devant, se fraye un chemin parmi les adolescents effarouchés par les armes que portent ces hommes.

Une vision d'horreur me remplit la tête. Je cours dans le couloir, et mon amie me traîne comme un boulet sur le sol. Je n'ai rien en général contre les carpettes mais bon, lorsqu'on y est frotté de force c'est peu agréable ! Une seconde plus tard je me retrouve enfermé avec Miku, Rin et moi-même dans un placard du troisième étage. C'est une pièce rectangulaire, d'environ deux mètres de long sur un mètre cinquante de large. Je peux à peine me tenir assis. Elles sont toutes les deux l'une contre l'autre. Elles sont paniquées.

- Ils... Ils sont là, halète la blonde.

- JE SAIS ! Hurle ma futur ex-copine.

Elles sont au courant de quelque chose, je le sens dans les regards avertis qu'elles se lancent discrètement.

- Ça suffit les mensonges ! ASSEZ ! Bon maintenant, j'en ai marre des secrets, vous me saoulez à toujours tout me cacher. Dîtes-moi ce que vous savez ou je vous jure que vous le regretterez, je les menace.

- Suteki !

- Len-kun ?! Qu'est-ce qui te prends ?!

- Rien sinon une certaine envie de connaître la vérité sur certains sujets.

- Ah, c'est vraiment ce que tu veux. Hé bien Rin-chan, dit Miku en s'adressant à cette dernière, je crois qu'on a pas trop le choix, c'est ça ?

- Oui je confirme, lance l'intéressée.

Elles se consultent du regard et hochent la tête dans ma direction.

- Bon alors que veux-tu savoir ? Demande Rin.

- Tout ce qu'il y a savoir. D'où tu viens. Pourquoi Miku-san me trompe. Pourquoi Nodoame m'a retrouvé. Pourquoi ces hommes semblaient savoir qui ils cherchaient. Et pourquoi je suis au centre de tout ça alors que je n'ai rien fait.

- Si tu as provoqué tout ça. C'est de ta faute.

- Hein ?! Comment ça ? Je questionne Miku.

- En entrant chez Lily, tu as tout fait pour t'entraîner dans cette affaire, dit la blonde en cherchant un peu de soutien dans le regard de la bleuté.

- COMMENT TU SAIS ÇA ?! je hurle.

- Ferme-là ! Me lance Miku. Ils risquent de nous choper et tu ne sauras rien de tout ça. Reste calme s'il te plaît. On est tout assez stressés alors n'en rajoute pas !

Je m'assois dans une position plus agréable et planque ma tête dans mes genoux.

- Je sais que tu te souviens de moi, Len-kun. Tu sais la petite fille que tu recherche depuis tellement longtemps. La petite Kagamine d'à côté avec laquelle tu jouais jusqu'à l'épuisement, la première personne avec qui tu te sentais bien, la seule qui t'aie compris. La seule qui t'aimait vraiment, hé bien c'est moi, avoue-t-elle.

- Heu ça je le savais, je lâche naturellement.

- HEIN ?! S'écrient en cœur les filles.

- Ben je l'avais remarqué depuis longtemps, tu sais.

- Ah heu,... si tu veux.

- Continue, s'il te plait.

- Où j'en étais ? Ah oui ! Donc, le jour où on est allé jouer dans la forêt, où j'ai été kidnappée, et bien il faut que je t'explique qui je suis en réalité, dit-elle avec un sourire en coin. En réalité ma mère avait travaillé avec Nodoame quand elle était jeune. Il savait que pour la faire chanter et obtenir d'elle ce qu'il voulait, m'enlever était la meilleure solution. Du coup, il a fait ce qu'il avait prévu et ça a marché. Moi aussi à mon tour j'ai été embauché dans ses combines malsaines. Je suppose que c'est grâce à son réseau que tu as trouvé des réponses à tes questions non ?

- Oui. Je voulais absolument te retrouver Rin-chan. Au collège, lors de ma troisième année, j'ai commencé à chercher dans des bars, des endroits peu fréquentables. Puis un jour où un informateur m'avait indiqué le Lily's bar. J'y suis entré et Lily à tout de suite su ce que je voulais. À l'époque elle avait seulement 23 ans. Mon potentiel à séduire, c'est elle qui l'a décelé, et tout ce que je sais pour plaire aux hommes et aux femmes c'est elle qui me l'a enseigné. Et Piko aussi, était dans le coup. C'est là que j'ai rencontré Nodoame, il était l'une des connaissances de Lily et l'un de ses clients les plus fidèles. Toujours il voulait le meilleur, et surtout les plus jeunes, et j'avais entendu tellement de rumeurs à son sujet qu'indirectement il m'effrayait un peu, et lorsqu'il a demandé à m'avoir pour une soirée, j'ai flippé à mort et j'ai failli défiler. Lily m'avait protégé jusqu'ici mais je n'aurai pas pu y échapper indéfiniment. Mais j'ai quand même accepté. Et il m'a... comment expliquer ça sans vous choquer ni vous dégoûter de ma personne... Ah c'est compliqué... je soupire.

- Il t'a pris de force c'est ça ? Demande candidement la blondinette.

- Heu, je lui réponds, choqué finalement moi-même, si tu veux tout résumer, c'est ainsi que ça c'est passé... Comment tu le sais ?

- Tu crois que rien ne passe inaperçu, avec un tel type ? Tu sais il paraît même qu'il ferait partie des yakuza, donc impossible de rater une de ses galipettes un peu dissimulée.

- Heu je dois me sentir comment là ?

- Gêné, me souffla Miku d'un air complice.

Ça m'embête d'être aussi proche d'elle alors que je suis censé ne plus pouvoir me la voir en peinture.

- Merci Miku, donc je reprends. J'avais déjà fais ça mais qu'avec des femmes, parce qu'être host..

- Parce qu'en plus t'étais host ? Me coupa ma future-ex copine.

- Oui mais c'est la période de ma vie dont je suis pas le plus fier tu sais ?

Rin lui intime de se taire :

- Ah je comprends. Continue s'il te plait.

- Bien, j'étais devenu un host en entrant chez Lily et du coup j'avais été formé par quelqu'un d'expérimenté si tu vois ce que je veux dire... je raconte, un peu embêté.

- Et t'as couché avec Lily ? Me questionne Miku sans gêne. C'était ta première fois ?

- Ben pour une fille comme toi qui me fais des « Len, pas-dans-la-salle-à-manger » t'es bien curieuse... je constate consterné.

- Je t'avais pas demandé d'être un peu plus diplomate ? la sermonne la blondinette.

- Oui j'ai déjà couché avec Lily mais pas pour ma première fois, je lui répond. La première fois c'était avec une fille de 18 ans, et j'en avais 14 ans. En plus elle était au lycée voisin du notre, mais après m'avoir rencontré elle m'a laissé tomber. Je me suis jamais senti aussi mal.

- Mais c'est passé non ? T'as plus à t'en faire, tente de me réconforter Miku.

- Elle m'a dit que j'étais trop... fade... C'est là que je me suis dit qu'il fallait que j'apporte de l'épice à ma façon de faire...

Musique d'ambiance : Rolling Girl, Hatsune Miku.

- Bref ce que je veux dire c'est que ma performance auprès de Nodoame m'avait rendu un peu célèbre, mais pas de la bonne façon. J'ai commencé à me planquer à ne plus me rendre quotidiennement chez Lily et à finir cloîtré chez moi avec Piko pour seul réconfort. On me cherchait, enfin Nodoame me cherchait car il m'aimait bien. Le pire a été quand il apprit qui étaient mes parents. À partir de ce moment il ne m'a plus lâché. Je n'ai plus eu droit à la moindre seconde de sécurité et d'intimité. Mais quand je repense à ce qu'il m'a fait je dors plus j'en fais des cauchemars. Il m'effraye et je pleure des fois.

Je m'arrête alors et sens ma gorge se serrer. Je vois que ma vision devient trouble et je n'ai même pas besoin de deviner ce qui se passe. Pour la première fois de ma vie, du moins que je puisse me souvenir, je pleure devant quelqu'un d'autre que moi. Ça ne m'est jamais arrivé. Et pourtant, l'eau qui coule de mes yeux, qui coule jusqu'à mon menton, ma voie qui flanche, mes sanglots hoquetant pitoyables. Je peux même pas me retenir. J'enfouis ma tête dans mes mains et je ne pense plus à rien. Mais une voix s'élève dans le petit réduit et vient jusqu'à mes oreilles. C'est une si jolie chanson. Celle que fredonnait souvent Miku lorsqu'on était au lycée. Maintenant elle me revient. Si jolie... Parce qu'elle me fait rouler, encore et encore vers le bas, et qu'enfin on me tend la main. J'ai tellement d'orgueil que j'en ai affecté les autres, en voulant toujours et encore m'enfermer dans cette solitude...

- Len-kun, tu vas bien ? Dit Rin, un air inquiété sur le visage. Tu es tout pâle...

- Non tout va.. va bien... C 'est juste que des souvenirs pas très agréables me reviennent en mémoires... Désolé de t'avoir inquiétée...

- C'est rien je ne t'en veux pas... Et puis c'est quelque chose de naturel que de s'inquiéter pour ceux qui nous sont chers, tu sais ?

Je réalise alors que je compte pour elle. Ça me fait mal au cœur mais j'ose admettre moi aussi qu'elle compte pour moi. J'aimerai arrêter de respirer maintenant, rien pour savoir ce que ça fait de mourir en paix. J'ai beau parler, me la jouer je suis pitoyable. J'ai même la tête qui me gratte, j'ai beau la frotter rien ne me soulage. Et là tout de suite j'arrête de respirer. Maintenant.

- Miku ?

- Oui Len-kun ?

- Pourquoi t'as embrassé Kaitô-san ?

Elle détourne un instant le regard, pousse un soupir et revient à moi.

- Je savais que t'allais me demander ça.

Miku-san inspire un grand coup et commence à parler :

- Tu sais que Kaito-niichan est mon ami d'enfance, n'est-ce pas ?

- Oui.

- Tu dois te douter que je connais son entourage ?

- Oui.

- Tu ne trouve pas que Kaitô ressemble à quelqu'un en particulier ?

- …..

Je n'avais jamais pensé à cette éventualité, jamais évoquée !

- Bordel, je ne m'en étais même douté ! Kaito-san ressemble bel et bien à Nodoame. Il sont pareils. Ils sont proches.

- Ils sont frères. Nodoame-san est même souvent appelé Black coat Kaitô.

Rin hoche la tête.

- Je ne peux rien refuser à mon Kaito-niichan et lorsqu'il m'a proposé de l'aider, je n'ai pu qu'accepter. Il m'a demandé de te fréquenter, savoir ce que tu aimais. Pour ensuite te retrouver, et te mettre en confiance.

- Donc à la place d'aller à la chasse, c'était moi la proie... Je me suis vraiment fait avoir comme un bleu... bon sang, je rage. En même temps vu comme t'es roulée, normal que ce soit à toi que Kaitô ait confié le sale boulot, je déclare sans délicatesse.

- Salaud ! Crie-t-elle. Bref il m'a demandé où est-ce que tu allais souvent, pour pouvoir te chopper et faire ce qu'il voulait de toi. Le seul problème c'est que pour te séparer de Luka, j'ai eu un peu de mal.

- Saleté...

- Ensuite il ne fallait plus qu'il ne débarque ici, mais il y a eu un autre bug : j'ai refusé pour la soirée j'ai dis que j'en avais marre de te faire du mal pour rien, que c'était dégueulasse de ma part en tant qu'amie. Donc moi au bout d'un moment j'en ai eu assez. Et j'ai laissé tombé. Je suppose que c'est aussi pour moi qu'ils sont venus. J'en sais plus que je ne le devrais, finit-elle, la mine déconfite.

- Mais ça ne me dit toujours pas pourquoi tu as embrassé Kaitô-san.

- Ah ça ! C'est ma manière de le remercier, dit Miku.

- Tu remercie les gens comme ça, toi ? Lui demanda Rin-chan.

- Quand ces personnes me sont fiancés depuis l'enfance, oui. Pour la petite histoire les Hatsune et la famille de Kaito-niichan sont très proches. Lorsque je suis née, il a été décidé que pour la plus jeune un mariage arrangé serait la bonne solution.

- Ah... Je ne savais pas.

- Maintenant tu sais.

J'ai l'impression d'être dans une émission de télé-réalité où les participants dévoilent leur vie privée au public qui s'esclaffe devant ces révélations. Le seul problème c'est qu'il n'y a pas de public. Au moment où je vais enfin en placer une, la porte commence à bouger. Rin-chan et Miku-san se serrent les mains et écarquillent les yeux. Moi je me lève, leur fais signe d'approcher pour que dès la porte s'ouvre, nous puissions nous enfuir. Elles hochent la tête et s'accroupissent à côté de la porte. Cette dernière s'ouvre et nous sortons aussi vite que nous le pouvons.

L'homme qui a ouvert la porte n'est autre que Nodoame. Il me sourit, un sourire mauvais. Je cours dans le couloir avec dans mes mains, celles de la blondinette et de ma future-ex petite amie. J'arrive à l'entrée et ouvre la grande porte en la poussant. Les filles ont du mal à me suivre. Je lâche alors les mains des filles et cours vers une moto, dont l'occupant a laissé négligemment ses clefs au contact, Kami-sama a du m'entendre, pour une fois que j'ai ce dont j'ai besoin au bon moment. Rin me suit et se met à l'arrière. Je vois Nodoame nous suit et il se précipite vers sa moto.

- Tu sais comment conduire ce truc ?! Hurle-t-elle.

- Non mais ça pas être aussi dur qu'un kart ! Je lui répond avant de capter qu'elle est déjà installée : mais descends de là ça pourrait être dangereux !

- M'en fous...Tu me rassures tiens, Len-kun.

Je mets le contact et démarre. Finalement le truc c'est de rester en équilibre sur un vélo. Je fonce dans l'avenue principale et la course-poursuite commence. Je n'aime pas trop ce terme mais à ce moment là c'est ce qu'il y a de plus approprié. Oui quand quelqu'un comme moi se fait poursuivre dans toute une ville par un vilain méchant très beau c'est une course-poursuite.

- LEEEEN ! À droite bon sang ! crie-t-elle. NON ! À DROITE PAS À GAUCHE BORDEEEEL !

- JE FAIS CE QUE JE PEUUUUX !

Et hop, encore un feu grillé, et voilà une mémé que j'ai failli renverser, un petit chien qui ne regarde pas à droite et à gauche avant de traverser. Et encore une avenue de prise, des voitures qui klaxonnent ne se rendant pas compte de la merde dans la laquelle nous sommes.

Nodoame me suit encore. Je décide de prendre une petite ruelle où on deux voitures n'ont même pas la place de circuler. Il me pourchasse encore. J'accélère encore et je fonce dans le tas. Rin n'arrête pas de hurler quelque chose et de me pincer au niveau des côtes. Au bout de cinq mètre je lui demande :

- QU'EST-CE QU'IL Y A ?

- LEEEEEN ! LA RUE EST SANS ISSUE !

- BORDEL T'AURAIS PAS PU LE DIRE AVANT ?!

- SAUTE DE CETTE SALETÉ D'ENGIN AVANT QU'IL N'EXPLOSE BON SANG !

Je suis son conseil. Je prends Rin-chan contre moi et saute en roulant sur le bitume, la main droite contre son crâne, la gauche serrée autour de sa taille.

- Len-kun il faut qu'on se barre, vite !

La moto s'écrase contre le mur d'un immeuble mais n'explose pas. Par contre je ne dirai pas la même chose du côté de Nodoame-san. Il s'écrase légèrement comme une mouche à merde contre le sol, et le temps que Rin et moi nous sortions de la ruelle pour nous mettre à l'abri pendant que j'entends un gros « BOUM ! » plus que satisfaisant. Je lui sourit difficilement pendant qu'elle pleure, collée contre moi.

Musique d'ambiance : Nico Touches The Wall, Driver...

- C'est fini, c'est fini, je te dis, il n'y a rien à craindre...

- Tu... Tu es.. Sûr ? Elle hoquète, articulant avec difficulté.

- Oui, je te le promets, je suis là, tu n'as pas à avoir peur de quoique ce soit, tu comprends..

- Oui... Je... je com... prends... je comprends...

- Tout va bien, je le sais. Un poids qui s'ôte de mon estomac.

Une plume dans mon cœur, puis plus rien.

Trois mois plus tard sur un bateau en partance du Japon, sur le pont.

'Faut que je me décide, cette petite blonde à su me montrer qu'elle était parfaitement épicée, et qu'elle possédait une saveur exquise. Une saveur, sucrée, salée, parfois amer, restant acide lors des moments de panique. Mais elle est délicieuse, le parfait mélange que je recherche depuis tellement longtemps.

- Tu es là ? Me demande-t-elle

- Oui... Je pensais à ce qui s'était passé...

- Et où est Miki, ne me dis pas qu'elle encore au buffet ? Soupire Rin.

- Hé oui, mais n'imagine pas que c'est de ma faute, elle y est allée toute seule. M'enfin, je soupire, en baissant les yeux vers elle. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens très triste. Rejoindre papa, ça me fait penser que tu es là. Et... Que tout ce qui s'est produit en deux mois est réel. Ça fait plein de chose dont on doit se souvenir. Pas tous agréables, ces souvenirs.

- Tu ose insinuer que je te file le cafard ?! S'emporte mon amie.

- Non, pas du tout, mais être à tes côtés me rappelle que tu étais aussi près et que je ne t'ai même pas aperçue. Rin, je dit en me retournant, que dirais-tu si je te disais que je t'aime énormément, plus que ma propre vie ?

Elle se retourna, toujours contre la rambarde, mais le visage et ses yeux en face de moi. Toujours aussi purs, je n'ai pourtant aucune envie de les souiller.

- Je te répondrais que tu es l'ami le plus précieux que j'ai jamais eu et que tu es extrêmement beau, maintenant si c'est réel, je te dis que, oui moi aussi je t'aime.

Elle sourit et vient se blottir dans mes bras.

- C'est grand l'Angleterre, j'angoisse un peu... Même si Miki est avec moi, je flippe.

- Oh tu sais pas besoin d'avoir peur. Je suis là moi aussi, je rétorque.

- Je t'adore Leeeen-kun ! hurle-t-elle en me sautant au cou.

Elle est moi partons pour l'Angleterre accompagné de Miki, la fille d'un grand entrepreneur qui souhaite faire fusionner son entreprise avec celle de mon père.

Nodoame est mort à cause de l'explosion de sa bécane, grand brûlé, il était comme un poulet à KFC, et j'ai ris en sachant que Kaito-san avait dit que « ça en fait un de moins » en croisant les bras.

Ça, je le sais de Miku qui m'a appelée il y a deux jours, car elle était là-bas lors de la cérémonie de l'enterrement, et selon ses dires, le vêtement cérémonial qu'elle portait était très beau.

Mais par contre personne ne pleurait.

C'est comme ça, on ne pleure pas, a-t-elle dit. En même temps on ne pleure que pour ceux qu'on aime, m'a-t-elle répondu. Je voyais bien ce dont elle parlait.

Le vent de juin sur l'océan indien, me fouette violemment le visage et Rin enfouie dans mes bras, ouvre les siens à Miki pour qu'elle puisse s'y réfugier, même si elle a encore des miettes de biscuit sur le coin des lèvres.

Piko m'attend déjà en Grande-Bretagne, et sa sœur aussi. Haku après avoir fait carrière dans la chanson et son agent lui a promit qu'ils emmèneraient son frère. Kaitô reste au pays avec Miku et Meiko pour reprendre les affaires de son frère en transformant sa boite en usine à glace nommée d'office Ice.

Moi je suis là, je ne suis plus tout seul. Je n'ai qu'une seule chose à dire. Épicé.

SPICE.

Soit tu reste à terre et deviens ce pantin du destin que tu as toujours haï, soit tu te relève face à la mort et à la vie qui te contemplent, à tour de rôle. Tu te relèves, soit celui que tu dois être, maintenant.

Tu dois être épicé, sucré si on t'aime comme une pâtisserie, salé si tu sais que tu dois faire couler des larmes, amer si on ne t'aime pas, acide quand on ne veut pas que sois là.

Reste épicé, et goûte à la saveur de l'amour.

FIN.

Si je devais dire quelque chose, c'est je suis heureuse. Je l'ai conclu un peu hâtivement négligeant bien des détails, et la relecture franchement j'en ai ma claque. Je me suis plu à écrire ce Len que personne n'aimait. Cette personne perdue, dans ces sentiments, dans son propre cœur, dans le monde qui l'entoure. Mais il s'est retrouvé, grâce à Rin. Dans la chanson, à la fin c'est elle qui mène le jeu malgré tout. Elle le mène encore. J'ai aimé, pleuré, crié, hurlé, murmuré, pendant que j'écrivais cette fiction. Ce fut la première. La dernière aussi à chier, même si j'en suis fière, ce serait un peu comme la première étagère Ikéa que j'aurai réussi à monter. Elle est pas bien jolie mais ça s'améliore avec le temps.

Je remercie toutes les personnes qui ont pu lire cette fiction. Et par-dessus tout mes amies que j'aime par-dessus tout, je les aime énormément. MERCI à vous les filles, et à eux et celles qui postent des commentaires, des rewiews.

Soyez ce que vous êtes, ne vous cachez pas derrière votre amertume et votre acidité, soyez SPICE.