Chers lecteurs, nous abordons la fin de cette fanfiction. Plus que deux chapitres. Enfin peut être qu'il y aura un chapitre bonus car je ne suis pas sûr de pouvoir tout caser en deux chapitres. we'll see.
Ce chapitre est consacré à Hikaru, et va vous faire repartir en arrière d'environ... dix ans ^^
Bonne lecture!
(Je compte sur vous pour les comm').
Warning: rating M/yaoi. explicit content.
Chapitre 8: jugement.
Je me sens mal. Je te regarde dormir, si paisible, et je me sens mal. Parce que tu es trop jeune, trop pur, trop innocent. Pourtant tes mains sont souillées du sang de nombreuses victimes. Ils te considèrent comme un gamin, mais juste quand ça les arrange. Moi, je t'ai toujours vu comme tu es, un être pur et magnifique.
Mais je dis ça pour me purger de mon malaise. tu n'as que quinze ans bon sang! Comment puis-je te voler le peu d'innocence qu'il te reste? quand tu te rendras compte de cela, tu me rejetteras sûrement. Mais tu es là, comme tous les soirs. Tu t'es endormi avec un sourire sur les lèvres. Que ferons-nous demain? Qui nous demanderont-ils de tuer? Encore et encore?
Mes pensées s'embrouillent. Cette vie est cruelle. Je finis par tout mélanger. Toi, moi, notre boulot. Tout cela est intimement lié cependant. Si tu savais. Si tu savais comme je tremble à chaque fois que je te vois combattre. Tu m'es tellement précieux. Pourrais-je supporter de te perdre? Tu es mon âme soeur.
"Hika?" me demandes-tu à peine éveillé. "Tu ne dors pas?"
"Rendors-toi louveteau. La journée risque d'être dure demain."
"Mmh. Prends-moi dans tes bras."
Je m'exécute. Comment résister à cette demande? Tu es tout ce que j'ai. Alors je te serre contre moi, et tu te rendors. Tu as confiance en moi, au point d'abandonner toutes tes craintes dans mes bras. Je balaie l'une de tes mèches argentées de ton front. tu es si beau. Mais je ne me fais pas d'illusion. Je sais ce que je t'ai promis, mais je redoute le jour où nous serons découverts. Où nous serons séparés. Fatalement.
...
"Hikaaa! T'as pas vu mon caleçon?"
J'adore quand tu prends ce petit air agacé. La façon dont tu fronces les sourcils pour te donner un air sérieux, c'est trop mignon.
"J'aime bien quand tu te balades les fesses à l'air." J'essaye de garder un ton neutre quand je te réponds, mais je sais que je ne suis pas crédible. Je pensais te faire rougir, mais il en faut plus, je devrais le savoir depuis le temps.
Tu te plantes crânement devant moi, dans toute ta nudité, et... Tu me nargues!
"Petit insolent, tu vas voir si je t'attrape!".
Tu te sauves en riant, et je te poursuis dans l'appartement. Tu joues l'effarouché quand je t'attrapes, tu te débats, mais tu finis par t'abandonner dans mes bras en riant aux éclats, comme toujours. Je laisse courir mes mains sur ton corps et tu frissonnes d'impatience. J'ai envie de toi, et tu le sais.
Nous les savourons, ces moments volés entre deux missions. J'aime voir l'excitation dans ton regard. Elle est tout à fait différente de l'excitation que tu montres avant le combat. Parce qu'il y a de l'amour en plus, et je le vois. J'aime la façon dont tu me fais l'amour. Comme si tu allais y laisser la vie, mais que cela t'importait peu. Tu me donnes tout, Kakashi, et je le prends entièrement. J'aime le visage de contentement que tu m'offres quand tu viens juste de jouir. Tes joures sont rouges, ton corps est en sueur. Mais tu as l'air épanoui. Heureux. Et tu me souris. Je me damnerais pour ce sourire.
Aujourd'hui, mon oncle a demandé à me voir. Et je ne pressens rien de bon. Je ne t'en ai parlé mais je suis inquiet.
"Hikaru, ça va?"
Tu n'es pas dupe. Tu connais bien la psychologie humaine et les expressions de mon visage te sont maintenant trop familières. Que vais-je inventer pour ne pas t'inquiéter?
"Kakashi, ne m'attends pas pour manger ce soir, je rentrerai tard."
"Ah? Tu n'es pas de service pourtant." Je vois ta moue. Tu sais que quelque chose ne va pas.
"Non, mais mon oncle m'a invité à dîner. Je ne pouvais pas refuser."
"Je comprends. J'espère que tout se passera bien" me réponds-tu dans un sourire forcé. Tu la sens, mon inquiétude, mais tu ne diras rien. Tu as conscience que nous sommes en sursis. Parce que tu es intelligent. Toi le petit génie de Konoha. Le petit génie. De quinze ans. Seulement.
"Kakashi ne t'inquiètes p..."
Mais tu ne me laisses pas finir ma phrase. Je ne t'ai pas vu bouger. Yu es là, à genoux devant moi, en train de déboutonner mon pantalon. Tu es un assassin hors pair, ta rapidité te rend quasiment invincible. Mais tu sais mettre ces qualités au profit pour d'autres activités. Et je sens le désir monter instantanément quand ta bouche entre en action. Tu laisse courir ta langue sur mon sexe, lentement. Tu sais que ça me rend dingue, et je te sens sourire. Quand tu commences à laisser glisser tes lèvres le long de mon membre, je ne peux réprimer un frisson de plaisir. Je sens que je ne vais pas tarder à venir et je veux te prendre, mais tes mains enserrent mes hanches et m'intiment l'ordre de ne rien faire. De me laisser faire. Jusqu'où veux-tu aller louveteau? Je baisse les yeux vers toi. Tu me regardes fixement, déterminé. Et tu accélères le rythme. Je me raidis, je vais venir. Je ne veux pas me laisser aller dans ta bouche. Je ne veux pas t'imposer ça. Mais tu résistes quand je veux me retirer. Tu cherches mon plaisir, uniquement le mien. Je ne contrôle plus rien, j'ai des étoiles dans les yeux, un feu d'artifice dans la tête. Je te regarde essuyer discrètement le coin de ta bouche. Kami-sama j'ai envie de toi!
...
"Hikaru, assieds-toi."
J'ai su à l'instant où j'ai franchi le seuil de cette maison que le malheur allait s'abattre.
"Iruka n'est pas là? Et Tante..."
"Assieds-toi!" me hurle-t-il à la figure. J'obéis. Je sais ce qu'il va me reprocher. Je me suis préparé. Seul Kakashi m'importe à cet instant. Protéger Kakashi. A n'importe quel prix.
"Tu dois savoir pourquoi je t'ai fait venir."
"euh...Non?"
"Ne joues pas à ça avec moi, Hikaru. Tu me fais honte. Non, tu me dégoûtes. Comment as-tu pu?" Il me tourne le dos. Il n'a même pas le courage de me regarder en face. Je ne suis pas du genre à fuir, et il le sait.
"Je suppose que tu veux parler de ma relation avec ..."
"Ne prononce pas son nom!" me hurle-t-il de nouveau. "Ce pauvre garçon, a-t-il seulement conscience de ce que tu lui as fait?"
"Kakashi..." Il frémit.
"Kakashi" continué-je "est totalement conscient et consentent."
"Comment oses-tu dire ça? Il a quinze ans, quinze ans, Hikaru! tu es ... un dépravé! Et tu entraînes ce pauvre garçon dans ta déchéance. C'est ignoble!"
"Nous nous aimons..."
"Ne parle pas d'amour! Ce n'est que de la luxure! tu fais honte à ton nom Hikaru!"
"Ah! Nous y voilà! C'est ça le vrai problème! L'honneur des Umino! Si tu savais comme je me contrefous..."
"Tu sembles te contrefoutre de pas mal de choses Hikaru. La morale en premier lieu. Tu dois mettre un terme à tout ça."
"Mon oncle, avec tout le respect que je vous dois, j'aime Kakashi et je ne le quitterai pas."
Je suis déterminé. il ne me fera pas plier.
"Bien. Je vois. Je n'ai pas d'autre choix que d'informer tes supérieurs alors. Tu devras en subir les conséquences."
"Mon oncle, je vous en prie. Ne faites pas ça. Je comprends votre colère, mais en agissant ainsi, Kakashi en subira également les conséquences."
"Ca, il fallait y penser avant, Hikaru. Je te laisse le choix: tu abandonnes ta vie de débauche et tu reviens vivre à la maison. Et tu t'engages à ne plus revoir ce jeune homme. Tu seras retiré du service des anbus, vous n'aurez plus aucun contact. Si tu refuses, j'en informerai dès demain tes supérieurs et le conseil des sages."
J'hésite. Pas pour moi, mais pour Kakashi. Puis-je consciemment l'entraîner dans cette chute inévitable. Ou dois-je le protéger au prix d'une séparation qui nous tuera tous les deux? Comment puis-je me résoudre à le laisser partir? Mon oncle me tire de mes réflexions.
"Je te laisse jusqu'à demain pour te décider Hikaru." Il me tourne le dos et quitte la pièce, me laissant seul face au désespoir qu'il vient de me balancer en plein visage. En quittant la maison, j'aperçois mon petit cousin, Iruka, qui se cache dans l'escalier. Je lui souris tristement. Il a treize ans, des parents aimants. Un foyer. Kakashi n'a rien de tout ça. Il n'a que moi. Non. Il n'a plus rien, plus maintenant. Je ne peux pas l'entraîner dans ma chute. Mon oncle ira jusqu'au bout. Je dois trouver une solution pour que Kakashi s'en sorte sans dommage. C'est le moins que je puisse faire.
...
Quand je rentre dans l'appartement, tout est éteint. Je me déchausse sans bruit et me glisse jusqu'à la chambre. Je sais qu'il fait semblant de dormir.
"Kakashi?" murmuré-je doucement.
Il a senti le tremblement dans ma voix. Il ne se retourne pas tout de suite.
"Ils savent." C'est plus un constat qu'une question. Je n'ai pas le courage de lui mentir. Il se dresse brutalement et se jette dans mes bras. Je sens des larmes couler sur mon épaule. Il n'a que quinze ans. Et je vais briser sa vie. Et il le sait.
...
"Je suis désolé" lui murmuré-je " mais je ne peux pas te laisser interférer là dedans. Je t'aime Kakashi, mon louveteau. J'espère que tu ne me détesteras pas." Je tressaille quand je le sens bouger dans son sommeil. Mais il ne se réveille pas. Je dépose un chaste baiser sur son front. C'est mieux comme ça.
...
"Oui Monsieur."
Les membres du conseil sont défaits. Ont-ils jamais été confrontés à pareille situation. Ma seule consolation, c'est de voir la tête de mon oncle quand il débarque alors que je viens de tout avouer. Il est fou de rage, mais je ne lui donnerai pas la satisfaction de briser ma vie pour sauver le nom de sa famille. Ma seule famille, ma famille de coeur, c'est Kakashi. C'est lui que je dois protéger.
"Je ne comprends pas votre démarche, Umino-san."
"Je sais que ma conduite est inqualifiable. Et je préfère tout avouer maintenant, plutôt que le nom de ma famille siot entâché à tout jamais" répondé-je en lançant un regard d'affront à mon oncle.
"Vous comprenez bien que nous allons devoir sanctionner votre conduite, et celle d'Hatake-san." Je frémis. Nous y voilà.
"Si je peux me permettre Monsieur. Kakashi... Je veux dire Hatake-san ne peut être tenu pour responsable. Il ne se rendait pas compte que ce que nous faisions était mal."
"Oui, il n'a que quinze ans après tout. Ce qui rend votre délit d'autant plus odieux Umino-san!" répliqua sèchement l'une des femmes du conseil.
"Je pense que nous nous devons de sanctionner les deux" reprit un autre membre du conseil. "Si Hatake est assez ... mature pour entretenir ce genre de relation déviante, il doit en assumer les conséquences."
Je commence à paniquer. Je suis maintenant prêt à tout. Je joue ma dernière carte.
" Je vous en prie, épargnez Kakashi! Ne le laissez pas payer le prix de mes erreurs. J'avoue tout. C'est moi qui l'ai poussé à se pervertir. Je vous en supplie."
Je suis à genoux, face contre terre. Kami-sama faites qu'il y ait un peu de bonté au sein de ces coeurs rigides et rétrogrades.
Le conseil se retire pour délibérer. Les gardes m'encadrent. J'ai peur.
...
A l'annonce du verdict, je ne manifeste aucune émotion. Ma vie se brise, en même temps que je préserve celle de Kakashi. Je sais qu'il le vivra comme une trahison. Mais peut-être qu'un jour, il comprendra. Peu être qu'un jour, nous nous reverrons. Et qu'il m'aura pardonné. Je sens les larmes couler le long de mes joues. Adieu Kakashi...
...
Je viens de prendre dix ans. Dix ans d'exil. Cinq ans pour moi, et les cinq ans que Kakashi aurait mérité à les entendre. Que seras-tu devenu dans dix ans, louveteau? M'auras-tu pardonné?
...
Je n'ai pas pu te dire au revoir, louveteau. Ils me l'ont interdit. Je crève de ne pouvoir t'expliquer la situation. Que vont-ils te raconter? Que j'ai fui? Que je suis mort en mission? Tu seras anéanti, j'espère que tu ne feras rien d'idiot. Parce que tu dois vivre, Kakashi. Tu dois vivre pour nous deux maintenant.
...
...
Genma avait fini. Les autres étaient sans voix. C'est Raido qui rompit le silence.
"Si je comprends bien, Hikaru et Kakashi étaient... ensemble, et Hikaru a été exilé pour ça."
"Et ben! quelle histoire!" reprit Izumo. "Je comprends mieux pourquoi Kakashi était furieux de revoir Hikaru au début. S'il n'a pas su pourquoi Hikaru était parti, il a dû se sentir trahi."
"Ca expliquerait aussi son pêtage de plomb au pays du sable." répondit Kotetsu.
"Et vous pensez que maintenant..."
"Raido, Hikaru habite chez Kakashi. A ton avis, tu crois qu'ils passent leurs soiréess à tricoter ou faire de la pâtisserie?"
Les autres se mirent à rire.
"Maintenant que vous le dites, ils ont l'air...proches."
"Proches? C'est évident qu'ils couchent ensemble!"
"On peut savoir de qui vous parlez?" Kurenai venait d'entrer dans la pièce.
"Hikaru et..." Mais Kotetsu n'eut pas le temps de finir sa phrase, car Genma venait de lui mettre un coude dans les côtes.
"Hikaru et?" demanda Kurenai sur un ton qui ne tolérerait pas de réponse.
"Kakashi" répondit Izumo d'une petite voix.
"Et je peux savoir comment vous en êtes arrivés à cette conclusion?" continua-t-elle sur le même ton.
"Genma trouvait ça bizarre, la disparition d'Hikaru pendant dix ans. Alors il a fait quelques recherches."
Kurenai leva les yeux aux ciel. "J'aurais dû me douter que tu sale petite gueule de fouine ne pourrait pas s'en empêcher."
Genma préféra faire profil bas.
"Toujours est-il que Kakashi et Hikaru ont déjà bien assez souffert pour que je vous laisse faire n'importe quoi maintenant. Je ne tolérerai aucune remarque, aucune allusion graveleuse ni aucun commentaire."
"Mais la situation a changé maintenant. Les gens sont plus tolérants."
"Et tout le monde sait que Kakashi s'envoie des mecs autant que des nanas" marmonna Genma.
"Chez les shinobis, les relations homosexuelles sont acceptées, mais plus comme un défouloir que comme de vraies relations de couple. Regardez autour de vous, vous voyez beaucoup de couples homos se balader dans la rue? Je pense que les habitants de Konoha sont plus tolérants qu'avant, mais tant que ça reste dans le privé des appartements... ou de ce complexe"expliqua Kurenai.
"Pfff, c'est complètement con" répliqua Kotetzu.
"C'est peut être con, mais c'est comme ça. Kakashi est très populaire, il a des gamins en charge. Je ne suis pas sûre que tous les parents voient son orientation sexuelle d'un bon oeil."
"Ouais, je crois qu'on a tous compris, Kurenai" répondit Izumo. "Mais dans ce complexe, on peut encore faire ce qu'on veut. Et je pense savoir comment leur apporter tout notre soutien. De toute façon, Kotetsu et Genma ne sauront pas garder leur langue."
Les deux ninjas protestèrent mais Izumo reprit: "On va leur offrir la possibilité de ne pas avoir à se cacher, au moins à l'intérieur de ce complexe, auprès de leurs camarades shinobis. Et puis je crois qu'on a une cagnotte à remettre non?"
Kurenai sourit. Finalement, c'était peut être ce qui pouvait arriver de mieux à Kakashi et Hikaru. La reconnaissance de leurs pairs, la possibilité de pouvoir vivre leur amour à la vue de leurs camarades. Et puis cette petite sauterie avec la remise du prix à Hikaru risquait d'être assez... divertissante.
REVIEW?
