SEPTIÈME CHAPITRE : Les "peut-être "
POV Loki
Dimanche 16 novembre 2008 …
Un autre jour, et une autre entrée en fracas de Stark dans la salle de classe. Loki s'y était habitué avec le temps, ne sursautant plus et continuant simplement sa lecture. N'empêche que le jour où quelqu'un d'autre entrerait, il se retrouverait bien bête .
Heureusement que le Serpentard avait pris l'habitude de se cacher sous le bureau quand il faisait une attaque de panique, car le brun ne l'avait pour l'instant jamais surpris. Si jamais le Serdaigle entrait au mauvais moment, Loki contrôlait comme il le pouvait ses émotions en attendant qu'il s'en aille, mais il y avait quelque chose d'humiliant dans cette situation. Enfin, il valait mieux ça plutôt que d'être découvert.
Il avait appris à avoir un total contrôle de ses émotions avec le temps. Il pouvait refouler une crise pendant des heures s'il le devait, avec bien sûr la condition qu'il puisse finir par la laisser s'exprimer à un moment ou à un autre. Plus il attendait, plus la panique et le mélange de sensations qui l'habitaient augmentaient, et donc plus il y aurait de dégât à la libération de toutes ses émotions.
Il avait eut sa première attaque à neuf ans, un véritable choc : il n'avait pas compris ce qui lui arrivait. C'était juste un jour normal, où il avait été humilié par Thor et ses amis parfaits. Il avait été triste, mal et seul, encore une fois à cause de lui, d'eux. Il se rappelait encore de ce maelstrom d'émotions qui l'avaient submergé : détresse, haine, envie, peur d'être abandonné, …
Et soudainement, les battements de son cœur s'étaient accélérés, tout comme sa respiration, il avait vu flou et son champ de vision s'était rétréci de minute en minute, un bruit à la fois sourd et strident envahissant son crâne, … Il se rappelait encore de cette pensée, unique, qui tournait en boucle : il était en train de mourir.
Il ne savait pas combien de temps la crise avait duré, mais quand sa mère le trouva elle mit plus d'une demi-heure à le calmer. Et c'est alors que le cercle vicieux s'enclencha : il ne voulait plus jamais avoir à revivre cette sensation de mort lente, et il vivait depuis dans la peur qu'une attaque se reproduise, si bien qu'à chaque montée d'émotions trop intenses il paniquait, et déclenchait lui-même une de ces crises. Il était piégé, par sa propre faiblesse.
La seule personne a être au courant était sa m- Frigga, et sa présence avait été la seule chose capable de le calmer rapidement et efficacement. Ils avaient fait des recherches ensemble pour essayer de comprendre ce qui lui arrivait, dans le plus grand secret, pour finalement découvrir les phénomènes d'attaque de panique et de crise d'angoisse. Il avait été rassuré de savoir qu'il n'était pas le seul à qui cela arrivait, même s'il était plus courant que ce genre de trouble anxieux se produise à l'adolescence. Frigga ne l'avait jamais jugé, toujours soutenu.
Elle lui manquait parfois. Souvent.
La fréquence des crises avaient diminué peu avant qu'il n'entre à Poudlard, quand il avait appris à les refouler tout comme les émotions qui les déclenchaient. Mais c'était dur à 10 ans à peine, d'apprendre à se forger une carapace assez épaisse pour que plus rien ne l'atteigne. C'était dur, et irréalisable, surtout pour quelqu'un comme lui, quelqu'un de faible.
La première année s'était déroulée sans accroche, il n'avait pas beaucoup d'amis mais était très bien seul la plupart du temps. Après tout, la solitude il connaissait, c'était plutôt quand il était le centre de l'attention qu'il angoissait. Il était bien mieux dans l'ombre, à écouter et à observer. Et bien sûr, à faire quelques farces, qui lui attirèrent quelques ennemis dont il n'avait que faire.
Puis Thor était arrivé, et tout avait recommencé. Thor, le grand chouchou d'Odin, que lui-même n'arriverait jamais à satisfaire. Réveillant ce maelstrom d'émotions qui finissaient toujours par traverser jusqu'à ses meilleures défenses. Mais bon, aujourd'hui est-ce que ça importait vraiment ? Que Thor soit le fils prodige, alors qu'en réalité il était simplement le seul véritable fils ? Peu importe que Loki ne puisse pas gagner cette compétition, puisqu'elle n'avait finalement jamais commencé pour lui.
Dès le début, il n'avait été qu'un spectateur, et non un concurrent.
Il sortit de ces sombres pensées, ne voulant pas partir sur cette pente. Il écouta plus attentivement son visiteur (oui, il pensait toujours que c'était sa pièce) et compris que le sujet des lamentations du jour était Steve Rogers qui avait encore dû dire quelque chose qu'il ne fallait pas.
- Rah, parfois j'aimerais être dans un autre univers ! S'exclama bruyamment Stark en levant les mains au ciel.
- Pourquoi ? Demanda-t-il aussitôt, pressé se distraire.
- Tout est possible avec la théorie des univers parallèles ! Un ciel mauve, des éléphants roses, des volcans crachant du chocolat !
L'enthousiasme du Serdaigle lui arracha un sourire rapide, qu'il remplaça vite par une fausse expression perplexe.
- Et donc, peut-être dans un autre univers Rogers serait-il moins stupide ? C'est ta théorie ?
- Comment savoir ? Dans un autre univers, peut-être aurions-nous été amis toi et moi !
Il y eut un moment de pause, pendant lequel ils se regardèrent, mais finalement Stark éclata de rire en secouant la tête.
- Nan, pas possible ça !
- Je ne peux qu'acquiescer, je suis sûr que tu serais aussi insupportable peu importe l'univers.
Tony essaya de lui balancer un livre qui traînait en retenant un sourire, mais Loki l'évita sans peine. Le brun sembla oublier qu'il était venu ici pour se plaindre, et sorti ses affaires pour avancer ses devoirs (presque tous en retard, à cause de ses recherches obsessionnelles sur le rituel magique dont lui avait parlé Loki il y a presque vingt jours. Ça avait d'ailleurs bien fait rire le Serpentard quand il s'en était plaint).
Loki reprit sereinement sa lecture, un sourire au bord des lèvres.
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Samedi 22 novembre 2008 …
Il fallait que ça arrive un jour : un de leurs débats avait pris un chemin dangereux, conduisant à la question majeure qui les séparait et le ferait toujours : les moldus.
- Comment certaines personnes peuvent sincèrement penser que les moldus sont inférieurs aux sorciers ! S'écria Stark.
- Les moldus sont incapables de pratiquer la magie, c'est un fait, c'est tout. Répondit calmement Loki, en apparence du moins car son regard était lui glacial.
- Pour l'instant.
Loki fronça les sourcils, ne voyant pas où il voulait en venir. Qu'insinuait-il ? Le Serdaigle sembla comprendre le message, puisqu'il enchaîna rapidement :
- Tu sais, si on montrait rien que l'électricité à un gars du moyen-âge, il crierait à la sorcellerie. La magie est une force que les sorciers ont apprise à manipuler, mais je pense que c'est une science que l'on ne maîtrise tout simplement pas encore . La magie, un jour on pourra l'expliquer scientifiquement, la mettre sous équations, la technologie pourra la contrôler comme le font les sorciers ! Nos deux mondes n'en formeront alors plus qu'un, mêlant leurs connaissances pour le meilleur ! S'exclama le Serdaigle avec plus en plus d'enthousiasme, avant de finir plus doucement. Pas d'inférieur, pas de supérieur, juste … de l'harmonie.
Le Serpentard fut étrangement touché par son assurance, mais tout ceci était bien trop utopique pour lui plaire, et en contradiction totale avec ce qu'il pensait. Il ressentit un pointe de … Déception ? Culpabilité ? En voyant à quel point Stark tenait à cette vision. Il n'arrivait pas à mettre de mot sur ce sentiment. Mais quoi qu'il en était, il fit la seule chose qu'il connaissait : transformer ses émotions en mépris et venin.
- Es-tu en train de citer un des jolis discours de ton père ? Te les a-t-il à ce point répétés pour que tu croies ainsi à ses idées aussi farfelues ? Même Odin n'est pas assez stupide pour y croire !
Ses mots semblèrent choquer Stark au point qu'il en eut le souffle coupé, peut-être à cause de la mention de son père. Une sensation ressemblant étrangement à de la culpabilité (ridicule) l'envahit, alors il continua à frapper.
- Mais je vais passer outre l'absurdité de ces paroles, puisqu'elles cachent quelque chose d'encore plus affolant : penses-tu vraiment être celui qui amènera tout ça ? As-tu donc une aussi haute opinion de toi-même ? Pauvre petit né-moldu, tu n'est-
- Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d'autre ! Le Serdaigle sembla avoir repris de la vigueur, s'exclamant avec la même passion colérique que plus tôt. Au moins j'aurai fait avancer les choses, autant que possible quand on est entouré d'arriérés aux idées complètement dépassées !
Il sembla décider qu'il en avait assez (ou peut-être qu'inconsciemment il savait qu'il avait tort et était à court d'arguments) et partit rageusement vers la porte en ramassant son sac. Mais avant de sortir, il dit une dernière chose d'une voix à peu plus maîtrisée :
- J'espère que tu vivras assez longtemps pour voir ma vision se réaliser, et que tu te souviendras de cette conversation. Il prit une pause, puis soupira. Tu sais, tu me fais presque pitié. Tu peux te moquer autant que tu veux, mais moi j'ai quelque chose en quoi je crois, j'ai un but. Toi, tu n'as rien.
Il disparut avant que Loki ne puisse répondre quoi ce soit, et ce fut au tour de ce dernier d'avoir le souffle coupé. La première sensation inconnue, qui l'avait traversé à la fin de son discours, revint alors en force. Cette pointe de je-ne-sais-quoi, qui le prenait au corps face à la passion et à la foi du Serdaigle …
Mais la colère prit bientôt le dessus, et la rancœur avec. Stark avait pitié de lui ? Comment osait-il ?! Il verrait bien, quand tous ses rêves seraient brisés en face de lui ! La mort de son père ne lui avait donc pas servi d'exemple ?!
Loki n'était pas un idiot idéaliste, il ne croyait pas aux utopies alors que l'autre s'y accrochait avec une ferveur ridicule. Des deux, qui faisait vraiment le plus pitié ?
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Cependant, il n'arriva jamais à transformer la fin de cette discussion en victoire, peu importe à quel point il essaya de s'en convaincre. Alors il décida de ne plus jamais aborder ce sujet, choisissant sa méthode préférée pour faire face aux émotions qu'il ne comprenait ou n'aimait pas : l'évitement (la fuite lui souffla la partie sombre de son esprit). Stark sembla au moins arriver à la même conclusion et ils ne s'approchèrent plus de ce débat, retrouvant le semblant de "paix" qu'ils avaient installé.
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Un mois plus tard, samedi 20 décembre 2008 …
Pour une fois, c'était Loki qui était à un des bureaux en train de faire ses devoirs pendant que Tony lisait, assis sur le rebord de la fenêtre. Le Serpentard lui avait jeté des regards méfiants pendant quelques minutes, s'attendant à chaque mouvement du brun à ce que ce dernier bascule dans le vide. Puis il s'était finalement désintéressé de la situation en haussant les épaules, décidant que le Serdaigle n'avait qu'à s'écraser quelque trente mètres plus bas si ça l'amusait. Il s'en fichait.
Oui, très convaincant.
Loki soupira face à ses piètres performances d'auto-persuasion aujourd'hui. Il était plus doué d'habitude ! La fatigue, très certainement.
Depuis un mois, une routine s'était tranquillement installée, ou plutôt Stark s'était installé dans sa routine. Il n'arrivait même plus à penser à la salle de classe comme étant sa salle à lui ! Ils s'y croisaient deux à trois fois par semaine, et même si ce n'était que rarement pour plus d'une heure Loki avait pris l'habitude d'avoir sa présence en ces lieux.
Ce n'était plus juste une question de supporter l'autre, maintenant sa compagnie était … pas agréable mais, normale. Comme s'il était ici à sa place.
Le Serdaigle partait dans l'après midi avec le Poudlard Express pour les vacances de Noël, rappelant un peu plus à Loki qu'il passerait les fêtes de fin d'année seul à Poudlard , pour la première fois. Il essayait de prendre ça comme une amélioration, vu comment les repas de famille avaient tourné les années passées. Entre les louanges que Thor recevait en permanence et les critiques qu'on lui réservait pour ne pas être le parfait Odinson… S'ils savaient !
Il était d'ailleurs surpris que personne ne semble savoir qu'il n'était pas le véritable fils d'Odin et Frigga, maintenant ça lui semblait pourtant tellement évident ! Pas de chevelure blonde, pas d'esprit chevaleresque du Gryffondor sans peur, une carrure longiligne et même maigre parfois, … La seule chose qu'il semblait avoir en commun avec Odin était son intelligence et son sens de l'observation (qu'ironiquement Thor ne semblait pas posséder), mais la façon dont il l'utilisait, tout en fourberies et sournoiseries, ne plaisait pas aux Odinson.
Les critiques n'avaient fait que croître au fil des années, se faisant à voix basse et sous couvert d'hypocrisie durant son enfance, les vipères (douce ironie) pensant qu'il allait s'améliorer en grandissant. Mais le changement n'arriva pas, et les remarques s'étaient faites de plus en plus frontales, le comparant sans cesse à son frère si parfait, le digne représentant des féroces Odinson.
Alors peut-être que le fait qu'il n'ait plus à supporter tout ça était un bien pour un mal finalement.
Loki fut sorti de ses pensées par un brusque mouvement à la périphérie de son regard, et pendant un instant il crut que Stark avait vraiment finit par tomber. Il fut … définitivement déçu de voir que ce n'était pas le cas, et que le Serdaigle était simplement descendu du rebord et rangeait maintenant son livre dans son sac. Il haussa un sourcil dans sa direction, ne comprenant pas sa hâte et son air … nerveux ? Depuis quand Stark pouvait avoir l'air nerveux ?
Néanmoins le Serdaigle ne sembla pas vouloir répondre à sa question silencieuse, et se dirigea simplement vers la sortie d'un pas rapide. Et d'accord, ils n'étaient pas amis (loin de là), mais Loki avait au moins l'habitude de recevoir une vague salutation ou une dernière moquerie quand le brun quittait la salle. En y repensant, Stark avait été très silencieux aujourd'hui, suspicieusement silencieux …
Il avait beau essayer de se retenir, la curiosité était trop forte et il se retourna sur sa chaise pour le suivre du regard, qui se fit confus quand le Serdaigle s'arrêta brusquement devant la porte, la main sur la poignée. Cette même main se rétracta tout aussi soudainement, avant de faire des aller-retours entre la porte et le sac de son propriétaire, semblant indécise quant à la marche à suivre.
Fascinant. Mais aussi très troublant.
Finalement Stark sembla prendre une décision puisqu'il se retourna subitement, et le regard de Loki passa de sa main à son visage. Comment était-ce possible d'avoir une expression à la fois aussi déterminé et incertaine ? Un vrai mystère.
Le Serpentard fut sorti de son étude par un nouveau mouvement du brun, qui sortit lentement un minuscule paquet de son sac. Qu'avait donc le Serdaigle à être encore plus incohérent que d'habitude, et cela sans même dire un mot ?
Comme entendant sa pensée, Stark murmura un "Finite Incantatem" en direction du paquet, qui grossit progressivement jusqu'à former un pavé d'une vingtaine de centimètres de hauteur pour le double de longueur. Les yeux du plus vieux passèrent plusieurs fois du paquet au brun, alors qu'il ne cherchait même pas à cacher sa confusion. Finalement le Serdaigle fronça les sourcils dans sa direction, lui jetant un regard noir que pour une fois le Serpentard n'était pas sûr de mériter.
- Interdiction formelle de l'ouvrir avant le 25 au matin. J'ai posé des pièges de toute façon, pas que je te fasse pas confiance mais … si en faite c'est ça.
Puis il se tourna et ouvrit enfin la porte, laissant juste échapper un "Bonnes vacances" avant de la laisser claquer derrière lui. Loki fixa la porte pendant quelques secondes, avant de le tourner vers la source de toute cette mise en scène. Pour le coup, il était complètement perdu et son regard se fit suspicieux. Était-ce une bombe ? Un piège ? Mais alors pourquoi ne devait-il pas encore l'ouvrir, et attendre jusqu'au-
Puis la réalisation le frappa : Stark lui avait laissé … un cadeau de Noël ?
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Lundi 22 décembre 2008 …
À sa décharge, il avait attendu deux jours. C'était déjà bien plus que ce petit impertinent méritait.
Le paquet était enrobé d'un papier d'emballage brun, simple, et fermé d'une ficelle. Aucun ornement pour indiquer que c'était un cadeau, encore moins de Noël. La seule chose qu'il avait pu déterminer, c'est qu'il contenait une sorte de boîte rectangulaire, certainement en bois.
La source de tout ce mystère était posé sur son lit , le dortoir ayant totalement été déserté pour les vacances. Loki était agenouillé au sol devant lui, et l'observait maintenant depuis quelques minutes. Stark avait parlé de pièges, mais ça ne devait être qu'une fausse menace. Ou alors ils étaient de l'ordre d'une farce : de l'encre sur la figure, des pustules sur les mains, … Rien de tout ça ne faisait le poids face à sa curiosité.
Il prit sa décision, il ne voulait pas attendre deux jours de plus. Il voulait savoir maintenant si tout ceci n'était qu'une plaisanterie de mauvais goût, car non il n'était pas stupide au point de totalement croire que le brun lui ai laissé un vrai cadeau. Il n'était pas naïf.
Il ne mit que quelques secondes à retirer tout le papier, n'ayant aucune raison de contrôler son empressement dans la solitude de sa chambre. Il se retrouva vite avec une boîte effectivement en bois sur sa literie, mais il ne s'attendait pas à en voir une aussi belle. Elle n'était pas énormément travaillée, les ornements taillés dans le bois étant simples, peu nombreux, mais magnifiquement réalisés. Ils ne représentaient rien en particulier, juste une succession de formes et d'arabesques. Loki l'adorait, même s'il repoussa cette pensée au fond de son esprit.
Seulement … elle ne présentait aucune ouverture. Rien n'indiquait où se trouvait le couvercle, où elle s'ouvrait. On aurait dit un simple bloc de bois taillé, pourtant quand le Serpentard l'avait secoué avant d'enlever l'emballage, il avait entendu quelque chose taper légèrement contre les parois. Il était indéniablement creux, et contenait au moins plusieurs objets.
Il voulut prendre la boîte en main pour l'inspecter de plus près, mais au moment où il posa les mains sur le bois une vive sensation de brûlure lui fit lâcher un cri et l'objet. Il eut à peine le temps de jeter un regard noir vers la source de sa douleur (qui disparaissait déjà) qu'une note apparut soudainement à côté dans un "Pouf" sonore. Il l'attrapa prudemment, soupirant de soulagement en ne sentant rien, bien que toujours amer. La note était courte :
"Je t'avais pourtant prévenu, mais bon je me doutais que tu ne m'écouterais pas. D'où le mécanisme de défense que j'ai installé, mais j'ai été gentil et j'ai fait en sorte que la douleur ne soit que temporaire (j'aurais pu faire bien pire).
Tu peux toujours essayer de le désactiver si ça t'amuse, mais ça ne servira pas à grand-chose puisque la boîte ne s'ouvrira qu'avec un mot de passe, que je t'enverrai à Noël, tu sais le moment où tu es censé l'ouvrir.
Stupide serpent. Dans un autre univers, peut-être serais-tu un peu plus obéissant."
La signature était composée d'un simple petit dessin d'un visage, qui pouvait ressembler à celui de Stark réalisé par un enfant de 7 ans, qui fronçait les sourcils.
Loki, d'abord dubitatif et irrité, éclata finalement de rire au bout de quelques secondes. D'accord, il pouvait reconnaître que c'était de bonne guerre, et effectivement la douleur était déjà partie.
Il se tourna à nouveau vers la boîte avec un sourire en coin, bien décidé à enlever les enchantements de protection que Stark avait mis en place (parce que oui, sa note sonnait comme un défi). Il espérait juste que quoi qu'elle contienne, cela valait vraiment le coup.
... Ça fait longtemps hein? Désolé pour cette longue attente! Ma bêta d'amour est très occupée, c'est pourquoi je la remercie de toujours vouloir prendre le temps de corriger cette fanfic. Léanie, tu es merveilleuse!
J'avance doucement sur les derniers chapitres, attendez vous à du lourd! Prochain chapitre: Noël (oui, en avril...), disputes, et proposition!
A bientôt!
