Disclaimer: Tous les personnages dont les noms vous disent quelque chose... Ils ne sont pas à moi. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, je ne me fais pas d'argent avec cette fic! (je blague...)

Rating: T, Pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes! Le langage est vulgaire comme d'habitude, mais bon... Rien de trop grave je crois... Ahah, ou alors c'est moi qui suis trop vulgaire!

Avertissement: Ma bêta n'a pas eu le temps de corriger ce chapitre. (c'est ce qu'elle m'a dit, en tout cas...) Et honnêtement, relire une trentaine de page, c'est plus que je ne puis faire! Désolée, il y a probablement une myriade de fautes dans ce chapitre, mais j'ai vraiment fait de mon mieux... Huhu

remarques: Désolée pour le retard! ahaha! Mais ça pourrait être pire! Après tout, ça ne fait que trente-cinq jours! Je connais une fic qui n'a pas été mise à jour depuis DEUX ANS!!! Et qui ne le sera probablement plus jamais... Beuh...

MERCI A VOUS TOUS!!!!!!!!!!!! Vous vous rendez pas compte. Je vous aime. MERCIIIII

Les notes sont en bas de chapitre!
VIVE LE CHOCOLAT, VIVE CODE GEASS, VIVE LE SUZALULU ET VIVE VOUUUUS!!!

- Traduction De la chanson à la fin du chapitre! -


And all the roads we have to walk are winding
And all the lights that lead us there are blinding
There are many things that I would like to say to you
But I don't know how

Because maybe
You're gonna be the one that saves me

- Oasis, Wonderwall -

oOo

« - J'arrive, j'arrive. »

Je lève les yeux sur Dan depuis le dessous de mon parapluie. J'aurais dû mettre des bottes plutôt que des baskets, quand je marche je sens de l'eau glisser entre mes doigts de pieds et Dieu sait combien je hais ça ! ça va puer… Géniaaaal.

« - On a déjà dix minutes de retard alors… »

« - Je sais, je saaais. »

J'étais invitée chez Tohru et je ne sais plus très bien comment j'ai fait mais j'ai réussi à inclure Dan dans l'invitation. Il n'est pas très à l'aise et je ne comprends vraiment pas pourquoi ! C'est pas comme si on allait chez sa propre famille !Nooon, pas duu tout ! Mais quel crétin…

« - Monte. »

J'ouvre la portière de sa voiture et me glisse à l'intérieur en frissonnant de froid.
« - Allume le chauffage ! »

« - Une minute, une minute ! Madame-je-veux-tout-tout-de-suite.»

Cela fait, il démarre et nous voilà partis pour la plus belle maison de ma connaissance, la maison de Tohru, Yuki, Etc… ! Seule sa position géographique me pose problème. Quelle idée de construire une maison derrière une forêt ! C'est un coup à avoir des cauchemars par milliers ! Je pourrais pas être tranquille si je me savais proche d'un tel lieu de débauche !
Vingt minutes plus tard, c'est-à-dire avec trente minutes de retard, je toque contre la porte –en bois- de la maison – en bois. Enfin, shoji. –

« - Lucy-chan ! Soma-san ! »

« - Salut Tohru ! »

« - Enchanté. »

Elle nous regarde, trempés jusqu'aux os comme si on venait de traverser le Mississipi à la nage, et sourit d'un air désolé.
« - Je ne vous aurais pas obligé de sortir si j'avais su qu'il allait faire aussi mauvais… Enfin ! Je peux vous prêter un linge pour vos cheveux si vous voulez ! »

Je lui rends son sourire et enlève ma veste.
« - Personnellement, ça ira, mais merci ! »

Dan hoche la tête ce qui, je pense, veut dire la même chose que ma réponse mais en langage muet.

« - Mais c'est que t'as l'air super mal à l'aise ! »

« - Ta gueule Lucy. »

« - Tu m'parles pas comme ça ou je te promet que le châti… »

Tohru nous interrompt d'un air gêné :
« - Euh, et si vous veniez plutôt à table, les autres se réjouissent de te voir Lucy-chan ! Ils m'ont raconté ce que tu as fait quand tu as dû t'excuser, tu sais, il y a deux semaines… euh…! »

Oh my. Je ne tiens pas spécialement à ce qu'on me rappelle ce graaaand moment de solitude. Je préférais oublier ça d'une manière dé-fi-ni-ti-ve. En fait, ce serait un merveilleux cadeau de Noël que de faire comme si je ne m'étais jamais ridiculisée devant autant de monde !
« - Euh, ne me parle pas de ça, s'il te plait ! »
« - Yekles-san ? »

Yuki est devant moi, l'air aussi un peu mal à l'aise.

« - Salut ! Euh, c'est Dan, Dan Soma. »

« - Whalley…en fait »

Essaye de placer Dan, mais personne ne l'écoute, parce qu'un roux vient d'écraser la porte en se ruant dans l'entrée :
« - C'est vrai que tu as giflé Akito ? J'y crois pas ! Il devait être complètement… Hors de lui ! »

Euh, je me rappelle très bien m'être faite gifler, pas une, pas deux, mais bien TROIS fois par ce pauvre type, mais j'ai un grand fossé mental quand à un éventuel retour d'ascenseur de ma part…
« - Euh, je l'ai jamais frappé, lui par contre, c'est à croire que j'ai des cibles sur les joues ! »

Kyo écarquille un peu les yeux, et reprend :
« - C'est pas vrai ? »

« - Euh non… »

« - Et le fait que tu l'aies engueulé comme une vraie mer… »

« - Surveille ton langage devant Honda-san crétin de chat ! »

« - J'ai pas d'ordre à recevoir d'un sale rat ! »

Et ils commencent à s'engueuler. Et ben, si Kyo n'était pas amoureux de Tohru (qui est en passant la seule à ne pas l'avoir remarqué…) je serais tentée de croire qu'entre ces deux là, il y a des choses louches ! Ça me fait penser à une fanfiction que j'avais lue un jour qui racontait l'histoire de…

« - Avance ! »

Dan, resté silencieux tout ce temps d'un air plus que gêné, me pousse le dos SANS AUCUNE DELICATESSE ! Et il a interrompu mes pensées super intéressantes! Il me le payera… Oh oui, il me le payera…
« - Cretin ! »
C'est à ce moment là que je me rends compte que Tohru me désigne le salon depuis quelques secondes et que je ne l'avais même pas remarqué. Devenez mon amie qu'ils disaient. Ahah.

« - LUCY-CHAAAN ! »

« - IMBECILE, SAUTE LUI PAS DESSUS ! »

« - Kyo, je ne veux pas te vexer, mais t'es vraiment… (Yuki et Tohru me fixent d'un air catastrophé) Complètement… (Je remarque la présence d'une brune que je n'ai encore jamais vue, de la fille aux cheveux noirs qui était venue me parler avant que je ne doive m'humilier publiquement (triste vie) et Haru, à côté d'elle) et définitivement, un pauvre abruti ! »
« - QUOIII ? »

« - T'as vu Kyo hein ? Elle est d'aaaacc… »

Il est rattrapé in-extremis par Yuki qui me sourit d'un air gêné.

« - Mais si Momiji veut me sauter dans les bras, mais qu'il le fasse ! Regardez… ! »

J'attrape Dan par la taille qui me lance un regard vraiment très, très menaçant. (Ce qui sur le visage de Dan lui donne juste un air d'abruti.)

« - Personne n'est mort pas vrai ? Allez Momiji COME ON ! »

« - Euh c'est que heu… » Tohru à l'air de chercher désespérément une idée pour justifier le fait que super-mignon-mais-diabolique-blond ne puisse pas venir me faire un graaand câlin… (Ahah, j'adorerais lui écraser les cheveux avec mon poing… Euh, comme Moufasa avec Simba dans le roi lion ! Mais siiii, il ferme le poing, le pose sur le crane de Simba et FROTTE COMME UN MALADE !!! AHAHAHA, j'adooorerais lui faire ça !) « Momiji était très malade la semaine passée, et c'est peut être encore contagieux ! »

Sous le regard menaçant des autres le petitblondd'amuuur finit par capituler :
« - C'est vrai, désolé Lucy-chan ! Ce sera pour une autre fois ! »
Pfff, s'ils se croient discrets… …Le pire, c'est que je capte que dalle. Même Dan paraît catastrophé alors que… Enfin c'est ridicule !

« - Tu n'es pas vraiment comme je l'imaginais. »

La fille aux longs cheveux noirs me regarde d'un air agressif. Elle m'avait déjà donné cette impression la dernière fois, mais là, ça transparaît encore plus.

« J'arrive pas à croire qu'une fille comme… comme ça arrive à lui tenir tête alors que nous on est obligé de le subir. »

« - Le « comme ça » je suis censée le prendre comment ? »

En répondant, je n'ai probablement pas l'air aussi sympa que j'aimerais le faire croire. Mais je lui ai rien fait à cette fille, et je commence à en avoir marre d'être sciemment mis à l'écart des conversations.

« - On ne s'est pas encore rencontrée ! Je m'appelle Kagura Soma ! La future femme de Kyo ! » Changement de sujet pris en charge par la fille que je n'avais encore jamais vue.

« - ARRETE DE DIRE N'IMPORTE QUOI ! »
« - Kyooooo tu es vraiment… CRUUUUUUEEEEEEEL »

Et bam, elle lui fait une prise de catch. He bah, cette fille doit sérieusement avoir un problème pour faire subir ça à son « futur mari ». Mais… MAIS !
« - Kyo, t'es pas censé te marier avec Tohru ? »

Grand silence. Profitez-en, ceci est l'incarnation parfaite de l'expression : « Mettre les pieds dans le plat. »

OoO

« - TU AS FAIT QUOI ?! »

Kimi me sourit d'un air innocent derrière son violon.

« - J'ai montré la vidéo à mon père… »

« - Mais… Mais quelle vidéo ?! »

C'est vrai. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été devant une caméra depuis… Au moins deux ans ! Et… Surtout pas pour un truc pareil ! J'arrive pas à y croire ! L'arnaque là-dessous est tellement visible que ça en est offensant !

« - Oups… » Elle prend un air faussement innocent. Vous savez, le genre de tête que vous faites quand vous avouez avoir fait quelque chose de vraiment, vraiment cruel et que vous voulez enfoncer le couteau encore plus profondément dans la plaie. « Je n'ai quand même pas oublié de te prévenir ? »

« - KIMI ! »

Ceci est franchement un cri de désespoir. Elle complètement folle ou quoi ? Et… M'inscrire… Non. Je ne dois pas penser à un truc pareil, c'est beaucoup trop traumatisant. Je ne suis pas CAPABLE de jouer devant mes parents, alors devant une centaine de personnes ? Mais elle croit quoi ?!

« - Je suis sûre que tu exagère, Lucy-chan, en plus c'est juste pour le premier morceau, c'est le moins important et le moins dur ! »

Qu'est ce qui est pire, franchement : Le fait qu'elle m'ait donné une partition juste parce qu'elle « voulait m'entendre jouer le morceau » alors que tout ce qu'elle voulait c'était m'enfourner dans une sale histoire de « concert de Noël », avec en prime un ORCHESTRE ?! (Un orchestre ! Je ne suis pas même pas capable de jouer correctement seule !) Ou alors le fait que mon avis lui paraisse complètement secondaire ?!

« - Kimi, je crois vraiment que tu ne comprends pas, je ne peux pas faire ça. Ça n'a rien à voir avec un caprice ! Je ne peux pas ! »

Elle soupire et lève les yeux au ciel (comme si c'était moi l'imbécile ! Elle est gonflée quand même ! )

« - D'accord, tu te désistes. Alors qu'est ce que fait mon père hein ? Il n'y a pas d'autres solistes disponibles, ce qui veut dire on annule le morceau « château ambulant » ce qui veut dire que les trente autres musiciens ne jouent plus alors que ça fait des mois qu'ils se préparent et… »

« - je m'en fous ! Je pense qu'ils préfèrent ne pas jouer à une humiliat… »

Elle fronce les sourcils et me regarde d'un air un peu plus énervé. – je tiens à préciser que c'est la première fois que je me dispute avec Kimi. Ceci est une exclusivité ! Que d'émotion…-

« - Arrête d'être aussi égoïste ! Tu as le talent pour, même mon père le dit et… »

« - Mais c'est qui ton père ?! »

Question utile. Si, si.

« - Le directeur du conservatoire Shuseisho ! »

Elle prend un air super fier, comme si elle m'apprenait que son père avait joué dans un James Bond. C'est quand même dommage pour elle parce que j'ai jamais entendu parler de ce…truc (oui je suis bien trop choquée pour être polie) ce qui gâche un tantinet son effet.

« - Génial. C'est quoi ? »

« - Juste le meilleur conservatoire de la ville j'arrive pas à croire que… »

Je laisse échapper un rire que j'essaye vainement de rendre sarcastique. (je suis tellement sous le choc que ça donne un truc entre un bêlement de chèvre et un rire suraigu d'une drag-queen sous ecstasy.)
« - Tu veux que je joue un morceau dans le meilleur conservatoire de Tokyo ? Mais t'es complètement à côté de la plaque ! »

« - Il dure CINQ minutes ce morceau, et t'as pratiquement rien à faire ! »

« - C'est déjà beaucoup trop ! »

« - Euh si je peux me perme… »

« - Mais la ferme !! »

Grand silence. Je regarde Kimi, avant de regarder par terre, avant de re-regarder Kimi, et de regarder Tohru.

« - Euh, désolée, vraiment, je voulais pas te dire ça, sorti tout seule tu vois quoi euh… »

Je me lève, tape mes partitions contre le piano pour les empiler correctement et les place dans ma fourre. Tout ça d'un air faussement détaché. Alors que mes deux « amies » me regardent avec des yeux ronds. Je n'arrive pas à y croire. J'ai quand même dit à Tohru Honda de se la fermer, c'est énorme quand on y pense ! Dire à la gentillesse personnifiée un truc pareil, c'est la preuve que je vais mal. Ou alors que je suis un monstre. Hum… Personnellement, je préfère penser que je suis moralement dans un état proche du degré zéro. A part ça, cette histoire de concert, c'est du gros n'importe quoi. Je ne suis pas capable de faire ça, c'est dommage que personne ne semble l'avoir remarqué. C'est drôle quand on y pense, tout le monde pense que je suis trop modeste alors que pas du tout ! Je suis juste réaliste ! Si vous voulez je peux vous dire pour quoi je suis douée ! Euh, faire des pancakes. Ouais, franchement, j'ai un don. Voila ! Je suis définitivement pas modeste, je suis Ré-a-li-ste !

Je soupire en quittant la pièce. Kimi est probablement hyper fâchée, et Tohru… Je préfère ne pas y penser.
Bon ok, il faut que j'y pense, sinon je vais encore me sentir coupable pendant des heures et des heures, ce qui n'est pas pratique puisque je déteste avoir cette sensation. Bref. Elle doit être blessée… RAHHH pourquoi est-ce qu'elle était là d'abord hein ? Pour écouter ? Mais nooon, pour déconcentrer tout le monde ! Et prendre la parole exactement quand il ne le fallait pas ! Voila. C'est la faute de Tohru, et absolument pas de la mienne. C'est moi qui suis abusée dans l'affaire ! Je suis sûre qu'ils vont réussir à m'avoir, en plus. Et je vais être là devant la scène comme une imbécile, à avoir un blanc comme seul moi sait les produire et je vais me faire lyncher. Et sur qui ça retombera… SUR MOI ! BIEN SÛR !

« - Euh… Vu ta tête, j'imagine qu'il vaut mieux ne pas te contrarier mais… »

Oh non, pas luuui.

Taille moyenne, cheveux noirs, air d'imbécile…. KAKERU MANABE.

« - Bonne déduction. Laisse moi passer ou je… »

« - Ou tu ? »

« - Ou je… »

« - Ou tu ? »

« - Ou je… »

« - Ou… »

« - LA FERME ! »

Il secoue la main devant mes yeux avec un air encore plus imbécile que celui qu'il avait à peine une minute auparavant.

« - Mauvaise journée hein ? » Il lève le poignet au niveau de ses yeux et s'exclame dans un air faussement désolé. « DEJA CINQ HEURES ? Ahah, je suis désolé de ne pas te laisser profiter de ma glorieuse personne un peu plus, mais je dois absolument y aller ! A bientôt Luluko!... »
« - ARRETE DE M'APPELER COMME CA ! »
« - J'éspère que je ne te manquerai pas trop, mais sache que tu resteras toujours dans mon… HE Satoshi ! Tu me dois 100 yens ! »

C'est fou comme ce type oublie les gens à qui il parlait deux secondes avant. Il a une mémoire capable d'enregistrer qu'une seule personne à la fois. Ahah. Bon. Je ne vais quand même pas me plaindre de cet « écourtement » de conversation, je ne suis pas d'humeur à chanter le générique de Bleach avec lui (bon la dernière fois, je faisais surtout les OOOHOOO, mais quand même.)(2). En plus, migraino-man à encore frappé, je sens le début d'une mal de tête terrrrrrible à l'intérieur de ma boîte crânienne ! Je pense que je suis en surcharge d'émotions fortes pour aujourd'hui. Entre le travail hyper chiant que j'ai du faire pendant plus de quatre heures ! (trier des papiers. Par terre. Je sens plus mes genoux…) et cette foutue histoire de concert, je sens qu'il va me falloir du temps avant de recouvrir la santé. C'est triste, je sais. Un peu plus j'en sortirais un mouchoir. Aaaaaalala….

Je soupire – pour la huit-cent-quatre-vingtième fois - en sortant de Kaïbara. Foutue journée. Et je n'ai plus rien à faire avant d'aller me coucher ce qui me laisse en tout cas trois heures pour me lamenter sur mon oh-combien-funeste-sort. Héhé, ça ne sonne pas si mal. Peut-être que je pourrais sonner chez Dan histoire de lui faire part des dernières nouvelles.

Bonne idée. Enfin, en attendant, j'ai une demi-heure de métro-bondé à traverser, ce qui à comme conséquence de me donner encore plus mal à la tête. Je pourrais marcher… ça me donnerait une heure de marche, mais comme je n'ai rien d'autre à faire…

Ouais, c'est suffisamment productif pour que je range cette idée dans la catégorie : « Tu es un génie ! ». Let's GO !

Ok. Finalement, « Kaïbara – Manoir Soma », ce n'est pas une heure de marche mais bien deux heures et demies. Enfin, il faut compter le temps que j'ai gaspillé en me perdant. Et il faisait tellement froid que je n'étais pas capable de marcher à une vitesse optimale. Et comme on est déjà le onze décembre (Et ouais, avoir un calendrier de Noël aide grandement au sujet des dates) il a fait nuit vers cinq heures et demie. Ce qui implique deux heures de marche dans le noir. PLUS JAMAIS. J'ai jamais autant paniqué de ma vie ! (Ouais, mettons l'incident de la chambre-sombre-et-pleine-de-créatures-super-dangereuses de côté.) A un moment, j'ai entendu un monstre bruit alors j'ai cru qu'on me suivait, mais il semblerait après des études approfondies que ce n'était pas le cas. Enfin bref, je suis vivante, ce qui n'est pas trop mal, fatiguée, ce qui n'est pas trop mal puisque ça veut dire que je peux aller me coucher maintenant, et complètement gelée. Le problème réside là, en fait. J'ai l'impression de ne plus avoir de mains ni de doigt de pieds. Et c'est quand même utile ! Et je les aime ces doigts de pieds… Et par respect pour eux, je pense qu'il serait totalement égoïste de prendre la route normale jusqu'au dortoir, alors que si je coupe par là… (Le « là » désigne un sentier que je ne suis bien-sûre pas censée emprunter…) j'y suis dans dix minutes, alors que par l'autre chemin c'est vingt-cinq minutes au bas mot.

Hum…

Bon, soyons logique. Qu'est ce qui pourrait m'arriver de dangereux si je prends la route « interdite ». A, je tombe sur Takana-san. Ce serait horrible, mais c'est peu probable, elle doit être en train de contrôler le travail dans je ne sais quelle pièce de je ne sais quelle partie du manoir. B, Akito-san, en personne. Mais sérieusement, par un froid pareil, il doit être dans un petit pyjama bien ridicule en train de lire un livre complètement inintéressant sur la chute économique du Japon en 1945 (Si tant est qu'il y a eu une chute économique à ce moment là.)

Bref, j'y vais, peut-importe les dangers ! Je suis courageuse, j'assume, j'affronte et …
« - Yekles-san… »

J'peux pas le croire. Je vois les fenêtres éclairées de mon dortoir. Je suis à même pas cent mètres et je me fais INTERCEPTER ICI ! Mon karma doit vraiment être sale pour que les dieux s'acharnent sur moi de cette façon ! (vous remarquerez que j'ai quitté le Christianisme depuis que Dieu m'a abandonné plusieurs fois d'une manière scandaleuse. S'il veut que je redevienne une brebis fidèle à ses préceptes, il a intérêt à se montrer un peu plus prolifique niveau miracle !)

« - Je cueille des champignons. C'est plus pratique la nuit, il fait plus froid et… »

Il me regarde méchamment et siffle :
« - J'ai honte d'adresser la parole à une fille aussi pathétiquement idiote. Il faut vraiment être attardé pour dire des choses aussi stupides. Ça ne sert à rien de mentir si c'est pour se ridiculiser. »

Je sers des dents. Gorgeous. Ok, mon mensonge était nul. Ok, j'avais plus une voix blasée qu'honnête. Mais n'empêche, il vaut mieux essayer que de ne rien faire.

« - Désolée, je pense que je vais m'en aller. »

Il fronce les sourcils d'un air suspicieux.

« - Qu'est ce que tu as dans ton sac ? »

« -C'est une blague ? » J'ai une bombe ! AHAH Et oui, depuis le début ma seule ambition est de faire exploser la baraque (aka, manoir Soma) ! (ou d'y mettre le feu.)

« - Ton sac. »

« - Euh pourquoi ? »

Honnêtement, j'ai du mal à comprendre le rapport.

« - Imbécile. Comme si je n'avais pas remarqué à quel point tu essayes d'être discrète ces derniers jours. Je sais parfaitement que tu recommences à planifier un de te sales plans de garce. »

Si j'étais pas aussi crevée, et si je n'avais pas passé une des pires journées du mois, j'aurais probablement éclaté de rire. Ce mec est tellement parano, non mais c'en est risible ! Je suis certaine que même les gardes du corps du président des Etats-Unis ne sont pas aussi à cheval sur la vérification des sacs !

« - Euh… Je rentrais juste au dortoir par un chemin plus rapide. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué on se les gèle alors si tu pouvais… »

« - Qui t'as donné la permission de me tutoyer ? »

Je le vois serrer les poings du coin de l'œil. En parlant de « mains », je tiens à m'excuser auprès des miennes. Chères mains. Je sais que vous vivez une situation très critique. Que vous adoreriez être au chaud, même si ça veut dire que je vais crever de mal. Désolée, ce n'est pas de mon ressors ! Si vous voulez vraiment être au chaud plus vite, foutez un coup à ce pauvre débile ! (Ps : chers pieds, je ne vous oublie pas, mais vous au moins, vous êtes sous des chaussures !)

« - Désolée. Il fait froid, est-ce que je pourrais… »

En fait, j'ai bien réfléchi à ce que m'a dit Hatori. Il a raison, je ferais mieux de le laisser tranquille. Ça me tue d'admettre ça, mais en admettant que je doive passer l'arme à gauche dans quelques mois, je préférerais que ça soit les meilleurs de ma vie plutôt qu'une guerre contre quelqu'un comme lui. Pff… Je suis tellement altruiste, je sais.

Il attrape mon sac et commence à tirer dessus.

« - Donne le moi, je sais que tu prépares quelque chose. »

Je soupire et le lui tend. Je ne devrais pas lui céder aussi facilement, mais j'ai froid ! J'ai jamais eu aussi froid de ma vie ! Un peu plus et je suis sûre qu'il neigerait ! Ahah, je blague, je sais bien qu'il n'y a que de la neige que dans les pays très, très froids.

Il l'ouvre et… le vide par terre. Bien sûr. Je m'attendais à quoi ? A ce qu'il inspecte le contenu avec délicatesse avant de me le retendre en me souhaitant bonne nuit ?! Du pied il inspecte les objets tombés (mon téléphone port… Attendez…. MON TELEPHONE PORTABLE EST TOMBE PAR TERRE ?????? Oh mon dieu. S'il est cassé, il peut s'attendre à avoir mon assurance collé aux fesses !, mon porte-monnaie (cadeau… Donc moche…) mes partitions et un vieux paquet de chips. En le voyant, Akito ricane.

« - Et Sayato s'étonne que tu sois grosse. Avec une alimentation pareille ça ne m'étonn… »

« - Bien sûr. Pour toi… euh… vous tout le monde doit paraître en surpoids, j'imagine que c'est à cause de votre constitution… Je suis bête. Ce n'est pas vraiment votre constitution, c'est juste que vous approchez du squelette chaque jour un peu plus n'est ce… »

« - TAIS-TOI ! »

Ok. Même la classe 203 n'a jamais cumulé autant de haine contre moi. Et j'ai toujours froid. Et je me sens pas d'humeur à piquer un sprint. PURREE il m'a quand même traitée de grosse ! C'est pas grave. Zen. C'est pas comme si ça venait de quelqu'un d'objectif. ARGH, ça m'énerve quand même.

« - Dis-moi ce que tu prépares. MAINTENANT. »

« - Rien. »

Absolument vrai ! J'en ai marre de me recevoir en pleine tête au centuple tout ce que je m'évertue à lui envoyer. C'est pas un combat équilibré. Du coup, mieux vaut abandonner. La survie avant l'honneur. Tel est mon credo !

« - Menteuse. »

« - Ok, j'avoue. » Maintenant la difficulté réside dans le fait que je dois trouver un plan diabolique en quelques centièmes de secondes. « J'avais l'intention de mettre le feu à votre maison. C'est pour ça qu'il y a un briquet, là. » Je désigne mon briquez acheté en Australie au cas où un SBGS (super beau gosse smexy) me demandait du feu.

« - C'est une blague ? » Il a quand même l'air passablement choqué.
« - Evidemment… Je peux retourner chez… là-bas ? » (Il manquerait plus que j'appelle ce dortoir pourri « chez moi ».)

« - Je te l'ai déjà dit, imbécile. Pas tant que tu ne m'auras pas dis ce que tu prépares. »
« - Mais rien, vous avez gagné, bravo, congratulations, félicitation, vous avez le droit de… euh… de foutre une gifle à Dan » (désolée, Dan)

« - Tu… Abandonnes ? »

Ok. Ça c'était une réaction vraiment, mais alors vraiment pas calculée. Je m'attendais à ce qu'il rigole, qu'il me traite d'imbécile (ça à l'air d'être son mot préféré) qu'il me gifle (un passe temps préféré, j'en suis sûre) mais pas …ça !

« - Euh, oui… »

Du coup, je ne sais pas trop à quoi m'attendre. Est-ce qu'il couve une monstre colère, ou est-ce qu'il va éclater en sanglot avant de rendre l'âme d'une manière tragique et qu'on apprenne ensuite qu'en fait, IL ETAIT GENTIL !!! (Lelouch, si tu nous regardes…)

Finalement, il opte pour un regard méprisant et un commentaire tout aussi méprisant :
« - Evidemment. »

Et il s'éloigne, en me laissant le soin de ramasser mes affaires. Au moins, je peux aller AU CHAUD !

Et j'ai survécu ! C'est fou, il ne m'a même pas engueulée pour avoir enfreint une loi des lois-de-la-famille-Soma-c'est-à-dire : Ne jamais aller sur un chemin interdit.

Je suis plutôt chanceuse finalement !

oOo

« - KIMI ! TU PEUX M'EXPLIQUER CE QUE C'EST CETTE LETTRE ?! »

Elle hausse un sourcil avant de me la prendre des mains.

« - C'est une lettre qui te remercie de ta participation et qui te dit que tu es prise. Pourquoi ? »

« - JE SAIS TOUT CA ! »

Je tiens d'ailleurs à remercier Julia, sans qui ces kanjis seraient restés un mystère à jamais. Je peux commencer à me débrouiller en Japonais, mais pour l'écriture, même pas en rêve. Je refuse de ne serait-ce que d'essayer de lire le moindre mot. A part, le kanji « amour » mais c'est simplement parce qu'il est sur le front de Gaara, dans Naruto .Et ça, ça fait toute la différence.

« - Je vois pas ce que tu veux savoir de plus, alors. »

« - Il me semblait avoir été claire… »

Elle ricane :
« - C'est la première fois que je te vois aussi arrogante… »

Je souris :
« - C'est parce que j'ai regardé un épisode de Code Geass (3) hier. Ça influence mon comportement ! »

« - LELOUCH VI BRITANNIA GA MEJIRU… »

« - ALL HAIL LELOUCH ! »

C'est drôle comme des filles peuvent se réconcilier vite…

« - Et donc dans le troisième épisode… »

« - Mais CC est quand même horrible… »

« - C'est Kallen qui est conne. »

Je lève les yeux du super-magasine - qui était resté planqué dans le sac de Kimi jusqu'à ce qu'on découvre cette passion commune - et me trouve face à un… Garçon, vraisemblablement, pas plus haut qu'une mètre soixante. Ça fait petit, quand même… Je ne me souviens pas l'avoir déjà vu, en tout cas.

« - C'est qui lui ? »

Kimi se lève et prend le garçon par les épaules.

« - Lucy-chan, je te présente Nao-kun, Nao-kun voilà Lucy-chan, tu sais je t'en ai parlé ! Elle m'aide pour mon examen… »

« - Je sais. Tu es censée travailler tu te souviens ? J'en ai marre d'être la seule personne sérieuse ici… »

Kimi se penche vers moi, sans accorder d'importance aux grommèlements de Nao.

« - Il est amoureux de Yuki-kun. »

« - NOOOOON ?! »

« - C'EST PAS VRAI ! C'EST PAS VRAI ! »

Il se tient devant moi, en secouant les mains d'un air paniqué.
« - C'EST PAS PARCE QUE JE SUIS PETIT QUE JE DOIS FORCEMENT… »
« - ok. J'ai compris, de toute façon, il est beaucoup trop… arrogant. »

« - Tout à fait. »

« - Et ces cheveux… gris aimer ça, ça fait un peu… gérontophile ! »

« - Exactement, je l'ai toujours dit, mais tout le monde ici le trouve fantastique ! »

« - Oui, j'ai vu… La vie est pleine de mystère.... Enfin, il est sympa hein ! Mais physiquement… »

« - Trop ! »

Kimi nous regarde un sourcil levé.

« - Vous parlez de Yun là ? Yuki, physiquement moyen ? Mais vous avez les yeux en face des trous ? »

On hausse les épaules.
« - Les cheveux… »

« - L'arrogance… »

Je me tourne vers Nao :
« - T'es quand même un peu trop tranché sur la question pour que ça soit innocent… »

«- RAH ! J'en ai marre !! » Et il claque la porte en disparaissant dans le couloir.

Kimi gousse et vient se rassoir en face de moi.
« - Je n'avais pas remarqué que t'avais tout prévu. »

Je ricane d'un air sûr de moi.

« - Qu'est ce que tu crois, le seul et unique but de tout ça était de faire partir ce gêneur ! »

Bien sûr que non. Du hasard. En plus, il avait l'air plutôt sympa… Mais si Kimi me tend une perche… C'est évident que je la saisi !

« - Bon qu'est ce que tu penses de la saison 2 ? »

oOo

« - Tu es la soliste ? »

De ma taille, cheveux noirs, lunettes, l'air sensiblement plus vieux, c'est un fait, je ne connais pas ce mec.

« - Euh, oui, Lucy Yekles. »

« - Haru Tsujiyama. Tu sais, Le chef d'orchestre. »

Il me fait un sourire digne d'une pub pour dentifrice.

« - Tu sais, une fois que j'aurai fini mes études, c'est-à-dire l'année prochaine, je deviendrai aussi célèbre que Seiji Ozawa (5) »

'Tain, ça doit être la seule personne au monde capable de dire ce genre de truc tout de suite après s'être présenté !

« - Euh, moi, euh… je reprendrai la ferme familiale parce… »

Il tapote d'un doigt sur son menton d'un air préoccupé en balayant ma réponse d'un jeté d'œil vers le plafond. :
« - Tu as dis que tu t'appelais Yekles non ? Comme Elisabeth Yekles ? Et Nathan Yekles ? »

Je hais ce type. C'est un fait. Tout le monde connaît ma mère, tout le monde connaît mon frère, mais moi ? Maaaais non ! Qui se soucierait d'une fille comme moi hein ?

« - Ma mère et mon frère. »

Il me regarde d'un air impressionné.

« - Non, c'est pas possible ? Tu pourrais me présenter ? »

Tellement gonflé ! Je le connais depuis trente secondes chrono en main !

La porte du fond s'ouvre sur une japonaise teinte en blonde (probablement une garce, une vraie…) et sur un japonais aux cheveux teints en roux. Statistiquement, ils sont probablement en couple. Des branchés. J'aime pas ça.

« - Megumi-chan, Kei-kun ! C'est pas trop tôt ! Vous devinerez jamais ! La soliste est la fille d'Elisabeth Yekles ! »

La fille monte sur la scène et se tourne vers moi en souriant :
« - Je pense que tu préfères qu'on t'appelle par ton prénom plutôt que par « la fille d'Elisabeth Yekles. »

« - Exact. Lucy. »

Elle s'incline légèrement devant moi.
« - Megumi Hikaru. »

Le garçon me tend la main :
« - Kei Ami. »

Je la lui serre. Finalement, ils me font bonne impression. Pas comme l'autre imbécile dont j'ai oublié le nom.

Ils vont prendre leur place dans l'ensemble des musiciens me laissant à nouveau seule avec le chef d'orchestre. Il repasse à l'attaque :
« - Je suis le meilleur élève de l'école tu sais… »

« - Faux, c'est Soma » Le coupe un élève venu lui montrer un passage sur la partition.

Je serre les dents, déjà lassée. Je pense que je dois me faire une raison. Il y a des Soma partout, que je le veuille ou non. En parlant de ça, je suis sûre que si je me spécialisais en anti-parasitisme et que je sortais un produit appelé « DeSomasirateur » j'aurais un succès planétaire.

Comme ils semblent être engagés dans une grande discussion dont le sujet est : « est-ce que je dois vraiment jouer ça «piano » ? Parce que ça donne beaucoup mieux en « forte ». » Je m'avance vers le piano. Dans dix jours, le vingt-quatre, cette pièce sera remplie. Quelle horreur. Je regarde l'orchestre. Plutôt petit, surtout comparé à celui qui vient après nous. Toujours le même chef d'orchestre, c'est-à-dire l'autre imbécile, mais ils changent de musiciens. Si j'ai bien compris ce sont des premières années et le dernier morceau sera joué par des dernières années. Plus le concert avancera, plus les morceaux seront longs et difficiles… Dix jours. Dix jours pendant lesquels je vais sécher le travail. Je vais me faire assassiner. Ohohoh !

Kimi avait raison, j'ai le morceau le plus simple… Mais ça ne veut vraiment pas dire que je vais m'en tirer…

« - Yekles-san ! On commence, vas-y ! »

Ok, j'ai de la chance. Le fait de devoir jouer devant d'autres musiciens ne me stresse pas. Je peux faire ça. Je ne sais pas encore ce que ça sera devant un publique, mais je peux le faire devant mes « collègues ».

« - Tu rentres comment ? »

Je soupire en reconnaissant Haru toujours aussi agaçant. Je sors d'un air ennuyé ma carte de métro pour lui répondre sans parler.

« - J'ai une voiture, tu sais, une BMW. Je te ramène. »

Je n'ai MÊME PAS LE TEMPS de répondre que je suis déjà dans sa foutue voiture. Je ne comprends pas d'où on peut tirer de la fierté d'une voiture. Sérieusement. Si on la construite, je veux bien ! Mais c'est comme si j'étais fière des chaussures que je me suis achetées, c'est ridicule ! Et ce mec là ! Pourquoi est-ce qu'il veut me ramener hein ? ça fait moins de trois heures qu'on s'est rencontré ! Tout ça pour que je lui présente mes parents… OPPORTUNISTE DE MER…

« - Bon, tu habites où ? »

« - Manoir Soma. »

« - Sérieux ? »

Je soupire. Franchement, je n'ai pas la moindre envie de commencer à parler avec ce type dont je ne sais même pas le nom de famille

« - Oui, voyage linguistique. »

Il semble déçu d'apprendre que je ne vis pas avec ma famille. Pfff, il ésperait que je lui arrange le coup avec mon frère ? Image-mentales, sortez de ma tête !!!

« - Je vois… Tu sais, Pour être honnête, je n'aime pas vraiment cette famille. »

Du coup, Il remonte – UN PEU, je tiens à le préciser - dans mon estime.

« - Surtout ce type. Tellement méprisant, et sûr de lui je n'arrive pas à croire qu'ils lui aient donné le concert de mai. Il ne vient presque jamais en cours en plus ! »

« - Qui ça ? »

« - Akira Soma. Un pauvre con. »

J'hausse les épaules. Connais pas. Mais si c'est un Soma, je suis tout à fait prête à croire qu'il est méprisant, sûr de lui, et qu'il s'arrange pour couper l'herbe sous les pieds de tout le monde.

Dix minutes plus tard, arrivés à destination, je sors – enfin- de cette magnifique (non,non, pas d'ironie) voiture.

« - Merci, à demain… » (Oui, j'essaye d'être la moins enthousiaste possible)

« - A demain, Lucy-chan ! »

oOo

Plus que quatre jours. Inspirer, expirer. Je peux gérer le stress, je peux. Je peux. JE. PEUX. Maladroitement, je réponds en souriant au message de Nao. Finalement, on s'entend plutôt bien, surtout depuis que me suis retrouvée coincée dans la même pièce que lui pendant une heure. Histoire vraie. Je soupçonne Kimi de trouver ça drôle, et d'en être la responsable. Bref, revenons-en au problème principal, c'est-à-dire le concert qui se passe dans QUATRE jours et pour lequel je stresse chaque heures – que dis-je MINUTES - un peu plus. Qu'est ce qu'il m'a pris de ne pas me désister tout de suite et d'une manière claire ? Même le père de Kimi est venu me saluer et me remercier… Je sens qu'ils vont tous être terriblement déçus… Arg.

« - He, Lucy-chan, tu fais quoi ? »

Kei, cheveux roux au vent me fait un signe de la main.

« - Pour l'instant j'essaye d'éviter Haru, tu sais ? »

Son tic de langage agace tout le monde. Kei éclate de rire et reprend :
« - Je sais, tu sais, Megumi veut aller faire un karaoké avec toi tu sais, elle te cherche, tu sais. »

Première nouvelle, Megumi et moi, on s'entend super bien. Et Kei aussi. C'est incroyable. Je devrais peut-être arrêter de juger les gens sur leur physique. Noooon.

« - Tu viens toi ? Et Hikari ? »

« - je sais pas pour Hikari, elle stress un max. Je pense qu'elle va aller répéter le morceau pour la huit-centième fois de la soirée. – je ricane- Et moi, je vais voir Asami. »

J'hoche la tête.

« - ça va bien entre vous ? »
Il hausse les épaules.

« - Oui, oui… Ses parents me détestent : « je corromps leur fils ». Mais ça va, je pense que ça va durer encore un moment ! »

« - C'est cool alors ! Bon tu sais ou je peux trouver Megumi ? »

« - Elle doit être vers les toilettes, en train de se remaquiller. »

Et hop, direction toilettes. Je ne me maquille presque jamais. C'est pas que j'aime pas ça, c'est que le matin je suis toujours telllllllllllement en retard que je n'ai pas le temps de passer par la case : « Youhou je me fais belle ! »

« - Lucy-chan. »

Oh no. Attrapée. Je me retourne, l'air agacée. Haru, bien sûr, qui me tient déjà par le bras.

« - Tu veux pas venir boire un verre ? Il faudrait que je te parle. »

Je fronce les sourcils. C'est plus que louche. Je ne vois honnêtement pas pourquoi il voudrait qu'on aille discuter autour d'une boisson.

« - J'ai déjà quelque chose de prévu… Désolée… »

« - Lucy-chan, c'est très important… »

Derrière lui, je vois Megumi qui me regarde d'un air sérieusement amusé. Elle doit trouver ça très drôle.

« - J'allais au karaoké avec Megumi. »

« - Bonne idée ! »

Il lâche mon bras et se dirige d'un pas décidé vers Megumi. Je lui envoie une grimace désolée. Entendre monsieur je-suis-le-centre-du-monde se plaindre pendant tout une soirée ne fait partie des objectifs de personne. Arg. Ce n'était absolument pas prévu.

« - Asa mo, yoru mo, koi kogarete hoshi ni naru yo kimi mamoru !!! »

« - We are Fighting Dreamers Takami wo mezashite !!!»

« - Dites, vous voulez pas aller au Zzzerox ? »

Je soupire, le micro toujours en main. C'est la première fois de ma vie que je vais dans un karaoké, alors que ça fait quand même… presque six mois que je suis au Japon. Et l'autre con veut qu'on aille dans un autre endroit ? Mais il est complètement à la masse !

« - Moi je reste ! »

« - Je reste avec Lucy-chan d'amour! »

« - Merci ! »

« - MAIS DE RIIIIEN !! »
Megumi a commandé de l'alcool. J'imagine que ça se voit. Ahah, moi je suis sage comme une image ! Haru, qui n'a pas chanté une seule chanson mais qui n'a pas l'air d'être décidé à s'en aller me regarde avec insistance. Visiblement, il n'a pas abandonné l'idée de me parler. Je soupire, et me lève en lui faisant signe de me suivre dans le couloir.

Une fois dehors, il s'appuie sur le mur en face de moi.

« - Merci, il y a quelque chose que je tiens absolument à te dire… »

J'avale un peu de travers, de plus en plus mal à l'aise. Je le connais depuis même pas une semaine, c'est pas possible qu'il me fasse une déclaration ou un truc gênant du genre ! Ou alors il a vraiment un problème. La porte tout au bout du couloir s'ouvre et il pose sa main sur ma joue. Merde, merde, meeeerde !


Mais il est vraiment en train de m'embrasser cet imbécile ! Calme, calme. Quelle sont les trois premières règles déjà ? Ah oui, premièrement, ne jamais repousser quelqu'un si on est célibataire, c'est bien trop cruel. Ok. Je dois endurer ça jusqu'à la fin. Bon, en même temps, c'est pas si horrible que ça. Deuxième règle, deuxième règle… (c'est difficile de penser en ayant la bouche occupée, pas pratique) ne pas faire de faux espoirs. En gros, mes bras RESTENT le long de mon corps, même si lui trouve ça très amusant de fourrer ses mains dans mes cheveux. En passant, je déteste qu'on touche mes cheveux. Règle numéro trois, INTERDIRE l'accès à LA LANGUE, si le baiser n'est pas voulu réciproquement. Ce qui n'est clairement pas le cas. En plus, je suis sûre que ce serait horrible. J'ai lu sur internet que les japonais étaient nuls pour tout ce qui concernait ce domaine. Sérieux. Alors je préfère rester éloignée de toute tentative d'échanges… Linguistiques (AHAH)

Je pense que j'ai assez donné de ma personne, là. Je me recule lentement, en essayant de prendre un air naturel. Parce qu'en fait, je suis hyper gênée. La dernière fois que j'ai embrassé quelqu'un… Euh… C'était Adam, et euh… ça remonte à QUELQUES MOIS, on va dire. Je pense à un truc là. Je suis sortie avec, et il m'avoue qu'il est gay ? Je dois le prendre comment ça… Ahah, je suis une machine-gayteuse ! « Vous convoitez un homme mais malheureusement pour vous il est hétéro ? Pas de problème, je sors avec, et il sera gay ! Taditudidituuuu (Jingle) Lucy Yekles. Contactez moi au… » AhAHA

« - Lucy-chan, je crois que tu me plais beaucoup. »

« - Ecoute, Haru, tu es très sympa mais… (Mensonge, mensonge…) Je crois que je préfère qu'on reste ami. En plus, je n'ai pas vraiment envie d'une relation en ce moment (plus ou moins mensonge. Quelle fille de seize ans ne rêve pas à l'amuuuur !?) Donc euh… »

« - Je comprend. Je crois que je ferais mieux de m'en aller. » (Si j'avais su ça plus tôt, je l'aurais suivi dans ce couloir plus tôt !)

En partant, après avoir remis son bonnet qui lui cache la moitié de la figure, (immonde chose, au fait…) il bouscule une fille qui faisait partie du groupe arrivé juste avant que l'élément gênant (le baiser, en d'autres termes…) n'arrive. Quel con ce mec…

« - Vous avez fait looong, qu'est ce qui s'est passé ? »

Arg, je sens que je rougis… quelle horreur !

« - Il euh… Il… »

Elle se redresse, - oui, elle était affalée sur le canapé- avant de s'exclamer : « Ne me dis pas qu'il t'a fait le coup de « tu me plais beaucoup » ! »

J'ouvre des yeux ronds avant d'hocher la tête.

« - Ce sale con ! J'éspère que tu l'as envoyé paître ! »

Nouvel hochement de tête.

« - Il fait ça à pratiquement toute les filles. J'aurais jamais imaginé qu'il s'attaquerait aussi à toi ! »

Ça, par contre, je sais pas comment je dois le prendre…

Une heure plus tard, on passe la porte de sortie. Je suis crevée. Il est déjà minuit, et l'heure de « fermeture » du dortoir est à dix heures du soir. Je ne sais pas encore comment je vais me débrouiller, mais ça risque d'être au dépends de quelqu'un. En gros, incrusation, c'est parti !!
« - MAIS… IL NEIGE ??! »

Megumi me regarde comme si je venais d'une autre planète

« - Euh oui, tu sais, ça arrive souvent en hiver… »

« - Mais c'est trop cool ! »

Je pensais que ça n'arrivait que dans… Je sais pas… Les pays très froids ! Genre… Allemagne, Suède, Lettonie et Pole Nord !
Je fais un pas dans la rue et lève la tête. En Australie, je vous laisse imaginer combien on a de chutes de neige par an. – ZERO- . Pour de vrai, je n'en ai vu qu'une fois, quand on avait été passer Noël en Allemagne. J'arrive pas à y croire.

« - Je ne suis pas la seule à avoir trop bu on dirait… »

Je n'aime pas beaucoup son sourire moqueur.

« - Euh, je n'ai pas ingurgité une goutte d'alcool. »

« - C'est ce qu'on dit… »

Je lui donne un coup sur la tête et lui sourit amicalement. Je sais ce sont deux actions relativement opposée, mais je suis CREVEE donc je ne suis plus responsable de mes mouvements. Si je commence à danser des claquettes, c'est pas ma faute ! Qu'à cela n'tienne !

« - ça va aller pour rentrer ? »

Je lève le pouce, d'un air convaincu.

« - Of courssssse ! Et toi ? »

« - Pas d'problème, j'habite à trois stations de métro ! »

« - Alors à demain, pour les répétitions ! »

« - A demain, et en forme ! »

Je la regarde s'éloigner en me demandant avec plus ou moins d'inquiétude quelle bouche de métro je dois prendre pour rejoindre le « circuit » que je connais.

Peu importe, il neige, et c'est la première fois que je suis autant « dans Tokyo ». Je regarde avec émerveillement les décorations de Noël orner les devantures de magasins. Ce n'est peut-être qu'une fête commerciale ici, mais en tout cas, l'ambiance est juste… Magique.

Je ressers le haut de mon manteau, tout en commençant légèrement à faire un tri des personnes envers qui je pourrais demander l'hospice pour la nuit, puisqu'il est absolument hors de question d'essayer d'entrer discrètement dans les dortoirs.

Les rues sont inhabituellement pleines pour dire qu'il est aussi tard. Et il y a vraiment des tas de genre de personnes différentes. Des hommes d'affaires qui viennent de finir de travailler, (sont malades de bosser aussi tard !) Aux jeunes qui reviennent du cinéma… Je me demande si je suis loin de Shibuya… Peut-être que je pourrais y aller, histoire de rendre cette soirée encore mieux ! Attendez, j'ai quand même découvert le système des karaokés, embrasser un « homme » même s'il semblerait qu'il soit un espèce de Dom Juan crétin, et je me sens libre pour la première fois depuis… des lustres !

La neige fond immédiatement après avoir touché le sol. Je me demande s'il y a des endroits ou elle tient. Je me sens tellement… Extatique, (la fatigue, la fatigue…) que j'en oublie le froid. Je suis peut-être en train de tomber en hypothermie… Ahah, pas grave !

A part ça, dormir chez Dan… ça pourrait être une idée… Mais en même temps, il va me passer un de ces savons… Quand à Kimi, je n'ai aucune envie de me retrouver face à son père. Je pourrais essayer Tohru, mais il y a cette forêt à traverser, et je me sens pas du tout le courage de passer par là à UNE HEURE DU MATIN ! Bon. Qui serait assez sympa pour m'héberger ? Nao… je le connais à peine, mais on ne s'entend pas si mal et… Ouais, ça me paraît être une assez bonne idée. Je fouille dans ma poche à la recherche de mon téléphone portable quand…

« - Yekles ! »

Je n'ai même pas envie de lever les yeux. Purée, on est dans la plus GRANDE ville DU MONDE ! Combien de pourcentage de chance est-ce que j'avais pour tomber sur… Lui ?! Surtout quand je suis en plein illégalité hors du dortoir dans lequel je suis censée être ? En plus… ça fait six jours que je ne me suis pas présentée au travail. Ça craint.

« - Vous devez faire erreur. Je m'appelle… Sasuke…Umazaki. »

« - Bien sûr. Et moi je suis… Luffy Uchiwa. »

« - Vous avez bu ? »

Peut-être pas la meilleure chose à demander. Mais sérieusement, c'est bien la première fois depuis… L'incident de la chambre bizarre, qu'il a un comportement humain. Il hausse les épaules, avant de regarder vers le ciel.

« - Il neige. »

« - Donc, vous avez bu. »

Il me lance un regard agacé. Avant de froncer les sourcils.
« - A part ça, Yekles, qu'est ce que tu fais à minuit en plein Tokyo, hors du dortoir, et… Mais attends, Takana-san m'a dit que tu n'étais pas venue travailler depuis samedi. »

« - Ce fut une très joyeuse conversation, bonne nuit ! »

J'essaye de m'éloigner le plus innocemment possible, mais il m'attrape par le bras.

« - Je répète ma question… »

Je me disais, qu'il était beaucoup trop gentil. Il a l'air de s'énerver. Mais soyons logiques. Nous sommes dans une rue bondée, il ne peut pas se comporter trop rudement ici… Et… OH IDEE !
J'attrape de mon bras libre son autre bras, je m'éclaircis la gorge et :
« - AKITO SOMA ? J'AI TOUJOURS REVE DE VOUS RENCONTRER ! »

Trois filles à ma gauche regardent dans notre direction d'un air plus qu'intéressé. Un homme à déjà sortit son téléphone portable, probablement pour prendre une photo honteuse d'un-des-hommes-les-plus-riche-du-Japon

Akito jure avant de resserrer sa prise sur le bras qu'il m'avait attrapé et s'éloigne en courant, me traînant derrière lui.

Deux cent mètres plus loin, essoufflés les deux, il m'offre son regard haineux le plus intense :
« - Sombre idiote ! Ce type avait un appareil photo ! J'ose même pas imagine ce qui sera à la une des journaux demain… »

« - Akito Soma et une illustre inconnue, main dans la main, dans une… »

« - Un mot de plus et je serai connu sous le surnom d'Akito l'éventreur. »

« - Vous avez l'intention d'aller trucider toutes les Australiennes de Tokyo – il ricane- … A part ça, je me réjouis de voir la tête de Sayato demain… Faudra que je prétexte un truc pour aller sonner chez elle. »

Son visage s'éclaire :

« - Je n'y avais même pas pensé… » Il prend un air songeur « elle va de nouveau me demander des comptes. Pitoyable. »

Je grimace en me souvenant de la dernière fois que je l'ai vue. GARCEEEE.

« - Heureusement que j'habite plus chez elle, je sais pas ce qu'elle m'aurait cassé cette fois… »

Il se redresse complètement, (jusqu'à présent il était courbé par son poing au cœur…) et reprend d'un air vraiment désagréable :
« - Tu n'as toujours pas répondu à mes questions. »

« - Euh… Je suis comment dire… occupée. »

Pas question que je lui révèle quoique ce soit au sujet de l'affaire « concert de Noël ». Si je perds un mois de salaire, tant pis. Le sacrifice vaut les moments que je passe avec Kimi, Nao, Megumi, Kei, Hikari…

Il me fusille du regard et reprend :
« - Et que fais-tu ici, à minuit et demie ? »

« - euh, je euh… Me suis fait abuser. »

C'est pas totalement un mensonge. Surtout quand on repense à ce qui s'est passé dans le couloir du karaoké.

« - Tu as vraiment l'air de quelqu'un qui a vécu un traumati… »

« - Buccalement parlant. »

Il hausse un sourcil.
« - Il devait vraiment être désespéré pour assouvir ses pulsions sur quelqu'un comme toi… »
« - Qui vous dit que c'était un garçon ? »

Yeux ronds.

« - je blague. Bon à part ça, on m'attend bonne … »

« - Et tu vas où là ? » crache-il toujours aussi gentiment.

« - Euh, chez Nao. Naohito Sakuragi. »

Il re-hausse un sourcil, d'un air passablement méprisant.

« - Deux hommes la même soirée ? »

« - Mieux vaut deux que rien du tout, n'est ce pas ? »

Il hausse les épaules et reprend :
« - Et il habite où ? »

« - Euh, Shibuya. »

« - Menteuse. »

« - Euh…Sur quoi vous basez vos accusations ? »

Comment pourrait-il connaître toutes les personnes habitant là-bas hein ?
« - Probablement le quartier le plus cher de la ville. Aucun Sakuragi n'habite là-bas, je te le garantis, pauvre imbécile. »

Oups.

« - Je sais pas il habite mais c'est qu'un détail. »

« - Je me demande s'il existe vraiment ou si c'est ton manque d'affection qui t'a poussé à te créer un petit-ami imaginaire »

« - AKITO?! »

Je tourne immédiatement la tête vers la personne qui s'est intercalée dans le charmant petit débat que nous tenions, Akito et moi.

Un jeune homme qui doit avoir plus ou moins le même âge que mon vis-à-vis nous regarde avec un visage emprunt de ravissement idiot. Enfin, il regarde surtout Akito. Qui lui répond en souriant… EN SOURIANT ?!

« - Yoshimitsu, ça fait longtemps… »

La rumeur que j'ai lancée aurait-elle un côté fondé ? Suis-je en présence de retrouvailles ? Ohoho, dommage que je n'ai pas pris mon appareil photo…
« - Mais trop ! Je croyais que tu te laissais pourrir dans ton manoir mais il faut croire que je me suis trompé ! Vu que tu as l'air en charmante compagnie. »
Il me fait un clin d'œil et n'accorde aucune attention au commentaire qu'Akito essaye désespérément de placer.

« - Je ne me suis même pas présenté ! Yoshimitsu Naoko. Enchanté. »

Il s'incline devant moi et je fais de même.

« - Lucy Yekles. »

« - Woaw, c'est la première fois que mon nom fait aussi peu d'effet à … »

« - C'est parce que c'est une imbécile qui… »

Il agite le doigt de la même manière qu'un professeur voulant réprimander un élève un peu trop bavard.

« - Je t'ai déjà dit de ne pas t'adresser aux femmes de cette manière, Ki-kun »

« - Ne m'appe… »

« - Sachez, damoiselle… » - En passant, je ne sais très franchement pas si je préfère qu'on m'appelle damoiselle à imbécile…- que je suis l'héritier d'une des plus grandes familles du Japon, au même titre que ce pauvre ignorant à côté de moi… »

« - Le pauvre ignorant t'emmerde Naoko »
« - Oui, oui ! Bon je vous invite à boire un verre ! Allez, hop ! »

« - Euh… » Je regarde Akito, nos regards se croisent d'ailleurs d'un air horrifié, avant de re-regarder Yoshi…etc. (je ne me souviens plus de la fin de son nom. Too bad.) « On à pas vraiment de très bon rapports je sais pas si j'ai vraiment envie d'aller boire un ve… »
« - PAS DE DISCUSSION ! »

Mais il est bientôt une heure du matin ! Je suis crevée et je vais devoir me lever dans à peine cinq heures pour assister aux répétitions et il veut que je vienne avec eux ? Malheureusement, il a l'air d'une efficacité aussi puissante que celle de Kimi puisqu'il nous attrape tout les deux par le bras et nous fait entrer dans le bar le plus proche.

« - GARCON ! Encore HUIT MARTINIS ! »

« - Euh, Akito, on est que trois… »

Il ricane d'un air que je n'aurais jamais éspèré voir un jour sur son visage. Un magnifique air d'idiot en liberté, quoi.

« - ça en fera plus pour moi ! »

« - Je pense pas que ça soit une très bonne idée… »

Yoshi – c'est plus simple de l'appeler comme ça – Me regarde en hochant de la tête. Le très illustre et respecté chef de famille est dans un état proche du coma éthylique. Lui donner encore à boire serait vraiment une très, très mauvaise idée.

« - Tu fais quoi avec ton téléphone ? »

« - Je le filme. Je pourrai sûrement lui faire du chantage avec une vidéo pareille… »

« - Héé, c'est pas complètement idiot ça ! Tu me les enverras, je te donne mon mail… »
« - Tout ce qu'il veut c'est coucher avec toi…»
Yoshi m'arrache le téléphone des mains sans prendre la peine de répliquer à la remarque de son « ami ». Il me le retend quelques secondes plus tard tout en me disant :
« - Il faut s'estimer chanceux, quand il a l'alcool triste, c'est mille fois pire. »

J'hausse un sourcil. J'imagine mal Akito pleurer sur le comptoir d'un bar en maudissant sa pauvre vie. Quoique, je ne l'imaginais pas non plus avoir une aussi faible résistance à l'alcool. Sérieusement, c'est impressionnant, en deux verres il était déjà dans un sale état.

Une demi heure plus tard, à deux heures et quart du matin, Yoshi se lève prend son téléphone.

« - J'appelle le chauffeur d'Akito. Tu peux t'en occuper ? Il va probablement se mettre à vomir d'ici une trentaine de minutes. Désolé pour tout ça, j'avais oublié à quel point il ne connaît pas ses propres limites… »

Je lui souris amicalement :
« - Pas de problème, tout ça, c'est des trucs parfaits qui m'éviteront des questions très désagréables… »

Je pense notamment à mon absence au travail et à ma présence ici à une heure aussi tardive.

J'attrape le bras d'Akito qui se tient à côté de nous, d'un air passablement endormi. Au moins sa phase d'allégresse ou sa principale occupation était de m'envoyer toutes les insultes qu'il connaissait est passée. C'était un peu euh, vexant, à la longue.

Quand même, je n'aurais jamais imaginé que je devrais faire face à une situation aussi hallucinante ! Et je n'ai aucune information sur les liens qu'il a avec Yoshi. Il faudrait que je lui pose la question mais je doute fortement que demain matin soit le meilleur moment pour lui demander des trucs sur sa vie privée. En même temps, il n'avait qu'à pas commander de la vodka et la boire quasiment cul-sec ! Faut vraiment être suicidaire !

« - Je serais ravi de te revoir, Lucy-chan. Je peux t'appeler comme ça ? »

J'hoche la tête.

« - Moi aussi, à une heure ou je serais peut-être moins fatiguée… »

« - J'ai l'intention de passer au manoir Soma un de ces quatre. Pour rendre visite à l'ivrogne… »

« - L'ivrogne entend tout ce que tu dis… Connard. »

On sourit et il s'avance vers la BMW nouvellement arrivée qui doit lui servir de moyen de transport.

« - La mercedes d'Akito devrait arriver d'ici cinq minutes ! A bientôt Lucy-chan ! A bientôt Akito ! »

Et il nous laisse. Je me tourne vers le pas-si-glorieux-que-ça chef de famille qui se tient plus ou moins à côté de moi, même si je remarque très bien qu'il est appuyé contre un réverbère. Je doute qu'il arrive à tenir debout sans aide.

« - Vous décuvez ? »

« - Je suis crevé alooors ne m'adresse pas la parole, PINGOUIN. »

Visiblement pas. Je me demande si je vais réussir à le ramener vivant au manoir. Mon Dieu…

oOo

« - ARGH YEKLES ! »

Je me réveille en sursaut et me tourne vivement, les yeux encore embués.

« - MAIS… MAIS QU'EST-CE QUE TU FAIS DANS MON LIT ?! »

L'air mi-catastrophé mi-furieux, une main sur le front dans une attitude qui trahit la présence d'une migraine vraiment bien méritée, Akito-san vient de se réveiller.

« - il y a forcement une explication rationnelle… Qu'est ce qui… »

« - C'est juste que… »
« - Rah la ferme idiote ! J'étais dans ce bar avec Yoshi et l'autre imbécile… » (L'autre imbécile, - moi-, aime vraiment qu'on lui parle à la troisième personne…)

« - Je peux expliquer ça en trente… »

« - Je me souviens que je suis allé aux toilettes… Et après… »
« - Si vous m'écoutiez… »

« - Est-ce qu'on a… Je veux dire… »

Je pense que je devrais me sentir vexée par son air horrifié.

« - NON ! » - l'horreur en mille dimensions ! – « Vous avez vomi pendant vingt minutes et après quand je vous ai demandé ou je pouvais dormir vous êtes allé vous coucher en me disant « débrouille-toi» alors bon… hein ! Il est assez grand pour cinq ce lit ! »

« - Tu t'es… Incrustés dans mon lit ? »

« - Vous m'avez vomi dessus ! »

« - Tu t'es incrustée dans mon lit ! »

« - Vous étiez complètement saoul ! J'ai du vous ramener

Il se laisse retomber contre le matelas, me débloquant la vue de son réveil. Dix heures six du matin. J'ai quand même dormi six heures… Dix heures du matin…

« - DIX HEURES DU MATIN ?! » Je me relève immédiatement et entreprend de remettre mes chaussettes que j'avais abandonnées à côté du futon. Je suis en retard ! EN RETARD ! je vais me faire TRUCIDER !

Il m'attrape par la main.

« - Tu comptes aller où comme ça ? Il me semble que ton travail est ici… »
« - Shuseisho conservatoire, château ambulant en retard doit y aller…. »

Je le regarde avec des yeux ronds, et lui il a un air triomphant détestable.

« - C'est là que tu vas alors ? »

Petite pause. Petite pause qui devient uuuun peu plus grande. Il ouvre des yeux ronds.

« - SHUSEISHO ? Mais qu'est ce que tu vas foutre là-bas ! »

« - Honnêtement, je pense qu'on peut appeler ça du suicide consentant en bonne et due forme. Pourquoi, vous connaissez ? »

Il fait un signe désinvolte de la main qui contraste complètement avec son air choqué.

« - Quoiqu'il en soit, tu restes ici, tu as du travail. »

J'attrape mon téléphone, resté lui aussi à côté du futon.

« - Je n'aime pas vraiment recourir à ce genre de moyens… (c'est pas vrai, j'adore ça...ohoho) mais j'ai là-dessus quelques vidéos d'une certaine personne complètement ivre qui ravirait probablement les ménagères de plus de cinquante ans. Et mon porte-monnaie aussi. Je suis sûre qu'on me payera très cher pour vendre ces trucs là… »

Il fronce les sourcils, toujours assis sur son lit :
« - Et tu disais avoir abandonné ? »

« - ça n'a aucun rapport, j'essaye juste de ne pas décevoir les gens. Cette fois. »

« - Si je te dispense de travail jusqu'à disons… deux jours après Noël, et que ton salaire n'est pas retenu, tu effaces ces vidéos ? »

« - J'ai votre parole ? »

Il hoche la tête, avant de se frapper le front

« - Plus important, les journaux d'aujourd'hui ! »

« - Hein… AH OUI ! »

« - TU RESTES ICI. Et officiellement tu es malade. Donc tu ne peux pas participer à la répétition, mais tu viendras demain même si tu as une méningite. Compris ? »

J'hoche la tête, alors qu'il se lève et qu'il attrape son téléphone que j'avais posé par terre après qu'il ait très largement rendu le contenu de son estomac sur sa veste.

Il sort de la chambre, en me refaisant un signe que je comprends par : « Tu sors de cette chambre, tu es morte. »

Et il s'éloigne dans le couloir. Ça se passe carrément mieux que ce que j'avais imaginé. Dans ma tête, le réveil se passait avec plus de menaces, de cris, de couteaux et de gifles. Il doit encore avoir un taux d'alcoolémie supérieur à la moyenne dans le sang.

Ahah, énorme. D'un clic, j'efface les vidéos. J'ai eu ce que je voulais, et je l'ai ai déjà envoyées à Yoshi (dans la voiture qui nous ramenait au manoir Soma, j'ai eu vingt bonnes minutes ou je me suis ennuyée…) Donc s'il ne respecte pas sa promesse, je n'aurai qu'à les lui demander ! Trente secondes plus tard, Akito est de retour, une liasse de journaux dans les mains.

C'est officiel, je suis dans les problèmes, jusqu'au cou.

OoO

« - Je ne suis pas ton père, ni ton petit-ami, ni même quelqu'un de vraiment plus âgé que toi. Donc théoriquement, j'ai pas le droit de te faire de commentaires… Mais quand même Lucy ! Vous vous tapiez dessus il n'y a pas UNE semaine ! »

Comment OSE-il croire que ce que racontent ces… Feuilles de chou (je sais que cette expression désigne normalement les oreilles, mais peu importe, c'est ma vie après tout. Non mais.) Soit ne serait-ce qu'à un pourcent vrai ? C'est de la trahison, c'est honteux, c'est vraiment décevant. Je suis dé-sa-poin-tée.

« - Je sais que ça paraît vraiment louche, mais je te jure sur ma tête que c'est un concours de circonstance et que… »

« - Je te crois uniquement parce que je t'ai vue l'insulter autant que mon beau-père travaille. Ce qui veut dire : beaucoup. »

« - Merci Dan, t'es bien le seul jusqu'à maintenant. »

Effectivement, Kimi en tout cas, est persuadée que je suis vraiment avec lui… ! Et j'ai remarqué que Yuki et les autres m'évitent d'une manière assez peu discrète. Je comprends rien à leur mode de vie, c'est incroyable. Bref, le seul qui semble trouver ça un tant soi peu drôle c'est l'autre imbécile ! Et pour les optimistes qui pensent que cette petite virée « obligée » à changé nos relations du tout au tout et que maintenant nous sommes unis comme deux personnes enfournées dans la même galère (ce que nous sommes, vraisemblablement…) vous vous mettez le doigt dans l'œil. Mais alors profond. Il me méprise, m'insulte et j'en passe, encore plus qu'avant ! Et c'est franchement quelque chose que j'aurais cru difficile. Faut croire que je m'étais trompée. Sa haine à mon égard n'a aucune limite…
Bref ! L'avantage dans tout ça, c'est que les femmes avec qui je partage mon dortoir me trouvent soudainement super dangereuse, bah oui, si jamais les rumeurs sont vraies, j'ai le pouvoir de les faire virer en deux temps trois mouvement !

Ahaha !

« - Bon. Au sujet de ta robe, je trouve la noire plus… Appropriée… »

Bien sûr Dan a le don de me ramener sur terre aussi vite qu'un guépard assoiffé de sang. D'ici trois heures je suis dans une salle comble pour un concert que j'ai de moins en moins envie de faire. Les répétitions se sont plutôt bien passées, il n'y a pas à dire, mais ce sera autre chose. Rien que d'y penser, mon ventre se serre d'une manière très douloureuse… Franchement, au point ou j'en suis, j'hésite à me jeter sous un camion pour ne pas avoir à affronter ça…
« - Ouais, mais on est le vingt-quatre, bleu ça fait un peu plus fête ! »

« - La noire est plus classe… »

C'est pas faux. C'est crucial comme choix quand même… En fait, j'ai surtout besoin de canaliser l'énergie désespérée de mes nerfs sur autre chose que le foutu morceau de piano que je vais devoir interpréter.

Le pire Noël de ma vie, c'est certain. Bon, reprenons. J'aime mieux la bleue, mais Dan n'a pas tort, la noire est mieux pour un concert, mais je suis moins à l'aise que dans la bleue qui me sert moins.

« - Je sais paaas… »
« - Prend la noire, conseil d'ami. »

« -Ok, ok… »

Allez, je vais lui faire confiance pour cette fois. Espérons que ça me porte chance ! Je me dirige vers sa salle de bain pour me changer sans grand enthousiasme. Et pourquoi porter une robe hein ? C'est une autre manière de me faire stresser, j'en suis sûre ! Je pourrais… Je sais pas moi ! Porter un jeans et une chemise classe ! Mais nooon ! Une ROBE !

« - Elle arrive à quelle heure ton amie ? »

« - Kimi ? Vers et demie, il est combien ? »

Kimi vient m'aider pour la coiffure et le maquillage. Ça avait l'air de lui faire plaisir alors je pouvais pas vraiment refuser… (C'est surtout son air qui me laissait présager mille et unes tortures si j'avais l'outrecuidance de décliner son offre qui a fait pencher la balance en sa faveur…)
« - Et vingt. Tu penses qu'elle va trouver le chemin ? »

Si elle se perd, double avantage. Numéro un : Je peux prouver à Dan que non ce n'est pas moi qui suis nulle, c'est la manière dont sont disposées les maisons. Et de deux, j'évite un touchage de cheveux intensif. Je vois pas vraiment ce qu'elle pourrait en faire de toute façon et comme je…

« - On a sonné en bas, je vais répondre ! »

« - Yep… »

Mince, il semblerait que ce soit vraiment moi la nulle, dans l'histoire. Mais c'est pas possible ! Je peux pas être la seule à me perdre dans cette espèce de… village construit comme si l'architecte avait sérieusement abusé de boisson en prenant les plans : « Allez hop, une maison ici ! Tant pis si c'est dans ce coin perdu ! »Pff… Y'a vraiment des gens qui n'ont pas de respect.

Je finis de remonter la fermeture éclaire et sort de la pièce. Kimi est déjà là et me jauge de bas en haut. Dieux, je hais quand les gens font ça, genre Eva.

« - Elle est belle cette robe, mais je ne suis pas sûre qu'elle soit très pratique. » Elle se tourne vers Dan avec un sourire vraiment genre séductrice hors-pair qu'elle n'a que quand Yuki est dans la même pièce qu'elle. Ou qu'un autre de ses petits-amis potentiels. « Tu pourrais me passer la chaise de ton bureau s'il te plaaait ? »

« - Ouais, tiens. »

On se regarde avec des yeux ronds. C'est la première fois qu'un homme a aussi peu de réaction. Elle fronce les sourcils et saisit la chaise avec toute la délicatesse et le sex-appeal qu'elle est capable de mettre dans un geste aussi banal.
« - Merci Dan-kun, je peux t'appeler comme çaaa heiiin ? »

« - Euh, si tu veux… Tu t'appelles comment déjà ? »

Je dois sérieusement me mordre l'intérieur des joues pour ne pas éclater de rire. Et Kimi qui a l'air furibond ! Ahah, voir ça vaut bien une coiffure ! Donnant-donnant !

« - Assieds-toi. »

Elle a du remarquer que je me retenais de rire, et est beaucoup moins amicale.

Je m'exécute et elle s'accroupit à côté de ma cuisse.

« - ça va, ça ne remonte pas trop. Heureusement que tu n'as pas mis de ドア ! »

« - De quoi ? »

« - Porte jarretelles » Répond Dan occupé à… Ne rien faire.

« - Le jour où je porte un truc comme ça… »
« - C'est que tu auras envie de faire plaisir à… quelqu'un N'EST-CE PAS, Lucy-chan ?! »

Je soupire exaspérée, ce n'est pas comme si c'était la MILLIEME fois que j'essuyais un sous-entendu du genre :
« - Mais dis lui Dan ! Que c'est n'importe quoi ! »

Il lève les yeux vers le plafond et répond en souriant légèrement :
« - En même temps, ne dit-on pas que la haine peut devenir amour aussi facilement que… »

Visiblement, il ne sait pas comment finir la fin de sa phrase.

« - Un œuf devient une poule ! »

Heureusement que Kimi était là… (ou pas.)

« - Ou que… »

« - Du chocolat fond au soleil ! »

« - Que le solarium donne du cancer ! »

« - Que la cigarette donne une mauvaise haleine ! »

« - Bon c'est bon, je crois que je vois ou vous voulez en venir… »

Kimi éclate de rire, bientôt suivie par Dan. Je souris, bien trop stressée pour m'amuser avec eux qui n'auront qu'à s'asseoir au fond de la pièce et d'attendre que ça passe.

« - Bon. J'ai une idée de coupe de cheveux, yé souis soure queux ça va étrrr soupèèr ! »

« - Je pourrais savoir de quel accent c'était censé être une imitation ? »

« - Moi aussi, ça m'intéresse. » ajoute Dan tout en montrant à Kimi le matériel de torture de sa sœur. (C'est-à-dire les fers à lisser/friser et autres de Julia)

Kimi soupire et prend la brosse. J'ai peur.

OoO

« - Je vais te donner un conseil. Si jamais ça se passe aussi mal que tu le dis, déchire ton décolleté, tout le monde oubliera que tu te plantes. »

« - Merci Kei, mais je crois que je vais me contenter de faire du mieux que je peux… »

Je serre nerveusement les partitions dans mes mains. Le directeur est en train de faire son petit speech, heureusement qu'il ne me « présente » pas outre-mesure. C'est-à-dire, qu'il cite ma mère et mon frère, ce qui aurait comme conséquence de me tétaniser à jamais.

« - A part ça… » Recommence Kei en jetant un œil énervé à Hitoshi qui me fixe avec haine à quelques mètres, son violon dans les mains. « Il est où Haru ?! Ça commence à me stresser que ce pauvre imbécile ne soit pas capable d'être à l'heure. »

Megumi me sourit et me donne un petit coup sur l'épaule du plat de sa main :
« - Tant mieux qu'il ne soit pas là, pas vrai Lucy-chan ? En te voyant coiffée et habillée comme ça, je suis pas sûre qu'il aurait pu contenir ses pulsions ! »

Elle éclate de rire, et je me retiens franchement de lui encastrer la tête dans le mur. L'heure est grave. Grave, GRAVE !

Kei vérifie les embouts de sa clarinette avant d'ajouter joyeusement :
« - Asami est dans la salle ! Il faut que je l'éblouisse avec ma performance ! »

« - T'as de la chance », reprend Megumi, « t'as un solo de… attend je m'en souviens plus… UNE seconde ! » Je vous laisser imaginer à quel point elle était ironique.

« - Moi au moins, je me noie pas dans la masse ! »

« - Qu'est ce que tu veux dire par là ? »

« - Tout le mooonde, joue de la flûte, la clarinette au moins… »

« - Tais-toi imbécile ou je… »
« - Dites… »

On se tourne les trois vers l'origine de la voix, un homme d'une cinquantaine d'année. Il a vraiment l'air très ennuyé.

« Vous ne sauriez pas ou est Haru Tsujiyama ? Vous devriez être sur scène depuis deux minutes déjà et nous ne pouvons pas prendre le risque de retarder tous les morceaux. »

« - Attendez, ça ne veut quand même pas dire qu'on va annuler le concert ! »

Je dois avouer que même si j'ai un mauvais pressentiment l'idée d'avoir travaillé tout ça pour rien est assez frustrante.

« - C'est pas possible, c'est lui qui dirige tous les morceaux ! Tatsuyaba-sensei, il n'y aucun autre chef disponible ? »

Il hoche la tête, l'air toujours aussi ennuyé.

« - Bon, on va faire comme ça. J'ai vu Soma-kun dans l'entrée, je pense qu'il n'y aura pas de problème. Toi, là-bas ! »

Il montre un deuxième année. « Essaye de joindre Tsujiyama-kun ! »

« Vous, il nous montre, les premiers années et moi du doigt, en scène maintenant ! Au fait, Tao et Nao sont là»

« - Non ! Les critiques ? »

Vous remarquerez que je suis restée presque silencieuse pendant toute la durée de ces échanges. Je suis juste… Tétanisée. Le pire c'est d'apprendre qu'il y a des critiques… Franchement qu'est ce qui pourrait être pire ? La présence de mes parents dans la salle ? Oui, sûrement. ARGH ! Règle numéro 1 : Ne pas tenter le diable.

J'avance mécaniquement, suivant les autres musiciens qui ont arrêté de discuter. Mon Dieu, maintenant que la salle est pleine elle me paraît encore plus immense. Je m'assois au piano, et pose mes partitions maladroitement. J'ai les mains et les genoux qui tremblent. Je dois vraiment paraître pathétique.

Le directeur s'avance une nouvelle fois.

« - Le chef d'orchestre initial : Mr. Haru Tsujiyama nous a fait savoir qu'il était piégé dans des embouteillages. Il sera là pour les prochains morceaux, mais pour celui-ci, ce sera un de nos plus brillants élève, qui dirigera d'ailleurs le concert de mai, Mr. Akira Soma ! »

Dans l'orchestre j'entends une violoniste s'exclamer à sa voisine :
« - Le démon ! »

Je me tourne pour voir à qui je vais devoir des comptes une fois que je me serai plantée magistralement et me trouve face, comme à chaque fois que je n'ai pas du tout envie de me trouver face à lui, à Akito Soma qui me regarde d'un air supérieur en souriant.

Je me souviens parfaitement avoir trouvé des partitions dans sa chambre, mais je n'aurais jamais imaginé qu'il prenait vraiment des cours et encore moins que j'allais être dans une position pareille ! (c'est-à-dire, lui chef d'orchestre et moi soliste !... L'horreur intégrale). Je sens mes mains trembler encore plus, alors qu'il se place devant l'orchestre.

Il lève un bras, sans plus de cérémonie, et attend que je commence. Je prends ma respiration, accorde une petite pensée à Jésus né il y a quelques années de ça, essaye de le prier un quart de secondes pour faire en sorte que je me tire de cette situation HORRIBLE !, pense un peu à Dan et à Kimi, dans le public, pense à mes parents, au linge que j'ai oublié de sortir de la machine ! (hé meeerde !) Et…

Je commence.

Kimi a raison, ce n'est pas vraiment un morceau difficile. Une personne ayant fait largement moins de piano que moi pourrait arriver à le faire. C'est sûrement pour ça qu'elle s'est permise de m'inscrire.

Mais… A peine deux mesures après avoir commencé, un de mes doigts dérape. Je n'ose même pas regarder l'orchestre et je finis la partie sans accompagnement que je dois faire. Je lève les yeux, et me trouve face à Akito qui dirige l'orchestre comme… Je n'ai jamais vu personne le faire. Chaque musicien a les yeux fixé sur lui et une seconde après, je comprends pourquoi. Il demande des Presto quand il faudrait être lento, des lento quand il faudrait être presto, et l'ensemble est magique. Le morceau transparaît beaucoup mieux, on pourrait presque voir les montagnes et le château bizarre apparaître au coin d'une prairie.
Alors bien sûr, quand vient mon tour de rejouer, je suis bien incapable de m'adapter. Et si ce n'était que ça… Je sens mes doits accélérer de plus en plus, et les erreurs s'enchaîner d'une manière franchement alarmante.

C'est le vide complet dans ma tête… C'est exactement comme à Sidney, pour l'examen, quand j'ai du jouer devant l'examinateur. Je devrais essayer de faire abstraction de la foule et du public mais c'est presque malgré moi que je jette un œil et que je tends l'oreille. Megumi me regarde d'un air franchement abasourdi, Kei lui aussi est choqué, bien sûr, il voulait briller devant son petit ami, et moi, je foire le morceau sur toute la ligne. Et c'est sans compter les chuchotements du public. Mais qu'est ce que je fais là ? Je ne sais même plus ou j'en suis sur la partition. De toute l'histoire du conservatoire, je parie qu'ils n'ont jamais vu un plantage pareil…

Je lève les yeux, et vois Akito arriver en se dépêchant, la baguette restée sur son lutrin du chef d'orchestre. Il me pousse sans ménagement et pose ses doigts sur le clavier.

« - Suis la mélodie. »

J'essaye d'écouter ce qu'il fait, mais c'est franchement impossible. De quelques gestes de la main, il dirige l'orchestre tout en continuant d'essayer de rattraper la partie du piano. Je n'ai même plus les mains sur le clavier, tellement c'est désespéré.

L'orchestre s'arrête de jouer. Le public applaudit, mais je pense qu'ils applaudissent plus la performance d'Akito euh… Akira Soma que celle de l'orchestre en général. Je me lève, et je pars le plus rapidement possible de la scène. C'est lâche, mais peu importe ! Le pire Noël de ma vie. Dans les coulisses je croise les autres musiciens, qui entrent sur scène maintenant. Ils doivent se sentir confiant, rien ne pourra être pire que le morceau qu'on vient de finir.

Beuh, je pleure. Je n'aurais jamais dû me résigner à jouer, j'aurais du refuser de but en blanc. Mais non, il a fallu que j'essaye ! Je n'ose même pas imaginer combien Megumi et Kei doivent être en colère contre moi… Et dire qu'Hitoshi avait raison : « Elle est même pas élève ici ! Comment vous pouvez lui faire confiance ? »

Mon nom, j'imagine. Le fait que ma mère aurait ébloui la salle et aurait eu une critique formidable dans tous les journaux musicaux le lendemain… A dû les influencer. Imbéciles… Ils auraient du s'en rendre compte !

« - Lucy-chan ! »

Kimi. J'accélère le pas, jusqu'à courir. Je n'ai ni envie de la voir elle, ni envie de voir Dan. En fait, je n'ai envie de voir personne. Joyeux Noël, Lucy, Joyeux Noël.

Il a recommencé à neiger dehors j'entends l'autre morceau commencer, derrière moi, étouffé par les murs. Je m'avance sur la coure du conservatoire, et avise la petite place en face de moi. Il y a même un sapin de Noël. Génial. D'un revers de manche j'essuie mes larmes –pitoyables, je vous disais- et m'avance en reniflant. En plus il fait froid et je n'ai pas pensé à reprendre ma veste en partant. Crétine.

Je traverse la route, entre dans le par cet m'assied sur un des bancs disposés autour du sapin. Je n'arrive vraiment pas à croire que j'ai bousillé un morceau pareillement. J'enfouis mes mains dans mes bras, retenant difficilement mes sanglots. Ça fait vraiment cliché, une fille qui pleure seule, sur un banc, à Noël, habillé d'une robe. Tant pis.

J'entends plus que je ne vois (oui, j'ai toujours la tête entre les bras duh !) des pas arriver vers moi. Quelque chose de chaud tombe sur mes épaules. Une veste.

« - Dan, si tu pouvais avoir la décence de dégager, je crois que je t'en serais infiniment reconnaissante. »

Il s'assied à côté ce con ! S'il ose me toucher, je jure que je le trucide. De toute façon, je n'ai plus qu'une envie, c'est de rentrer chez moi, en Australie. J'en suis à un point où j'envisage de tout expliquer à mes parents… Pour qu'ils payent ma dette et que je puisse m'en aller.

« - D…D..Dégage ! »
Essayez de sangloter en parlant, vous verrez si c'est facile !

« - Tu as déjà vu le sixième sens ? »

Je me redresse avec horreur et me tourne vers Akito, qui me regarde d'un sourire moqueur. J'arrive pas à croire qu'il ne possède pas une once d'humanité pour venir me faire chier même dans un moment pareil !

« - Vous êtes vr..vraiment… »

« - Répond à ma question. »

« - Euh… oui… »

« - Au début le psy, là, Bruce Willis, il joue un jeu avec le gamin. »

J'hausse les épaules.
« Je dis des affirmations. Si elles sont vraies, j'avance ma main. Si elles sont fausse, je me lève et je recule d'un pas. Si ma main atteint ton épaule, tu écoutes ce que j'ai à te dire. Par contre, si j'atteints la poubelle – un truc tout ce qu'il y a de plus banal, juste à côté du banc- je m'en vais. »

« - Vous êtes vraiment sûr de vous. »

« - Tu es la fille d'Elisabeth Yekles et la sœur de Nathan Yekles. »

« - ça ne compte pas, tout le monde peut apprendre un truc pareil il suffit qu'il cherche sur internet, je suis dans sa bio sur wikipedia. »

Il penche un peu la tête sur le côté.

« - Tu as toujours été dans une compétition implicite avec ton frère. »

Je détourne les yeux.

« - Je prends ça comme un « vrai ». » Il avance sa main de quelques centièmes sur le bord du banc « Tu es l'ainée, tu as toujours senti comme une pression venant de tes parents. »

Je ne réponds toujours pas. Il avance sa main.

« - Tu as l'impression de les avoir toujours déçus »

Je serre les lèvres. D'un côté, c'est terriblement vexant… Personne n'avait réalisé ça jusqu'à maintenant, pas même mes meilleurs amis, et lui, que je déteste cordialement et dont ce sentiment est tout à fait réciproque arrive à lire en moi comme dans un livre ouvert et surligné au stabilo. Si je n'étais pas déjà en train de pleurer, j'aurais probablement commencé de toute façon.

« - Officiellement, tu ne joues plus de piano. »

Sa main effleure mon épaule. Presqu'aussitôt, il se lève et attrape mon bras.

« - Lève-toi. »

A contrecœur, j'obéis. Il va sûrement m'engueuler, me dire que je n'avais qu'à pas essayer, que je n'avais rien à faire sur scène aux côtés de tous ces musiciens presque professionnels…

On fait quelques pas, et il s'arrête.

« - Je vais être honnête avec toi. Ce morceau était horrible. Je n'ai jamais vu de ma vie un ratage aussi complet. » Moi qui commençait à me calmer lacrimalement parlant, c'est reparti. C'est fou comme ce type aime enfoncer les couteaux dans les plaies. « Cela dit, je sais aussi pour quelles raisons Todo-sensei t'a choisie. » Je relève les yeux. « J'ai vu la vidéo, et… Je n'ai jamais entendu quelqu'un jouer comme toi avant. Ça m'avait déjà frappé la première fois que je t'avais entendu… »

« - Vous ne m'avez jamais entendu… »

« - Tu as la mémoire courte, Yekles. Un certain pavillon, et un certain piano. Ça ne te dit rien ? »

« - Ah, oui. Ma main a toujours mal, d'ailleurs. »

« - J'en suis réellement dé-so-lé. »

Il a plutôt l'air de trouver ça extrêmement drôle.

« - Maintenant, le côté pratique. Comme tu sembles l'avoir appris, et je ne veux même pas savoir qui t'a dit ça, je me rapproche du squelette – il dit ça avec un ton si amer que je sens mon estomac se serrer – un peu plus chaque jour. Si tu veux vraiment tout savoir, en juillet je serai déjà « six pieds sous Terre ». »

« - Mais pourquoi ? Je veux dire, vous paraissez être en bonne santé et… »

« - Je peux vraiment te le dire, si tu tiens à te faire effacer la mém… »

« - Donc ça à un rapport avec le truc qui a failli me faire je ne sais pas trop quoi et je ne tiens VRAIMENT pas à l'apprendre. »

Il soupire :
« - Des fois je me demande si tu es complètement idiote, ou si tu es remarquablement intelligente. »

« - Personnellement, je pencherais plutôt pour la première option. »

« - Bref, je vais diriger le concert de mai. Ce sera ma seule et unique occasion de faire ce que je… ce que j'aurais vraiment voulu faire. »

Mes larmes recommencent à couler :
« - Entre parenthèse, je n'ai jamais vu quelqu'un pleurer autant que toi… »

« - C'est parce que ça fait des mois que je me retiens… »

Totalement vrai. Je n'ai pas pleuré depuis… La semaine passée. Mais c'était à cause d'un film. Donc ça n'compte pas.

« - C'est un concerto pour piano de Rachmaninov. Je compte sur toi. »

« - PARDON ?! »

J'éclate de rire. C'est idiot, vraiment.

« - Tu as très bien entendu. J'imagine que mes arguments ne servirons à rien, donc je te propose un marché : Si tu joues avec moi, j'efface ta dette qui s'élève actuellement à deux ans et demi de travail. Et sache que Takana-san qui s'occupera de l'intérim entre moi et mon… - Il grimace – Mon fils… »
« - Euh, Pardon ?! »

« - A ton avis, pourquoi est-ce que je dois absolument me marier en avril ? Bref la question n'est pas là. Je doute qu'elle fasse preuve de clémence à ton égard. En gros, tu joues ce morceau et tu peux rentrer chez toi. Tout en sachant que les journalistes et les critiques seront positivement à tes pieds et tu pourras entamer une brillante carrière musicale. »

« - Et qu'est ce que vous faites de mon incapacité à jouer en présence de… de … »

« - Je m'en charge. »

« - Je ne suis pas capable d'une manière technique de jouer un CONCERTO ! »

Il sourit d'une manière extrêmement malveillante.

« - je t'assure que si. »

Je soupire, en passant ma main sur mon visage. J'ai froid, et c'est pas avec cette veste que… Je lève les yeux vers lui. En chemise, il doit mourir de froid !
« - Les autres musiciens ne seront jamais d'accord de jouer avec moi une nouvelle fois… »

« - Alors tu devras être exceptionnellement bonne non ? »

Il me tend la main.

« - On est d'accord ? »

Je place ma main dans la sienne. Je pense qu'une partie de moi à toujours envie de prouver à mes parents qu'ils ont eu tort d'abandonner tous leurs espoirs pour ce qui est de mes habilités musicales.

Nos mains se lâchent et il ajoute :
« - Je te ramène. Je pense que tu n'as pas très envie de te joindre aux autres, il désigne le conservatoire, pour faire la fête. »

Je secoue la tête.

« - Au fait, je ne te le répéterai pas Yekles mais… Merci. »

Et c'est complètement contre mon gré que son vrai sourire me fait louper un battement cardiaque. ARGFGGGFF.

OoO

(1) Le générique numéro deux, appelé très poétiquement : D-tecnolife de UVERworld. Ceux qui connaissent pas, allez l'écouter, vous comprendrez ce à quoi je faisais allusion par « OOOHOOO » !

(2) Désolée franchement, j'ai été prise aussi dans la folie CodeGeass ! (C'est ma bêta qui est à blâmer si jamais ! ) C'est horrible, désolée pour tout ces sous-entendus si vous ne connaissez pas cet anime ! Mais c'est une HONTE ! Allez regarder ça tout de suite !


Et toutes les routes que nous devons prendre sont tortueuses.

Et toutes les lumières qui nous y conduisent sont aveuglantes.

Il y a tant de choses que j'aimerais te dire

Mais je ne sais pas comment.

Peut-être parce que

Tu seras la personne qui me sauvera.

Oasis- Wonderwall.

(Home made traduction, je ne garantis rien. Oh yeah.)


Trucs divers pourris au sujet du chapitre: héhéhé, déjà c'est le plus long que j'aie jamais écrit de TOUTE MA VIE!!!! 27 pages! VINGT-SEPT! (oui, je suis fière de moi ;D) Il m'a donné beaucoup de mal celui-là, parce qu'il y avait des trucs que je voulais absolument mettre, mais je ne savais pas comment. Sachez par exemple que toute la partie "après Karaoké" avec Yoshi, Akito et Lucy je l'ai enlevée, remise, re-enlevée et finalement remise! Parce que j'ai absooolument besoin de Yoshi et que je savais pas comment faire autrement. BREF! SI vous trouvez ça trop cliché... Euh, tous les garçons de plus de vingt ans que je connais passent leurs week-end à boire le plus possible. C'est triste, je sais...!

Ensuite, en ce moment je suis D'EXELLENTE HUMEUR! (oui, s'il y a une chose de moi que j'ai mis dans le caractère de Lucy ( et je vous assure qu'il n'y a pas beaucoup...) c'est son adoration pour décembre... huhuhu) DONC écrire sur la manière dont une personne est découragée (CF dernière partie du chapitre...) C'était HORRIBLEMENT DIFFICILE! PLUS JAMAIS! XD Et si j'avais attendu de re-déprimer (je blague... je déprime pas... ou rarement ;D) vous auriez eu ce chapitre en Janvier! Voila. Donc hein, pas d'critiques!


REPONSES AUX REVIEWS TIMMMME!

(j'ai halluciné en voyant toutes vos reviews... MERCI!)

Itomi: Saluuut! Allez, je vais pas faire original pour commencer, merciii pour la review! C'est vraiment sympa d'avoir pris ton temps pour la laisser! (J'ai les larmes aux yeux! =D je n'exagère presque pas!) Oui Lucy ne sait pas vraiment garder les secrets, surtout lorsqu'on ne lui laisse pas le choix! Ahaha, Akito gentil? Hum, j'éspère que tu as aimé ce chapitre aussi, j'ai essayé de le rendre moins détestable à la fin... Coquinou....(je suis dans un délire seule, là, c'est grave...) Un truc romantique avec lui?! Aaaalalala... Seul l'avenir nous le dira...! Enfin... VOUS le dira, puisque je sais exactement TOUT CE QUI VA SE PASSER!!! (ou pas... Détail! ) Bref merci infiniment!! J'éspère que ce chapitre ne t'a pas déçue! a+!

Hoshi-sama: Sache que si tu vois ce chapitre maintenant, c'est en partie grace à toi, parce que la review que tu m'as laissée euh... c'était ce week end? M'a fait bouger mes fesses!!! Bravo! Si c'était ton plan, ça a marché et du FEU DE DIEU!!! XD!! Ah, j'espère que tu aimes la longueur de celui-ci, ... j'ai peur qu'il soit trop long, en fait... Bon, il y a beaucoup de dialogues. Voila. Comment j'essaye de me justifier! C'est bête... Ahahah Contente que tu aies trouvé les dialogues drôle!!! J'ai peur que tu trouves ce chapitre trop mélo du coup! Et encore, Lucy n'est pas encore à l'hôpital parce qu'elle est enceinte d'un ancien officier de l'aviation qu'elle a trompé avec son meilleur ami, qui lui meurt, mais que son premier vrai amuuur revient! Il est vivant! (je crois que je confond ma fic avec Pearl Harbor... ohoho) Si jamais je blague. Pas de descendance avant un moment... (je parle de Lucy, là... ahah) C'EST POUR ÇA QUE J'AI MAL A L'ÉPAULE? C'EST TA POUPÉE VAUDOU?? PITIÉ ARRÊTE!! AHAAH!! J'aime pas les poupées vaudous! C'est flippant! Mais je veux bien te l'acheter si jamais ;D! Merci infiniment pour tes deux reviews! A bientôt!!!

Pandora-chan: Bien sûre que t'es pardonnée! Je suis au lycée aussi! JE SAIS COMBIEN C'EST HORRIBLE!!! ARGHHHHH en plus, ouais non, ma vie ne t'intéresse probablement pas! XD ! C'est bien si tu arrives à te retenir... T'as pas besoin d'aller aux toilettes souvent comme ça!!! AHHAA (Ok, je sais que tu parlais de te retenir de rire, mais j'ai besoin d'aller aux toilettes là... Alors je me sens influencée par ma vessie tu vois?! Mais rien de grave, j'te rassure! JE TIENS BON!! Ahaha) Patafix lalalalalal!! !(c'est le jingle. aahaah) Ah, tant mieux si elle ne t'horripile pas, j'éspère que ce chapitre ne t'aura pas fait changer d'avis... Alala... Et que tu n'es pas fâchée pour le rôle qu'à Isuzu! Ahahaha, et si tu l'es baaaah... Too BAD! Ce qu'Aki-smexy voulait? Je sais pas... Qu'elle provoque une émeute et qu'elle se fasse trucider par les membres de la famille Soma! Ah c'est vrai? Moi non plus j'aimerais pas! C'est comme quand je me demande - dans mes grandes heures philosophiques - si la réincarnation existe! (si, il y a un rapport!) t'imagines?! Tu vis, mais tu sais pas ce que t'as fait avant! C'est horrible! Non, Mary-Sue... Elle aurait ouvert son chemisier et il n'y aurait pas eu de problème! Ahaha, devant Hatori... Ces petits coquins... (Euh, je pense que tu préfères ne pas savoir ce que j'imaginais... XD Quoique c'est pas très difficile d'imaginer...) Ohhh... Oui! Opprimée-chevelue! XD ( ahaha, j'ai appris que to Shag ça voulait dire... tu vois quoi... ihih... dans un lit! OU DANS UNE BAIGNOIRES COQUIN! (désolée je suis vraiment euphorique là, je sais même pas pourquoi...) BON! MERCI BEAUCOUP POUR LA REVIEW!!! j'éspère que ce chapitre ne t'a pas déçu! BYE!! A+!!

nana-chan: Salut! Merci beaucoup pour la review! Avec Hoshi-sama, vous êtes celles qui m'avez motivée pour finir ce chapitre! BRAVO! ça relève de l'exploit! ;D Encore merci... MERCI INFINIMENT!!!!!!! !! a +!

Je remercie évidemment aussi Memelyne et NuiitNOiire!!!! (ah et mon chat, parce qu'il a réchauffé mes genoux durant ces longues heures de labeur! ;D )

Merci à vous, vraiment...J'sais pas quoi dire... 39 reviews, quand j'ai commencé la fic, je pensais vraiment pas en avoir autant... MERCIIIIIIIIIIIIIi


Note mega importante de la mort qui tue LISEZ, LISEEEZ!!!: Je ne sais pas si ça se voit, mais ce chapitre est la fin de la première partie (le titre du chapitre en témoigne un peu... ahah) ! Et comme on approche de Noël et que j'adore cette fête, et que le chapitre 10 n'arrivera probablement pas avant un moment parce qu'il faut que je définisse les éléments pour la deuxième partie...Bref! COMME CADEAU DE NOEL PARCE QUE JE VOUS AIME MEME S'IL N'ARRIVERA PEUT-ETRE PAS LE 24 ,je voulais faire un chapitre spécial: d'une chose passée dans un autre chapitre (du premier au neuvième...) vu par les yeux d'un autre personnage que Lucy! Genre... Je sais pas... Shigure! (enfin, pas Shigure parce que voilà, c'est impossible!)
Bref, si vous en avez envie, laissez moi une review avec le personnage et le moment... Exemple: Hiro pour la rencontre avec Lucy au début.
Si ça vous branche pas, je le ferai pas parce que... Euh, c'est beaucoup d'énergie! (Excuse pourrie oh yeah)

Voila!


Je tenais encore à remercier tout le monde merci d'avoir lu... C'est AWSOME! N'hésitez pas à laisser un review si jamais le coeur vous en dit! (Charité!XD)

Allez, JOYEUX NOEL! ET BONNE ANNEE! (et joyeuse pâque si j'ai vraiment, vraiment beaucoup de retard! (je blague. Pas de poupée vaudou s'il vous plait.)