Hello tout le monde
Merci pour vos reviews, follows, favoris, vous êtes formidables!
Merci à Oznela, Croyance Moreau, et SuperSuperbus pour leurs gentilles reviews qui me font vraiment très plaisir !
Petit disclaimer habituel : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais sont l'oeuvre de notre Déesse J.K.R. Je ne touche aucune rémunération ou quelconque bénéfice que ce soit pour cette fic, juste le plaisir de vous faire plaisir !
Warning : scènes de viol et violence, dans ce chapitre et/ou dans d'autres ! Que les âmes sensibles ou les mineurs passent leur chemin, je vous rappelle que cette fic est de rating M et ce n'est pas pour rien !
Je vous dis à tout en bas, mais surtout, bonne lecture
Lessa pour vous servir !
Chapitre 9: Un indéfectible étau
Quelque peu à l'écart de ce qui se jouait devant lui, toujours assis à sa place, dos à la cheminée qui crépitait sans projeter de chaleur par l'effet d'un sort, Severus gardait un air détaché, neutre, mais dans sa tête c'était l'effervescence.
Des tas de questions l'obsédaient, son esprit cherchait à comprendre.
Le loup-garou était-il devenu un esclave sexuel ? La question du comment ou du pourquoi ne l'effleura même pas, il était trop préoccupé à essayer d'assimiler ce qui se déroulait devant lui.
Doucement, les rouages s'enclenchèrent, et Severus atteignit vite une vérité dure à admettre, le garçon qui avait bien failli le tuer était maintenant un esclave sexuel, appartenant à un homme qui était décrit par son maître de potions comme l'un des hommes les plus cruels qu'il connaissait. Dans la bouche de son tuteur, cela était évidemment un éloge, mais maintenant qu'il voyait Rémus coincé avec ce type, cette situation irréelle lui échappait.
Il regarda plus attentivement le Gryffondor, et comme s'il le découvrait pour la première fois, ne le reconnut pas, il trouvait soudain que le garçon avait énormément changé, ses yeux hurlaient de peur et de douleur, ses traits étaient terriblement émaciés, il avait pris des rides, des cheveux blancs aux tempes, et semblait attendre la mort. Il est comme ça depuis que tu l'as vu, pensa-t-il, c'est juste que tu refusais de voir la vérité en face. Le garçon qui aurait pu causer sa mort était plongé en enfer.
Severus avait beau lui en vouloir pour avoir failli le tuer, il savait au fond de lui que le garçon ne méritait pas ça, et puis tout était la faute de son imbécile d'ami, qui lui avait révélé le secret du garçon, par défi sans doute. Sous sa forme de loup, Rémus n'était même pas conscient qu'il risquait de le tuer, et il ne devait sa survie qu'au réflexe d'un gros chien noir qui se révéla être celui qui l'avait jeté dans la gueule du loup, littéralement, et d'un cerf, ses deux pires ennemis, si on enlevait le loup sanguinaire qui cherchait furieusement à l'atteindre ce soir-là, oui mais ce n'était pas Lupin, il ne se contrôlait plus, il n'était pas conscient de son acte, et pourtant tu lui en as voulu, ses pensées le culpabilisaient, il n'avait pas besoin de ça, mais s'en voulait de plus en plus….
Voilà qu'il était redevable maintenant à vie à ses pires ennemis lui ayant sauvé la vie. C'est peut-être aussi pour cette raison qu'il haïssait le jeune homme en face de lui. Enfin haïr était peut-être un grand mot, en effet, malgré ses sentiments pour Rémus, il n'arrivait pas à être satisfait de sa situation. Il savait pertinemment au fond de lui que sa lycanthropie, Remus était le premier à la subir, et si ce n'était pas l'autre Black qui l'avait mis en danger, il devait admettre qu'en cinq ans à côtoyer le garçon, Severus ne s'était jamais senti en danger, Lupin était quelqu'un de doux, peut-être naïf, et sensible, malicieux, mais pas mauvais comme ceux qui lui servaient d'amis.
Mais tout comme l'esclave, Severus n'avait pas le choix d'être là, ces hommes brutaux, mauvais, violents il en avait besoin, ses études de potions coûteraient cher après ses années à Poudlard s'il voulait devenir un vrai maître des potions…, et il n'avait pas d'argent, alors avoir des contacts, des mécènes pour se sortir de sa misère était nécessaire au Serpentard. Voilà ce que Severus cherchait en côtoyant ces hommes !
Avalant d'un trait sa dose de vodka, il interrompit le jeu malsain auquel s'adonnaient son tuteur, et son hôte, en redemandant à son hôte un peu de boisson. Vu la tournure de la soirée, il lui faudrait plus qu'un verre pour tenir la soirée.
Rémus fut relâché, non sans un dernier regard noir de la part de son maître et Bargue reprit place sur le canapé en tendant son verre à Tomson, pour être resservi lui aussi.
Le jeune esclave tomba au sol, regagnant son coussin posé au sol, immobile, sa main posée sur sa virilité maltraitée, comme pour se protéger, se rassurer, il avait les traits crispés, sa tête était baissée, et Severus aurait juré voir une larme unique tomber sur le pli de son pantalon.
Est-ce que Rémus pleurait ? Est-ce que les invités de Tomson allaient violer son camarade de classe ? Est ce qu'il était à sa place dans cette soirée ? Devait-il laisser faire ? Intervenir pour l'aider ? Severus détestait-il encore Rémus quand il voyait ce qu'il était devenu ?
Pour faire taire toutes les questions qui l'assaillaient, préoccupé plus qu'il ne l'aurait pensé et souhaité du sort de ce loup-garou, il vida cul-sec le verre que Tomson lui avait rempli un peu avant.
L'alcool embruma son esprit, et il tâcha de focaliser son attention ailleurs que sur le jeune garçon.
Rapidement Twiz arriva dans le salon, prévenir que le dîner était prêt, tous allèrent donc dans la salle à manger où Twiz s'était démené, vaisselle, bougie, nappe blanche, plats servis à l'assiette, une odeur délicieuse régnait dans la pièce.
Tomson saisit Rémus par l'épaule et lui indiqua sa place pour le dîner, par terre à côté de lui.
Et d'un claquement de doigt, Twiz servit les entrées. Rémus n'en avait bien sûr pas, il n'avait certes pas faim, mais il savait qu'on cherchait juste à l'humilier un peu plus en le servant pas, en ne lui autorisant pas l'accès à la table.
D'un ton que Severus voulut détaché, il demanda à Tomson :
-L'esclave ne mange pas ?
-Oh si, répondit le propriétaire des lieux, ne t'inquiète pas pour lui, le chien aura les restes, s'il est sage…
Rémus se risqua à relever vers son maître un regard blessé. Il savait qu'il ne cherchait qu'à faire sortir le loup de ses gonds, mais Rémus, bien qu'il voulût rester indifférent à ce qu'on disait de lui, était blessé des mots qu'il entendait.
Mais Tomson ne le laissa pas sans manger. Bien que Rémus aurait préféré, plutôt que devoir se nourrir, comme l'avait décidé l'homme. En effet, il lui distribuait de temps en temps pendant le repas un bout de pain ou de viande du bout des doigts, sous le rire gras de ses amis, même de Severus qui tâchait d'imiter les autres pour ne pas avoir de problème ou de questions dérangeantes.
Il avait décidé de ne pas intervenir, cela le dérangeait beaucoup, mais il savait qu'il devait faire sa place au sein de ces gens, il avait besoin d'eux. Grâce à eux, il pourrait devenir peut-être un jour quelqu'un, sortir de l'anonymat et exister au sein d'un groupe partageant ses idéaux. Et puis Rémus avait failli le tuer, il se répétait cela inlassablement pour réussir à haïr le garçon et donc à rester neutre du sort qu'on lui réservait.
Rémus se sentait humilié du traitement que son maître lui infligeait, il mangeait comme un chien, il sentait que la colère montait en lui, et lorsque son maître appela Twiz pour lui demander une écuelle pour le faire boire, le loup en lui explosa et grogna de tout son saoul.
Les rires s'arrêtèrent un instant, avant de reprendre encore plus fortement. Enfin la bête se faisait entendre et l'un d'eux applaudissait même comme un enfant au cirque.
Tous étaient ravis de cette petite animation que Rémus leur offrait malgré lui. Ils ne semblaient pas avoir peur de lui, peut-être devraient-ils attendre la prochaine pleine lune pour voir s'ils manifesteraient le même courage ? se demanda avec aigreur le jeune garçon.
Il n'y avait que Severus, qui participait de façon plus légère à tout cela, ce spectacle le révoltant quelque peu, mais il ne voulait pas se distinguer des autres invités, alors il participait malgré lui au mouvement, sans en faire des tonnes, juste de quoi faire assez semblant pour passer inaperçu au milieu d'eux.
Mais Tomson, pour prouver son autorité si c'était nécessaire, lui asséna un violent coup de pied, qui fit tomber Rémus mais n'arrêta pas les grognements menaçants grondant dans la poitrine du garçon.
Il s'afficha sur le visage du maître un sourire sadique et Rémus savait que s'il n'était pas plus puni plus que ça pour le moment, sa punition ne perdrait pas en sévérité quand elle lui tomberait dessus.
Le repas finit vers vingt et une heure, et les hommes abandonnèrent la table pour retourner au salon.
Rémus était traîné par Tomson par les cheveux et fut littéralement jeté au sol arrivé à destination.
Il cherchait de temps en temps à capter le regard de Severus, mais son air mauvais lui assurait qu'aucune aide ne pourrait lui être apportée de ce côté-là.
Il resta donc par terre, subissant les coups et railleries des hommes que l'alcool, ayant coulé à flot pendant le repas, désinhibait, leur faisant retrouver leurs plus bas instincts.
Alors qu'ils se choisissaient un cigare à fumer, l'un d'entre eux demanda rapidement à Edward si l'esclave pouvait retirer ses vêtements, et quelques instants après, Rémus fut forcé de se déshabiller, restant uniquement en boxer.
Severus le regardait, il voyait bien qu'il n'était pas à l'aise, là, au milieu de tous ces regards concupiscents.
Une fumée commençait à les envelopper, l'alcool coulait toujours, et tous parlaient entre eux bruyamment, échangeant au sujet de la politique, des valeurs des sang-purs, ou de la montée en puissance d'un certain mage noir en se félicitant de cela.
Severus en profita pour observer discrètement le garçon. Il était lacéré de partout, saignant à certains endroits, le corps bardé de cicatrices qu'il garderait certainement à vie.
Mais bon sang, pourquoi son sort le préoccupait-il, pourquoi ne pouvait-il pas simplement le voir comme le monstre qu'il était et méritant son sort ?
Parce que tu sais qu'il ne mérite pas ça, et que si tu étais un tant soit peu courageux, tu l'aiderais, ne pouvait-il s'empêcher d'entendre dans sa tête.
Il fût obligé de sortir de ses dérangeantes pensées quand son maître de potion l'interpella.
-Severus n'as-tu pas envie de t'amuser avec ce jeune esclave ? lui demanda-t-il, un ton méprisant envers Rémus.
Il grimaça, mais les autres mirent cela sur le compte de l'excitation, et non pas du dégoût.
Il répondit évasivement et alla chercher, pour se montrer occupé un autre verre d'alcool, avant de rejoindre la conversation.
La soirée avançait et vers dix heure trente, on sollicita, ou plutôt on força Rémus pour qu'il s'occupe des invités.
Kirston s'était assis sur le moelleux canapé et Rémus, agenouillé devant lui, travaillait à satisfaire l'homme. De là où il était, Severus pouvait le voir faire des mouvements d'allers-retours, avec sa tête.
Aucun doute, il faisait effectivement une fellation à l'invité. Qui semblait apprécier, puisqu'il saisit les cheveux de l'esclave et intima de violents coups de reins, dans sa bouche avant de jouir de façon obscène sous le regard des autres ne manquant pas une miette du spectacle, un sourire abjecte collé à leurs visages.
Il avait capté le regard triste de Rémus, mais tâcha de rester indifférent. Severus savait très bien que s'il voulait avoir une place, faire partie de ce groupe, qui partageait ses idées, il savait qu'il n'aurait pas le choix. Il avait mis trop de temps à réussir à convaincre son tuteur travaillant dans l'allée des embrumes à l'embaucher à chaque vacances d'été, ce n'était pas le moment de tout gâcher, pour quelqu'un qui ne signifiait rien pour lui.
Pinçant les lèvres, il se leva, tâcha d'ignorer le fait que Rémus était en train de subir le doloris de la baguette de son maître, faisant retentir les grognements de douleur et de colère du loup, et se leva pour se servir à boire directement au bar.
Quand il n'entendit plus de bruits, il se retourna et soupira difficilement en voyant que Rémus était désormais à quatre pattes à même le sol, l'invité du nom de Poltey sur lui, le violant avec une rudesse tout particulière.
Il voyait la douleur sur le visage de son camarade, il entendait ses cris, il constatait son malheur. Mais il n'intervint pas.
Rémus fût finalement relâché, abandonné, nu par terre, les cuisses poisseuses de sang et de sperme, rapidement en proie à divers sorts de torture qui distrayaient les invités de son maître, entre deux gorgées d'alcool, ou bouffées de nicotine.
Il n'en pouvait plus, il avait tenté à diverses reprises de capter le regard de son camarade d'école, de l'appeler au secours silencieusement, mais s'il ne savait pas les raisons de sa présence ici, il comprit vite que celui-ci ne l'aiderait pas.
Enfin pour le moment il ne l'avait pas touché, pas maltraité, et peut-être qu'il ne le fera pas, il se raccrocha à cette lueur d'espoir.
Mais plus tard dans la soirée, cela arriva, malgré toutes ses prières silencieuses et son espoir de rester un être humain et non un objet d'amusement aux yeux de Severus.
Il ne manifesta pas sa peur, sa déception, lorsque le maître de maison, témoin de l'inaction de son invité surprise sur son esclave proposa à Severus de jouer avec lui, car Rémus vit qu'il n'hésita pas.
En effet, le jeune adepte de magie noire ne voulant pas se distinguer de ses nouveaux amis, dont il souhaitait se rapprocher, établir un contact pour servir ses intérêts, dégaina sa baguette, et avant de croiser le regard onyx et vide de Rémus, lui lança un sort de son invention, qu'il consignait dans son livre de potions à côté d'instructions tirés de ses expériences. Il avait toutefois veillé à choisir un sort pas trop douloureux, qui satisferait les désirs pervers des hommes de la soirée, et feraient étouffer dans l'œuf de possibles suspicions d'empathie pour cet esclave, qui risqueraient d'entraver ses plans. Il ne voulait pas être réputé pour avoir de la pitié. Alors il lança le sortilège et attaqua l'esclave, avec sa nonchalance caractéristisque.
Rémus perdit pied aussitôt que le sort le toucha, posa ses mains sur sa gorge et semblait étouffer, le grondement du loup s'arrêta lui aussi et provoqua les applaudissements et les rires des invités autour de lui, il ne regardait même pas Severus, trop occupé à chercher de l'air, à essayer de survivre à ce sort qui enserrait sa gorge, l'empêchant de respirer, si son camarade laissait durer trop longtemps son sort, sûr qu'il y resterait, dans la panique certes mais la mort le délivrerait. Pendant qu'il étouffait, il se surprit à espérer que Severus oublie d'annuler le sort.
Ce qui n'arriva malheureusement pas.
Au bout de quelques minutes, Severus mit fin à son sortilège et Rémus s'écroula au sol, essoufflé, et terrifié. Severus ne le vit pas, s'étant détourné de lui pour aller s'asseoir, mais Rémus lui avait jeté un regard incompréhensif. Rémus savait que le Serpentard devait le détester, mais il ne l'aurait pas cru capable de s'attaquer à lui.
« Parce que tu attendais vraiment autre chose de sa part, il te hait, il n'aurait pas perdu l'occasion de t'humilier, sois heureux que lui au moins ne t'ait pas violé » pensa-t-il tristement.
Tous étaient satisfaits du sort de Severus et le voyaient de plus en plus comme l'un des leurs. Bargue ne tarissant d'ailleurs pas d'éloges sur ses qualités de potionniste à Tomson.
La soirée paraissait interminable, le gryffondor avait dû faire des fellations à trois hommes, en masturber deux, et trois d'entre eux l'avaient déjà violé intimement.
Il était épuisé, mais les hommes ne semblaient pas avoir fini de jouer avec lui. Cela devait bien faire deux heures qu'on ne le laissait pas tranquille.
On l'insultait en permanence, l'humiliait, le frappait, l'abusait. Des sorts l'avaient étranglé, scarifié, fait hurler de douleur, mais voilà que son maître avait quitté la pièce, le laissant seul au milieu de ces vautours. Il revint quelques minutes plus tard une corde dans une main, deux cravaches dans l'autre. La nausée lui monta, tout comme chez son camarade de Poudlard mais ça il l'ignorait.
Les hommes avaient découvert quelques minutes plus tôt que Severus et lui étaient en même temps à l'école, et voulaient maintenant punir le jeune homme d'avoir infligé sa présence à tous les sangs-purs que l'école accueillait.
On tendit l'un des instruments de torture à Severus qui ne put pas ne pas le saisir.
C'est le regard terrifié, désemparé, fixé sur son camarade Serpentard que Rémus s'agenouilla, lui présentant son torse nu, déjà trop blessé, prêt à recevoir encore des coups, mais il ne ferait pas le plaisir à Rogue de baisser les yeux devant lui, il releva son regard, le fit noir et le plongea dans les yeux de l'autre, comme par défi.
Severus esquissa un sourire, Lupin n'était pas un Gryffondor pour rien, voilà qu'il le regardait avec insolence, mais il en était heureux, le garçon n'était pas brisé au point de n'être plus qu'une coquille vide, à sa manière, il se rebiffait. Et si Severus voulait être honnête avec lui-même, il aurait aimé jeter cette cravache, stupéfixer tout le monde, le prendre par la main et le sortir de là.
Mais Severus n'était pas un Gryffondor.
Faisant fi des sentiments qui s'emparaient de lui, Severus fit tomber pour la première fois la cravache sur ce garçon à genoux devant lui. Il devait absolument sauver les apparences, dans ce milieu, si on n'est pas du côté des méchants, alors on devient à son tour la victime. Et Severus ne voulait plus être une victime. Il s'appliqua donc à sa pénible tâche, et Rémus ne la lui rendait pas facile. Son regard s'était fait noir, il tentait de résister le plus stoïquement possible aux coups du garçon de son âge. Un combat de regards avait démarré entre eux.
Severus, par fierté voulait faire baisser le regard du garçon, tandis que Rémus tenait à garder ce qu'il restait de sa dernière parcelle d'humanité en ne cédant pas, il ne voulait pas lui montrer sa douleur, sa peur.
Le Serpentard, pour ne plus croiser ces yeux, s'était détourné du torse du garçon et frappait maintenant son dos. Pourtant il voyait les blessures déjà trop présentes sur ce corps, mais il ne voulait pas perdre la face. L'esclave devrait baisser les yeux, et se soumettre à lui aussi.
Pendant ce temps, Rémus tâchait de rester stoïque, il serrait les dents pour ne pas gémir ou manifester la moindre douleur, cela devait agacer son tortionnaire dont les coups se faisaient de plus en plus rapides, violents.
Severus était-il donc si inhumain ? se demanda-t-il
Mais un dernier coup, beaucoup plus fort que tous les autres le sortit de ses réflexions, le fit tomber en avant, et baisser le regard.
Le Serpentard retint un soupir soulagé, jeta la cravache sur lui, et s'adressa aux autres
-Je vous le laisse.
Le regard d'incompréhension que lui jetait maintenant Rémus lui fit mal, il savait qu'il n'aurait pas dû, mais il n'avait écouté que sa fierté, pourquoi fallait-il que Lupin le dévisage ainsi, il ne regardait pas les autres ainsi, se soumettant à eux spontanément, alors pourquoi l'avait-il fixé lui ?
Peut-être parce qu'au milieu de tous ces hommes qui lui voulaient du mal, tu étais le seul en qui il avait un minimum de confiance, d'espoir ?
Merde ! Il lui fallait un autre verre, il fallait faire taire cette voix avant qu'elle ne lui déclenche une migraine.
Mais voilà que les autres étaient repartis à l'assaut du garçon, les grognements de la bête se tarissaient en même temps que la soirée s'écoulait.
Il était actuellement à quatre pattes, un homme dans la bouche, un dans son orifice intime, des larmes silencieuses s'échappant de ses yeux. Le cœur de Severus se serra et avala un énième verre d'alcool, venant lui embrouiller un peu plus les pensées.
Mais alors qu'il pensait qu'on lui ficherait la paix, à lui comme à Rémus, il entendit son nom, et vit qu'on l'invitait à rejoindre leur petite sauterie.
Vous êtes encore là ?
Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?
Ceux qui veulent tuer Séverus, mettez-vous à gauche, ceux qui veulent sortir de là Rémus, à droite, puis ceux qui veulent les deux, au milieu ! Voilàààà, bon perso j'me mets au milieu, indiquez-moi en review de quel côté vous vous situez ^^
J'attends impatiemment de lire vos avis :) alors faites vous plaisir et dégommez-moi le compteur de review !
Voilà pour moi, j'espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire ce chapitre que j'ai eu à l'écrire, m'évertuant à décrire les sentiments et émotions doubles de Severus, et le ressenti de Rémus face à son calvaire
A bientôt
Amitiés
Lessa !
