Coucou les FILLES! Encore merci pour les REVIEWS qui motive un max pour écrire.
Big up aux anomymes à qui je ne peux pas donner de réponses écrites
As usual: Rien de tous ces personnages ne m'appartiens tout est à Steph M (je n'ai que l'histoire)
Pour les besoins de mon histoire, j'ai un peu arrangé une légende Quilleute.
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SPECIAL DEDICACE à MA LECTRICE CHERI
Ce chapitre est pour toi DEVILHORSE. Je te l'ai promis alors voilà: Le choix (in)volontaire est tiens mon petit cheval de l'enfer ;)
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Chapitre 9 :(Un)intended choise
POV Jacob :
J'avais laissé mon visage pâle dans son château au cœur de la forêt et j'étais rentré chez moi. Non, je n'avais pas fuis sa présence. Au contraire, ça m'avait fait un bien fou d'avoir été prêt de lui. Ce que j'avais eu du mal à faire par contre, ça avait été de me retenir de glisser mon nez sur la peau blanche de son cou et de le respirer. J'aurais voulu emprisonner son odeur dans mes poumons pour la garder toujours en moi. Pendant un long moment je n'avais pensé qu'à lui. Et ça m'avait fait du bien. Vraiment.
Je me sentais toujours bien près d'Edward. Bon, souvent j'étais un peu à l'étroit dans mon jeans mais à part le côté sexuellement frustré, Mister C. me faisait de bien. Juste parce qu'il était… Lui.
J'avais fini par accepter mon désir et une part de moi tentait bien de me prévenir que ce que j'éprouvais pour mon prof de math n'était pas que physique. Mais j'avais virtuellement muselé ma petite voix interne qui me mettait en garde contre les sentiments que je ne comprenais pas et que je ne voulais même pas analyser.
Mon père me suivit du regard, en silence, quand il me vit rentré :
_Je t'ai gardé du poisson frit, fils. N'oublies pas de prévenir Monsieur Cullen que le conseil se tiendra demain soir s'il veut toujours venir.
J'étais vraiment vanné. J'avais la force de rien et j'avais zappé que la pleine lune c'était demain :
_T'inquiètes, p'pa je lui dirais. Je vais me pieuter, j'ai pas très faim.
Et d'un pas lourd, je me dirigeais vers ma chambre.
_Comment ça, t'as pas faim ! Eh ! Jake, reviens ici, fils ! Faut que tu manges !
Sans un regard en arrière et malgré les cris outrés de mon père devant mon manque d'enthousiasme pour la nourriture, je répliquais simplement :
_'nuit p'pa…
Avant de claquer la porte de ma chambre et de m'écrouler sur mon plumard. J'enlevais mes basquets en m'aidant de mes pieds et remontais paresseusement sur mon lit sans même me déshabiller. Je m'endormais comme une masse jusqu'au lever du soleil.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo OoOoOoOo
Je me levais ce matin-là avec une drôle de sensation dans le ventre. Une appréhension mêlée d'impatience. Il m'a bien fallut 10 bonnes minutes pour en comprendre la cause. C'était la pleine lune.
Edward sera là, cette nuit. Je souriais doucement en pensant à sa réaction quand il entendra parler de nos vieux contes. Lui qui veut plonger dans les us et coutumes des Quilleutes… Il allait en prendre pour son grade au coucher du soleil. Un véritable saut dans nos traditions. Le saut de l'Ange.
Putain de lundi matin. Dire qu'avant je détestais ce jour de la semaine. Mais ça c'était avant… Mine de rien, les cours de maths te change un homme! Bon, d'accord. Disons que le prof de math te change un homme. Et comme j'allais passer deux heures en sa compagnie, hors de question que je le fasse à moitié réveillé et les yeux en couille de loup. Du coup, je me levais comme si une armée de putois avait élu domicile dans mes draps histoire de pouvoir me noyer dans la caféine jusqu'à l'overdose.
Après l'absorption d'une concentration extrême d'excitant en cafetière et une douche froide (il me fallait au moins ça pour émerger), j'enfilais un jeans, un tee-shirt blanc et nattais mes cheveux. Putain de tee-shirts moulant. Merde, j'étais bon pour une prochaine corvée shopping, ce coup-ci je prendrais du XL. C'est important de pouvoir respirer dans ses fringues, respirer c'est une manière bien pratique de rester en vie. Ouais, je sais. Le sarcasme devenait lentement un super pote. Mais pour ma défense, la frustration sexuelle n'est pas le meilleur moyen du monde pour donner le sourire et la joie de vivre à un homme.
Je choppais mon sac au passage et courrais rejoindre les potes sur la route en direction du Temple du Savoir :
_Yo, Jake! Putain tu mets quoi dans tes pancakes, des anabolisants?
_Ta gueule, Embry.
_Sérieux Jake, arrête la gonflette t'es assez impressionnant comme ça.
Je me tournais vers Quill qui lui aussi me regardait bizarrement :
_Vous êtes de vrais crétins si vous pensez une seule seconde que je perds mon temps à soulever des altères.
C'est vrai quoi ! Qu'on m'accorde un peu de crédibilité. Couper du bois, le charrier et le distribuer ça change la carrure du plus frêle des mecs. Et moi, j'en faisais plus que ma part pour ceux qui ne pouvaient plus le faire eux-mêmes. Je ne passais pas mon temps dans les salles de sport! Si en plus même mes potes se mettaient à m'insulter, la journée promettait d'être longue…
Embry lança un coup d'œil dépité à Quill et dit en secouant la tête :
_Il est pas d'humeur, ce matin…
_La pleine lune, vieux, c'est la pleine lune.
Je poussais un long soupir et les écoutais distraitement bavarder jusqu'au parking devant le bâtiment administratif. Seth et Jared vinrent nous rejoindre et tous parlaient de la présence de mon visage pâle à la réunion de ce soir.
C'est à ce moment précis que je l'ai vu.
Edward…
Une putain de bombe, ce mec. Il marchait en regardant droit devant lui. Grand, classe. Il transpirait la sensualité jusque dans ses moindres mouvements, gratifiant d'un sourire et d'un signe de tête les filles qui le saluaient au passage.
Passer mon temps à le mater était une situation potentiellement à risque. Avoir une putain d'érection en plein milieu d'une discussion entre pote ne ferait pas vraiment bonne impression, non? Et ouais depuis peu il suffisait juste que je le vois pour détaler vers les toilettes les plus proches. Pathétique. Sauf que… Quand il s'agissait de lui, mon cerveau se taillait sous des cieux plus cléments me laissant en rade comme une merde. Même quand je fermais les yeux, il était là. Tout le temps. Toujours. Y avait pas moyen de faire autrement. Lui je l'avais imprimé dans la tête. Je l'avais gravé dans la peau. Comme une partie de mon âme. Le meilleur bout de moi. J'avais besoin qu'il me regarde, qu'il me voit. Bordel, j'avais un roc posé sur la poitrine quand il était loin. Une sensation d'oppression qui ne me quittait que quand je sentais la chaleur de son corps brûler ma peau. Quand il s'approchait si près que je pouvais sentir son souffle dans mon cou. Je ne rêvais que de ça… Qu'il rentre à la maison. En moi. Parce c'est là qu'était sa place. J'avais besoin d'être à l'intérieur de lui ou le contraire. N'importe, mais je voulais qu'il coule dans mes veines, qu'il me remplisse. J'avais besoin de déborder de lui.
Flippant, hein ? Ouais, ça fait peur. Je n'arrivais pas à l'expliquer. Et ça me bousillait mon putain de groove. Edward me mettait la tête à l'envers sans même le faire exprès.
Et je n'avais pas été élevé comme ça. Mon rôle en tant que bon futur leader des Quilleutes c'était de faire la cour à une bonne petite squaw, l'épouser et lui faire des bons petits Quilleutes dont la tribu serai fière. Le pire c'est que si je faisais pas gaffe à mes fesses, je ne tarderais pas à tomber amoureux… D'un homme. Moi. D'ailleurs j'avais cette putain de petite voix interne qui n'arrêtait pas de hurler : « Trop tard, tu l'es déjà! Nananèreuuuu » Ouais, pour couronner le tout ma petite voix intérieure était une saloperie de chieuse immature. Chienne de vie. Pas à dire j'étais dans la merde.
OoOoOoOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO OOOoOoOoOoOo
POV Edward :
Avait-il seulement conscience d'être si beau ? Se rendait-il seulement compte que chaque cellule de mon corps avait soif de lui. D'un seul de ses sourires. D'un bref regard. D'un simple mot.
Dieu me vienne en aide, Jacob était devenu la somme de toutes les tentations. Ma plus grande faiblesse. Une complète addiction. Pourtant, je savais qu'il était vain de lutter. Malgré toute ma bonne volonté, il m'était impossible de le considérer autrement que comme un homme particulièrement désirable.
S'il n'y avait eu que du désir, je m'en serais accommodé. Mais Jacob n'était pas de ceux qui ont autant de profondeur qu'une soucoupe. Il était intelligent, beau, sexy, serviable, humble et par-dessus tout c'était mon élève.
Je n'aurais pu trouver pire association. Ce garçon qui ne m'appartiendrait jamais prenait une place importante dans mon cœur.
Depuis peu, quand il entrait dans ma classe, je ne pensais qu'à l'odeur de sa peau, l'éclat de son regard. Je le revoyais sans cesse chez moi le dos vouté dans l'intimité de la salle d'eau, j'entendais le son de sa voix quand il murmurait mon prénom dans les affres du plaisir.
Je faisais mon travail de manière mécanique. Je n'étais attentif qu'à lui et priais chaque jour pour qu'aucun de mes élèves ne s'en rendent compte. Il ne laissait rien paraître de notre « amitié » pendant les heures de cours. Il me vouvoyait, me regardait peu bien que toujours avec intensité quand il le faisait. Personne ne semblait s'être aperçu que Jacob et moi nous voyons quotidiennement. J'étais son secret. Il était le mien.
_Bien. Vous ferez les exercices 11, 14 et 15 pour la prochaine fois.
Comme de coutume, je donnais à toute la classe une page d'algèbre à faire sur la leçon du jour à la fin du cours. J'observais distraitement quelques-uns ranger leurs affaires et sortir tandis que Jacob s'attardait encore dans la classe. Quand tous ses camarades se furent éloignés, il s'approcha de mon bureau :
_Que ce passe-t-il Jacob ? Un problème avec le cours d'aujourd'hui ?
_Non, ça vous m'avez déjà expliqué. Je viens de la part de mon père…
Je fronçais les sourcils.
_Ton père ? Explique-moi ça.
Il sourit légèrement.
_Ce soir c'est la pleine lune. Ce sera votre premier cours sur les Quilleute. Je viendrais vous chercher à 20H chez vous. Vous voulez toujours venir ?
Je lui rendis son sourire.
_Bien-sûr ! Je serais prêt.
_Alors à ce soir…
_A ce soir, Jacob et ne me fais pas attendre.
Il se retourna, une lueur indéfinissable au fond des yeux.
_Je ne l'ai jamais fait. Je ne compte pas commencer ce soir.
Puis il sortit en refermant la porte derrière lui. Mais j'aurais aimé lui dire… « Détrompe-toi. Tu l'as fait Jacob. Il y a dix ans que je t'attends. »
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POV Jacob :
La journée s'étira en longueur. Ça venait sûrement du fait que j'avais vraiment envie de revoir mon visage pâle ce soir. Pour la première fois, je passerais la nuit avec lui. Du moins une bonne partie de la nuit. D'accord, on sera loin d'être seul tous les deux, mais je devais lui servir de chauffeur et de guide pour la nuit, alors…
J'allais quand même devoir la jouer discret. Tous les membres du conseil seront là et un bon nombre de mes potes aussi. Pas question qu'ils se rendent compte de ce que j'éprouvais pour Edward. Par contre, loin de ces empêcheurs de tourner en rond, je pourrais être moi.
Pas que j'ai honte de ce que j'éprouvais pour mon prof, hein. Je ne fais pas partie de ces cons qui pensent qu'on arrive toujours à commander ou contrôler ses sentiments. Je n'ai vraiment pas fait exprès d'être raide dingue d'Edward, j'apprenais juste à vivre av...
Waouh… PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !
Merde, merde, MERDE! J'étais raide dingue d'un mec. Putain de… Merde! Je pense qu'à ce moment-là je suis devenue aussi vert que le jour où Embry a fait sa première cuite et qu'il a vomit tripes et vicaires sur le pompes de Quill. Amoureux! Moi?! Bordel, mais c'était pas censé se passer, ça! Pas comme ça ! Pas pour lui ! Je m'en souviens très bien, on avait dit que c'était juste du désir ! Je tire ma crampe et on reste pote, je redeviens hétéro et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ! On avait dit que c'était une phase pour expérimenter un truc nouveau et basta ! Qui est le CON qui avait changé la donne sans me demander mon avis ?! Ah ouais, je sais : c'est MOI le con qui a fait LA boulette. Pour la première fois de ma vie j'étais amoureux. Et ça n'avait pas l'air d'être un petit truc qui me passerait avec le temps. Je n'aurais pas cette chance. Pas quand le besoin d'être proche de lui se faisait si fort. Et je me retrouvais, crétin que je suis, avec un amour impossible sur les bras comme dans ces putains de films débiles pour adolescentes nunuches sans savoir quoi faire.
Je poussais un énorme soupir. Y'a moyen de venir avec mon ticket de caisse au service après-vente pour signaler que je voulais changer de planète ? Avec ce qui me tombait dessus, je pouvais facile écrire un putain de guide sur « Comment rater une vie qui avait pourtant si bien commencée en 10 leçons ». J'avais fait fort cette fois. Mais comme je l'ai dit, je ne suis pas de ceux qui croient qu'on peut contrôler ou commander ses sentiments. Je n'étais pas non plus de ceux qui se voilaient la face. Une fois que je sais ce que je veux, j'essaie de l'obtenir. Le problème c'est que je voulais un visage pâle avec un sexe d'homme entre les cuisses et qu'il était accessoirement mon prof de math… La vie peut être si tendre avec moi parfois, n'est-ce pas ?
La journée avait finalement pris fin. J'avais finalement digéré la nouvelle au bout d'un moment. Du moins j'avais plus envie de gerber de trouille, et on se rentrait tranquille à la maison. J'avais mis mon portable sur vibreur, du coup ça m'a fait sursauter quand je reçus un appel. Je le sortais de la poche arrière de mon jeans sans vérifier le numéro. C'est pour ça que je fus étonné d'entendre une voix de fille :
_Salut Jake !
_Bella ?
_Comment va mon Quilleute préféré ?
J'entendais son rire. Elle était ravie de m'avoir surpris.
_Comme un lundi. Comment ça va, ma belle ?
_Tu me manques. Je m'ennuie et j'ai encore pris un coup de soleil.
_Combien de fois il faudra qu'on te dise de ne pas lire dehors ? T'en as pas marre de faire grimper les actions des crèmes solaires en bourse ?
_ Grâce à moi ces mecs se la coulent douce sur leur bateau de luxe sous les tropique. Ils devraient me remercier, tiens !
_J'ai entendu dire qu'ils avaient érigés une statue à ta gloire, en hommage. Vu ta consommation de lotion anti coup de soleil.
_T'es en train de te moquer de moi, Black ?
_Qui, moi!? Me moquer d'une Swan ? T'es malade ?! T'es au courant que le chérif du comté dégaine plus vite que Lucky Luck quand il s'agit de sa petite fille chérie ?
_Me dis pas qu'il te fait peur. T'es pas crédible dans le rôle du pauvre peau rouge qui a les chocottes.
_Ouais bin laisse ses illusions à ton vieux père, il aime croire que je flippe quand il fait les gros yeux et qu'il se la joue « Inspecteur Harry ». Ancien fantasme de famille, je présume ?
Ça faisait longtemps que je n'avais pas parlé à Bella. Elle avait l'air d'aller bien. On était tous les deux passé par une phase délicate il y a quelques années. On était amis depuis le bac à sable et un jour elle s'était réveillée en voulant plus que ce qu'on avait partagé jusqu'à maintenant. Ça m'avait scié de l'entendre dire qu'elle voulait que je devienne son mec. Ok, on s'entendait bien et j'avais finalement cédé. Mais quand elle a fini par enfoncer sa langue dans ma bouche… Comment dire. Ça m'a fait autant d'effet que de rouler un patin à mon livre d'histoire. Navrant. Du coup, on a décidé que ce serait aussi bien de rester ami. Du moins, c'est ce que je croyais.
C'était pas sa faute. Je considérais cette fille comme une petite sœur aux hormones un peu trop survoltées pour son propre bien. Le pire c'est que c'était pas la seule à vouloir me violer la bouche et à l'avoir fait. En même temps, je savais bien que si elles attendaient toutes que je fasse le premier pas, ces filles rejoindraient nos ancêtres dans les vastes plaines éternelles aussi intouchées que le jour béni de leur naissance. Et c'était encore plus vrai depuis ma révélation de ce matin.
Attention, j'éprouvais du désir! Enfin… J'avais la réaction naturelle d'un jeune homme en pleine forme, à l'aube. Je bandais comme tout le monde. Et je me soulageais aussi, mais je me concentrais pas sur un corps nu pour prendre mon pied. Juste sur les sensations et ça me suffisais pour… Donc, pas besoin de l'image mental d'Angélina Joli. En fait, j'avais jamais eu de désir pour un corps collé contre le mien. Maintenant, je commençais à comprendre pourquoi.
J'entendis le rire chantant de Bella :
_Elle est bonne celle-là, je la ressortirais à l'occasion. Tu ne me demandes pas pourquoi je t'appel ?
_Ok alors, pourquoi tu m'appelles?
_Vas-y, cache ta joie, Jake. Puisque c'est comme ça, je ne passerais pas à la Push ce week-end, t'auras qu'à expliquer ça à Embry et Quill… et aux autres aussi pendant que t'y es. Je resterais sagement à Forks avec mon père.
_Tu viens ce week-end ? Pour de vrai ?
_C'est ce qui est prévu en tout cas. Ça te fait plaisir ? Vraiment ?
Je soupirais :
_Sois pas bête, bien-sûr que ça me fais plaisir. Les potes vont pas vouloir te lâcher. Je vais leur annoncer la nouvelle ce soir.
Avec un peu de chance, Bella me sortira aussi mon visage pâle de la tête. On peut toujours rêver.
_C'est ça, dis-leur que je les embrasse. A samedi !
_Bye Bella.
Et je rangeais mon portable après avoir raccroché. J'accélérais le pas en voulant rattraper mes potes qui s'étaient éloignés histoire de me laisser un peu d'intimité tout le temps que j'avais parlé à Bella. J'étais heureux de pouvoir leur annoncer quelque chose qui allait leur plaire. La nouvelle allait faire le tour de la réserve avant la nuit. Celle-là, je pouvais la laisser circuler sans crainte dans toute la tribu. L'autre, par contre…
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POV Edward:
Je me hâtais de rentrer chez moi après les cours. A peine avais-je mis les pieds à la maison que je me précipitais dans la salle d'eau. La douche me fit beaucoup de bien et je pus me préparer calmement du moins, j'essayais.
Je décidais ce soir-là d'enfiler quelque chose de simple et de chaud. Après tout, nous allions passer la nuit à la belle étoile, inutile de jouer les fiers à bras et de frissonner toute la nuit. Aussi, je passais un pull épais et noir à même la peau dont le col plutôt large laissait voir mes clavicules, et un jeans sombre assez confortable pour faire partie de mes préférés. J'attachais des chaussures de marches solides et idéales pour le petit périple en forêt que Jacob m'avait réservé sur d'épaisses chaussettes noires et passais négligemment mes doigts dans les mèches fauves de mes cheveux dans une veine tentative d'y insuffler un semblant d'ordre. Un trois quart en cuir attendait dans l'entrée l'heure du départ et mon sac à dos dans lequel il ne restait plus qu'un bloc note et divers stylos et crayons finaliseraient ma tenue. J'étais prêt. Et nerveux…
Peu avant que l'horloge de l'entrée ne sonne 20H, trois coups furent portés à ma porte.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo O
POV Jacob :
J'avais les mains moites en entendant Edward s'approcher de la porte pour m'ouvrir. J'ai pas vraiment eu le temps de ravaler le trac et d'avoir l'air cool qu'il m'ouvrait déjà :
_Je suis pas trop en avance ?
_Tu es pile à l'heure, Jacob. Comme d'habitude. J'enfile ma veste et nous pourrons partir.
Il était beau. Bordel, tellement beau. Son sourire m'avait retourné. J'étais mordu. Il ne faisait même pas exprès d'être si… Parfait.
On pourrait penser que je n'avais pas assez d'élément de comparaison. Après tout, j'avais pas eu tant de copines que ça. Et puis, Edward c'est un mec. Bin en fait, même si on m'avait amené la seule petite-amie officielle que j'avais eu de toute ma courte vie –à savoir Isabella Swan- mais aussi celle qui aurait eue l'aval de toute ma putain de réserve, j'aurais quand même pris le temps de la réflexion avant de me décider entre elles et Lui. Je mens… J'aurais pas pris la peine de réfléchir une seconde. J'aurais choisis Edward. Parce que je ne voyais que lui. Parce qu'il est le seul qui existe à mes yeux. Le seul que je vois.
Et pourtant, Bella a tout ce qu'il faut pour plaire à un homme. Elle aurait pu être celle avec qui j'aurais partagé mon existence future. Peut-être bien que si je n'avais pas rencontré Edward…
Mais avec ou sans mon accord, Il était devenu mon choix involontaire.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Je l'ai conduit sur les sentiers, entre les arbres de la forêt et les bruits de la nuit couvraient le son de nos pas. La lune brillait haut et fort. J'avais chaud d'être si près de lui. On échangeait des banalités agréables. J'étais bien.
Parfois son épaule cognait la mienne quand le chemin devenait trop étroit. Il gardait une main sur la bretelle de son sac pour éviter qu'il glisse de son épaule et les miennes étaient sagement enfoncées dans les poches arrière de mon jeans. J'avais la tête baissée et gardais mes yeux sur le sol pour éviter qu'il n'y lise trop de truc intime. Comme ce que je ressentais pour lui, par exemple. J'avais pas envie d'arriver à la réserve. C'est con mais je voulais le garder pour moi. Ça me faisait chier de savoir que j'allais devoir le partager avec tous les autres. Alors je trainais des pieds. Je sais pas s'il s'en ait rendu compte. En tout cas, il n'a rien dit. Et ça nous a pas empêché d'arriver.
Tout le monde était là. Les membres du conseil et les jeunes se tassaient autour d'un grand feu. Ça faisait un peu colonie de vacances comme ambiance. Marrant. Alors, je l'ai présenté à ceux qu'il ne connaissait pas, mon visage pâle a été accueilli à grand coup de tape bien viril dans le dos et de formule de politesse sincère, on s'est assis autour du feu et j'ai bien fait gaffe à ce qu'il s'installe à côté de moi. Harry Clearwater faisait griller du poisson, des saucisses et des steaks, Quill et Embry se charriaient et moi je m'imprégnais de l'odeur du bois flotté qui brûlait devant nous en regardant ses flammes bleu à cause du sel marin.
_Joli feu de camp. Qui est allé chercher le bois?
_C'est Jake, prof. Le bois flotté fait des flammes sympas quand il brûle. C'est cool, hein ?
Seth s'était assis à côté de moi. Je ne l'avais pas entendu s'approcher avant qu'il n'adresse la parole à Edward. J'étais coincé entre le petit et mon visage pâle. Il avait ramené ma guitare. Ce gosse était têtu. Je lui avais pourtant dis que ce soir je ne jouerais pas. Il avait fini par capter mon regard noir parce que son visage entier demandait pardon à sa place :
_Tu avais dit que ce sera comme d'hab' ce soir. Et d'habitude, tu joues toujours pour accompagner ton père. Du coup…
Il haussa les épaules sans finir sa phrase mais j'avais compris. C'était l'explication pour la présence de ma guitare. Et une manière bien personnelle de s'excuser. Je déteste qu'on se mêle de mes affaires mais Seth, j'avais toujours du mal à lui en vouloir. Et merde, j'allais pas lui crier dessus. Fais chier! Ce sale petit morveux savait que je lui pardonnerais. Je plissais les yeux en pinçant les lèvres. Il a eu un bruit de gorge pas très masculin devant mon expression. Bien. Le message était passé. Il allait devoir se faire pardonner.
Notre échange très mature a fait rire Edward. J'arrachais ma guitare des mains de Seth et la posais à plat à mes pieds en me promettant de faire faire des gammes au petit traitre jusqu'à ce qu'il en ait mal aux doigts à son prochain cours avec moi.
Mon père, de l'autre côté du feu, attendait patiemment que le calme revienne. On avait tous les yeux fixés sur lui. Seul Harry restait près du barbecue et continuait à faire griller une quantité astronomique de viandes et de maïs qu'on mangerait au cours de la soirée. Lentement le silence s'introduisit dans l'assemblée. Puis la voix puissante et grave de Billy Black s'éleva dans la nuit.
_Des anciennes légendes de notre peuple raconte la bravoure des Quilleutes. L'amour pour la terre et nos croyances font notre force. Nous sommes des guerriers.
Et mon père raconta l'histoire de ce chef affaiblit d'avoir perdu son corps. Il avait trouvé un loup vieillissant à qui il avait demandé l'autorisation de placer son âme en lui. Et le loup accepta. Billy raconta la trahison de l'ami du chef. La jalousie, le meurtre et la vengeance.
Il raconta aussi que dans la tribu des Quilleutes, l'amour ne naissait qu'une fois par vie. Et qu'il était bien plus fort, bien plus total, bien plus profond que celui des visages pâles. Que notre âme-sœur s'incarnait inlassablement rien que pour nous et que chaque renaissance nous apprenait à devenir meilleurs. Que c'est pour ça que les Quilleutes doivent apprendre à ne pas s'attarder sur l'apparence pour aimer. Parce que notre âme-sœur pouvait prendre n'importe quelle forme.
« Parfois, nous ne la reconnaissons pas parce qu'elle naît avec des traits qui n'attirent pas notre regard. Alors nous passons nos vies sans connaître l'imprégnation. Et parfois, nous faisons honneur à notre peuple et nous reconnaissons l'objet de notre amour. Même sous sa forme ingrate. Alors nous devenons meilleurs. Soyez digne du sang qui coule dans vos veines, guerriers. »
Mon père parla longtemps. Quelques fois, il posait ses yeux sur moi et me fixait. Edward noircissais des pages entières de notes. Il s'arrêtait parfois pour dessiner le profil dur et solennel de Billy. Et moi, je crispais mes muscles pour éviter de m'appuyer contre son épaule, pour éviter de m'abimer dans l'odeur de sa peau.
Harry nous rejoignit en passant les plats de nourriture et chacun piocha dedans tout en écoutant les légendes de notre peuple. Et enfin les membres du conseil joignirent leurs voix dans une langue que beaucoup avaient oubliées.
_Que ce passe-t-il ?
Fit la voix d'Edward tout près de mon oreille. Je répondis aussi doucement que lui en prenant ma guitare :
_Ce sont des chants Quilleute qui raconte l'amour.
Je commençais à jouer tout en lui traduisant les paroles :
_Le guerrier s'est perdu sur le chemin qui le ramenait vers son âme-sœur. Il l'a cherché longtemps. Si longtemps que les fleurs se sont fanés sur le sentier. Si longtemps que les feuilles, des arbres sont tombées. Si longtemps qui ses pieds ont été blessés. Il n'a jamais arrêté de la cherché.
Je jouais pour lui comme il le faisait souvent pour moi. J'ai tourné la tête pour plonger dans ses yeux. Les voix autour de nous s'élevaient toujours dans une mélodie déchirante. Une mélodie qui traduisait par ses notes une attente douloureuse. Comme le baiser que j'avais envie de lui donner. Une attente douloureuse et vaine. Comme celle du guerrier qui n'avait jamais retrouvé sa Squaw.
Et quand les voix se turent, Edward déclara doucement :
_C'est une bien triste histoire…
La réunion était finie. Les légendes avaient été racontées. La nourriture avait été avalée. Mais le feu brûlait encore. Et la petite voix de Seth demanda :
_Dis Jake, tu voudrais pas nous chanter quelque chose ?
Quand je disais que ce gosse n'était qu'un sale petit morveux, j'étais loin du compte. C'était un véritable traitre à son sang, ouais!
_Cool. Eh les mecs, Jake va chanter!
_C'est vrai Jake ! Joue nous un truc que le prof comprendra sans qu'on ait besoin de lui traduire quoi que ce soit, mec.
Je rectifie. Seth n'est pas le seul traitre de la soirée. Mes potes s'y mettaient tous, on dirait. Et à moins de vouloir jouer les Divas, j'avais intérêt à m'exécuter.
Edward avait l'air d'être de plus en plus fasciner par la tournure des évènements. Putain, j'allais devoir chanter devant lui. Pire! Il était juste à côté de moi et avais l'air de plus jamais vouloir bouger de là. Alors je les ai tous regardé et j'avais bien conscience qu'ils ne changeraient pas d'avis. Et puis ils auraient trouvés bizarre que je ne pousse pas la chansonnette après la réunion. C'était moi le con qui avait dit que ce soir, on faisait comme d'hab'.
C'est là que j'ai souri parce que j'avais trouvé LA chanson. Je me calais un peu mieux et plaquais le premier accord.
You could be my unintended choice to live my life extended
(Tu pourrais être mon choix involontaire de vivre ma vie jusqu'au bout)
You could be the one I'll always love
(Tu pourrais être la personne que j'aimerai toujours)
You could be the one who listens to
(Tu pourrais être la personne qui écoute)
My deepest inquisitions
(Mes interrogations les plus intimes)
You could be the one I'll always love
(Tu pourrais être la personne que j'aimerai toujours)
I'll be there as soon as I can
(Je serai là dès que je le pourrai)
But I'm busy mending broken
(Mais je suis occupé à réparer les morceaux cassés)
Pieces of the life
(De la vie)
I had before
(Que j'avais avant)
First there was the one who challenged
(D'abord il y a eu celle qui a défié)
All my dreams and all my balance
(Tous mes rêves et tout mon équilibre)
She could never be as good as you
(Elle ne sera jamais aussi bien que toi)
You could be my unintended
(Tu pourrais être mon choix)
Choice to live my life extended
(Involontaire de vivre ma vie jusqu'au bout)
You should be the one I'll always love
(Tu devrais être la personne que j'aimerai toujours)
I'll be there as soon as I can
(Je serai là dès que je le pourrai)
But I'm busy mending broken
(Mais je suis occupé à réparer les morceaux cassés)
Pieces of the life
(De la vie)
I had before
(Que j'avais avant)
Before you...
(Avant toi...)
J'avais fini une de mes chansons préférées de Muse. Une de celle que je n'avais jamais chantée pour mes potes. Y avais un putain de silence d'église qui régnait et j'osais regarder personne. Un rideau de cheveux noirs me cachait et j'étais juste derrière. Oui bon d'accord, je donnais l'impression de me planquer derrière mon scalp mais j'étais prêt à dézinguer le premier qui m'en ferait la remarque. Bordel, pourquoi personne ne l'ouvrait! Ce silence commençait à me courir sévère.
_Putain, Jake celle-là faut qu'on la fasse au bal de promo!
Que tous mes ancêtres vénérés bénissent Embry et sa future descendance pour avoir prononcé les premiers mots. Un soulagement sans nom me fit pousser un soupir. Personne ne m'avait charrié. Au contraire, ils étaient tous en train de discuter des titres de slows qu'on devrait inclure dans le programme. C'est pas pour ça que j'ai regardé Edward. Là, tout de suite, c'était pas un truc que j'avais hâte de faire.
Parce que cette chanson c'était une putain de déclaration. Je l'avais chanté pour lui. Pour qu'il sache qu'il pourrait être… Que je l'avais dans la peau. Que j'avais envie… Que je voulais… Merde! Si je ne me trompais pas, Edward pouvait être mon âme-sœur. Et je voulais qu'il sache que je…
Seth me pris la guitare des mains. Les adultes étaient rentrés se coucher et le feu s'éteignait doucement. Je me souviens que cette nuit-là j'ai fixé les flammes à vouloir m'en brûler les rétines.
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POV Edward :
Il avait une voix magique. Il m'était impossible de le quitter du regard. Alors que tout autour de nous ses amis parlaient, riaient ou rentraient chez eux, je fixais Jacob comme s'il n'existait nul autre que lui. Comme si je perdrais toutes raisons d'être en détournant les yeux. J'aurais tout donné à cet instant pour avoir le droit de le toucher. Pour qu'il plonge ses orbes bruns dans le vert des miens. Mais il ne fit pas un seul geste vers moi. Il se leva simplement et annonça qu'il était l'heure de me raccompagner.
_On se voit demain Seth. Il est tard, mec. Tu devrais rentrer.
Sa voix rauque était douce quand il s'adressait à ce garçon. Et ma poitrine se serrait parce qu'il ne me parlerait jamais de cette façon.
Je me levais à mon tour et saluais les Quilleutes en les remerciant de m'avoir permis de partager un tel moment avec eux. J'avais le cœur lourd en réajustant mon sac sur mon épaule. Le bonheur que j'avais éprouvé toute la nuit en étant si proche de Jacob n'était plus qu'un lointain souvenir. Ni lui ni moi n'avons échangés une parole sur le chemin du retour. Je craignais par trop de ne pouvoir lui cacher mon trouble et par quelques mots malheureux lui avouer mon désir de lui. Mon amour pour lui. Alors je me tus. Et bien trop tôt nous arrivâmes en vue de la villa. J'ouvris la porte et me tournais vers Jake:
_Merci Jacob. Pour cette soirée… Et la ballade dans la forêt. J'ai… aimé.
Dieu qu'il était difficile de paraître détaché devant lui. Je réalisais avoir complètement échoué quand il leva la tête pour me regarder enfin. C'était un regard intense plein de désir inassouvi. Un feu qui brûle et consume.
Il fit un pas vers moi. Un seul.
Et se fut suffisant.
Il leva la main qui agrippa mon pull et se reprocha. Jacob ne regardait que mes lèvres. Il se pencha lentement. Comme s'il avait toute la vie devant lui. Comme s'il souffrait de la distance qui s'imposait entre nous et que ses dernières forces ne servaient plus qu'à combler le vide qui nous séparait encore. Je sentais ses doigts se crisper un peu plus sur la laine du vêtement que je portais. Comme s'il ne voulait pas que je m'échappe. Mais je ne le ferais pas. Je n'en avais pas la force.
Ma poitrine me faisait mal et je n'arrivais pas à savoir pourquoi. J'avais oublié comment faire pour respirer, penser ou réfléchir. Il n'y avait que lui. Lui et son odeur de bois précieux chauffé par le soleil, de miel et de terre que la pluie arrose. Lui et la caresse du voile noir de ses cheveux sur mes joues. Lui et la douceur de ses mains brulantes sur ma peau. Il n'y avait que lui et ses lèvres enfin…
Ce fut un baiser tendre. Tendre, doux et timide. Juste ses lèvres sur les miennes. A peine un effleurement et il s'éloignait déjà. Mes deux bras le long du corps, je ne faisais pas un geste pour le retenir et le bruit sourd du sac que je portais, s'écrasant sur le plancher me sortit de ma transe.
Alors je me jetais sur sa bouche. Nouant mes bras autour de son cou, je mordis sa lèvre et plongeais ma langue à la rencontre de la sienne, chaude et humide que je caressais fiévreusement. J'explorais et mémorisais le goût de sa bouche, l'invitais à venir gouter la mienne et mes mains s'accrochaient à la soie de ses cheveux. Mon cœur explosa en gerbe de lave bouillonnante que charriaient mes veines. Il avait un goût d'interdit, sucré et chaud d'épice et de cannelle. Et ses doigts semblaient vouloir s'incruster dans le bas de mon dos. Il me serrait si fort contre lui que j'en avais presque mal. Je me perdais dans l'odeur de sa peau. Nos souffles se mêlaient et j'ajustais les mouvements de ma bouche à ses lèvres. Je n'avais jamais été embrassé d'une manière aussi… Totale. Il me respirait comme s'il voulait me graver en lui. Et je gémissais pour que jamais il ne cesse de prendre cette partie de moi que je lui offrais. Je lui appartenais déjà.
Et puis, lentement, ses mains remontèrent en caresses sensuelles sur mon dos. Le frottement de nos corps l'un contre l'autre ralentirent doucement et il s'éloigna en posant de petits baisers humides sur mes lèvres rouges jusqu'à s'arrêter tout à fait en posant son front contre le mien. Il nous fallut quelques secondes pour réapprendre à respirer calmement. J'avais gardé mes mains dans les mèches de ses cheveux et mes pouces massaient tendrement la peau sensible qui est juste au-dessous du lobe de ses oreilles. Ses doigts voyageaient de mes tempes à la courbe de mes joues. J'aurais voulu passer le reste de ma vie ainsi. Mais Jacob recula encore un peu et à nouveau, je laissais mes bras tomber de chaque côté de mon corps. La séparation me fit mal. Du dos de sa main et du pouce, il caressa ma joue et mes lèvres. Il souriait. Faiblement mais il souriait. Et sa voix grave, profonde et rauque, me fit déglutir péniblement quand il dit à son tour :
_Moi aussi j'ai… aimé.
Puis il tourna les talons et s'enfonça dans la forêt.
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Voilà voilà. J'espère que la scène du baiser fut à la hauteur de vos espèrances. C'est mon chapitre le plus long en tout cas.
J'ai écouté Unintended de MUSE pour écrire la scène du bisou mouillé. Trèèèèèèèèèèèèèèès belle chanson que je vous invite à écouter si vous ne connaissez pas.
En espérant vous avoir ravies, chères lectrices. A mon top départ,
A vos marques... PRETES?... REVIEWS!
Bises
