Salut les coupains, aujourd'hui no blabla de ma part, je laisse la place à un petit commentaire de ma beta Juls ;) Bonne lecture !
Salut à tout.e.s !
Aujourd'hui, petit message de moi, Juls, la bêta de votre chère auteur, qui m'a si gentiment proposé de vous faire un petit coucou. Alors voilà, coucou !
Ça fait vraiment plaisir de pouvoir passer sur le devant la scène, ou plutôt de la publication devrais-je dire. Bon vous devez peut-être penser que voilà une bêta bien culottée qui est en train de développer un complexe d'infériorité et d'oublitude aiguë... Que nenni je vous rassure, je dis juste que ça me plait bien de communiquer avec les lecteurs de la fic dont je prends part ( petite je concède, mais non moins nécessaire ).
Je bêtareade France à la Neige et Crème Anglaise avec un plaisir immense, et surtout avec fierté d'avoir été choisie comme bêta officielle, chose que je remercie grandement Diesel95. C'est toujours avec impatience que je m'attelle à mon ordi pour une séance de relecture, mais surtout de franche rigolade, face aux dialogues ( dont la verve et l'éloquence, vous l'aurez remarqué, sont d'une grande... magie ), aux descriptions et autre retournement de situation. Car oui j'ai les chapitres en avant-première, veinarde que je suis ! Je peux vous dire que je me marre bien, surtout quand je m'imagine la réaction des futurs lecteurs ;)
C'est pourquoi, j'aimerai vous promettre ( mais je ne suis malheureusement pas très forte dans ce domaine-là, la flemme et le manque d'organisation ( parfois le travail aussi ) ayant souvent le dessus...) de bêtareader le plus vite et régulièrement possible les chapitres que je reçois, afin qu'ils puissent être publiés à des fréquences régulières...
Bref, retour à nos sorcier.e.s qui ne manquent pas une occas' pour s'en envoyer plein la gueule, et ainsi découvrir, parfois dans la subtilité parfois non, les facettes intérieures de leurs ennemis qui risqueraient fort bien de ne pas rester si ennemis que ça ^^
Je vous laisse enfin, après ces moultes paroles :P
Enjoy & review !
Juls
Où Draco est rappelé aux honneurs exigés par sa position d'ennemi et Harry lui délivre des informations compromettantes.
Petite musique : Memphis Tennessee de Chuck Berry
Harry attrapa un parchemin sur lequel il était sensé finir son devoir et jeta au passage un coup d'œil à la psyché, ils étaient rentrés il y a de cela trois heures. Les professeurs avaient décidé d'écourter le trajet devant l'état pitoyable de leurs nerfs suite à la compétition. Harry s'était lavé, mais quelques ecchymoses bleuissaient sous sa peau, cet enfoiré de Pucey avait tapé fort. Un cocard lui entourait l'œil droit. Il se laissa tomber sur le lit avec une grimace de douleur.
Sauter Finnigan tel un gladiateur après le combat n'avait surement pas été une bonne idée. Ç'avait été encore plus nul qu'avec Lyam, Finnigan n'était même pas beau. C'était à se demander s'il était vraiment gay.
— Ah Potter, tu es là ! , fit Draco avec une intonation toute particulière oscillant entre sarcasme et étonnement. Il venait de sortir de la douche.
— Quel sens de la déduction, tu t'améliores de jour en jour, cingla Harry sans lever les yeux de son parchemin.
Malefoy faillit piquer une crise, d'une parce que ses techniques d'approche foiraient systématiquement depuis les quelques jours qu'il s'était mis à chasser le survivant, et de deux parce que cet espèce de connard de Gryffondor osait regarder ailleurs la majeure partie du temps lorsqu'il était dans les parages. Non, ce genre de choses n'arrivait pas à un Malefoy ou alors était il devenu… ?
Il jeta un coup d'œil et voyant que leurs deux correspondantes se rinçaient l'œil sur son corps mouillé, il fut rassuré. Il était toujours aussi beau. Ce n'était que le brun qui était une sacrée tête de mule. Cette attitude était à devenir enragé !
Toujours les yeux obstinément rivés sur ce stupide devoir qu'il n'aurait même pas songé à réviser à Poudlard Harry demanda,
— Malefoy, pourquoi restes-tu planté comme un idiot au milieu de la chambre ? Goyle et ses blocages t'auraient-ils contaminé ?
Le blond faillit sortir sa baguette pour ensorceler ce petit fils de… mais heureusement, Célimène qui s'entrainait tranquillement à la métamorphose et œuvrait pour la paix des ménages, eut la bonne idée de lui jeter un t-shirt à la tête pour rétablir la justice. Harry releva machinalement la tête sous l'assaut et jeta un coup d'œil à Célimène.
— Heeeh, mais tu…
Il déglutit péniblement, ses yeux dans leur course ayant accroché les gouttelettes d'eau filant sur le torse parfaitement dessiné du Serpentard. Il rêvait de mordre là, juste dans cette petite partie des hanches où la peau était joliment tendue, un chemin de poils blonds descendait du nombril entre les abdos. Draco eut immédiatement un sourire de vainqueur. Harry fit le plus grand effort mental jamais réalisé depuis que Crabbe avait deviné qu'une baguette ne servait pas uniquement à se curer le nez, et ses prunelles se reposèrent sur Célimène.
— Qu'est ce qu'il y a ? , aboya-t-il avec agressivité,
La jeune femme gloussa et dit innocemment :
— Il était pour Draco mais je vise très mal.
Au grand dam de Harry, Draco qui n'avait osé espérer d'aussi grands résultats, s'avança et s'assit à côté de lui sur le grand lit.
— Qu'est ce que tu fais ? , cracha hargneusement Harry en se reculant violemment.
Draco aperçut dans ses yeux une lueur de haine et de rage tellement sincère qu'il perdit sa superbe et faillit abandonner la partie. Malgré lui, les vieux instincts resurgirent et il empoigna vif comme l'éclair la gorge déjà abimée du Survivant. Les mâchoires du Serpentard s'étaient serrées et ses yeux avaient viré au noir. Il renversa brusquement son adversaire sur le lit et se glissa au dessus de lui. Sa voix menaçante et basse siffla :
— Écoute moi, Pot-ter-if-fiant. Je ne sais pas quel ridicule tourment tu endures en ce moment, mais même dans la malheureusement improbable hypothèse où l'intégralité de ta famille poil-de-carotte t'aurait renié, tu n'aurais pas le droit d'user de ce ton avec moi. Tu m'as bien compris ?
Harry avait écarquillé les yeux, étonné, puis écarta avec sècheresse la main sur son cou et gifla le blond dans la foulée. Ce dernier, la lèvre fendue, ne bougea pas, se contentant de planter ses yeux dans ceux d'en face, puis il rendit la gifle et ils se regardèrent sans faiblir. Draco toujours au dessus d'Harry qui était bloqué, le dos contre le matelas.
— Pourquoi tu fais ça Ma-le-foy ? Je trouvais que ça s'arrangeait entre nous pourtant. Le voyage t'a retourné les neurones, tu te sens obligé de faire ton intéressant comme un môme de dix ans devant des inconnus ?
Harry avait prononcé ça sans ciller, avec juste un peu de rouge colorant délicatement le haut de ses pommettes, ses lunettes de lecture avaient valdingué à cause de la gifle.
— Grace à dieu, je fus épargné de cette immaturité qui est la tienne, mon comportement n'a absolument pas changé.
— Ton comportement est insultant.
— Je ne vois pas en quoi.
— Les sous-entendus que tu distilles depuis qu'on est rentré, ne sont ni assez délicats pour m'intriguer, ni assez mordants pour me mettre dans l'embarras. Seulement, ils dénotent là un curieux esprit empli d'une mesquinerie mal placée. Rarement tu n'as aussi mal rempli ton rôle d'ennemi, je ne suis même plus sûr d'avoir envie de jouer à la guéguerre avec toi.
Draco se sentit humilié comme jamais. « Quoi ? Lui indigne d'être l'ennemi de quelqu'un ? » Ses yeux durcirent, il n'aurait pas cru qu'une baisse d'estime de la part de Saint Potty l'affecterait autant et ce sentiment se mêlait à la haine. Il secoua le col empoigné pour montrer sa domination.
— Et pourquoi aurais-je subitement changé, Docteur ? Vous diagnostiquez une bipolarité ?
— Oh non, plus simplement parce que Zabini t'aurait raconté que j'ai baisé Lyam ? , répondit simplement Harry en haussant les sourcils comme si c'était une évidence.
Le blond partit d'un rire clair et léger qui masqua tout à fait sa déconvenue. Il ne serait pas le premier de Potter… dommage. Ce dernier s'étonna mais resta silencieux, se contentant de desserrer les doigts qui l'étranglaient.
— Tu as baisé Lyam, et c'est toi qui me l'annonces sur un plateau tout cuit ? Grâce au ciel Potter, je ne t'ai jamais demandé une telle faveur. C'est trop, j'en suis presque gêné.
En même temps qu'il prononçait ces paroles d'un ton ironique et grandiloquent, son cerveau tournait à toute vitesse. Le Serpentard se demandait comment exploiter au mieux ce don du ciel. Potty lui avait révélé qu'il était gay, il n'avait donc plus besoin de le pousser à l'aveu.
— Ne me fais pas croire que tu ne le savais pas !
— Non Potter, je te le jure sur la tête de Salazar. Je ne savais même pas que tu étais de ce bord…
Il avait fini en se passant la langue sur les lèvres un sourire affamé se dessinant sur sa bouche. Potter ignora le détail, estomaqué, et poursuivit pédalant royalement dans la semoule en s'enfonçant tout seul.
— Bien sûr je vais te croire. Ce crétin te lèche le cul depuis des années : c'est donc pour Seamus qu'il t'a dit ?
— Non mais c'est une blague, t'as baisé Finnigan aussi ! , s'exclama Draco, outré, en se relevant un peu. Tu te découvres gay et tu sautes sur Lyam et Finnigan ! Et puis quoi encore, t'aurais pas pu trouver pire !
— Ça va, fit Harry penaud, puis il se reprit et balança pour se défendre mais aussi surtout parce qu'il se trouvait horriblement stupide de s'être auto-balancé. Non mais tu voulais que je le fasse avec qui, avec toi peut-être ?
Il avait dit ça comme-ça, comme une parole en l'air, mais Draco tiqua, son visage entier devint sérieux et il pencha un peu la tête comme s'il envisageait absolument cette possibilité. Il tint cette attitude une seconde de trop. Harry s'était empourpré, comprenant enfin.
— C' était une blague.
Draco leva les yeux au ciel, comme pour s'échapper de la situation et passa sa langue contre ses dents inférieures dans un signe d'embarras toujours maîtrisé.
— Saint Potty, tu crois sérieusement que mon exquise personne s'abaisserait à te désirer ? On me désire seulement, et moi je me sers. Compris ?
— Je ne sais pas Dra-co, à toi de me dire. Après tout, tu es seulement nu, luisant d'eau et à cheval sur moi, mais je dois me faire des idées.
Draco prit subitement conscience de la situation, il se pencha en avant, les lèvres délicatement ouvertes et pesant de tout son poids sur le Survivant pour l'empêcher de se redresser. Il lui glissa une main sous la chemise et murmura tout contre son oreille.
— Si j'avais désiré t'avoir Harry mon amour, tu serais actuellement sur le ventre, jeans baissé et tes mains agrippant tes fesses tout en poussant des petits gémissements d'impatience pour m'inviter à entrer.
Harry eut une bouffée de chaleur et se maudit tout en sentant très bien ce qui lui arrivait. Draco se redressa et eut un petit rire insupportablement léger et désinvolte
— Mais dieu serait-ce ta baguette que je sens sous moi ? Tu t'émoustilles bien vite mon enfant, comme c'est attendrissant.
L'Elu lui agrippa les épaules et d'un mouvement, renversa les positions pour se trouver au dessus de lui. Il lui serra la mâchoire entre les doigts.
— C'es Draco, tu gigotes sur moi comme une pute shootée au GHB depuis tout à l'heure.
— Oh, papillonna le blond, Ose dire qu'il t'arriverait la même chose avec n'importe qui ? Non ? Tu vois c'est mon incroyable physique.
— Si tu en es réduit à te comparer à n'importe qui mon pauvre ami…
Et Harry le planta là avant d'aller s'enfermer à son tour dans la salle de bain. Synnedie échangea une œillade brûlante avec Célimène au comble du désespoir. Elles qui avaient cru que la température grimperait de quelques crans encore, venaient de recevoir une douche froide de déconfiture.
— On ne vous avait pas oubliées les filles, balança Draco,
— Arrête de dire ''ON'' ! , hurla Harry de l'autre côté de la porte.
À la prochaine ;) ! pour une sortie moldu-way.
