Disclamer: Je ne possède pas Harry Potter qui appartient entièrement à JK Rowling, cette histoire a uniquement pour but de distraire, je ne touche aucune rétribution quelle qu'elle soit.
Beta: Blues-moon
Le couple Malfoy attendit presque trois semaines avant d'oser annoncer la nouvelle à leur ami.
Après avoir beaucoup discuté, ils se mirent d'accord sur le fait que la grossesse de Lily concernait aussi le jeune potionniste et plus ils attendraient, plus la nouvelle serait difficile à dire.
C'est donc pour cela que la famille bourgeoise se rendit un beau matin de février (un peu à contrecœur, il faut bien l'avouer) dans un petit immeuble cossu côté moldu.
Lucius, son fils en vêtement griffé Jean Paul Gaultier dans les bras et tenant sa femme par la main, transplana directement dans une petite ruelle adjacente.
Ils eurent cependant un petit moment de stress en se rendant compte qu'aucun d'eux ne connaissait le code pour ouvrir la porte : habituellement ils atterrissaient directement dans l'appartement de Séverus, mais ce dernier leur avait confié que cela commençait à éveiller les soupçons d'un certain moldu un peu trop perspicace.
Heureusement, le moldu en question était dans le hall d'entrée et il aperçut Narcissa par la fenêtre.
Bien qu'Héphaïstos n'ait jamais vu la jeune femme, il n'eut aucun doute à la faire rentrer quand cette dernière prit un bébé dans ses bras qu'il reconnut sans peine comme étant le filleul de Sévérus.
Malheureusement, quand il ouvrit la porte, il se rendit compte que la jeune aristocrate était venue accompagnée de son antipathique mari.
Il hésita un court instant à leur refermer la porte au nez, mais, malheureusement, sa bonne éducation lui interdisait de laisser une femme et son bébé dehors en plein hiver.
- Lucius ? Narcissa ? Que faites-vous là ? Demanda le potionniste, lui aussi dans le hall.
Il venait juste de revenir d'une visite chez la PMI et était tombé sur les jumeaux en rentrant.
Harry, à ses pieds dans son cosy, secouait énergiquement un hochet tout en mordant dedans à intervalle régulier, poussant des "oh" et des "ah" à la fois émerveillés et amusés.
- Bonjour Séverus, salua le blond en lui serrant la main, tout en jetant un regard désapprobateur aux dreadlocks de Prométhée. Si nous sommes ici ce matin c'est que nous avons une nouvelle à t'apprendre...
- Et tu risques de ne pas franchement... Continua Narcissa. Enfin, c'est à propos des Potter...
Reconnaissant le nom des géniteurs d'Harry, Héphaïstos s'empressa de proposer de garder les deux bébés pour que les trois amis puissent discuter en paix.
Lucius s'apprêta à refuser catégoriquement (comme s'il allait confier son précieux héritier à un moldu sans éducation !), mais il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche que sa femme avait déjà remis Draco dans les bras du concierge (tout en lui posant le sac Baby Dior contenant couches et autres nécessaires sur l'épaule) et entraînait le brun vers son appartement.
Un instant, Prométhée se demanda si la vie de concierge dans un immeuble londonien était toujours si mouvementée ou si son frère s'était simplement fait engager dans une maison de fous.
Il lui aurait volontiers demandé, mais quand il se retourna, il le vit en train de faire semblant de mordiller la joue du bébé qu'il tenait entre les bras.
"Définitivement une maison de fou, pensa l'archéologue, mais qui se ressemble s'assemble après tout!"
- Prêt à jouer à la poupée, frangin ? demanda-t-il en se saisissant du cosy d'Harry avant de rentrer dans la loge de son frère.
- Toujours, tu sais bien que j'adore ça ! S'exclama-t-il en le suivant. En plus, avec Harry c'est toujours une vraie partie de plaisir : c'est un vrai petit ange !
- Et pas lui ? Questionna son jumeau en désignant le petit blond.
- Je ne sais pas vraiment, je n'ai jamais gardé Draco tout seul, mais connaissant son père je suis en droit de me méfier !
Ils rirent au regard boudeur que leur lança le petit aristocrate avant de poser les bébés au sol pour jouer avec eux.
Bien vite, ces derniers se désintéressèrent des adultes pour jouer au ballon tous les deux, poussant des cris excités ou joyeux, riant aux éclats, se touchant sans arrêt et babillant des vocalises à qui mieux mieux.
- C'est drôle, on dirait qu'ils se comprennent, rit le globe-trotter.
- Qui sait ? C'est peut-être vrai après tout, nous avions bien notre propre langage quand nous étions enfants...
- Oh, c'est vrai que nous rendions les profs complètement fous avec ça ! Combien de fois ont-ils convoqué maman pour lui en parler ?
- La vraie question, rit Héphaïstos en regardant les petits se chamailler gentiment, c'est combien de fois elle a réussi à envoyer papa à sa place ?
Les deux frères discutèrent pendant plusieurs minutes de leurs souvenirs d'enfance tout en regardant en Draco tirer les cheveux d'Harry (impressionné par cette tignasse épaisse et incoiffable) ou bien Harry mordre la joue de Draco.
- Il fait ses dents le pauvre trésor ! S'exclama le châtain.
- Peut-être, mais on ne fait pas ses dents sur les joues de son copain ! S'écria son frère en donnant un biscuit au blondinet pour le consoler.
Par bonheur, cela fonctionna parfaitement, puisque la minute d'après, les nourrissons étaient de nouveau comme deux larrons en foire, toute dispute oubliée.
Finalement, le concierge fut bien obligé d'avouer que, malgré son ascendance, le petit blond était quand même très mignon...
Malheureusement, quelques étages plus hauts, l'ambiance était tout autre...
- JE N'EN REVIENS PAS ! Hurla Sévérus en jetant de toutes ses forces une chope à bière contre le mur. COMMENT ?! COMMENT ONT-ILS PU FAIRE UNE CHOSE PAREILLE ?!
- Je pensais que le principe pour faire un enfant ne t'était pas étranger... Marmonna Narcissa en réparant verres et mobilier qui avaient subi la colère du locataire (et oui, il y en avait beaucoup).
- JE SAIS COMMENT ON FAIT ! JE CONNAIS LE MODE D'EMPLOI !
- Tu m'en vois rassurée...
- Parce qu'il y a un mode d'emploi ? Chuchota Lucius à sa femme après quelques secondes de stupeur.
Cette dernière leva les yeux au ciel, mais ne répondit rien, préférant redresser le frigo que son ami venait de renverser.
- IL AVAIT ABANDONNÉ HARRY, SANS AUCUN REMORDS, DEPUIS MÊME PAS UN MOIS ! UN TOUT PETIT MOIS !
La jeune femme soupira en entendant le bruit de verre brisé : doux Merlin, c'était la cinquième fois qu'elle réparait cette chope...
- NON, MAIS CE N'EST PAS BIENTÔT FINI CE SOUK ?! Hurla le voisin de palier en tambourinant sur la porte d'entrée. ON EST PAS AU BLED ICI !
Ce fut la goutte de trop dans un vase déjà débordant.
Avant que quiconque puisse réagir, Sévérus attrapa la baguette de Lucius (la sienne était rangée dans son armoire, dans sa chambre, bref définitivement trop loin!), ouvrit la porte en grand et lança en rafale: un sort de silence, un sort de pustules sur tout le corps, un sort de malchance et un crache-limaces.
Pour sa plus grande joie, il eut le temps de jeter un sort d'hémorroïde avant que l'aristocrate ne lui reprenne son bien pour effacer la mémoire du beauf.
- Séverus, es-tu devenu fou ?! S'exclama le blond en fermant la porte.
- OUI, JE SUIS FOU! FOU DE RAGE, VOILÀ CE QUE JE SUIS !
Il attrapa un objet posé sur le buffet du salon, dans l'intention évidente de le jeter contre le mur comme tout le reste, quand il se rendit compte de ce qu'il tenait entre les mains : c'était un cadre photo, l'un des seuls qu'il possédait.
N'ayant jamais été habitué à prendre des photos, moldues ou sorcières, il n'avait pas ce réflexe qu'on beaucoup de personnes d'attraper un appareil pour figer sur du papier le moment présent.
Seulement, Héphaïstos s'était mis en tête de remédier à cela et avait mitraillé Harry pendant plusieurs mois avant de venir accrocher un pêle-mêle d'images du petit garçon dans l'appartement du potionniste.
Ce denier avait râlé pour la forme, mais le gardien n'était pas dupe: Séverus avait souri en lui disant qu'il pouvait l'accrocher dans l'entrée.
Alors, quand le châtain était revenu un soir de décembre avec une photo représentant Harry sur les genoux du père noël, sa petite main accrocher d'une poigne de fer au pull du jeune concierge, c'est avec plaisir et sans tarder que le sorcier l'avait fait encadré et mis dans le salon.
Soudainement, toute la colère qu'il ressentait s'évanouit et ses genoux le lâchèrent.
Il s'écroula au milieu de la pièce, retenant de son mieux les larmes qui commençaient à perler au coin de ses yeux.
- Comment... murmura-t-il en passant ses doigts sur l'image de son fils qui souriait à l'objectif. Dites-moi comment ont-ils pu abandonner un bébé aussi gentil qu'Harry ? Comme peuvent-ils oublier cet être qu'ils ont façonné de toute pièce ? Comment peuvent-ils renier ce cadeau de Merlin ?
Lucius posa une main compatissante sur l'épaule de son ami, ne sachant quoi lui répondre.
- N'est-ce pas un mal pour un bien? Demanda Narcissa en s'assaillant à même le sol pour regarder le potionniste dans les yeux. Connaissant Lily, elle va faire de son enfant un accessoire de mode pour bien paraître devant les journalistes et James ne sera surement pas un père responsable, mais une sorte de meilleur copain éternellement adolescent. Tu n'aurais pas voulu ça pour Harry, pas vrai ?
- Non, mais... Harry mérite mieux que ce que je peux lui offrir : il est fils de Lord et je l'habille avec des vêtements du secours catholique ! Tout le mobilier de sa chambre vient d'Emmaüs! Même ses jeux m'ont été donnés ou bien achetés dans des vide-greniers ! Il n'a rien de neuf et je finis pourtant mes mois dans le rouge !
- Séverus, tu sais bien que... Commença Lucius.
- Non ! L'interrompit le brun. Je refuse que mes amis me fassent la charité ! Je m'en sors, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Mon fils ne manque de rien, mais il n'a pas ce qu'il mériterait...
La jeune femme soupira avant de mettre les mains sur les joues de son ami pour qu'il la regarde droit dans les yeux :
- Ecoute-moi bien ! Depuis sept mois maintenant tu te t'échine à tout faire pour qu'Harry ne manque de rien ! Tu n'y connaissais rien et tu t'es plié en quatre pour comprendre et apprendre comment s'occuper d'un enfant ! Tu n'es pas celui qui a mis cette femme enceinte et pourtant, depuis le début et sans te plaindre une seule fois, c'est toi qui prends soin de ce bébé ! Tu es celui qui le nourrit, le changes, le laves, le berces, le consoles quand il pleure ! Tu es celui qui se lève la nuit pour vérifier que tout va bien et tu es celui qui veille à côté de son lit quand il est malade ! Alors tu as raison : Harry est un gosse merveilleux qui mérite le meilleur et le meilleur qu'il pouvait avoir, c'est toi ! Alors peu importe, les vêtements de luxe, les leçons de vol à cent gallions la séance, les jouets de première main et le titre de Lord. Cet enfant à naître aura peut-être tout ça, mais ses deux parents, même réunis, ils ne t'arriveront pas à la cheville !
Reprenant son souffle après son cri du cœur, elle remarqua que les deux hommes la regardaient bouche bée et les yeux écarquillés de surprise.
- Mais, reprit le brun après quelques instants de stupeur, qu'est-ce que je vais lui dire à Harry moi dans quelques années ?
- Et bien, tout dépendra des questions qu'il te posera, répondit Lucius. Tu aviseras sur le moment...
LA GAZETTE DU SORCIER.
28 FEVRIER
Scandale à Saint Mangouste !
Eh oui, un c'est tout le personnel de notre hôpital qui hurle au crime !
Pourquoi me direz-vous ? Une baisse des salaires ? Un matériel vétuste ?
Rien de tout cela !
Si la grogne gronde, c'est dû à un caprice de Lady Potter souhaitant, que dis-je !, exigeant que l'hôpital
soit privatisé pour son accouchement !
"Et comment sommes-nous censés faire pour les urgences ?" S'indigne plusieurs médecins préférant garder l'anonymat
"Nous sommes le seul Hôpital sorcier de la région, continuellement surchargés nous devons même envoyer
certains patients côté moldu et là il faudrait fermer pendant des jours ? Impossible !"
"Lady Potter est odieuse avec le personnel, je veux bien que les hormones modifient
sa personnalité, mais tout de même !" Ajoute une infirmière. "Et si elle accouche un vendredi soir,
que sommes-nous censés faire ? Renvoyer tout le monde chez eux ?"
Sachant tout cela, nous comprenons aisément que cette demande soit impossible à réaliser.
Souhaitons donc que notre chère Lady retrouve vite ses esprits (perturbés sans
aucun doute à cause des hormones) et qu'elle redevienne cette femme
douce et aimante qu'elle a toujours été !
LE PROPHÈTE.
6 MARS
Lady Potter:
Les médicomages très inquiets de sa prise de poids !
Beaucoup d'entre vous le pensaient tout bas et bien aujourd'hui nous le disons tout haut :
Prendre quelques kilos pendant une grossesse c'est normal, en prendre trente-six en même
pas sept mois, c'est inquiétant !
C'est pourtant ce qui arrive à la femme de notre sauveur national !
Voilà pourquoi, aujourd'hui, médicomages et nutritionnistes tirent la sonnette d'alarme !
Peut-être auraient-ils dû le faire plus tôt...
LES POTINS DE MERLIN
22 MARS
James Potter aperçu sortant d'une maison de
tolérance !
Eh oui, cher lecteur !
Selon une source anonyme, mais fiable !, James Potter alias
Celui-qui-a-vaincu a été vu hier dans l'Allée des embrumes, sortant vraisemblablement
du bordel de Madame Omerta !
Mais, soyons honnêtes un instant, bien que tromper sa toute jeune épouse enceinte
soit vraiment abjecte sur le papier, dans les faits un homme reste un homme
et Lily devient tous les jours un peu plus facile à rouler qu'à porter !
Le teint verdâtre, le jogging informe et les cheveux gras voilà à quoi ressemble
le look de madame Potter ces derniers mois !
Espérons pour le couple que ça ne soit qu'une mauvaise passe qui
disparaîtra bien vite une fois l'accouchement (que dis-je ?! c'est littéralement une
délivrance à ce niveau-là!) passé !
LA GAZETTE DU SORCIER
1ER AVRIL
Dehors la nouvelle génération Potter!
Eh oui, cela pourrait être un gros poisson d'avril, mais non !
Après soixante-deux heures de travail (rien que ça !), Lady Potter a mis au monde ce matin
à huit heures dix un petit Enzo !
Enfin, petit, pas tant que cela finalement !
Car malgré le fait qu'il soit né avec un bon mois d'avance, ce "petit" ange pèse tout de même
Cinq kilos tout ronds, pour cinquante et un centimètres !
Félicitation aux jeunes parents !
Sous l'article une photo d'un bébé chauve, aux épais sourcils châtain foncé et très joufflu dormait, engoncé dans un pyjama taille naissance beaucoup trop petit pour sa corpulence.
Voyant cela, Sévérus ne put s'empêcher de sourire : son fils était beaucoup plus mignon que l'héritier Potter, et de très loin !
