Bonjour tout le monde,

Je vous envoie rapidement ce poste avant de sauter dans mon train pour mes vacances et mon anniversaire !

Bon alors je vais vous informer de la situation : j'ai de plus en plus de mal pour écrire et donc le temps entre deux postes s'allonge par conséquent. Je m'excuse pour cela mais disons que j'ai une autre vie à côté de l'écriture et bien que je sois en vacances scolaires, je dois faire des travaux et j'aimerai m'accorder un peu de temps pour moi également…

De plus, je vais bosser cet été de fin juillet à fin aout et reprenant les cours début septembre avec un programme que je ne connais pas et bien, ça risque de s'allonger encore et encore… Je m'excuse en tout cas de tout cela et j'espère que vous le comprendrez et que vous serez toujours présents quoiqu'il arrive…

Avec le dernier chapitre, nous avons atteint 64 reviews, merci pour tout !

Je peux de nouveau vous répondre mais je tiens à vous remercier tout de même sur cette page. Donc merci à : ptitcoeurfragile, Fanoudusud , aelita48, fifer, Ludivine28, 2, 123lumat, Grazie, Krine69, yu-chan-x3, kacie27, Aliiice, Jackye, lili70, twilight0507, bellardtwilight, pierard85, steephaniie, Roxane, celine11, Laura, frimousse30, deby14880, caropat07, emma, sandrine, liloupovitch, cchope, Charloon', TheJane15, Celine879, AnonymeH, Marie, erika shoval, mel031, PrincetonGirl818, pounine, Scarlet Taratata, Batwoman, Jolieyxbl, sakura, , Caro, anayata, Virginie-de-TN, Al, Citronade, veronika crepuscule, amimi31, PatiewSnow, slakware, vinie65 , Cathou3, sm33, Sandrine50, Lou, Magicvanille, bellaeva, Dd, doudounord2, Aveery, czarnyciemno, lea4, shona, …

Sandrine : Tu as dévoré ma fiction et bien merci ^^… J'espère que la suite te plaira tout autant. Merci encore et je prends en compte ton vote ^^. Bisous.

Emma : et bien tu es la première à demander la castration ^^. Tu sais que je ne peux pas faire ça ^^ mais bon peut-être qu'un jour ou l'autre, j'écrirai une Bella qui met un coup dans les valseuses, qui sait ? Merci pour tout et bonne lecture…

2 : je prends en compte ton vote… Merci et bonne lecture…

Laura : Okay, tu sais que tu es la seule pour l'instant à vouloir le mode « Darkward » en mode « on »… Si je suis tes conseils je risque de me faire tuer mais bon ^^… Merci pour tout. Bonne lecture et bisous…

Roxane : Oui, oui je connais « tu m'appartiens », je suis même une fan de cette fiction… Tu verras par la suite qu'elle va se différencier d'elle, c'est déjà le cas mais en tout cas, je n'oserai jamais plagier cette merveille, je suis loin d'avoir le talent de Sandrine50… Merci pour tout, bisous et bonne lecture…

Steephaniie : Je prends en compte ton vote… Punaise la liste pour la castration s'allonge… Le pauvre Eddy ^^. La meilleure punition : un lemon c'est original comme suggestion ^^ mais à cet instant de l'histoire, ce serait trop prématuré ^^. Et puis la punition par le plaisir, j'ai jamais vu ou lu cela… Merci pour tout, bisous et bonne lecture…

Twilight0507 : Okay pour la castration… Pour ce qui est de ton avis sur la question « l'ont-ils fait ou non », réponse dans ce chapitre. Merci et bonne lecture…

Charloon' : Je prend en compte ton vote. Certes ça arrivera mais peut-être plus tôt que tu ne penses… Merci, bisous et bonne lecture… (Je t'ai répondu avec les anonymes car Fanfiction avait du mal au moment de ton poste…)

Marie : Non mais toi, toi… tu me fais mourir de rire à chacune de tes reviews, c'est juste pas possible… Tu en appelle aux armes pour castrer mon Edward et bien alors ça… on me l'avait pas encore faite et je trouve tout cela excellent ! Un lemon pour les prochains chapitres, euh, ça peut se faire mais ce ne sera pas encore THE lemon mais bon… je peux voir ce que je peux faire… Pour la palme d'or, tu la méritais et tu la mérite toujours avec ta review… continue car je risque de devenir vite accro à tes comm'. Bisous et merci pour tout !

PrincetonGirl818 : Je prends en compte ton vote. Je te souhaite une bonne lecture, bisous…

Batwoman : Wahou d'accord pour la castration et pour les sévices que tu désires faire à Edward. Sadique peut-être mais je pense qu'il le mérite bien que j'aime Edward ^^. Bisous et bonne lecture…

Sakura : Tout est possible, je prends en compte tes votes ^^. Merci beaucoup, bisous et bonne lecture…

Caro : Okay je note pour toi aussi la castration, non mais c'est un raz-de-marée pour cette option ^^. Merci pour ton compliment, bisous, et bonne lecture…

PatiewSnow : toutes ces questions que tu te poses auront leur réponse en temps et en heure mais pour l'instant il va falloir attendre avant d'avoir une confession de la part d'Edward. En tout cas, je vois que ma fiction ne te laisse pas indifférente, merci. Bonne lecture…

Al : Merci. Ba pour ma part, il me donne envie mdr mais bon c'est mon Edward alors c'est normal. J'espère que la suite te plaira, bisous et bonne lecture…

Sm33 : Okay pour la castration. Pour ce qui est de les faire remonter dans la gorge, ba écoute je ne pense pas pouvoir le faire ^^. Bisous, merci et bonne lecture…

Lou : Euh je ne suis pas trop pour le froid donc l'Alaska, je dis ça comme ça mais jamais je pourrais y aller même en été et me faire manger par les pingouins, ça risque d'être comique ^^ mais en tout cas, tu as le mérite de me faire rire. Merci pour les compliments, j'ai de plus en plus de mal à les accepter mais merci ça fait du bien au moral surtout ces temps-ci. Je n'arrive pas à croire que tu as déjà relu ma fiction, c'est très gentil et flatteur. Pour les morceaux de chapitres, tu peux en avoir sur mes postes de ma fiction « Dangerous Beauty », peut-être pour mon prochain poste. Bisous et bonne lecture…

Dd : Je prends en compte ton vote )

Lea4 : Compte environ 2-3 semaines entre les différents postes, en tout cas jusqu'à maintenant… Je ne sais pas quel rythme je vais avoir cet été ou encore l'année qui vient… Bonne lecture… J'espère que ma suite te plaira tout autant. Bisous et merci.

Shona : Alors Bella va faire un malaise et pour le lemon et bien… Tu le découvriras si oui ou non, il y en aura un ^^. Bisous, merci et bonne lecture…

Chapitre 7

Je perdis le décompte à vingt-cinq. Mes poumons brûlaient à force de retenir mes sanglots. Mes larmes coulaient abondamment sur mes joues. C'en fut bientôt trop. Je voulais partir de là. Mon cœur battait puissamment dans ma poitrine et me faisait mal. Je voulais ne jamais m'être levée, ne jamais avoir brisé ce miroir, ni avoir voulu mourir. Mon corps devint lourd, mes yeux étaient aveuglés et bientôt je me sentis plonger dans les limbes alors que les souvenirs me revenaient…

Son sexe était contre ma cuisse. Plus aucun tissu ne le séparait de moi. J'avais de nouveau peur. Alors il en était ainsi, j'allais être consommée ce soir, cette nuit. Je ne savais pas si Edward savait que j'étais vierge. Carlisle nous avait informées qu'il avait eu des informations sur nous par des personnes interposées mais rien ne me disait qu'il savait que j'étais vierge et donc Edward ne devait pas le savoir… La panique s'empara de moi et je voulais me retirer de sous lui mais son corps m'en empêchait.

Le visage d'Edward était niché contre mon cou qu'il recouvrait de baisers avant qu'il ne remonte vers mon oreille.

-J'ai tant envie de toi, Isabella. Te voir lutter contre moi me met pourtant en colère. Tu viens de tout gâcher… Gronda-t-il.

Il était en colère et je venais tout gâcher, que voulait-il dire par ces mots ? J'avais peur qu'il ne soit pas doux et ce pressentiment envahit chaque pore de ma peau alors que ses paroles faisaient leur chemin dans mon esprit.

-Tu as une dernière chose à dire avant que tu ne sois à jamais à moi ? Dit-il alors qu'un sourire naissait sur ses lèvres.

Il se recula et me scruta de son regard noir de désir. Devais-je le lui dire ? Devais-je lui dire que j'étais vierge ? Ou bien devais-je mentir et subir l'assaut qu'il me réservait ? Avant même que je ne prenne une décision quelconque, ma bouche parla avant que je ne m'en rende compte.

-Je… Je suis vierge. Bredouillai-je.

Sa réaction ne se fit pas attendre. Ses yeux s'exorbitèrent sous le choc… Je ne savais si cela était bon signe ou non. Allait-il passer outre et continuer ou bien allait-il se retirer ? Je ne savais laquelle était la meilleure solution.

Je savais que je ne voulais pas perdre ce qu'il me restait de ma raison cette nuit et surtout avec Lui mais cette soirée me bouleversait et j'étais prête à ne pas écouter ma conscience et à suivre la voie de mon cœur et surtout de mon corps…

Je me sentais perdre un peu plus ma lucidité alors que je me rendais compte de ce que j'étais prête à faire. Je n'allais pas bien et il me fallait prendre du recul, analyser tout cela mais allait-il seulement me laisser faire ?

Il était toujours contre moi, contre mon corps dénudé. Ses yeux étaient toujours grand ouverts suite à la surprise et peut-être même au choc suite à l'annonce que je venais de faire… Je ne savais toujours pas comment réagir face à son immobilité mais je voulais tout du moins prendre du recul. Il me fallait cette distance pour pouvoir analyser mon comportement et ce que je voulais réellement… Cette dernière pensée me fit grimacer, je ne savais pas ce que je voulais et c'était bien cela le problème…

Mes yeux se posèrent sur le visage figé d'Edward, il n'avait toujours pas bougé et je trouvai cela inquiétant. Avais-je fait le bon choix ? Je lui avais avoué que j'étais vierge mais avais-je bien fait ? Tout en moi me le disait, me le criait même mais à voir son absence de réaction, je me mis à douter…

Il se recula brusquement et le froid m'envahit, me surprit et je me mis à me maudire. L'air tout autour de nous était glacial et je m'en voulais d'en être la cause. La fraicheur me mordait la peau et des frissons envahirent mon épiderme, la peur se mêlant à eux… Avais-je vraiment fait le bon choix ?

Je doutais de plus en plus du choix que j'avais fait. Mes pensées ne m'aidaient guère tout comme mes envies. Je mourrais d'envie qu'il me couvre de nouveau de son corps. Je voulais de nouveau me perdre dans les flammes que j'avais ressenties contre Lui. Je voulais tant me perdre avec Lui, voir son humanité lorsqu'il se perdrait, je voulais tant… Je me sentais frustrée d'avoir tout stoppé.

Pourtant mon besoin, mon désir de Lui, étaient toujours là et je voulais combler cette envie. Je voulais tant m'enflammer et pourtant…

Tout était si confus…

Mes yeux étaient perdus dans la contemplation du plafond, ma respiration tentait de revenir à la normale. Mon cœur se calmait peu à peu bien que le goût amer de la frustration soit tapi en lui. Je sentais la chaleur de son regard sur mon corps mais je n'en voulais pas, je le voulais Lui tout court…

Cette envie, ce besoin de Lui me surprenait, me gênait même…

Ces sentiments me mettaient mal à l'aise et je ne comprenais pas de quelle nature ils étaient. Tout mon monde ne tournait plus comme il le devrait depuis que je le connaissais. En serait-ce toujours ainsi ?

En cet instant, une multitude d'émotions me terrassaient mais une préoccupation ressortait : mes interrogations sur la nature des sentiments d'Edward, de ses pensées… Je voulais me redresser et le regarder, voir quelles émotions l'habitaient…

J'essayai en vain de me calmer.

A chaque fois que mes paupières se baissaient, je me revoyais couchée avec son corps me couvrant. Je sentais encore son odeur, son essence sur moi, tout autour de moi mais cela n'était pas suffisant. Je voulais tellement plus

Je savais que cela devrait me mettre hors de moi mais ce soir, je ne pouvais pas le rejeter. Il avait allumé un feu dévastateur en moi et il était le seul à avoir la clé, la solution pour l'éteindre…

Je ne connaissais rien aux actes de l'amour et du plaisir physique. Je ne savais pas si ce feu allait un jour s'éteindre pour ne plus se rallumer. Bien que tout cela échappe à ma raison, Edward était l'étincelle qui rendait mon corps incontrôlable, brûlant de désir. Je ne pouvais cacher l'angoisse que je ressentais alors que je me sentais m'enflammer, devenir hors de contrôle. Oui, j'avais peur et mes actes auprès de lui devenaient toujours irréfléchis et incontrôlables mais que pouvais-je faire ?

Je sentais toujours la brûlure de son regard sur ma peau. J'étais curieuse de voir quelles pensées le traversaient, quelles émotions l'habitaient pourtant je ne voulais pas voir son air surpris et choqué… Je voulais encore garder l'image de lui désireux de mon corps. J'essayai pour cela de gommer son visage alors qu'il s'était reculé de moi. Ses yeux si noirs, si profonds, sa chaleur tout autour, Lui tout simplement…

Je ne savais toujours pas ce qui ne tournait pas rond avec moi, maintenant et avec Lui.

Je ne savais pas comment nommer cette sensation de faim, ce sentiment de brûlure et de manque en même temps. La littérature appelait cela désir et frustration et pourtant les ressentir maintenant étaient bien au-delà de cela… Je les trouvais même faux et si loin de la réalité…

Je sentais à mesure que mes pensées et mes émotions devenaient limpides des larmes se former au coin de mes paupières. La colère prédominait et un nouveau feu se mettait à vivre en moi. La souffrance, sa cousine, me mettait à terre alors je me rendais compte qu'il me rejetait. Il venait réellement de me rejeter et tout cela pourquoi ? Parce que j'étais vierge ! Bon Dieu, si je devais vivre de nouveau la scène, jamais je n'aurais ouvert la bouche pour dire cette vérité. Je me sentais bafouée, j'avais mal. Mon cœur était comme enserré dans ma poitrine et j'avais des difficultés pour ne pas sombrer dans l'étau de ma douleur. J'aurais encore préféré perdre la raison que vivre cette émotion si vive de rejet. Jamais de ma vie je n'avais vécu plus meurtrier. Je sentais comme la sensation d'une lame glaciale s'enfouir dans ma poitrine et se loger en plein cœur, le faisant saigner, suffoquer, le torturant encore et encore…

Je ne voulais pas montrer ma faiblesse, pas devant Lui. Que dirait-il alors qu'il verrait que je pleure ? J'avais honte de moi et je ne savais pas comment me placer. Je ne savais plus comment agir en cet instant. Je voulais recouvrir mon corps et cacher ma honte. Car c'était bien cela. J'avais honte d'être rejetée, honte d'être touchée par les attentions de cet homme, ce monstre, j'avais honte de moi et des sentiments troubles que je vivais à ses côtés.

Je voulais m'enfouir sous terre et prier pour n'avoir jamais foulé cette planète, respirer cet air. Vous pourriez trouver cela excessif mais son rejet m'avait profondément touchée ? Etais-je vraiment blessé ou bien était-ce ma fierté ? Je ne le savais même pas moi-même.

Je l'entendis soupirer au loin. A quoi donc pensait-il ? Je me mis à lui jeter un coup d'œil alors que j'avais juré de ne pas le regarder…

Il était là, nu. Si beau et si superbe…

Ses yeux étaient fermés alors qu'il se pinçait le nez. Ses lèvres étaient gonflées, je m'imaginais que nos baisers en étaient la cause… Je me mis à soupirer devant son image céleste.

Je sentais encore la brûlure de notre étreinte. Le feu reprit peu à peu possession de mon corps. Je devenais vraiment folle. A peine je pensais à cet homme et aux caresses qu'il prodiguait à mon corps que je me sentais m'enflammer… Cela me déstabilisait et je ne savais pas comment me positionner par rapport à ce nouvel aspect de ma personnalité…

J'avais peur. J'étais terrorisée. Je me sentais si étrangère

Alors que j'étais de nouveau plongée dans mes pensées, dans mes émotions si fortes, je sentis de nouveau son regard sur moi. Je le regardai de nouveau et je me figeai alors que je rencontrai ses yeux.

Ses yeux si intenses. Le noir désireux avait déserté et je me retrouvai devant des prunelles d'un vert si profond, si hypnotisant… Je me sentis engloutie par ses prunelles et mon cœur ne mit pas longtemps avant de repartir dans une course effrénée…

Je ne saurais comment décrire son visage tant il y avait d'émotions qui s'y reflétaient. Je ne savais même pas quel nom je pouvais mettre sur une seule d'entre elles. J'étais complètement perdue face à Lui

Tout ce qui venait de Lui m'était si étranger et pourtant si familier. Cela pourrait paraître étrange, ce devait l'être d'ailleurs… Vous pourriez rire de moi mais j'étais complètement déboussolée, tous mes repères n'étaient plus depuis mon enlèvement, depuis ma rencontre avec Edward…

Tout ce qu'il me faisait ressentir, tout ce que j'avais vécu à ses côtés pouvait donner des frissons d'effroi et ressembler aux films d'horreur et pourtant… Ce soir me donnait l'impression que tout pouvait se finir autrement, me donner une nouvelle vision de l'avenir…

Un nouvel avenir avec Edward…

Mon esprit se mit à censurer ce possible futur, tout mon être ne pouvait pas faire face à cette vision. Non, je ne pouvais me permettre d'être heureuse avec cet homme qui m'avait tout pris, qui m'avait humiliée… et pourtant c'était bien Lui qui m'avait fait vivre tant de feu et de sensations grisantes que j'en demandais encore… Que tout en moi, ou plutôt une partie de moi réclamait ardemment…

Il fallait que je freine mes ardeurs, je ne le connaissais même pas ! Pourquoi donc m'enflammais-je ainsi ?

Tout cela me dépassait et je me sentais perdue

Je me sentais pousser des ailes dès que je le sentais près de moi, dès qu'il m'accordait le moindre égard, regard ou contact.

Je ne l'entendis pas, ni ne le vis se rapprocher. Ce ne fut que lorsque je sentis sa main contre ma joue que je me rendis compte de sa proximité. Je me sentais perdue face à cette caresse, si légère et si douce. Si déstabilisante de nouveau…

Je fermais les yeux et me mis à apprécier ce toucher, je sentais sa chaleur à mes côtés alors que son odeur m'entourait de nouveau. Mon cœur se remettait à battre fortement dans ma poitrine alors que je me sentais de nouveau pousser des ailes… Je me sentais si bien et pourtant une partie de mon être s'y opposait… Je ne savais plus contre qui je luttais, moi ou Lui ?

La chaleur qui avait disparu lors de sa fuite revint de nouveau et je me sentais m'enflammer de nouveau. Qui étais-je, pauvre humaine, pour lutter contre Lui ?

Il était si doux à présent. Il n'était plus celui qui voulait se venger de mes réticences. Une partie de moi ne voulait pas tomber dans les travers dans lesquels j'allais bientôt m'engouffrer. Je ne connaissais pas Edward et me donner à Lui avec ignorance n'allait point m'aider… Il me fallait résister mais comment le pouvais-je alors qu'il était si tendre ?

Sa main poursuivit sa caresse sur ma joue insistant avec son pouce avant de longer mon visage et tracer chacun de mes traits. Ma respiration était bloquée dans ma gorge et bientôt je ne pus retenir le soupir qui sortit de mes lèvres. Le désir que j'avais cru mort depuis qu'il s'était éloigné devenait plus vivace à chacune de mes respirations, à chacun de mes battements de cœur. La chaleur que j'avais pensée évanouie revenait en force et mon corps s'embrasa de nouveau…

Son souffle était contre mon cou et remonta le long de ma gorge pour se loger contre mon oreille. Sa respiration était heurtée, voire difficile. Je ne savais pas ce à quoi Edward pensait, ni ce qu'il voulait. Je ressentais des sensations totalement contradictoires… J'avais peur de ce qu'il allait se produire en cet instant mais l'émotion la plus vive était que je le voulais. Je le désirai et une part de moi avait peur de cela, de mon besoin de lui et de ce qu'il me faisait ressentir…

Son souffle était un peu plus heurté et difficile, je l'entendis déglutir avec difficulté et je me demandais ce qui le mettait dans un tel état… Sa main stoppa sa caresse et resta en place contre ma joue. Edward était une véritable statue et ne pas savoir quelles pensées le traversaient me mettait mal à l'aise. Aucune parole n'avait été prononcée depuis ma révélation. Il y avait eu sa distance puis ses nouvelles caresses emplies de tendresse mais rien d'autre.

Edward était une véritable énigme. Ses changements brutaux d'humeur me donnaient le tournis et je ne savais comment agir face à tel personnage. Ses pensées et ses émotions m'étaient étrangères. Son passé et son présent m'échappaient. Son manque de communication ne m'aidait guère… Je me sentais perdue quand j'étais avec Lui

Sa bouche se logea contre mon épaule et déposa de légers baisers et je me sentis d'autant plus perdue alors que mes pensées devenaient troubles…

Son souffle remonta contre mon cou, ses lèvres effleuraient ma peau et bientôt il les déposa derrière mon oreille et de nouveaux soupirs sortirent de mes lèvres… A leur entente, je le sentis se tendre contre moi et bientôt il se figea de nouveau…

Edward était si étrange. Il se perdait contre moi, était si tendre et si humain et l'instant d'après, il était si distant, si autre… Je ne savais lequel était son vrai visage, sa vraie personnalité et je me sentais d'autant plus perdue…

Il était toujours contre moi, son souffle heurtant ma peau. Je restais figée à l'instar de Lui et j'attendais…

-Cela ne devait pas se passer ainsi… Souffla Edward contre moi d'une voix dure et rauque.

Je ne savais pas de quoi il parlait ? Faisait-il référence au début de notre soirée ? A ma virginité ? Si tel était le cas, je me sentais d'autant plus perdue et rejetée. Je me trouvais risible de me sentir blessée par cet homme que je ne connaissais pas et qui ne m'inspirait que crainte et ressentiment.

Tu oublies le désir…

Ce dernier sentiment me troublait et me hantait. A chaque instant passé avec Lui, j'avais peur des sensations qu'il produisait sur mon corps, de comment je réagissais à sa proximité. C'était tellement déstabilisant et anormal… A son contact, je me sentais me perdre et devenir une autre. C'était une nouvelle facette qui me répugnait et en même temps, cela s'ajoutait un peu plus à mon trouble…

-Cela ne devrait pas se passer ainsi… Gronda Edward d'une voix plus dure.

Sa main avait quitté ma joue et s'était resserrée sur les draps froissés, tout contre ma cuisse dénudée. Je ne savais toujours pas ce à quoi Edward faisait référence. Mon appréhension grandissait dans mon corps. Mon malaise se fit d'autant plus intense alors que je le sentis de plus en plus distant et tendu contre moi. Allait-il reprendre notre étreinte ? Je ne le savais pas et cela m'angoissait quelque peu alors qu'une infime partie de moi ressentait une toute autre chose… Allait-il me fuir de nouveau ? Mon cœur se resserrait dans ma poitrine alors qu'une douleur méconnue emplissait mon être. Je ne comprenais plus mes émotions et mes sautes d'humeur…

Je ne pouvais ressentir le désir qui me possédait dès que j'étais près de Lui, il ne le fallait pas. Je m'étais assez perdue cette nuit, me perdre d'avantage ne serait pas envisageable. La même sensation étrange que celle qui emplit mon cœur en pensant à sa fuite, à la distance qu'il allait mettre entre nous, s'insinua dans mon être. Il se serrait et brûlait. Il s'opposait en quelque sorte à ma décision… Cela me perturba d'avantage. Que m'arrivait-il ?

Je fus sortie de mes pensées par Edward qui bougea contre moi. Je levai les yeux vers lui et le vis se retirer, mettre de nouveau cette distance entre nous. Mon cœur se serra d'avantage. Ses yeux ne me quittaient pas et je me sentais me perdre de nouveau devant leur intensité. Pourtant j'avais mal de le voir s'éloigner. Il se leva et fuit bientôt mon regard. Il se rhabilla et se dirigea vers la porte de sa chambre, notre chambre.

Mon cœur se brisait alors que je le voyais s'éloigner de plus en plus de moi. Je ne savais pas ce qui le faisait agir ainsi. Je me mis à penser que c'était le fait que je sois vierge. Etait-ce un si grand mal ? Je me sentais rejetée et blessée et je ne m'aimais pas être ainsi à sa merci, être si fragile et si attachée en quelque sorte à Lui.

Alors qu'il ouvrait la porte, il se tournait vers moi.

Ses yeux me vrillaient sur place et je me sentais me perdre de nouveau et étrangement je me sentais bien. Je ne savais pas combien de temps nous étions restés ainsi mais cela me parut trop court. Il ouvrit à plusieurs reprises la bouche. Aucun mot n'en sortit. Il ouvrit la porte, ses yeux se détournant de moi.

Je l'entendis soupirer. Il se tourna de nouveau vers moi et me regarda une dernière fois. Avant de sortir, je crus l'entendre souffler d'une voix rauque, presque brisée et inaudible :

-Je suis désolé, tellement désolé…

Tels étaient mes souvenirs de cette fameuse nuit.

Ils n'étaient pas comme je les avais pensés. Mes actes me paraissaient si irréfléchis maintenant. Comment avais-je pu arriver à de tels extrémismes ? J'avais failli attenter à mes jours et tout cela à cause d'erreurs. Je me sentais si puérile et si idiote…

Les souvenirs de son départ me rappelèrent mes sentiments d'alors : je me trouvais dans un méli-mélo d'émotions dont je ne connaissais pas la nature. J'étais perdue. Je me sentais d'autant plus égarée que l'attitude d'Edward dans la salle de bain, puis dans la chambre ne m'aidait guère…

Depuis que j'avais fait la connaissance de cet homme, ma vie m'échappait, mes sentiments me donnaient le tournis. J'étais tour à tour haineuse, désireuse, triste, mélancolique, brulante…

Une sensation fraiche sur ma croupe me fit reprendre mes esprits. Je me demandais où je me trouvais puis je me souvins de ma punition. Je ne sentais rien au niveau de mon postérieur à l'exception de cette fraicheur. J'étais comme anesthésiée. Etait-ce la douleur qui avait eu cette conséquence sur mon corps ? Ou bien mon « absence » m'avait permis de faire abstraction de la punition et donc je ne ressentais plus rien ? Cette seconde option ne me convenait pas et je ne saurais vous dire pourquoi.

Alors que mes yeux reprenaient vie peu à peu. Mes sens redevenaient alertes. Je pouvais sentir que le matelas était affaissé. Il était toujours là. Edward.

Je ne saurais comment décrire les sensations qui coexistaient dans mon cœur. J'étais tour à tour heureuse de le savoir ici, à mes côtés, mais je ressentais également de la douleur alors que je revivais la punition qu'il venait de m'infliger. Cette souffrance n'était que psychique puisque je ne ressentais toujours rien d'autre que le froid… Pourtant malgré cela, j'étais soulagée de le savoir toujours là et même plus…

Je pouvais sentir la brulure familière maintenant de son regard sur moi, ses mains actives sur mes fesses. La sensation fraiche devait venir de son massage. Me revinrent les souvenirs de ma première punition, de ma fessée et de son après… Il avait utilisé un baume pour soulager ma douleur et pour que je me remette plus rapidement de mon châtiment. Je comprenais mieux tout ce que je ressentais physiquement depuis mon « réveil », ce froid… Si mes sentiments pouvaient trouver une signification aussi simple…

Je me mis à soupirer devant la débâcle de mes sentiments et me mis à gigoter. J'aurai du éprouver des difficultés pour mouvoir mes mains et mes pieds de par la présence des menottes mais rien. J'étais libre.

Ses mains stoppèrent tout geste mais restèrent sur ma peau. Mon cœur s'emballa de le sentir toujours si près de moi. Ma respiration se fit lourde alors que son odeur chatouilla de nouveau mes narines, éveillant de nouveau des sensations que je ne ressentais qu'à ses côtés…

Je me mis sur le côté et je le vis.

Il me regardait toujours.

Ses yeux n'étaient plus sombres, ils étaient d'un vert unique et brillaient avec intensité. Je ne pourrais vous dire l'émotion qui les habitait car elle me déstabilisait tout en emballant un peu plus mon cœur. Je le vis se rapprocher et bientôt il fut à ma hauteur. Ses mains avaient suivi son ascension, se logeant au niveau de mes côtes, puis suivi le tracé de mon flanc, de mon épaule avant de prendre mon visage en coupe d'une main et de le caresser.

Ses prunelles émeraude me dévisageaient toujours et je ressentis une sorte de trouble dans l'ensemble de mon corps. Mes joues se mirent à chauffer et à rougir, ma respiration se fit plus lourde. La chaleur que je ressentais toujours et que j'identifiais comme celle de mon désir prit peu à peu possession de mon corps. Mon être semblait de nouveau prendre vie et s'envoler loin de cette chambre, sur un nuage de plaisir et de ce sentiment inconnu qui était toujours là et qui grandissait en moi…

Je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, ce que je vivais dès qu'il était là mais j'étais bien, c'était même beaucoup plus que d'être bien… Cela me surprenait encore, me déstabilisait. Cela m'était si inconnu mais qu'importe tant que je ressentais toujours cela. J'en venais à oublier qui il était et comment nous en étions venus à nous rencontrer.

J'oubliais tout.

Son visage se pencha contre ma peau et son souffle s'abattit sur l'épiderme de mon épaule. Ses lèvres se posèrent sur mon corps et je me sentis me perdre un peu plus … Tout sentiment de peur, de crainte, de haine, de colère et de tristesse m'avait fuis et n'avait plus d'importance alors que j'étais avec Lui. N'était-ce pas déroutant ? Mes sentiments étaient si surprenants, si curieux… Voilà qu'après avoir ressenti de la haine à mon réveil, de la peur mêlée à du désir, je me mettais à apprécier, à aimer sa présence…

-Mets-toi sur le dos et dis-moi si cela te fait souffrir, me souffla Edward à l'oreille d'une voix douce.

Je fis ce qu'il me dit non pas pour ne pas le contrarier mais parce que je voulais vraiment lui faire plaisir. Ce méli-mélo émotionnel était vraiment contrariant d'autant plus que je ne savais pas comment nommer ce sentiment bien plus fort qui me faisait l'apprécier, voire même l'aimer.

Quand je me mis sur le dos, je ressentais comme de légères piqures au niveau de mes fesses mais cela était minime. Edward était toujours à mes côtés. Ses yeux me fixaient. Son regard était si intense que je ne pus le fixer d'avantage. Je ne savais vraiment pas ce à quoi il pensait, ni de quelle émotion il était animé mais ses prunelles semblaient flamboyer. Elles s'étaient assombries quelque peu depuis mon « réveil » mais elles étaient toujours aussi belles et lumineuses.

Ses mains ne m'avaient quittée que pour que je puisse me placer sur le dos. Elles se logèrent au niveau de mes flancs et se mirent à les caresser, à remonter le long de mes côtes, effleurant mes seins avant de redescendre. Des frissons parcouraient ma peau alors que la chaleur de mon corps s'intensifiait toujours un peu plus à chacun de ses gestes. Sous ce flot d'émotions, je me mis à fermer les yeux un instant. Tout devenait plus puissant…

Je sentis le matelas s'affaisser un peu plus et mes yeux s'ouvrirent d'eux-mêmes. Edward était allongé à mes côtés. Son corps me frôlait mais ce bref contact n'était pas assez pour moi. Je voulais tant qu'il soit de nouveau contre moi, sur moi… Cette pensée aurait du me choquer mais elle n'en fit rien. Etait-ce mon désir qui parlait ou bien était-ce vraiment ce que je voulais ? J'étais toujours autant perdue avec mes sentiments…

Ses yeux me fixaient encore et la chaleur de son regard à lui seul me donnait l'envie de voler, de m'enflammer toujours un peu plus. Ses mains continuaient toujours leurs caresses et je me sentais toujours un peu plus brulante bien que je veuille plus

-Pourquoi je n'arrive pas à me tenir loin de toi Isabella ? Dit Edward d'une voix rauque.

A ses mots, mon souffle se coupa et la chaleur qui me torturait s'intensifia me rendant fébrile, m'embrasant, m'enflammant.

-Pourquoi même après que tu m'aies mis en colère, je te trouve toujours plus désirable ? Continua-t-il, son ton se cassant toujours plus à chacun de ses mots.

Je me sentais décoller. Mon cœur battait telles les ailes d'un colibri, toujours plus vite, s'envolant lui aussi. Mon désir grandissait toujours et je me sentais à l'instar de mon envol vers le paradis, tomber en enfer tant cette chaleur m'enflammait et m'embrasait. Chacun de ses mots intensifiait ces sensations de damnation et d'envolée angélique…

-Pourquoi rien que de te voir nue me donne envie de te faire mienne dans n'importe quelle position possible ? Me dit-il alors que ses yeux brulants emprisonnaient mon âme dans leurs tréfonds.

Ma gorge semblait s'être asséchée à ses derniers mots. J'eus du mal à déglutir. Par ces mots, il venait d'ébranler mes dernières résistances. Enfin jusqu'à ce qu'elles reviennent en force de nouveau…

-Je ne sais même pas si je pourrais me montrer doux avec toi, se confessa-t-il dans un souffle presque inaudible, comme pour garder pour lui-même cette faiblesse.

Le voir si perdu et si humain me rendit un peu plus fébrile. Cette nouvelle facette de Lui me touchait au-delà des mots. Mon cœur s'emballait toujours un peu plus, mon souffle était coupé, sifflant et tellement désireux. Tout mon corps le réclamait et mon esprit le suivait dans cette envie puissante et dévastatrice qu'était mon désir. Je me sentais brûler pour cette passion que je sentais naitre en mon sein…

-Je ne devrais pas être aussi faible et laisser une femme me toucher autant. Après tout, tu n'es que le sexe faible, pas vrai ? Dit-il avec cynisme et douleur.

Ses yeux ne me quittaient toujours pas. Ils irradiaient toujours et m'aspiraient un peu plus…

Sa dernière phrase aurait du m'offusquer. Pourtant la manière dont il l'avait dit me montrait qu'il était en plein conflit et qu'il était aussi perdu et peut-être même plus que moi dans cette histoire. Mon cœur s'emballa un peu plus, ma respiration était toujours aussi difficile et sifflante. La chaleur qui me terrassait me faisait vivre un enfer dans ce paradis. Dire qu'il ne me touchait même pas. Qu'est-ce que cela serait s'il ajoutait à cela ses caresses et ses baisers...

- Parle-moi Isabella. Murmura Edward tel une supplique.

Il amorça un geste vers mon corps. Ma respiration semblait devenir toujours plus lourde et sifflante alors que les secondes s'étiraient et que son geste restait suspendu dans le temps. Mon cœur battait toujours aussi rapidement alors que la chaleur s'intensifiait en moi. Trop d'émotions naissaient dans mon être. Il voulait que je lui parle. Depuis mon enlèvement, j'avais tant voulu parler, lui dire tout ce qu'il me faisait ressentir, l'insulter, lui montrer ma haine mais maintenant… J'étais si perdue, chamboulée par Lui... Que pouvais-je lui dire ?

-S'il te plait Isabella, parle-moi. Sa voix se brisant toujours un peu plus.

Sa tête se posa contre mon épaule. Son corps se couchait le long de mon corps. Sa chaleur et son odeur m'entouraient et créaient un cocon autour de nous. Je me sentais si bien. Certes, je désespérais de le sentir si loin et pourtant si proche de moi et cette brulure lancinante qui prenait possession de mon corps m'embrasait toujours un peu plus, me faisait voler loin de cette prison qui depuis peu n'était plus… Je me sentais entière et si libérée. N'était-ce pas étrange ?

Ses mains continuaient toujours de me caresser mais la tendresse disparaissait chaque seconde laissant place à la force et l'insistance. Il voulait une réponse mais que pouvais-je lui dire ? J'étais perdue. Je ne pouvais pas lui avouer les sensations qu'il me faisait vivre alors que je ne savais même pas moi-même quelle était leur nature. Toutes ces émotions, ces pensées qui me tracassaient, me torturaient chaque fois qu'il était à mes côtés. Pouvais-je lui dire que depuis que je le connaissais, mon monde ne semblait tourner qu'autour de Lui ? Pouvais-je lui décrire les sensations incandescentes qui me possédaient, qui emplissaient mon être ? Et les émotions qui naissaient dans mon cœur ?

-Edward, je… Commençais-je hésitante.

Ses mains s'étaient stoppées alors que j'avais prononcé ces mots. Je crus le sentir retenir son souffle. Je ne comprenais pas cet homme. Je ne me comprenais pas moi-même mais depuis cette nuit, Edward était si autre… Il pouvait être si doux et l'instant d'après être dur et distant comme lorsqu'il me punissait. Il semblait attendre la suite, ses mains se serraient sur la peau de mes flancs alors que je gardais le silence. Je ne savais toujours pas quoi dire…

Je sentis son souffle retenu s'abattre sur ma peau et de nouvelles vagues de frissons envahirent mon épiderme. La chaleur au creux de mes reins s'intensifia encore et encore. Je ne savais pas où cette douce torture allait m'emmener, ni si un jour je ne la ressentirai plus mais elle grandissait toujours en moi, m'enflammant toujours et en redemandant… Mon cœur battait toujours plus vite et j'avais peur qu'il ne lâche, ma respiration n'était pas en reste et chaque inspiration apportait une nouvelle vague de son parfum et je me perdais encore plus…

-S'il te plait, continue Isabella. Je veux entendre ta voix… Souffla-t-il douloureusement contre mon épaule.

Des frissons parcouraient de nouveau ma peau et la douce torture lancinante qui possédait tout mon être grandissait encore et toujours…

-Edward, je…

Mes mots se perdaient dans ma gorge qui se nouait alors que je ne savais toujours pas quoi lui dire. Je savais qu'il n'était pas patient mais je ne voulais pas dire quelque chose que je regretterais, qui lui déplairait ou encore que je ne pensais pas. Je ne voulais pas de discours futile ou stupide. Il venait de déclarer en partie les sentiments que je faisais naitre en Lui. A demi-mots, il m'avait fait comprendre qu'il était perdu devant tout cela. Je ne pouvais pas changer de sujet, j'étais au pied du mur mais que lui dire ?

Alors que je n'ajoutais toujours rien et qu'il attendait que je poursuive, il se recula. Je ne voulais pas le laisser partir mais pouvais-je essayer de le retenir ? Je ne savais plus quoi faire face à cet homme, contre Lui

Mes mains sans que je ne les commande se logèrent sur ses épaules, remontèrent le long de sa nuque et se logèrent dans ses cheveux l'obligeant à rester en place contre ma peau. Je le sentis se tendre contre moi et j'avais peur qu'il ne me rejette de nouveau.

Il n'en fit rien.

La surprise passée, son corps épousa de nouveau mon corps. Je le sentis même se caler entièrement contre moi, repoussant les derniers centimètres qui nous séparaient. Ses jambes se posèrent contre les miennes, son flanc reposait contre le mien et même le couvrait en grande partie. Ses bras étaient toujours contre mes hanches et ses mains continuaient toujours ses caresses le long de mes côtes, effleurant dans leur descente mes cuisses. Je me sentais encore plus brulante et désireuse, j'avais même du mal à retenir mes soupirs alors que ses caresses continuaient.

Je ne savais comment décrire les sensations que je ressentais tant je me sentais voler mais cette chaleur étouffante et torturante m'apparaissait telle flammes de l'enfer. Je me sentais comme damnée tant je ne savais pas comment faire pour qu'elle cesse. Vous pouvez me prendre pour folle car malgré tout, je ne vivais qu'à travers ces moments où je n'étais que flammes et corps désireux…

Les mots me manquaient alors que je me sentais à la fois emprisonnée dans ce brasier et libérée car tout ce que je vivais était pourtant incroyable… Mes mains étaient toujours dans les mèches folles qui couvraient sa nuque, les caressant et se perdant dans leur sensation douce et soyeuse. Son odeur me parvenait d'autant plus depuis qu'il était contre moi, je me sentais m'enivrer de cette fragrance. Mon désir grandissait toujours dans mon corps et je me demandais jusqu'à quel point je pouvais encore me consumer pour cet homme. Etait-ce encore possible de m'embraser un peu plus ?

Son souffle caressait ma peau à l'instar de ses mains et je me sentais voler encore plus haut que je ne le faisais déjà. Ses lèvres se mêlèrent bientôt à la danse et la douce torture s'amplifia encore. Mon cœur tambourinait fortement contre ma poitrine et je me doutais qu'Edward devait le sentir comme je sentais le sien battre contre moi. Je ne savais comment expliquer ce que je ressentais alors que je me rendais compte qu'il réagissait à l'identique de moi. J'étais en quelque sorte heureuse, c'était même plus que cela mais qu'était-ce ?

Je me sentais fondre un peu plus contre Lui alors que le temps s'échappait. Je n'avais d'ailleurs plus de notion d'espace et de temps. Je refusais de faire face à tout ce qui n'était nous… Encore ce nous. Pouvait-il exister et ce malgré tout ce qu'il s'était passé entre nous et surtout si le côté le plus sombre d'Edward revenait ? Je savais qu'il était tout autre depuis quelques heures et l'épisode de la salle de bain m'avait prouvé qu'il restait toujours le même au fond : froid et hostile. Inhumain même. Pouvais-je vivre avec cela ?

Je n'avais pas de réponse. En aurais-je seulement une un jour ?

Ses mains me caressaient toujours tout comme son souffle, mes doigts, eux, se perdaient dans ses mèches indomptées. J'aimais leur touché, elles étaient si douces et si soyeuses. Son corps contre le mien, sa chaleur, son odeur m'entourant toujours plus, m'emportant dans un autre monde. Un monde où il n'y aurait plus que nous.

Ses lèvres remontaient le long de ma gorge, sa langue traçant à leur passage un chemin de feu sur mon épiderme. Ses mains remontaient le long de mes flancs et se logeaient au niveau des hanches avec force. J'avais comme l'impression qu'il ne voulait pas que je m'éloigne. Je n'en avais pas la force, j'avais perdu toute envie de fuite et cette nouvelle optique s'ajoutait à ma longue liste d'interrogations que je devrais analyser plus tard…

Alors que ses baisers remontaient vers mon visage, Edward traçait les contours de ma mâchoire avec ses lèvres. Son souffle me chatouillait au passage alors que son nez m'humait avec force. Mes yeux fermés, je me laissais aller dans cette sensation si douce et vibrante. Mon cœur s'envolait toujours aussi loin alors que ma respiration le suivait dans cette exploration fantastique. Mes mains n'avaient toujours pas quitté ses cheveux et à mesure que la chaleur dans mes reins s'intensifiait, mes ongles se mirent à gratter son crâne le faisant grogner contre moi. Cette réaction me fit légèrement peur et mes gestes se stoppèrent d'instinct le faisant gronder contre moi.

Il se recula et mon corps se crispa de devoir faire face de nouveau à sa distance. J'aurai voulu le rattraper et le ramener vers moi mais une partie infime de mon être ressentait toujours une part d'appréhension suite à ses grognements. Tout mon corps pourtant le réclamait et me traitait d'idiote pour l'avoir fait s'écarter…

Edward était devant moi superbe, les yeux brulants comme la nuit dernière. Ses prunelles dilatées me fixaient toujours avec ce feu ardent qui me faisait m'enflammer toujours un peu plus. Ses mains avaient également quitté ma peau alors qu'il se retrouvait à genou devant moi. Son torse se gonflait de manière anarchique et je me rendais compte que peut-être il ressentait la même chose que moi ou tout du moins une partie. Ses lèvres semblaient plus pulpeuses, comme gonflées. Ses cheveux étaient d'autant plus désordonnés du fait du passage de mes mains dans ses mèches. Je ressentais encore cette douceur sur le bout de mes doigts… Mon cœur battait toujours aussi si vite et ma respiration était toujours aussi erratique. J'essayai de me calmer mais de le voir ainsi devant moi, si désirable et désireux, mettait à mal mes résolutions…

Mes yeux étaient plongés dans l'abîme des siens. Moi qui avais cru qu'Edward n'avait pas d'âme je me rendais compte que j'avais tout faux…

Les secondes semblaient s'être arrêtées alors que nous nous fixions toujours avec la même intensité, la même flamme. Aucun de nous deux n'osait un geste, une parole comme si nous ne voulions pas briser cette atmosphère certes tendue mais si ardente et passionnée…

Ce fut le bruit de coups sur la porte de notre chambre qui nous sortit de notre bulle. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de Lui et il semblait en être de même pour Lui. Alors que les coups se faisaient plus insistants, je crus voir une lueur dans ses prunelles. C'était comme s'il ressentait du regret ou un sentiment voisin, ses yeux s'étaient comme éteints avant qu'il ne se tourne vers la porte.

Je crus l'entendre soupirer alors qu'il se détournait de moi et quittait le lit où j'étais toujours étendue et nue. Il s'éloigna un peu plus de moi sans me regarder une seule fois. Arrivé à la porte, Edward l'entrebâilla bloquant ainsi la vision de mon corps. Je pouvais le regarder d'où j'étais et la vision de Lui me donna des frissons tout le long de mon corps.

Toute son attitude avait changé.

Il était de profil mais cela me suffisait pour voir la noirceur de son regard. Je plaignais son interlocuteur. Il avait le même regard que lors de mon arrivée. Cette froideur, cette noirceur, cette inhumanité s'y lisaient… Son visage était tendu à l'image de son corps. Ses épaules étaient rigides alors que toute sa posture transpirait l'agressivité comme s'il voulait se jeter sur cet inconnu qui nous avait interrompus. Ma peur qui s'était calmée reprit de plus belle dans mon corps. Il n'était plus cet Edward qui me déstabilisait et que je commençais à apprécier. Il était redevenu un monstre.

Mes yeux restaient bloqués sur Lui. Des émotions m'envahirent et je ne les comprenais pas toutes. Il y avait de la peur mais aussi de la frustration si je puis dire. Pourtant une autre sensation prenait part dans mon cœur, le lacérant alors que la vision monstrueuse d'Edward prenait vie devant mes yeux augmentant mon angoisse par la même occasion.

Je ne savais pas de quoi Edward et son interlocuteur parlaient mais plus le temps filait et plus je le voyais se crisper alors que ses yeux s'emplissaient de colère. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait mais le voir ainsi m'angoissa un peu plus, non pas parce qu'il était devenu cet être abjecte mais parce que je ne savais pas s'il parlait de moi…

Le temps semblait s'éterniser et mon cœur battait toujours aussi vite, le désir étant remplacé par ma peur… Pourtant, Edward referma bien vite la porte, la claquant avec force. Tout son corps demeurait tendu. Je le voyais encore face à cette porte, me faisant dos et me cachant ses yeux, seul reflet de ses pensées et émotions.

Les secondes passaient sans qu'aucun de nous deux ne bouge et sans que je ne le voie venir, son poing heurta le bois de la porte avec force me faisant sursauter. Je ne savais pas ce qu'il se passait mais ce devait être grave pour qu'il soit dans un état pareil.

Il se redressa et commença à s'activer autour de moi toujours sans me regarder. Il s'affaira un instant dans son dressing.

Je sortis de mes pensées et me mis à bouger. Mes fesses anesthésiées recommençaient à me lancer, j'en faisais fi et me levais. Mes habits de la veille trainaient toujours sur le sol, je me penchais pour les ramasser malgré la douleur lancinante de mon postérieur. Il me fallait m'habiller de propre mais j'avais peur de m'aventurer dans son armoire de crainte de son humeur…

Je n'eus pas longtemps pour me poser la question qu'il en sortit avec un sac noir. Toujours sans un regard pour moi, il se dirigea vers la porte. Depuis qu'il était rentré de nouveau dans la chambre, j'avais interrompu tout mouvement. J'attendais.

Je ne sus pas combien de temps nous restâmes immobiles mais cela me parut trop court. Il se retourna et me fixa un bref instant. Je ne sus comment définir la brève lueur qui emplit son regard mais cela me déstabilisa. Il se retourna et je crus l'entendre soupirer. Alors qu'il ouvrit la porte, il me dit de sa voix froide :

-Je dois partir en mission pendant une semaine. Ne me fais pas regretter de ne pas te laisser sous surveillance Isabella.

Sans un mot de plus, il sortit.

Alors votre avis ?

Est-ce que les explications concernant la fameuse nuit vous vont ou vous attendiez vous à autres choses ?

Pour ceux ou celles qui veulent un changement radical d'Edward, tapez 1…

Pour ceux ou celles qui pensent qu'au final, Edward ne va jouer qu'un jeu avec Bella, tapez 2 …

Pour tous ceux ou celles qui ont d'autres suggestions, tapez 3…

A très bientôt. Passez de bonnes vacances si vous partez.

Bisous. Vôtre.

Potine.