Auteur : Bonjour à tous ! Désolée pour ce petit retard, j'étais un peu prise ces derniers temps. Quand on s'ennuie à Paris au début des vacances, on trouve le moyen de s'occuper, eheh. Pour en revenir à ce nouvel écrit, je voudrais le dédier à une de mes lectrices préférées, qui a passé avec brio son code il y a quelque temps, je nomme ma douce, ma belle, ma Cathy : Asuka Snape, tout d'abord pour la féliciter mais aussi pour la remercier de sa fidélité, de son incroyable gentillesse, de son talent, de toute sa chaleureuse personnalité, qui depuis le début, on fait plus que m'accompagner. Et puis, vous savez tous que tous ce que j'écris vous est dédié à vous aussi, chers lecteurs.
Disclaimer : Rien ne m'appartient, si ce n'est l'histoire, à laquelle je m'accroche désespérément pour conserver ma dignité
Avertissement : On est toujours dans un relation yaoiste : Severus Snape / Harry Potter.
Note : Merci à tous les reviewers, spécialement aux anonymes. Je ne peux malheureusement pas le faire de réponses à leurs mots mais qu'ils sachent qu'ils me touchent tout particulièrement.
Bonne lecture !
Harry, fais-moi peur (hommage à la série Shérif, fais-moi peur ?XD)
Sur une route dans la campagne perdue, une petite voiture rouge sinuait avec difficulté entre les virages et les nids de poule. Secouée par la conduite hasardeuse d'un conducteur visiblement inexpérimenté, elle crachait parfois quelques petites pointes de vitesse, qu'elle enchaînait aussitôt avec des freinages brusques.
Si l'envie vous prenait de vous rapprocher, vous pourriez entendre, provenant de l'intérieur de l'automobile, des cris aigus qui montraient un affolement évident et des jurons sonores qui montraient eux, un mécontentement clair.
Si une nouvelle envie vous prenait, celle de regarder plus attentivement pour discerner les propriétaires de ces drôles de sonorités, vous pourriez voir le passager, un homme grand aux cheveux longs, au visage lisse et au charme ténébreux s'accrochant désespérément aux différentes poignées dans la voiture, ainsi que le conducteur, un jeune homme aux orbes émeraudes et à l'expression affolée.
« Harry, nom de Dieu, ralentis ! » S'écria Severus.
Seul un petit cri lui répondit et voyant le prochain virage arriver, le maître des Potions saisit la poignée au-dessus de la portière pour s'y tenir fermement. Le dénommé Harry fit revenir la voiture tant bien que mal sur la route sinueuse, les yeux écarquillés sous la panique qui venait de le traverser.
« Ce n'est pourtant pas difficile ! » Râla de nouveau l'aîné, secouant la tête pour remettre ses cheveux en place.
Harry, tout en 'conduisant', se sentit vexé.
« Et bien tu n'as qu'à le faire ! » Rétorqua-t-il en lâchant soudainement le volant pour croiser les bras.
Severus, horrifié, plaqua ses mains sur le cercle en cuir, pour ne pas les faire dégringoler de la falaise.
« Tu es malade ou quoi ? Maintiens AU MOINS les pédales correctement ! »
Si le contexte n'avait pas été aussi dangereux, Harry aurait volontiers ri de l'état dans lequel il mettait son amant. Cela faisait depuis plusieurs mois qu'il s'essayait à la conduite, avec Severus comme professeur. Même si ses débuts s'étaient révélés désastreux, il avait acquis avec la pratique, une certaine aisance.
Severus, qui le croyait enfin prêt pour une première sortie, décida donc d'effectuer la leçon du jour, non pas sur un parking ou sur une route plate et vide, mais sur une route de campagne. Mal lui en était pris car il semblait que le terrain était fort déplaisant pour rassurer son ancien élève de magie et actuel de conduite, totalement effrayé à la vue du ravin qui longeait le chemin.
Alors voilà comment une joyeuse séance d'apprentissage se transformait en scène de film d'action digne d'un réalisateur hollywoodien. Le problème de la situation, aussi drôle qu'elle aurait pu être est qu'elle était périlleuse pour les deux hommes.
Prenant conscience que leurs stress ne rendaient la tâche que plus ardue, le professeur reprit son sang-froid en fixant la route pour se concentrer et en inspirant profondément. Il calma son conjoint en lui assénant des conseils, que celui-ci mit en pratique.
« Voilà, c'est bien comme ça. Maintenant, tu gardes tes pieds dans cette position, de manière à ce qu'on garde une vitesse régulière, d'accord ? » Dit-il au plus jeune.
Ce dernier déglutit avant de hocher la tête pour acquiescer et se focalisa sur la mission qui venait de lui être confiée.
Finalement, après encore quelques petites frayeurs inutiles, ils virent avec triomphe la route devenir plus plate et le chalet de Severus apparut dans leur champ de vision, apportant un grand soulagement aux deux protagonistes.
Garée rapidement, la voiture fut vite arrêté et désemplit de toutes présences. Severus, excédé, s'était hâtivement extirpé de l'habitacle, souhaitant ne plus avoir affaire avec le malade de la route aujourd'hui.
Harry, qui remettait ses esprits en place, aperçut son amant se diriger vers la maison avec une démarche furieuse (Oui mais … classe quand même, hein. N'allez pas l'imaginer en train de faire des pas gigantesques, tel un bonobo.). Il décida d'aller s'excuser et partit donc en courant pour le rejoindre.
« Severus ! » L'appela-t-il. « Attends-moi ! »
Ce que bien sûr celui-ci ne fit pas. Harry se sentit tout à coup beaucoup plus mal. S'il y avait une chose dont il avait horreur, c'était de se disputer avec Severus.
« Allez, Sev', ne me fais pas la tête pour rien ! C'est bon, on est rentré maintenant et on est tous les deux en bonne santé ! »
L'homme aux cheveux longs s'arrêta subitement et d'une posture menaçante, se retourna lentement. Toujours à la même vitesse, il réduit la distance entre lui et Harry et dit d'une voix basse, doucereuse, laissant transparaître une rage froide :
« 'En bonne santé' ? Tu te rends compte, qu'on aurait pu mourir tous les deux ? Que la falaise, on aurait pu la descendre et se tuer, tu m'entends ? Et apparemment, tu n'as pas encore compris que cela m'embêterait beaucoup de te perdre. Tu m'énerves à ne pas prendre conscience de tes actes, Harry ! Alors maintenant, fous-moi donc la paix et va voir là-bas si j'y suis ! »
Et laissant Harry planté là, abasourdi, il partit dans une des chambres, et claqua la porte violemment.
'Meeeeeeerde.' Se dit Harry en se plaquant la main sur son front.
Tada ! La culpabilité avait frappé à sa porte et demandait maintenant un entretien avec lui. Jusqu'ici, il ne mesurait pas la conséquence de son comportement dans la voiture. Cela lui avait même paru amusant à quelques reprises. Mais depuis que Severus lui avait exposé son point de vue, le sien avait changé du tout au tout de la même façon. Dire qu'il aurait pu les tuer tous les deux …
« Severus ! S'il te plaît, ouvre-moi ! » Cria Harry une fois de plus derrière la porte, en tambourinant dessus de temps à autre.
Celle-ci, à son grand désespoir, demeurait fermée. Harry ne voulait plus plaisanter : il voulait revoir Severus ! Tout comme il voulait le serrer dans ses bras, l'embrasser et si possible, passer la nuit avec lui !
Mais, ce foutu panneau en bois resté diablement fermé.
Crap.
Harry, comme pour se défouler, le fusilla avec un regard noir peu efficace. Puis se re-concentra sur sa plaidoirie.
« Allez. Please ? » Supplia Harry, d'une voix taquine. « Je serai très gentil gentil gentil ? »
Soudain, le bruit d'une serrure qui est tripotée se fit entendre et plusieurs secondes plus tard, la porte s'ouvrit devant un Severus à l'air ombrageux.
« P'tit con. » Marmonna-t-il.
Harry lui sourit devant cette insulte qui depuis longtemps, ne le vexait plus et répondit fièrement, ses lèvres étirées :
« Je sais. »
Severus laissa un petit sourire s'échapper à son tour et se décala pour laisser Harry pénétrer dans la chambre. Celui-ci ne se pria pas, entra presque en trottinant tandis que la porte se refermait derrière lui.
The End.
Tada ! Finished. Donc encore une fois merci et bravo pour ma douce que j'adoooore très fort. Et merci également à vous tous pour être aussi gentils et encourageants. Bisous et à la prochaine.
