Chapitre 9 : « Sous une pluie… ».

New York.

« La première fois, je m'y suis mal pris. Mais là, ça va changer, je sais comment faire. Son appartement, j'ai bien fait d'y avoir pensé ! Je vais faire ce que j'ai à faire pour qu'ils comprennent tout. Il va bien finir par revenir ! ».
Il chercha dans l'appartement ce qui lui fallait pour laisser un message, il le trouva enfin dans la bibliothèque de sa victime. Il prit le livre qui l'intéressait, puis s'installa au côté du corps sans vie de sa proie. Quelques coups de couteau plus tard, le livre ne ressemblait plus à grand-chose entre le sang et les entailles, mais il n'avait pas terminé, il abima encore la couverture pour ne laisser apparaitre que quelques mots, puis posa le livre sur la tête ensanglantée de cette pauvre femme.
Il dégaina un long sourire, alla se laver les mains, et sortit tranquillement de l'appartement. Il était fier de lui, il n'avait pas paniqué, il avait été discret et en plus, il avait eu le temps de faire ce qu'il voulait, ce qui était nécessaire pour lui. Deux meurtres et il avait déjà prit la main. Il pensait déjà aux meurtres suivant, même s'il n'avait pas eu la publicité qu'il désirait. Elle pouvait attendre encore un tout petit peu. Son heure de gloire allait arriver… Il pouvait encore attendre quelques jours.

Los Angeles, Californie.

Kate jubilait rien qu'à l'idée de choisir le smoking dans lequel Castle allait se trouver ce soir. Elle ne pouvait pas lui choisir quelque chose qui ne serait pas bien, après tout, la robe était magnifique. Mais rien ne l'empêchait de jouer un peu avec lui…

- Ça va être drôle…
- De ?
- De te voir essayer une bonne cinquantaine de smoking !
- Quoi ? Je ne suis allé que jusqu'à trente, pour toi.
- Et alors, vengeance…
- Mais…
- Pas de mais, on a passé un marché !
- Pourquoi j'ai toujours l'impression de me faire avoir ?

Castle et Beckett entrèrent dans une première boutique, l'écrivain préférait rester à la porte…

- Bah alors tu rentres ?
- Ça va pas, non…
- Quoi ?
- Je ne rentre pas dans ce magasin…
- Et pourquoi ?
- Comme s'il y avait des smoking là-dedans…
- Mais oui, c'est au font les smoking.
- (perplexe) Des smoking ? ici ? C'est ça ouais…
- Allez, viens !
- Non !
- Castle !
- Beckett ?
- On a passé un marché.
- Oui, le marché parlait de robe pour toi, que j'ai remarquablement bien choisi, je trouve. Et pour moi, un smoking… Pas… ça !
- Pourquoi, qu'est-ce tu trouves à ces vêtements ?
- Tu plaisantes ? J'aurais l'air un lutin échappé de prison !
- Ça serrait marrant…
- Beckett… Qui fait l'enfant, là ?
- Alors c'est beaucoup moins marrant quand les rôles sont inversés ?
- C'est clair ! J'ai… j'ai l'impression de me retrouver en face de… moi !

Il venait d'avoir comme une révélation.

- C'est dingue ! Comment tu fais pour me supporter ?
- Je-
- Non, je ne veux pas de réponse.
- Castle, toute question mérite réponse.
- Oui bah ça, ce n'était pas une question, c'était plutôt une note à moi-même.
- Une note à toi-même ?
- Ouais, tu devrais essayer ?
- Pour quoi ?
- Par exemple : « je devrais laisser de temps en temps ce charmant écrivain conduire à New-York ».
- Hum… (pas très convaincue) Nan. Bon allez, on continue.

Deux minutes plus tard dans une autre boutique…

- Ah, alors ça c'est de la boutique ! Que des smokings à pertes de vue…
- A perte de vue et à perte de prix aussi. Remarqua Beckett.
- Dans ce genre de boutique, Kate, il n'y a pas de prix-
- Pour ne pas effrayer la clientèle…
- Ouais, si tu veux… En quoi ça te pose un problème, ce n'est pas ta carte bleue qui va flamber…
- Tout juste.

Un vendeur s'approcha d'eux…

- Madame, monsieur, je peux vous aider ?
- Pas pour le moment, merci. Il va essayer une bonne cinquantaine de smoking avant qu'on en choisisse un.
- Madame, « une bonne cinquantaine » ?
- Oui, j'ai un compte à régler…
- Oh, je vois. Je vous laisse donc.

Et c'était parti, elle savourait à son tour le fait de voir Castle défiler pour elle. Elle avait beau le nier, mais elle aimait bien entrer dans son jeu…

New-York.

La police venait de trouver le corps sans vie de Rebecca Graham, secrétaire dans la même maison d'édition que la précédente victime.

- Encore un carnage…
- Ouais, cette fois-ci, il l'a tué chez elle. Jessica Davisson était sa première victime, il s'entrainait, là il prend confiance. Et il deviendra de plus en plus violent. Ce qu'il ne sait pas,
quelque soit son but, il n'arrêtera pas tant qu'il ne l'aura pas atteint.
- Ok, c'est un psychopathe ?
- Il a laissé un message : « Sous une pluie ».
- C'est bizarre comme message. Il manque quelques mots, non ?
- C'est quoi le nom entier de ce bouquin ?
- « Sous une pluie de balles ». Qui a écrit ce bouquin ?
- (il regarda le roman) Richard Castle.
- Faudra creuser cette piste… On va bientôt avoir plus de cadavres…
- Pourquoi ?
- Il a juste laissé ces mots : « Sous une pluie ». Il va bien finir sa phrase… Il veut nous dire quelque chose, à nous de le découvrir.
- Ouais, avant qu'il ne s'en prenne à quelqu'un d'autre…