AUTEUR: criminalxxxmindsxxxfreak
TITRE ORIGINAL: A Place to Call Home
DISCLAIMER: Les personnages, le texte original et les idées ne sont pas de moi. Je n'ai fait que traduire le texte, avec la permission de l'auteur.
N/T: Non seulement ça m'a pris un looong moment à poster ce chapitre, mais en plus il n'est pas terrible. *se cache derrière un bouquin pour ne pas se prendre de tomates en plein front* Je suis vraiment désolée… J'étais en période d'examens et puis j'ai manqué de temps. Mais maintenant, je suis en vacances. Je ne promets rien, parce que j'ai quand même une vie, mais je vais tenter de traduire un chapitre par jour ou par deux jours tout au plus. Voyons voir ce que ça donne… Enfin, voici le prochain chapitre. =D
AVERTISSEMENT: Abus phyisique, sexuel et psychologique d'enfants... À ce point-ci, vous devriez le savoir, mais je dois dire que ce chapitre est assez hard.
CHAPITRE 9 - SANS TRACE
« Garcia, comment est-ce possible ? » demanda Morgan en fronçant les sourcils en direction du téléphone qu'il tenait à la main. Il utilisait le haut-parleur afin que toute l'équipe puisse entendre la conversation.
« Je ne sais pas, » dit-elle. « Il faut le vouloir pour être aussi introuvable. » Elle semblait défaite. « Dans la période entre ses dix-huit et ses vingt-deux ans, j'ai trouvé des relevés de banque, des archives hospitalières et des appartements qu'il a loués. Après ça… il a juste disparu. Il n'y a plus de relevés de banque, de retraits faits à des guichets automatiques ou de rendez-vous chez le médecin. Pas de propriété, pas de travail, pas de téléphone... Il est juste parti. »
« Il n'est pas mort ? » demanda Hotch en fronçant les sourcils.
« Non, s'il était mort il y aurait des informations sur le cadavre, quelque chose qui me permettrait de continuer mes recherches. C'est comme s'il était invisible depuis les quatre dernières années. Il n'a pas d'automobile en son nom, aucune famille vivante, pas de carte de crédit, personne n'a touché à son compte en banque, pas d'ordinateur, pas d'adresse courriel… rien! » Garcia soupira en jetant un regard meurtrier à ses ordinateurs. Comment exactement est-ce qu'il avait réussi à se cacher de ses imbattables pouvoirs de détection ?
« Peux-tu nous donner sa dernière adresse connue ? » demanda Hotch, l'air mécontent. Il s'agissait de leur première piste solide et ils n'étaient toujours pas plus près d'attraper ce type.
« Un complexe résidentiel à Summerland, » dit Garcia en appuyant sur quelques touches. « Je viens de t'envoyer l'adresse sur ton téléphone. »
« D'accord, merci. Continue de regarder; si tu trouves quelque chose, laisse-le nous savoir, d'accord ? » répondit Morgan en raccrochant.
Hotch fronça les sourcils. « Rossi, toi et JJ allez faire un tour à cette adresse, parlez aux voisins, voyez si quelqu'un se souvient de lui. Vérifiez s'il n'y aurait pas un endroit où ils pensent qu'il aurait pu aller. »
« Parfait, » répondit Rossi en se levant. JJ le suivit hors de la pièce, l'air distrait. En ce moment, elle se sentait beaucoup plus concernée par ce qui arrivait à ces enfants que par retrouver Anthony Woods. Elle ne pouvait s'empêcher de penser que s'ils ne faisaient pas quelque chose bientôt, il n'y aurait plus d'enfants à sauver.
À peine Grant l'avait-il jeté dans la chambre que Spencer pleurait déjà. « Lève-toi, » gronda Grant en le soulevant brutalement par le bras. Il essayait de rester debout malgré ses jambes chancelantes. Il serait sûrement tombé, n'eut-ce été de la poigne de fer que Grant avait sur son bras.
« Combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas me mentir ? » demanda Grant en jetant un regard furieux à l'enfant.
« Je n'ai pas menti ! » protesta-t-il d'une voix tremblante. Un poing le percuta de plein fouet dans l'estomac et, quand Grant lâcha son bras, il perdit complètement l'équilibre. « Je t'ai dit de ne pas me mentir ! » cria Grant en lui décochant un coup de pied dans les côtes. Spencer criait en essayant de se protéger de la pluie de coups. Mais ça ne servait à rien. Il se roula en boule, serrant ses jambes contre sa poitrine. Grant lui donna un autre coup de pied dans le dos.
« S'il-s'il vous plaît ! » supplia Spencer. Les larmes coulaient librement maintenant. Grant se pencha et le souleva, le lançant contre le mur le plus éloigné où il atterrit en un tas emmêlé. Il essayait désespérément de repousser l'homme. « Arrêtez ! » Spencer toussa, la poitrine douloureuse. « S'il vous plaît ! »
Il reçut un autre coup de poing, à la poitrine cette fois. Spencer sentit quelque chose craquer et hurla son agonie. « S'IL VOUS PLAÎT ! » supplia-t-il de nouveau. Chaque nouvelle inspiration était encore plus douloureuse que la précédente. Grant le souleva et le lança sur le lit, où sa tête heurta le mur.
« Non ! NE FAITES PAS ÇA ! » cria Spencer alors que Grant le rejoignait sur le lit. « S'il vous plaît, » supplia-t-il encore une fois. Il ne pouvait lutter contre les mains puissantes qui arrachaient presque ses vêtements. De nouvelles ecchymoses commençaient déjà à se former sur le torse de l'enfant.
Grant le força à s'étendre sur le ventre. Ses genoux appuyèrent momentanément sur ses jambes, là où de nouveaux hématomes se formeraient. Spencer donna faiblement des coups de pieds en essayant de repousser l'homme qui était sur lui, mais sans succès. Grant était trop lourd, trop fort. Il sentit qu'on écartait ses jambes, les agrippant douloureusement. Puis, cette douleur fut remplacée par quelque chose de pire. De bien pire.
Il poussa un cri, un cri d'agonie qui venait de ses tripes et lui irrita la gorge, mais personne ne lui vint en aide. Personne ne venait jamais. Même Brad ne pouvait l'aider. Enfermé dehors, il frappait lamentablement la porte de ses poings. La douleur entre ses jambes s'accentuait de plus en plus et, après un moment, il cessa de se débattre. C'était trop demandant.
Presque une heure passa avant que Grant ne se retire et le balance sur le plancher comme un vulgaire déchet. Spencer se roula en boule; des larmes et du sang coulaient lentement de son corps brisé. Il entendit la porte s'ouvrir, Grant dire quelque chose, puis Brad était dans la pièce lui aussi. Il tentait tant bien que mal de se défendre et de donner des coups de pied à l'homme pour essayer de se rendre jusqu'à son demi-frère. Mais Spencer n'écoutait rien de particulier. Il plongeait peu à peu dans un endroit sûr… il y avait la voix de sa mère qui lui lisait quelque chose. Et JJ, elle y était aussi. Son sourire l'aidait. Il lui donnait l'impression d'être en sécurité, ce qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps.
Brad frappait la porte avec colère en entendant les cris d'agonie que poussait Spencer. Pourquoi est-ce que ça arrivait ? Il n'arrivait pas à essuyer les larmes; elles continuaient de couler et, après un moment, il les laissa faire. Puis, les cris de Spencer se turent et c'était presque pire qu'avant. Il ne se battait même plus. Pas loin d'une heure après, la porte s'ouvrit.
« Lève-toi, » ordonna Grant en soulevant le garçon par le collet et en le tirant dans la chambre. De nouveau, Grant claqua la porte et la verrouilla.
« Spencer ! » En voyant Spencer sur le sol, en larmes, Brad essaya de se libérer de la prise que Grant avait sur lui. Grant le tira par en arrière; un poing s'écrasa dans ses côtes déjà douloureuses et il se plia de douleur, son regard toujours centré sur son frère. « Spencer ! » dit-il de nouveau d'une voix brisée. Voyant qu'il ne levait pas la tête – ne bougeait même pas, Brad se mit à paniquer. Est-ce que Grant l'avait tué ?
Il tomba sur le plancher après un autre coup de poing dans les côtes. Il ferma les yeux quand Grant se mit à lui donner des coups de pieds en lui criant des insultes et des obscénités. Mais, tant et aussi longtemps qu'il ne faisait pas mal à Spencer ou une des filles, tout allait bien. Il pouvait supporter la douleur. Ils ne devraient pas avoir à le faire.
Il sentit Grant le relever et le lancer sur le lit. Il n'essaya pas de repousser l'homme. Il le laissa faire en criant de peur et de douleur, mais il était reconnaissant que ce ne soit pas un des autres enfants. Il garda les yeux fermés tout le temps. Il refusait de reconnaître la réalité du monde qui l'entourait jusqu'à ce que ce soit fini. Il vivrait dans le noir pour un moment, en essayant de prétendre que la douleur ne le dérangeait pas. C'était tout ce qu'il pouvait faire pour ne pas s'effondrer.
