Bonjour à tous et à toutes ! Hé oui, je suis de retour !!!! Incroyable mais vrai. ^^
J'ai eu une année super chargée avec tous mes cours et stages, et une longue panne d'inspiration. Mais les vacances (et un trajet de 6h dans un train) aidant, voici le chapitre 9, le chapitre de la conclusion.
Je remercie toutes celles qui m'ont reviewée, en espérant qu'elles auront encore envie de lire cette suite. Et merci à toutes mes amies de m'avoir soutenue et encouragée dans cette écriture, avec un signe particulier à Coquillette qui a encore accepté d'être ma Bêta et à Kaloon, dont je suis la bêta pour ces 2 fics (« La paix à tout prix » et « Mon Sauveur »). Comme quoi, je n'ai pas non plus chômé. ^^
Sans plus attendre, voici la suite !!!!!!
Les GWiades 9
Arrivés à leur hôtel, les trois garçons se relayèrent à la douche. Tant pis pour les voisins, c'était une nécessité. Quatre y alla le premier, suivi de Duo. Quand ce dernier en sortit - enfin, comme râla un certain chinois - il s'allongea à côté de son ami, les bras croisés derrière la tête. Aucun mot ne franchit ses lèvres. En fait, il n'avait émis aucun son depuis qu'il était monté dans le bus.
Quatre le détailla : il avait un sourire triste et semblait perdu dans un autre monde. Pas besoin d'être empathe pour savoir à quoi, ou plutôt à qui, il pensait.
- Ne t'inquiète pas mon Dodo : tu le verras demain.
- Je sais mon ange, mais j'ai peur que ce ne soit plus pareil.
Il laissa échapper un très long soupir, fermant ses yeux pour fuir encore un peu cette dure réalité.
- On ne sera plus jamais aussi proche. Demain je redeviendrai son rival. Seulement et uniquement son rival...
- Vu comment vous êtes rivaux... je ne vois pas vraiment où est le problème.
- Quaaatre...
Les deux amis rirent doucement. Ils ne voulaient pas se faire lapider pour avoir réveillé leurs compagnons. Et puis, ils étaient eux-mêmes très fatigués : trop de sport, trop d'émotions...
Le blond détailla son interlocuteur. C'était bizarre cette manie qu'avait Duo de ne pas avoir confiance en lui dès qu'il devait s'engager avec quelqu'un. Autant il n'avait aucun mal à séduire un homme lors d'une soirée, autant il fuyait dès que le bellâtre voulait rester plus de deux nuits. D'après ce qu'il savait, Duo avait beaucoup souffert de ses premières histoires d'amour et il cachait depuis son romantisme et son besoin d'amour. Peur d'être ridicule, peur d'être rejeté... cela pouvait nous faire passer à côté de beaucoup de choses.
- Duo. Je ne compte plus les fois où tu as réussi à faire changer d'avis quelqu'un, juste en lui souriant... Si tu veux quelque chose d'un peu plus durable qu'une nuit entre Heero et toi, prends les choses en main et persuade-le.
Est-ce que ça pouvait être aussi simple que ça ? S'était-il pris la tête pour rien ? D'ailleurs, pourquoi se prendre autant la tête ? Était-ce seulement parce que c'était un bon coup qu'il serait amené à revoir ? Non, il avait quelque chose de particulier. Mais il se sentait un peu idiot car ils ne se connaissaient que depuis peu. Alors, devait-il vraiment tenter quelque chose ?
En même temps, s'il ne tentait rien, personne ne le ferait à sa place. Sauf Heero peut-être... Mais il en avait déjà beaucoup fait ce soir. Il serait normal que ce soit maintenant lui qui prenne l'initiative, non ? Histoire de lui montrer ce qu'il veut lui aussi...
- Demain il y a encore des épreuves toute la matinée. Mais l'après-midi on est libre pour visiter la ville. Vous pourriez en discuter tranquillement...
C'est vrai que l'occasion serait parfaite : ce serait beaucoup plus facile que d'aller le voir devant toute son équipe pendant la mi-temps. Il lui suffirait juste d'être patient. A condition...
- Et s'il ne venait pas ? S'inquiéta-t-il brusquement
- Ne t'en fais pas. Trowa le convaincra. Je lui en ai déjà parlé.
- Merci Quatre. Vraiment, je t'adore.
- De rien mon Dodo.
- Mais dis-moi, quand as tu eu le temps de nous concocter ce plan et d'en discuter avec ton amant ? Il m'avait tout l'air d'un homme d'action plus que de paroles...
- Nous trouvons le temps de nous occuper de nous et de nos amis.
- Allez raconte-moi tout !
- Je n'aimerai autant pas. Je veux passer une nuit tranquille, sans que des images de Winner et de son Grenoblois ne se forment dans ma tête.
Le chinois n'était décidément pas enclin à écouter les détails croustillants de la nouvelle vie sexuelle du blond.
- Pourtant, ça pourrait te donner des idées avec Hilde...
- Que sous-entends-tu Maxwell ? Mes rapports avec Hilde vont très bien, je n'ai pas besoin de tes idées perverses d'occidental.
- Pervers, moi ?!!- Je te rappelle que c'est toi qui es « méchant » avec Hilde. D'ailleurs... raconte-nous un peu : jusqu'à quel point es-tu « méchant » Feifei...
- Hmpff... Je vais me coucher.
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- Allez Toulouse !!! Bougez-vous !!! Mais qu'est-ce qu'ils me font là ?
Le natté s'était redressé d'un coup, oubliant le coussin moelleux qu'étaient les jambes de Quatre. Il fallait motiver ses compagnons de jeu : le premier match n'avait commencé que depuis 20 minutes, et il n'en pouvait déjà plus de voir ça. Un peu plus et il se lèverait complètement pour leur coller à tous un bon coup de pied au cul. Histoire de les faire avancer jusqu'au but adverse...
- Maxime !!! Fait la passe à gauche ! A gaauuuche !!!
- Duo, tu sais que ça ne sert à rien de t'exciter comme ça : ils ne t'entendent pas. Tu es trop loin et ils sont trop pris dans leur jeu.
- Mais enfin Quatre. On se prend la pâtée là ! Grenoble est en train de nous massacrer !
- Malheureusement, oui. C'est vrai que, à la base, notre équipe de foot n'est pas très forte, mais il faut reconnaître que eux, ils sont vraiment doués. Alors du coup, l'écart se creuse.
- Si ça te dérange tant que ça, tu n'as qu'à y aller Maxwell, au lieu de gueuler comme un poissonnier.
- Mais je suis fatiguééééééééééééé ! Je joue tous les matchs depuis vendredi, alors ils peuvent quand même se débrouiller un peu sans moi ! En plus, je suis blessé.
- Jusque là, ça n'avait pas l'air de te gêner. Dis plutôt que tu es fatigué parce que tu n'as pas pu faire ta grasse matinée dominicale et que, accessoirement, Heero t'a épuisé hier...
- Wufei, je ne pense pas que ce soit du à la fatigue. Je crois plutôt que Duo est en train de profiter de la vue.
- Quelle vue ?
Le natté se rallongea et reprit sa position. Il n'y avait aucune trace d'innocence dans son sourire.
- Tu me connais décidément trop bien mon Quatchou.
- C'est surtout que je fais la même chose. Mais depuis vendredi moi...
Installés au bord du terrain de football, à l'ombre de grands chênes, nos deux Toulousains avaient tout le loisir de regarder les joueurs, et en particulier les élus de leurs cœurs. Ils ne les voyaient pas bien car ils étaient loin, mais ils appréciaient leurs silhouettes courant d'un point à l'autre. Heero et Trowa ne semblaient pas vraiment à l'aise à ce jeu, mais ils faisaient quand même de belles actions. Ils étaient le genre même de garçons capables de s'adapter à n'importe quel sport en réalisant de véritables prouesses. Et c'était beau à voir. Sans vraiment comprendre pourquoi, les deux amis se sentaient fiers de les voir enchainer les passes et les buts, même si cela signifiait la défaite de leur équipe.
Mais ils ne jouèrent qu'un match et les deux groupies se reconcentrèrent sur l'encouragement de leurs coéquipiers : l'heure n'était pas encore aux retrouvailles, mais au marquage de points.
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Les épreuves de la dernière matinée des GWiades furent brèves. Après le football et l'ultimate, tout le monde se retrouva pour un grand pique-nique sur la pelouse du stade. Le temps d'une douche, le groupe d'Hilde, Wufei, Quatre et Duo fut rejoint par Heero et Trowa. L'ambiance était semblable à la veille, mais Duo était décidé à faire bouger les choses car il ne lui restait plus beaucoup de temps : les vacances offraient trop d'opportunités à son goût... Et puis, au pire, ses amis seraient là pour le ramasser à la petite cuillère.
Il lui parlerait dès cet après-midi, quand il y aurait un peu moins de monde autour d'eux.
Enfin, quand ils seront seuls... Ce sera sûrement plus facile, non ?
C'était le genre de choses dont on discutait entre quatre yeux pour être certain de la sincérité de la personne.
Ca y est, il commençait à stresser. Bon sang...
Un bus allait les conduire au centre-ville et le natté en profita pour s'asseoir à côté d'Heero. Après tout, Trowa s'était déjà installé contre Quatre.
Le Grenoblois haussa un sourcil mais ne dit rien, ne fit rien. Enfin, si : il détourna la tête quand Duo lui sourit, sortit son briquet de sa poche et l'y remit aussi vite.
Ce pourrait-il que lui aussi ait peur de la réaction de l'autre en faisant le premier pas ? Duo décida de suivre cette piste. Avec un peu de chance, ce serait la bonne ! Il posa sa main droite sur celle d'Heero, qui était posée sur sa cuisse.
Heero se retourna un peu vivement, brusquement ramené à la réalité par un contact chaud et inattendu, même si espéré. Il s'était encore perdu dans ses réflexions... Décidément, ça devenait une manie. Mais n'était-il pas en train de rêver ? Duo qui venait à lui, qui le regardait en souriant légèrement... En même temps, Quatre était bien à côté de Trowa dans un bus bondé. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Il n'en était pas sûr. Il voulait y croire mais il avait peur de se faire de faux espoirs. Il écarta ses doigts pour pouvoir emprisonner ceux de son voisin. Ils étaient bien réels. Il constata dans les yeux indigo que son geste avait apporté un certain soulagement. Son interprétation n'était peut-être pas fausse. En général, elles ne l'étaient pas. Cependant, on ne parlait plus de physique, mais bel et bien de sentiments, domaine dans lequel il était loin d'être un expert... C'était facile pour lui de collectionner des conquêtes, mais beaucoup moins de construire une vraie relation.
Il fallait qu'ils en parlent. Même si le natté lui envoyait tous les signaux du monde, il ne serait jamais certain à cent pour cent. Il fallait poser clairement les objectifs de chacun.
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Heero chercha ses mots tout l'après-midi. Pendant qu'ils parcouraient les quartiers, pendant qu'ils mangeaient une crêpe à la terrasse... Quelle idée de proposer une visite un dimanche ! Tout était fermé ! Il ne pouvait même pas réfléchir pendant que les Toulousains découvraient les monuments de la ville parce qu'il y en avait peu dans ce coin là : Duo avait insisté pour voir cette petite église mais, à part ça et le parc, il n'y avait rien d'autre à proximité. C'est donc tout naturellement qu'ils s'étaient offert ce goûter. Il se devait de participer à la conversation générale, mais il était plus préoccupé par celle qu'il n'arrivait pas à amener. Duo semblait se rapprocher de lui, il le sentait. Il lui prenait la main, restait à ses côtés, plaisantait avec lui... et lui acceptait tous ces gestes, y répondait... il se mettait à espérer que...
Mais il n'aimait pas ça. Il préférait de loin la certitude. Ca le hantait. Il voulait être sûr. Il fallait qu'il s'isole pour parler avec Duo.
Alors, quand tout le monde eut fini, il proposa de monter directement à la bastide. C'est là que devait avoir lieu la dernière soirée. De là haut, on pouvait voir toute la vallée et le bâtiment était intéressant à voir. Il y avait des salles, des tours, des terrasses, une grotte et des jardins. Si avec ça tout ça ils n'arrivaient pas à discuter tranquillement...
Les autres acceptèrent cette idée avec joie, sauf Duo : on ne pouvait accéder à la place forte que par le téléphérique car elle était sur une falaise escarpée, au bord de l'Isère. Or, le natté avait le vertige et voir les voitures devenir des fourmis dans un œuf transparent n'était pas pour le rassurer. Quand il vit que, malgré les yeux fermés, il serrait la barre à s'en blanchir les jointures, il arrêta de lui caresser la cuisse et l'enserra dans ses bras.
Duo ne tremblait pas. Il se contrôlait, ne faisant pas de crise. Mais c'était dur de rester neutre. Il remercia le Grenoblois de le soutenir en se blottissant contre son torse en en s'agrippant à lui un peu plus doucement. Heureusement qu'il n'avait pas d'ongles ! Dès qu'il put poser un pied à terre, il alla beaucoup mieux, même si ses jambes flageolaient un peu. En plus, Heero ne le lâchait pas, ce qui l'enchantait.
- Je vais l'amener se poser sur un banc, le temps qu'il aille mieux.
- Merci Heero mais je t'assure que ça va déjà...
- Tu es déjà blessé. Un peu de repos ne te fera pas de mal.
Face à l'intensité du regard cobalt, le natté ne put qu'acquiescer. Il se doutait qu'il y avait autre chose, et il voulait savoir. L'occasion était peut-être venue.
- Ce n'est que l'affaire de quelques minutes. On vous rejoindra après.
- Ok. Ne profite pas de sa faiblesse pour le violer Heero.
- Quatre, tu devrais savoir qu'il n'y a pas de viol quand il y a consentement.
- Hn.
- Trowa laisse mon oreille tranquille.
- Tu devrais utiliser un ton plus convaincu.
- Raaah mais allez faire ça ailleurs.
- A tout à l'heure.
Profitant que le reste du groupe se soit lancé dans un débat sur la bienséance et l'exhibitionnisme, Heero amena l'objet de ses tourments dans un petit jardin en contrebas. Il était à l'écart et il y avait même un banc pour s'asseoir.
Le plus dur était fait. Quoique... Peut-être pas tout compte fait. Ce n'était pas si simple que ça d'amener le dialogue.
- Ca va mieux. Merci Heero.
Duo se rapprocha de lui et posa ses lèvres sur les siennes. Leurs mains cherchèrent très vite à serrer leurs corps l'un contre l'autre et leurs langues s'unirent dans un long ballet empli de tendresse.
- De rien.
- Tes lèvres m'ont manqué tu sais.
Le Grenoblois caressa ce visage dont il avait tant rêvé, jusqu'au mini plâtre. Ils en rirent tout les deux. C'était une bien étrange façon de provoquer une rencontre.
- Les tiennes aussi. Mais il n'y a pas qu'elles.
Ils se fixèrent intensément pendant plusieurs minutes. L'œil étant le miroir de l'âme, ils essayaient de montrer du mieux qu'ils le pouvaient leurs sentiments à l'autre.
- Qu'est-ce qu'on fait Heero ? On sort ensemble ?
- Hn.
- Ah zut ! J'ai oublié mon décodeur dans mon autre jean...
- Oui baka.
- Hé !
La protestation fut vite étouffée de la plus douce des manières.
- Mais attention Heero : je suis exclusif et super jaloux.
- Moi aussi.
- C'est les mains dans les poches et les regards ne s'attardent pas.
- Valable pour toi aussi.
Duo baissa les yeux et fixa la chemise d'Heero.
- Ne me blesse pas s'il-te-plaît.
- Duo. Duo, relève la tête et regarde-moi. Ce n'est pas du tout mon intention. Tu me donnes envie de construire quelque chose, pas de détruire. Mais retiens bien ça s'il-te-plaît.
Il ferma les yeux, prit une inspiration et se lança. Il y avait pensé et repensé toute la journée et il en était arrivé à la conclusion qu'il valait mieux se mettre à nu, même si ce n'était pas agréable.
- Pff, je ne suis vraiment pas doué pour les explications...Je ne suis pas habitué aux sentiments, à la tendresse... tout ça. Alors si quelque chose ne va pas, il faut que tu me le dises. Je ne saurais pas le deviner tout seul.
Le sourire de Duo se fit éclatant. Comment faisait-il pour rayonner ainsi ? On aurait dit un ange.
C'est ça : il sortait avec un ange.
- Moi au contraire je te trouve très doué. C'est juste que tu ne te laisses pas suffisamment aller. Mais on va remédier à ça. Par exemple, là, qu'as-tu envie de faire ?
- Euh... je ne sais pas.
- Mais tu rougis, non ? Si là, ça se voit un peu.
- Mais non.
- C'est trop mignon.
- Je t'en foutrai moi du mignon.
- Mais ne râle pas, c'est vrai. Même quand tu bougonnes tu es mignon.
- Hn.
- Et il n'y a que moi pour en profiter...
Explicitant ces paroles, il se lança dans un baiser fougueux qui les laissa pantelants. Il voulait lui montrer qu'il avait envie de lui, mais que tout le monde étant déjà là ils ne pouvaient aller plus loin. Alors il déposa un chaste baiser et se replaça, pour faire descendre le désir qui commençait à s'installer entre eux. Leur relation était trop passionnelle, même si elle était parsemée de bulles de douceur, et le moindre geste pouvait raviver la flamme en peu de temps.
- Il faut malheureusement en rester là Heero. Trop de monde.
- Hn.
- Pour en revenir à notre sujet, on ne doit pas se mentir. C'est très mauvais pour une relation.
- Hn.
- Alors ?
- Non, mais c'est idiot.
- Mais encore ?
- Tu es chiant Duo.
- Et encore ce n'est que le début...
- ...
- ...
- Bon. En fait, c'est...
Il soupira un bon coup, puis pris son courage à deux mains et murmura :
- Je voulais juste te serrer dans mes bras et passer ma main dans tes cheveux.
- Tu veux que je me lâche les cheveux ?!
- C'est idiot je sais...
- Chut.
Duo posa ses lèvres sur les siennes pour l'arrêter. Son glaçon avait un cœur apparemment fragile et hésitant. Il devait en prendre soin, le rassurer, et ce dès le départ sinon leur couple allait être bancale.
- Je les détache ou tu veux le faire honey ?
- Ho... ney ?
Duo se mordit la lèvre.
- Désolé c'est sorti tout seul. Hé, ne rigole pas !
- C'est la première fois qu'on me donne ce genre de surnom. D'habitude c'est plutôt « iceberg » ou « glaçon ».
- Ben j'avoue qu'au début... Alors, « honey » ?
- Mais après ça ne va pas t'embêter non ? Hier tu m'as dit que ça te faisait des nœuds pas possibles.
- Tu me les retresseras.
Heero était à court d'arguments face au regard si confiant de son... petit-ami ? C'est vrai que maintenant ils étaient « ensemble ». Il pouvait se laisser aller alors ?
- Je m'en charge tenshi.
- Qu'est-ce que ça veut dire « tenshi » ?
- K'so.
Ca lui avait échappé. Autant assumer.
- Ca veut dire « ange » en japonais.
- C'est gentil. Merci.
Le Toulousain se colla dos à lui pour profiter de sa chaleur et lui faciliter l'accès à ses cheveux. Comment avait-il pu le traiter de froid ? Il dégageait une telle chaleur... et il était très doux et attentionné.
Quand il eut fini, il laissa ses doigts filer entre les mèches et caresser la précieuse soie. Duo en ronronna d'aise, ce qui le fit sourire. Lorsqu'ils sentirent que l'air s'était rafraichi, Duo se tourna pour qu'il lui refasse sa tresse pendant qu'il parsemait son cou de petits baisers pour le remercier. Heero n'en fut pas déconcentré pour autant et finit sa tache à la perfection. Après un autre baiser passionné, ils partirent à la recherche de leurs amis.
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- Ce qu'il y a de bien avec ces GWiades c'est qu'il y a du choix.
- Clair mon gars. Il y a plein de filles. Pour un coup d'un soir, c'est le vivier.
- De toute façon, tu voudrais quoi d'autres ? C'est pas ici que tu trouveras l'amour de ta vie.
Qu'est-ce qu'on voudrait d'autre ? Qu'est-ce que lui, Quatre Raberba Winner pouvait bien vouloir d'autre ?
C'était une bonne question.
Peut-être pas l'amour de sa vie mais une belle rencontre, pourquoi pas. C'était trop demander ? Ces gars avaient peut-être raison. Il s'était bercé d'illusions, et en plus il risquait sa réputation et celle de sa famille pour rien. Trowa avait l'air d'être sincère mais, soyons honnêtes, ils ne se connaissaient que depuis deux jours.
- Quatre.
Une pression plus appuyée sur un bras pâle.
- Quatre.
- Oui Trowa ?
- Ca fait au moins cinq minutes que je t'appelle. Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je... Je...
- Tu n'as pas l'air bien : tu es figé. Tu veux qu'on sorte ?
- Non, merci.
Le roux soupira et entraina le blond dans un recoin plus calme de la pièce – comprendre qu'il était éloigné du bar, du micro et de la porte d'entrée. De toute façon, tout le monde était bien trop absorbé par l'annonce imminente des résultats pour écouter leur conversation.
- Explique-moi, ça a l'air sérieux pour te déstabiliser, d'un coup comme ça. Et ne fuis pas mon regard.
- Ce n'est rien.
- Rien ? Laisse-moi en juger.
- Je me posais des questions, c'est tout.
Plus le temps passait, plus Quatre ressemblait à un petit garçon prit un faute. Un petit garçon tout apeuré et mignon. Très fermé aussi, à concurrencer les huitres les plus récalcitrantes.
- Pour que ça te perturbe autant ça doit être important.
- Ca l'est pour moi.
- Et quel est ce sujet de tes préoccupations ? Vu comment tu regardes ailleurs et ta nervosité, je dirai que ça me concerne. Que ça nous concerne ?
Quatre tressauta. Il avait pensé tout haut ? Non, impossible, il était trop habitué à garder ses secrets.
Il arrêta de se pincer le bras. Cependant, il ne put s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure. Pourtant, il avait de l'entrainement dans la manipulation de son image. Il n'y avait que devant Trowa qu'il se sentait aussi nu et si transparent.
- Je me posai des questions sur nous.
Trowa expira bruyamment. Ca y est, il l'avait énervé. Alors ses craintes étaient fondées. Il allait de nouveau être seul. Non, davantage seul car maintenant qu'il l'avait connu.
- Je pensais qu'on en avait amplement discuté tous les deux. Tranquillise-toi s'il-te-plaît. On ne peut pas savoir si notre histoire va durer un mois, une année ou toute notre vie. Mais on va tout faire pour car notre relation est trop fusionnelle pour être négligée. Ce n'est pas ton avis.
Le Grenoblois avait un regard si sincère, si intense... que toutes les angoisses et tous les doutes se dissipaient petit à petit. Oui, il voulait y croire. Il voulait s'abandonner dans ses bras et le suivre jusqu'au bout du monde.
- Tu as raison Trowa, je suis désolé. J'ai honte de douter tu sais.
- Ce n'est rien, c'est de ma faute.
- Pardon ?
Le roux se mit à sourire tendrement... C'était faible certes, presque indécelable, mais suffisant présent pour que le destinataire perçoive le message.
- Je n'ai pas du encore assez te prouver ma motivation. Viens par là.
Parfois un baiser en dit bien plus qu'un long discours. Quatre avait besoin d'être réconforté et protégé à cet instant. Il ne s'était jamais senti autant en sécurité qu'enserré dans les bras de Trowa. Oui, il y croyait de nouveau, de tout son cœur. Et maintenant il savait qu'il serait soutenu dans toutes les épreuves car ils étaient deux à oser l'aventure.
- Vous êtes trop mimis... J'aurai du apporter mon appareil photo.
- Mon Dodo ! Tu as l'air de nouveau en grande forme.
- Yes my Kitten. C'est la grande forme comme tu dis parce que Heero et moi, on sort ensemble.
- Quoi ?!!
Duo devint tout rouge et penaud face à la stupeur de son ami.
- Ben quoi ?
- C'est officiel ? Je veux dire, c'est posé ?
- Ben oui.
- Mais c'est super ! J'avais peur que tu n'y arrives pas.
- En fait, c'est Heero qui a amené le sujet.
- Et Duo qui l'a clos.
- Peut importe, le résultat est là. C'est super !
- Je confirme Winner.
- Hilde ! Wufei ! Vous étiez là ?
- Et oui Quatre. On était au bar, mais comme on ne voulait pas arriver en plein milieu comme un cheveu sur la soupe, on a attendu avant de venir. Quand on a vu Heero et Duo, on s'est dit que ça devait être bon.
- Je me sens déjà libéré d'un fardeau. Bientôt j'atteindrai enfin la quiétude que je recherche tant...
- Même pas en rêve Wufinou : je te hanterai jusqu'à tes vieux jours.
- « Wufei ». Je te tuerai avant.
- N'y pense pas.
Face à l'œillade assassine de Heero, Wufei stoppa son geste et remit sagement sa vengeance à plus tard. Quoique, il lui restait la puissance du verbe.
- Je t'aurai, shazi.
- Un jour, qui sait, nem avarié.
- Je ferai entrer de la sagesse dans ta tête à coups d'épée et je sauverai par l'occasion le monde de ta stupidité.
- Compte sur moi pour te décoincer le balai duc...
- Oh ça suffit les garçons ! C'est l'annonce des vainqueurs alors je ne veux plus un bruit.
Les deux hommes arrêtèrent nets leurs chamailleries. Hilde savait être autoritaire quand elle le voulait et faire très mal. Et puis, ils voulaient avoir le classement final ! Après tout, n'étaient-ils pas venus pour ça ?
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Cette année là, Toulouse gagna et Grenoble fut deuxième. A 1h30, le bus repartit pour la ville rose. Les adieux furent assez difficiles : silencieux pour certains, plus bruyants pour un natté qui n'arrêtait pas de faire confirmer à Heero que, oui, il descendrait en même temps que Trowa et, oui, il lui donnerait des nouvelles rapidement. Puis il y eut le départ. Même si les cœurs étaient un peu serrés, personne n'était triste.
Ils allaient bientôt se revoir et ils feraient un bout de chemin ensemble.
Owari (ou presque ^^)
J'espère que ça vous aura plu. ^^
Il est fortement probable qu'un chapitre 10 parvienne un jour jusqu'à ce site. Je préfère les chiffres ronds. Et puis ce sera un petit épilogue, pour poser un peu le tout. Donc, je vous dis à bientôt et merci de m'avoir lue !
