Disclaimer: Le domaine de Fairy Tail ne m'appartient pas et je ne gagne rien avec cette histoire.

Tsuki : Je te remercie de prendre la peine de laisser une review ! Ça me fait chaud au cœur et m'aide à me motiver pour écrire x)


Chapitre 09: Whiskey Tango Foxtrot!

Il était complètement groggy et avait du mal à mettre un pied devant l'autre. La potion qu'il venait d'avaler et qui venait des Secrets de l'Apothicaire allait lui faire un bien fou mais malheureusement, les effets secondaires arriveraient avant le "bien fou" et ceux-ci ne le mettaient pas en joie. Sanmuel se laissât guider par son fidèle Faber qui l'installât confortablement dans son lit avant de le laisser afin d'aller tirer les rideaux pour qu'il puisse se reposer et attendre que la potion fasse son effet. Il soupira en posant un bras sur ses yeux brûlants de fièvre.

Je n'aurais pas dû attendre aussi longtemps. Foutue Marrane.

La marrane était une maladie magique héréditaire qui se caractérisait par l'incapacité du malade à conserver sa magie et s'il était mage : sa vie. Lorsqu'un parent était atteint, il y avait cinquante pourcent de chance qu'il la transmette à son enfant, et Sanmuel Wolfstar avait eu l'insigne l'honneur d'en hériter en même temps que du physique de son père ainsi que tous ses biens matériels. Un non-mage pouvait en être infecté sans le savoir car les symptômes ne se manifestaient que lorsque que le porteur pouvait manier la magie, mais pour tous mages atteints, cette maladie lui interdisait d'utiliser la magie pour subvenir à ses besoins et par conséquent, à rejoindre une guilde. Du moins, pour tous ceux qui n'étaient pas des Wolfstar.

Le jeune homme aux cheveux rouge se permit un petit rire sarcastique avant d'arrêter: rire n'arrangeait pas son mal de crâne, loin de là, aussi il se contenta de sourire péniblement dans le noir tout en se forçant à respirer profondément et lentement afin de dompter la douleur.

Wolfstar: Le fer de lance de Fiore. Tu parles...

Sa famille s'était fait connaître pendant la Première Guerre Commerciale qui avait déchiré le Royaume de Fiore. Son ancêtre, bien que souffrant de la même maladie qui le clouait actuellement au lit, avait fait fi des avertissements de leurs guérisseurs et était parti combattre pour celui qui était ensuite devenu Roi, en tant que mage chevalier. Pour le remercier lui et sa famille, le Roi leur avait donné des terres, titres de noblesse et une devise que lui avait inspiré Karman Wolfstar des basses terres, premier du nom: Au devant de la tempête. Malheureusement, affaiblit par la maladie et la dépense magique que lui avait valu cette guerre, le nouveau noble s'était éteint chez lui peu après. Ce fut ses enfants qui en profitèrent le plus et qui suivirent son vœu de continuer à servir la monarchie. Ainsi, de descendants en descendants, la maladie avait perduré de même que le vœu de son aïeul de se sacrifier pour le Roi. Jusqu'à Anya et lui.

Anya.

Son pouls s'accéléra et la panique le submergeât, alors il se concentra sur sa respiration laborieuse pour se calmer.

Il ne lui fera pas de mal, il est mort maintenant.

Oui, son père était mort, mais lui? Lui était bien vivant, et avait la même maladie que son paternel. Qu'est-ce qui lui disait que ce ne serait pas lui qui lui fera du mal comme son père en avait fait à sa mère à son corps défendant? Le jeune homme se raidit en tentant d'endiguer les souvenir de ce jour, mais sa céphalée empira, alors il se résolu à revoir en pensée le moment où il avait cessé d'être un enfant.

Je ne veux pas y aller.

C'était la seule pensée qui tournait en boucle dans sa tête alors qu'il restait immobile devant la porte de la chambre à coucher de leur parents. Le jeune Sanmuel se savait malade depuis le jour ou il avait fait jaillir une boule de magie violette de ses mains, et qu'il avait perdu connaissance juste après. Il avait mit plusieurs jours pour récupérer et lorsqu'il allât mieux, son père le fit mander dans son bureau afin qu'ils aient une conversation d'homme à homme. Ce jour-là, il lui avait dit que Sanmuel avait la même maladie que lui: La marrane. Maintenant qu'il savait qu'il avait de la magie en lui, il devrait se résoudre à faire des choses détestables juste pour se maintenir en vie et il n'aurait pas le choix. Le seul moyen qui lui restait, s'il voulait survivre serait de voler de la magie aux autres.

Sanmuel se rappelait qu'il avait été en colère contre son père et ses ancêtres lorsqu'on lui avait expliqué cela: Pourquoi devaient-ils servir le Roi en tant que mage si utiliser la magie les tuait? Savoir qu'il n'avait pas le choix n'aidait en rien ! Mais la vérité était que personne, pas même le Roi ne savait que les mages chevaliers de la familles Wolfstar étaient condamnés dès qu'ils prêtaient serment de donner leur magie au Royaume. Et les membres de leur famille présente et passée refusaient de faire pitié, ce qui arriverait fatalement si on venait à savoir que le Fer de Lance de Fiore était en fait une lance qui ne devait servir qu'une seule et unique fois.

Étant un Wolfstar, il n'avait jamais volé et il se souvenait qu'il avait eu du mal à en comprendre les implications. C'était pour cela qu'il s'était trouvé devant cette porte: Son père voulait lui montrer ce que cela voulait dire et il devait lui montrer comment prendre de la magie à un mage. Mais Sanmuel n'était pas idiot : il savait ce qui se passait derrière cette porte close et tout son être se révoltait à cette pensée. Lorsqu'il était entré, ses parents lui avaient sourit en l'invitant à les rejoindre sur le lit afin qu'il ne puisse rien manquer. Et il ne manqua rien, malheureusement.

Les cernes sous les yeux de son père, sa peau terne et flétrie, les veines apparentes sur ses mains que sa mère serra brièvement avant de d'ouvrir les sienne en signe d'offrande. Sanmuel avait toujours trouvé que la magie de sa mère était belle à regarder, mais en cet instant, elle était magnifique parce qu'elle représentait pour un autre être aimé, le souffle de vie : La plus belle chose qu'un être humain puisse offrir à un autre.

Son père se pencha et absorba la magie par la bouche, comme s'il inspirait, à part que pour la magie, il n'avait pas besoin d'expirer avant d'inspirer de nouveau. Le garçon qui était Sanmuel vit aussitôt les changements s'opérer sur le visage de son père : sa peau retrouva son éclat petit à petit, ses mains étaient plus fermes lorsqu'il prit celles de sa femmes dans les siennes et on n'y voyait plus les veines qui y courraient quelques minutes plus tôt. Mais quelque chose clochait.

Il comprit ce qui arrivait lorsqu'il posa les yeux sur sa mère qui commençait à se dessécher. Littéralement.

Sanmuel s'agita sur son lit, mais Faber l'empêcha de bouger en le plaquant sur le lit, car s'il continuait, les courbatures serait pires lorsqu'il se réveillerait.

Le serviteur des Wolfstar savait ce qui était en train de se passer. Ça arrivait à chaque fois qu'il prenait de la potion curative. Si le sommeil lui permettait de récupérer un peu de son pouvoir magique, son maître était sans défense et en proie à un sommeil qui n'était pas sans rêves. Lorsqu'il l'entendit appeler son père, Faber sut de quel rêve il s'agissait et il ne pu s'empêcher de lui caresser les cheveux pour le calmer, le cœur serré de tristesse pour son maître et ami qui était perdu dans ses souvenirs. Il n'aimait pas que Sanmuel s'en remette à ces décoction pour endiguer la maladie mais force était de constater qu'il allait mieux depuis qu'il avait commencé à en prendre. N'empêche, il n'aimait pas ça. Sanmuel lui saisit brusquement le bras et le serra à le broyer mais Faber endura la douleur stoïquement : si ça pouvait l'aider à surmonter la crise, alors il pouvait le lui briser.

Il serait le bras de son père de toutes ses forces pour l'écarter de sa femme mais c'était peine perdue.

C'était un homme, et lui n'était qu'un enfant. Il n'avait pas la force de lui faire lâcher prise et sa mère n'en avait plus non plus la force, maintenant qu'il l'avait saisi par les joues pour continuer d'absorber sa magie à même la bouche. Les yeux pleins de larmes, Sanmuel le supplia d'arrêter mais celui qui était son père ne lui adressa même pas un regard de ses yeux fous. Alors il pleura. Il pleura en regardant le corps de celle qui l'avait mis au monde s'affaiblir de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle repose inerte dans les bras de son père.

S'il ne se souvenait pas clairement du moment où elle avait posé sa main sur la sienne pour le rassurer, il se souvenait parfaitement du moment où la vérité sur ce qu'il venait de faire, frappa son père. Il revoyait avec acuité la compréhension éclairer ses yeux lorsqu'il redevint lucide, l'incrédulité, la peur, tandis que sa poigne devait plus douce sur sa compagne mais il était déjà trop tard. La vie l'avait quitté pendant qu'il la saignait à blanc dans un acte de folie qui terroriserait à jamais son fils, plus que la perspective de mourir par défaut de magie. Le visage couvert de larmes, il avait serré le corps inerte de sa compagne avant de pousser un hurlement de douleur et de rage pendant que son fils s'enfuyait de la chambre.

Lorsque que Sanmuel reprit conscience, il avait le visage baigné de larmes et serrait le bras de Faber qui le regardait avec un air désolé.

— Ça a été plus dur que les autres fois, j'ai l'impression. dit Faber, inquiet.

Sanmuel était pétri de courbature, mais l'affreuse migraine était partie, laissant dans son sillage la fatigue et l'horreur du rêve qui n'en était pas un, dans l'esprit de l'ex de Laki Olietta. Encore sous le coup de l'émotion, il lâcha son compagnon et posa le bras sur ses yeux tandis que Faber lui laissait un peu d'intimité. Il lutta en silence dans le noir avant de craquer et de laisser quelques larmes rouler le long de ses tempes.

_d(^_^)b_

A peine les portes de la guilde franchies, Laki fut submergée par le brouhaha ambiant. Brouhaha tout de même nettement inférieur à ce qu'il était lorsque Mira, Fried, Laxus et elle s'étaient enfuis de la salle pour éviter l'ire d'Erza La rousse avait dû les faire fuir la queue entre les jambes. Satisfaite de ne voir que des membres de la guilde, Laki se rasséréna car elle n'aimait pas être entourée d'étranger. Bon, en ville et en mission elle n'avait pas le choix et être un peu parano avait ses avantages. Mais elle aimait pouvoir baisser la garde quand elle était à la guilde ou chez elle, c'est pourquoi l'irruption de tous ces inconnus l'avait autant ennuyée.

La prochaine fois, envoies-les valdinguer s'ils te gênent, lui conseilla Pix qu'elle tenait bien au chaud dans ses bras. Apparemment c'est la coutume ici, il ne seront pas offusqués...

Olietta sourit en imaginant les membres de la guilde plus quelques autres faire des vols planés à cause d'elle. Ouais, non, c'était pas son style, sauf s'ils la cherchaient vraiment... Là, elle pourrait peut-être en attacher quelques uns sur un chevalet de torture...

Tu vas trop loin, là. lui indiqua Pix, ce qui fit rire Laki.

— Ooooh ton copain est trop choupi, Laki ! s'extasia Lisanna qui venait de les rejoindre devant le bar. Je peux le caresser ?

— Demandes-le lui, répondit Laki en souriant à la plus jeune des Strauss.

Je crois qu'elle non plus ne m'entends pas, l'informa Pix en présentant sa tête à Lisanna de bonne grâce.

— C'est vraiment bizarre, ça. Fried! Lisanna non plus n'entends pas Pix !

— Je ne sais pas pourquoi Laki. répondit le vert en haussant les épaules.

— Peut-être qu'il faut un certain niveau de magie pour pouvoir l'entendre ? supposa Mirajane alors que tout le monde se mettait à la dévisager sauf sa cadette qui continuait à papouiller le rongeur. Ah ! Non, je veux dire...

— C'est rien, sœurette. la rassura Lisanna en adressant un grand sourire à sa sœur. Je sais que j'ai pas encore votre niveau, mais ce petit gars-là sera une excellent source de motivation ! dit-elle en tendant les mains à Pix qui sauta dedans après avoir consulté Laki du regard. Si augmenter mon niveau magique me permet de discuter avec cette jolie peluche, alors je vais sérieusement m'y mettre !

Cette fille est trop mignonne pour son bien. dit Pix à « voix haute » et Mirajane le répéta à Lisanna.

— Et tu vas m'aider... Pix, c'est ça ? demanda-t-elle confirmation aux autres qui acquiescèrent. Lisanna le prit dans ses mains pour le porter au niveau de son visage. Parles-moi tous les jours, comme ça je saurais immédiatement si j'ai bien travaillé ! lui dit-elle encore.

— Il a raison, t'es vraiment trop mignonne... murmura Bixlow, qu'elle était en train de soigner juste avant.

— Et tu vas rapidement t'améliorer, tu vas voir ! renchérit Laki. J'ai foi en toi, termina-t-elle avant que Laxus ne se racle la gorge. Qu'est-ce qu'il y a ?

— Gramps t'appelle. lui indiqua-t-il en montrant le Maître qui lui faisait signe de le suivre dans une pièce de la guilde qu'elle connaissait bien.

— Oh. Est-ce quelqu'un pourrait...

— T'inquiètes, je crois qu'on m'a remplacé, la coupa Bixlow d'un air faussement boudeur en faisant un signe de tête vers Lisanna qui tenait toujours Epixerus dans les bras et se dirigeait vers la table habituelle des Rajins.

Mirajane et Laki rirent. La violette traversait la salle pour se rendre dans la bibliothèque dans laquelle le grand-père de Laxus l'attendait.

Pix, fait attention avec tes griffes. Essayes de ne paralyser personne. demanda-t-elle au rongeur.

Est-ce que je t'ai déjà paralysé sans le vouloir ? Enfin, mis à part le jour de notre rencontre ?

Laki ne put répondre, car Cana Alberona venait de l'arrêter devant sa table.

— Hé Laki ! Tu bois un verre avec moi ? proposa la fille de Gildartz.

— Non, désolée, je dois voir Maître Makarov, dit la mage de bois avec un sourire d'excuse. Ceci dit, es-tu sure que boire autant de liquide qui enivre est une bonne idée ?

— Foutaises ! Y a pas d'heure pour boire une bonne pinte, rétorqua la brune en levant sa bouteille en l'honneur de la mage à lunette. Et ceux qui disent le contraire n'auront jamais de petit-ami !

Sérieusement, Laki se disait parfois que les gens étaient vaches de la traiter de bizarre... Est-ce qu'ils avaient au moins étudié tous les mages ici présents ? Et qui voulait d'un petit-ami, vraiment... Indifférente aux pensées de sa camarade, Cana poursuivit son discours d'une voix pensive qui alarma Olietta qui lui accorda à nouveau son attention.

— Ceci dit...Si c'est toi qui le dis avec ce ton tellement désapprobateur de maîtresse d'école...Oui ! Avec les poings sur les hanches, et si tu fais ressortir ta poitrine, oui, oui c'est sûr ! s'exclama la mage aux cartes à Laki n'y comprenait goutte. Ne t'inquiètes pas Laki, je vais t'expliquer...

— Je ne suis pas sure de vouloir comprendre en fait...

— Je disais donc que, si c'est toi qui dis ce genre de truc avec ton air sévère de maîtresse d'école avec les poings sur les hanches et que tu fais ressortir ta poitrine, là, c'est sûr !

— Qu'est-ce qui est sûr ?

— Que tu te fera au moins embrasser, pardi ! s'écria Cana avec une voix forte qui fit grimacer l'autre parce que leurs voisins s'était retournés. Hum hum, renchérit-elle en hochant la tête frénétiquement. Les hommes adorent ça !

— Les hommes sont des idiots, rétorqua la violette.

— Ça c'est pas nouveau mais tu sais, cette manie qu'ils ont d'adorer les femmes autoritaires ? Ça a un rapport avec leur maman, tu sais...

— Bon sang Cana... se désola Laki en prenant congé sans aucune forme de procès.

Peut-être que ce qui nous rends fou à Fairy Tail, c'est quelque chose qu'il y a dans le saké ? Cana me semble plus atteinte que les autres... En même temps, elle est toujours plus atteinte que les autres alors...

Ouais bon.

_ ¯\(-_-)/_

Lorsque Laki entra dans la bibliothèque de la guilde, un sentiment familier de nostalgie l'étreignit et elle oublia un instant Maître Makarov qui devait l'attendre quelque part à l'intérieur.

Lorsqu'ils n'avaient pas pu payer la taxe d'habitation de l'ancienne guilde, ils en avait été expulsés mais le Maire avait fait preuve de mansuétude alors. Il leur avait permis de débarrasser tout ce qu'il leur était précieux et malgré l'avis général, tous les livres de leur bibliothèque faisaient partie de cette catégorie selon Laki. Ils en avaient débattus pendant tout un après-midi jusqu'à que Laki ne craque et aille elle-même commencer à les déplacer. Les autres avaient suivis à contrecœur.

Dans un premier temps, ils avaient entreposés les ouvrages dans la chambre de Levy, en sachant que ça ne dérangerait pas la jeune femme, mais lorsqu'ils avaient rebâtit cette guilde-ci, Laki avait pris sur elle de créer toute une aile au bâtiment pour héberger leur bibliothèque : l'endroit où elle se trouvait à présent. La charpente et la toiture étaient un peu biscornue et les mur pas tout à fait droit, mais Olietta affectionnait tout particulièrement cette pièce car elle avait été l'une des première bataille qu'elle avait menée contre l'avis de ses amis et du Maître de guilde d'alors, et elle avait gagné le droit de bâtir un endroit où garder tous ces ouvrages.

La violette arriva dans la partie où Kinana et elle avaient rangé les livres d'apprentissage que l'on gardait pour les enfants afin de les aider à décider quelle magie ils souhaiterait apprendre une fois qu'ils serait un peu plus grands. L'enseignement de la magie était une des missions les plus importante d'une guilde : Apprendre aux plus jeunes et leur fournir des professeurs aguerris pour les diriger dans cet apprentissage afin qu'ils ne se blessent pas.

L'ex-Phantom Lord Totomaru était venu en renfort à Magnolia pour enseigner mais il avait refusé tout net de se joindre à une guilde et Laki avait beaucoup insisté au près de Macao pour qu'au moins, les livres lui restent accessibles. Si leurs plus puissants mages leur avaient été enlevés, Fairy Tail devait rester une guilde capable d'enseigner la magie et qui continuerait de transmettre les valeurs que leur avait laissé leur Premier Maître, Mavis Vermillion. Et peut importe si ce n'était pas un membre de la guilde qui le faisait, au moins, les leçons se faisaient ici. Enfin, maintenant Totomaru et sa classe ne venait que pour les classes avancées et la pratique, moins dangereuse à l'écart de la ville où se trouvait la maison du mage de feu. Laki se demanda brièvement si Juvia et Gajeel étaient au courant.

Laki rit doucement en se rendant compte qu'elle tenait un livre qui ne payait pas de mine et était usé jusqu'à la corde . Magie de création : L'imagination pour seule limite.

Laki ouvrit religieusement son livre qu'elle avait légué à la guilde à la fin de son apprentissage et en caressa les pages presque effacées à force de manipulations.

— Envie de retourner à l'école Laki ? demanda Makarov qui s'était assis sur la seule table de lecture de cette partie de la pièce.

— Peut-être bien, répondit la violette en remettant le livre à sa place. Grey a bien travaillé, la pièce est nickel. ajouta-t-elle en admirant l'absence de poussière sur les étagères.

— Il avait intérêt, gronda le maître de guilde. Je l'ai surveillé pendant qu'il travaillait pour être sûr qu'il ne causait pas d'autres dégâts ici. Je sais que ça t'aurais fait de la peine.

— Vous avez raison, ça m'aurait fait de la peine si les livres avaient été abîmés, j'ai tellement bataillé pour eux. Merci Maître, répondit la jeune femme en prenant place. Pourquoi vouliez-vous me voir ici ?

— Pour te mettre à l'aise, sourit le vieil homme. Mon bureau n'a l'air de rien, mais c'est tout de même mon bureau alors que dans cette pièce, tu es ici chez toi. Je me suis dis que tu serais peut-être plus à l'aise pour me parler de ce qui te tracasse.

— Maître Makarov, dit la mage à lunette d'une voix amusée. J'avais presque oublié à quel point vous êtes fin psychologue, mais vous avez raison : Je me sens bien ici, même si je n'aurais pas eu peur de parler dans votre bureau.

— Alors, dis-moi : En quoi un vieillard qui a été figé dans le temps pendant sept ans peut-il t'aider ?

Olietta regarda rêveusement les rangées de livres avant de s'en détourner pour regarder le Maître de sa guilde dans les yeux. Elle inspira profondément pour se donner du courage.

— Je veux devenir plus forte, Maître. Je me suis améliorée pendant votre absence, mais je ne pense pas que ce soit suffisant...

— Suffisant pour quoi ?

— Pour ma tranquillité d'esprit.

— La puissance d'un mage ne fait pas tout, Laki.

— Maître, je sais tout ça, répondit-elle en balayant d'un geste de la main, la réponse de Draer. La plupart des mages de cette guilde ne vous écoute que quand vous les y forcez mais ce n'est pas mon cas.

— Je le sais Laki, lui répondit-il en lui tapotant la tête d'une main affectueuse, pour la calmer. Tu n'es peut-être pas de mon sang, mais tu es l'une de mes filles. Tu as grandis sous mon aile, et même si tu as un jour pensé que personne ne te voyait, moi je ne t'ai jamais quitté du regard, même si je n'étais pas présent physiquement, dit le mage saint d'une voix profonde tandis que la jeune femme s'efforçait de chasser les larmes qui floutaient sa vision. On m'a raconté dans les grandes lignes ce que tu as traversé et mon cœur saigne de ne pas avoir été là pour te protéger.

I wasn't looking for a knight to save me. le coupa Laki en repensant subitement à une phrase qu'elle avait lu quelque part.

I was looking for a knife to fight (1). C'est exactement ce qui me rends tellement fier de toi. répondit le vieux mage. De tous les mages qui sont restés, tu étais celle pour qui je me faisait le plus de soucis, à tort, je dois bien l'admettre maintenant . Tu es devenue plus forte que je ne l'aurais jamais pensé mais les raisons qui t'y ont poussé m'attristent. Devenir plus puissant pour une mauvaise raison peut être encore plus néfaste que rester faible.

Olietta compris que le Maître la testait. Il pouvait l'aider à atteindre son but, mais il ne le ferai pas si elle ne lui donnait pas de bonnes raisons. Et surtout si elle ne lui disait pas la vérité. Or, elle la lui devait autant qu'à elle-même.

— Depuis que vous avez disparus, je vis dans la peur. dit-elle pour entrer en matière. Déjà avant, je n'étais déjà pas bien courageuse, mais lorsque vous êtes partis, je me suis retrouvée seule, sans aucun repères. J'ai survécu tant bien que mal, j'ai fais des mauvais choix et je suis tombée dans un piège que j'aurais pu éviter si j'avais eu un peu plus confiance en mon jugement et en mes amis.

— Cette petite merde de Wolfstar... cracha Makarov,.

— Oui, lui accorda Laki. Mais il n'a pas été qu'une expérience regrettable, Maître. Je suis tombée amoureuse comme dans les livres, et grâce à ses conseils j'ai pu devenir plus forte.

— Peu importe, son attitude envers toi était et est toujours inacceptable. On ne fait pas souffrir quelqu'un qu'on aime.

— Quelques fois si, je pense, lui répondit la jeune femme qui regardait encore les étagères mais avec un air pensif. Toujours est-il que j'ai réussis à augmenter mon endurance et ma puissance magique mais pour je ne sais quelle raison, je n'arrive plus à m'améliorer. Je suis bloquée et ça me frustre. regretta-t-elle en se tournant vers son vieux à elle aussi. Je voudrais pouvoir vous dire que je veux devenir plus forte pour qu'Azuka puisse compter sur une marraine digne de ce nom. Je voudrais pouvoir vous dire que c'est pour protéger la guilde et aussi mes camarades. Et ce ne serait pas faux. Mais la vérité toute nue, c'est que je veux savoir. Je veux voir, sentir jusqu'où je peux aller. Je veux pouvoir savoir quelles sont mes limites et si j'y arrive, les dépasser pour quelqu'un, quelque chose, une cause, un idéal que sais-je, n'importe quoi ! Je veux cesser d'avoir peur de mon ombre, je veux arrêter de trembler quand je prends des missions en me demandant si j'y arriverai...

Makarov Draer était satisfait d'entendre un de ses mages parler ainsi. Laki Olietta savait ce qu'elle voulait et elle savait l'exprimer pour qu'on lui vienne en aide, même si elle s'en était abstenu ces dernières années. Lorsqu'on avait un problème, le nier ne faisait pas avancer les choses : il fallait d'abord reconnaître que l'on avait un problème et ensuite on pouvait travailler dessus.

Il avait eu plusieurs rôles dans sa vie : Fils, mage, mari, père, grand-père, maître... Mais celui auquel il aspirait le plus était celui qu'on lui demandait trop peu souvent d'endosser : celui d'enseignant. Et la fille Olietta venait de lui rappeler les bons côtés de son métier : Aider, guider quelqu'un pour qu'il ou elle arrive à se dépasser et devenir une meilleur personne et un meilleur mage. Pour cela, il lui serait toujours reconnaissant.

— Je vais t'aider dans la mesure de mes moyens, lui annonçât-il calmement alors qu'elle continuait de soliloquer.

— C'est vrai ? s'écria-t-elle incrédule.

— Je suis le Maître de la guilde de Fairy Tail, exposa-t-il. Si je ne peux pas aider l'un de mes mages, je peux au moyen le ou la diriger vers quelqu'un qui le pourra.

— Epixerus avait raison, dit-elle doucement. J'ai eu raison de l'écouter.

— Epixerus est le vilfy qui t'as raccompagné de la Forêt de Telsyl, c'est ça ? il rit en voyant son air étonné. Je sais tout ce qu'il y a savoir sur ma guilde et ce que j'ignore, Mirajane me le raconte entre deux pintes...

— Vous alors, dit-elle en souriant.

— En parlant de lui, il faudra que tu le fasse marquer. Avec son accord, bien sur. ajouta-t-il en voyant Laki se renfrogner. C'est pour son bien et sa protection, lui expliqua-t-il encore. C'est pour la même raison que j'ai fait marquer Happy, Lily et Chalulu à leur arrivée. Ainsi, s'ils se perdent ou se font attaquer alors qu'ils sont seuls, quiconque verra leur marque saura qu'on viendra pour eux s'ils leurs font le moindre mal.

— Je vais lui en parler. promit la jeune femme, dubitative.

— Quant à toi, je crois savoir où se situe le problème.

— Vraiment ?

— Oui, dit-il le visage fermé. Laki, selon toi, si on refaisait un concours pour élire Miss Fairy Tail, qui gagnerait ?

— Pardon? demanda-t-elle, désarçonnée par le changement de sujet.

— Contentes-toi de répondre à la question. lui ordonna-t-il, sévère.

— Mira, répondit tout de suite Laki.

— D'accord, qui serait les suivantes ?

— Hum... Erza, Bisca, Lisanna, Lucy, Kinana, Cana, Evergreen et Levy, je pense. Mais si Azuka participe, elle gagne, termina-t-elle en riant.

— Voici ton premier problème. lista Makarov sans prêter attention à l'air ahuri de la jeune femme, puis il enchaîna sans lui laisser le temps de réfléchir. Ensuite, à compétences et expérience égale, qui gagne entre Grey et toi ?

— Euh... Je suppose que Grey gagne ? se décida-t-elle après un temps de réflexion. Après tout, la glace gèle le bois, non ?

— Faux, voilà ton deuxième problème, jeune fille. lui dit-il avec un air de professeur.

— Comment ça, faux ? Grey gagne à tous les coups, c'est plié ! le contredit la jeune femme.

— Tu as oublié les bases de la magie de création ma chère. asséna Draer. Les seules limites qu'a un mage qui utilise cette magie est celle que lui impose son imagination, or la tienne est biiiiiiien plus développée que celle de Grey Fullbuster.

Makarov avait raison : elle avait oublié ça et c'était la première leçon qu'on apprenait lorsqu'on voulait être mage de création. La magie de création était un type de magie qui donnait forme aux pouvoir magiques et l'imagination du mage lui donnait toute sa versatilité. C'était ce qui lui avait tant plu dans cette matière et avait fait pencher la balance. Comment avait-elle pu oublier ça ?! C'était complètement aberrant.

— Alors pourquoi...

— C'est là qu'intervient ton premier problème. l'interrompit le Maître. Ta détermination.

— En quoi mon choix dans une élection de Miss Fairy Tail montre mon manque de détermination ?

— La détermination est liée à la confiance en soi, démontra-t-il. Et dans ton choix de vote, tu as cité toutes les femmes de la guilde sauf celle qui importe le plus dans mon exemple : Toi. termina-t-il, peiné par le visage défait de son élève et il lui releva le menton pour la dévisager. Grey n'est pas plus fort que toi parce qu'il a plus de pouvoir magique que toi, Laki. Il est plus fort parce qu'il ne tergiverse jamais. Il doute rarement et quand il le fait, ça ne dure pas et il le surmonte, il va de l'avant. Il fait des pari sur l'avenir, compte sur ses camarades et sait que s'il tombe, quelqu'un le relèvera.

Laki entendait les mots que Makarov lui adressaient mais c'était comme si ses oreilles étaient bouchées. Son cerveau les intégraient dans sa mémoire mais elle ne saisissait pas tout pour l'instant, car elle sentait qu'elle tenait quelque chose. Activé par les paroles de Maître Makarov, quelque chose était en train de se dévoiler quelque part dans son esprit mais elle ne savait pas d'où ça allait jaillir.

— Il doit aussi avoir peur, continuait Makarov, imperturbable. Mais la peur ne le paralyse pas. Il ne pense pas qu'il va échouer ou que ça va être dur, car il le sait et malgré ça, il avance. Si tu avais la même confiance en toi, en tes capacité et avec du travail sur toi-même, tu pourra te hisser au niveau que tu souhaite, quel qu'il soit. Tu as aussi oublié une autre leçon primordiale : Celle qui dit que l'élément de la magie n'est pas important quand il s'agit de la puissance d'une magie de création, étant donné qu'il ne fait que donner une forme aux pouvoir du mage. Aucun élément n'est faible de base. L'élément de la magie d'un mage n'est qu'une représentation inconsciente de l'image que le mage a de lui-même, Laki.

— Je...Je crois que j'ai compris ce que voulait dire Lyon ! s'écria Laki.

— Lyon de Lamia Scale ? releva le maître, surpris.

— Oui ! Il n'avait pas pu me conseiller pour m'aider mais m'avait juste répété une phrase que leur Maître à lui et Grey leur disait toujours : « Parmi toutes les magies, la magie est celle qui offre le plus de liberté. Chaque création est unique. Sois dévoué et cherche ta propre forme » récita-t-elle. J'ai tellement cherché le sens de cette phrase que ça me tournait et retournait la tête, mais je crois que j'ai compris. J'ai pas besoin de me comparer à qui que ce soit ! Chaque création est unique et moi aussi je suis unique. Personne ne peut me battre parce que pour me battre, il faut être moi et seule moi peut être moi aussi bien !

— Je n'ai pas tout compris mais je crois que tu tiens le bon bout, supposa le maître.

— C'est sûr, que je le tiens, ce fichu bout.

— Mais je n'ai pas fini.

— Désolée.

— Pour que tu puisse t'améliorer, il faut que tu améliore ta confiance en toi et que tu augmente ta connivence.

— Pardon, ma quoi?

— Ta connivence, répéta-t-il. La connivence est un terme que l'ont utilise pour qualifier une certaine alchimie entre le mage et son élément. Plus la connivence est élevée, plus le mage peut développer ses compétences et les diversifier. Du moins, c'est la théorie, mais je ne suis pas assez bon dans ce domaine pour te guider efficacement, c'est pourquoi je voudrais que tu ailles voir une de mes connaissances. Mais attention : c'est un mage très occupé, très important ET il est assez...excentrique, donc tu vas devoir t'adapter si tu veux apprendre. la prévint-il.

— Ça ne sera pas un soucis. Je ne vous ferait pas honte, n'ayez aucune crainte. lui assura Laki.

— Bien, dit-il en sautant de la table. j'ai une annonce à faire, mais viens me voir demain. Je te donnerai une lettre que tu devras livrer à cette personne.

— Est-ce que je peux connaître au moins son nom, demanda la jeune femme lorsqu'ils atteignirent la porte de la bibliothèque.

— Hein ? Oh, il s'appelle Warrod Seeker, répondit Makarov en poursuivant son chemin tandis que Laki hésitait entre la joie dans fard et l'incrédulité.

Par les couettes de Mavis ! Est-ce que je moi, Olietta Laki, vais VRAIMENT apprendre d'un des dix mages saints ?!

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— Hahahaha ! Allez Ever, tu pourrais quand même faire un effort ! (Effort ! Effort ! Effort!)

— Et pourquoi ? C'est lui qui a voulu se battre. Qu'il se débrouille maintenant, répondit la rajinshû.

— C'est un Homme ! (Homme ! Homme ! Homme !)

— Je t'ai rien demandé, rétorqua le frère de Lisanna, en lançant un regard irrité aux figurines de Bix.

— Tu devrais faire plus attention à mon frère si tu l'aime. les taquina la blanche, qui tenait toujours l'écureuil d'Olietta dans les bras.

Laxus était assis parmi eux, mais il ne les écoutait que d'une oreille. En même temps, ils débitaient un tel ramassis de connerie qu'une oreille suffisait amplement. Lui, essayait plutôt de se concentrer sur le mec qui était en train de les épier avant qu'ils n'arrivent à la guilde.

Comment tu sais que c'était un mec ? demanda la boule de poil de Laki à Laxus qui lui lançât un regard torve.

Casses-toi de ma tête, le blaireau.

Je suis pas un blaireau mais un vifly.

Et alors?

Et alors, je suis une créature magique dont l'intelligence dépasse de loin celle de l'animal dont tu me traite et même de certains humains, j'ai l'impression. répondit-il du tac au tac, faisant sourire en coin le dragon slayer blond. Allons, ne me dis pas que tu n'apprécies pas de discuter avec moi, parce que je suis sûr que si c'était pas le cas, tu ne me répondrais même pas.

Fais pas le malin. Si je ne t'électrocute pas, c'est parce qu'Olietta le saura et que tu es dans les bras de Lisanna.

Oui, oui, c'est ça. Alors ?

Alors quoi ?

Comment tu peux être sûr que c'était un mec ? De ce que tu te souviens, tout son corps était couvert. Ça pourrait très bien être une femme, les cheveux qui dépassaient ne prouvent rien.

T'es vraiment casse-burnes quand tu t'y mets, hein.

Disons que je ne me laisse pas facilement détourner de mon objectif. termina le rongeur en pointant ses oreilles dans sa direction, attendant sa réponse.

Je sais pas comment je le sais, mais c'était un mec. dit le dragon, sûr de lui. Sa façon de se tenir, je sais pas mais je suis quasiment sûr que c'est un mec. Une impression. dit pensivement le blond.+

— Bon, Laxus, tu vas nous dire ce qui te tracasse où il faut qu'on te tire les vers du nez ? intervint Evergreen que Laxus croyait concentrée sur Elfman qui se faisait rafistoler par sa jeune sœur.

Laxus soupira. Impossible de penser tranquille quand ils étaient là et en plus maintenant, il y avait un rongeur télépathe qui ne s'en laissait pas conter. En même temps, c'était pas comme si il pouvait ne rien leur dire : ils étaient avec lui à ce moment-là donc ils étaient concernés au premier chef.

— Y avait un type qui nous observait en contrebas de la côte quand on est arrivé, tout à l'heure.

En fait, il est pas sûr que ce soit un homme, parce que la personne portait une armure intégrale. indiqua Epixerus à la cantonade.

— Je viens de te dire que j'en suis sûr, Blaireau.

Je suis PAS un blaireau.

— J'ai rien vu. les interrompit Bixlow.

— Ça fait froid dans le dos. accorda Lisanna qui comprenait à demi-mots.

— On peut toujours compter sur Laxus pour couvrir nos arrière, acquiesça Fried.

— C'est donc pour ça que tu es redescendu alors. comprit Evergreen, attentive.

— Ouais. Quand je suis arrivé en bas, il s'était déjà tiré, mais j'ai eu son odeur. La prochaine fois que je me croise, je le sentirai.

Les Rajins, Lisanna et Elfman se regardèrent avec un air entendu. Ils savaient très bien que ce ne serait pas bon pour la personne en question, et la tension que les mots de Laxus avaient jeté s'atténua. Mais pas pour Fried et Laxus. Fried avait toujours été le plus rapide de la bande, à la comprenette.

— Le problème, c'est qu'on était pas que tous les quatre dans la côte quand tu as vu cet homme. se souvint le vert d'une voix sombre.

— C'est ça. approuva Laxus en croisant ses bras.

— Merde, c'est vrai, admit Bixlow. Laki nous suivait de près, alors on l'a attendu, indiqua-t-il à Lisanna et Elfman.

— Donc la question est de savoir si... commença Fried.

— Si c'était nous ou Olietta que ce type suivait, conclut Laxus en hochant la tête.

La porte de la bibliothèque s'ouvrit pour laisser le passage à Makarov et Olietta qui discutaient. Laxus observa la jeune femme qui semblait choquée par ce que venait de lui dire son grand-père. Qu'est-ce que ce vieux fripon lui avait dit pour qu'elle paraisse aussi... Déboussolée ? Laxus n'eut pas le temps d'y penser plus car Gramps leur fit signe de le suivre à lui, mais aussi à tous les mages présents tandis qu'il se dirigeait vers le palier qui donnait accès à l'escalier du premier étage.

Laxus se posta en retrait, et observa les membres de la guilde présents à part ceux qui étaient à leur table : Erza, les Shadow Gear, Nab, Vista, Juvia (Tiens ? Quand était-elle arrivée celle-là?), Max, Warren, Reedus, Macao, Wakaba et les Connel. Tous étaient dans l'expectative, mais le dragon slayer se demandait où avait bien pu passer le reste de l'équipe Natsu ? Ils avaient dû partir juste après le combat contre Max, et cela voulait dire que Natsu mettait maintenant moins de temps à récupérer. Perdu dans ses pensées, Laxus loupa le début du discours de son grand-père.

— Et donc, j'ai décidé de me retirer, annonçait-il. Je vais maintenant vous présenter le prochain Maître...

Quoi ? A peine revenu, il voulait déjà abdiquer ? C'était quoi son problème au Vieux ? Laxus n'aurait jamais pensé qu'il était lâche mais... Non. Il devait y avoir une autre explication et il faut dire que cela faisait des années qu'il aurait dû se retirer, en effet. Il aurait pu le faire si lui-même n'avait pas foutu le bordel avec sa Bataille des Fées, quoique non même pas.

A ce moment-là, Laxus n'était pas encore prêt à reprendre les rênes et il ne l'était toujours pas. Son Gramps n'avait personne sur qui compter pour le remplacer, c'était pour cela qu'il était encore là, mais apparemment il avait maintenant trouvé un remplaçant et ce n'était pas lui. Certes, c'était douloureux mais à quoi bon ressasser : il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. De toute manière, il n'avait pas le choix. Apparemment, tout le monde pensait peu ou prou la même chose, parce qu'il entendait les murmures des mages présents. Même Macao se préparait mentalement à être nommé.

Aucune chance que ce soit toi, mon vieux.

Tandis que son grand-père poursuivait, Laxus ressentait que tout le monde attendait avec impatience qu'il nomine le futur Maître et ils étaient par conséquent tous concentrés sur lui. Mais lui et la violette qui les avaient rejoints avaient bien captés, eux, Mirajane qui se précipitait vers le Maître pour, sans doute, lui dire quelque chose. C'était pour cela que lorsque Makarov présenta le cinquième Maître de guilde Gildartz Clive, ce fut une Mirajane embarrassée et rougissante qu'il eut à la place.

Lol, tu l'avais pas vue venir celle-là, hein Gramps. pensait le blond en retenant un rire devant le visage estomaqué du vieux.

— Il est où Gildartz ? s'étouffa celui-ci.

— Il a laissé une lettre, lui répondit la barmaid en la lui tendant. Makarov la lui arracha presque des mains pour se mettre à la lire frénétiquement.

En voyant les expressions de surprise, colère et abattement qui se succédaient sur le visage de son grand-père, Laxus se douta qu'il n'aurait pas fini de se marrer. Il avait voulu nommer Gildartz, un mage aussi puissant qu'abruti, à la tête de la guilde et ça venait visiblement de lui sauter à la figure... Le dragon croisa les bras et pencha la tête pour attendre la suite avec impatience. Vaincu par le contenu de la missive, mais aussi par les « gosses » qui le tannaient pour qu'il la lise à voix haute, Makarov s'y mit avec résignation.

« Maître (et les autres de la guilde),

Je ne suis pas taillé pour être Maître, je suis désolé, disait-il alors que tout le monde éclatait de rire dans la salle. Tout le monde connaissait bien Gildartz même s'il n'était pas là souvent. Cependant, je vais saisir l'opportunité pour donner seulement deux ordres, en tant que Cinquième Maître : Le premier : Je réintègre Laxus Draer en tant que membre à part entière de Fairy Tail. »

Laxus cru que son ouïe lui avait joué des tours, mais à voir comment les Rajinshû venaient de se ruer sur lui pour le serrer dans leur bras, non, ce n'était pas une erreur. Cet alcoolique l'avait réintégré et il n'avait même pas eu le cran de le faire en face ! Il balaya du regard les autres membres qui le regardaient avec des sourires de félicitations et certains même, de satisfaction. Ben merde alors... Soudain, il ressentit une chaleur intense juste en-dessous de son pectoral gauche qui se calma avant de devenir vraiment douloureuse. Il connaissait cette douleur : C'était celle que l'on vous infligeait en vous apposant une marque de guilde sur la peau. Même sans soulever son T-shirt, il savait qu'elle serait là où elle avait toujours été et où était sa place.

Ses souvenirs de ce moment resteraient confus, parce que tout se bousculait dans sa tête. Mais bizarrement, la seule chose dont il se souviendrait plus tard serait le grand sourire qu'Olietta lui avait adressé avant d'articuler exagérément en silence « Je suis contente pour toi » parce qu'elle ne voulait pas s'approcher de ses Rajinshû qui ne tenaient plus en place.

— Si c'est ce que le Cinquième Maître ordonne, alors nous n'avons d'autres choix que celui d'obéir. accorda Makarov d'une voix ou perçait une désapprobation feinte qui ne fit ni chaud, ni froid à Laxus : S'il n'avait vraiment pas été d'accord, sa marque de guilde ne serait pas réapparut. Le blond se fit violence pour ne pas rire comme Lisanna et conserver un visage impassible. Son grand-père reprit la lecture de la lettre.

« Le second : Je désigne Makarov Draer en tant que Sixième Maître de Fairy Tail »

— ENCORE ?! s'exclama le père d'Ivan au bord de l'apoplexie.

Là, son petit-fils ne se retint plus et éclata de rire avec les autres pendant que son grand-père hurlait à la mort.

« Je vais voyager un moment. Mais je reviendrait quand l'envie me prendra, comme d'habitude. Jusque là, prenez soin de vous. Fairy Tail est mon foyer, je reviendrai toujours. Mais j'espère que d'ici là, Fairy Tail sera de nouveau la première guilde de Fiore, mais ce n'est pas à moi de le faire. C'est à vous tous !

Maître, ceci est votre ultime tâche : Celle de rendre son titre de meilleure guilde de Fiore à Fairy Tail. »

Il y eu un long silence, avant que le maintenant Sixième Maître de Fairy Tail se mette à engueuler un mage qui n'était même pas là, comme si rien n'était.

— Mon ultime tâche tu dis ? Espèce d'abruti ! explosa-t-il en levant des poings menaçants. Jusqu'à que ce soit le cas, je ne laisserait personne d'autre devenir Maître ! jura-t-il pendant que tous riaient de cette phrase maintenant culte. JE SERAI MAÎTRE JUSQU'À MA MORT ! s'égosilla-t-il pour finir tandis que Laxus marmonnait dans sa barbe de ne pas parler de malheur. Qu'on m'amène à boire, tout de suite !


NdlA :

(1) I wasn't looking for a knight to save me, but a knife to fight : Une phrase que j'ai aussi lue quelque part mais je ne sais plus où, avec une image représentant Erza. Mais cette phrase me semblait plus appropriée pour Laki, Lisanna ou Lucy (si vous voyez ce que je veux dire). C'est un jeu de mot intraduisible entre Knight (Chevalier) et Knife (Couteau) : Je ne cherchais pas un chevalier pour me sauver mais un couteau (une arme) pour me battre.

Woké ! J'ai réussis à me foutre le cafard toute seule avec la première partie de ce chapitre. Après, me voilà en train de kyatter naïvement à cause de Pix qui, je trouve est trop chou x'). Tuez moi s'il vous plaît. Pour le titre du chapitre, pour comprendre l'allusion, il faut utiliser l'alphabet phonétique de l'OTAN x)