A mes chers Non-Inscrits :
Clina: Je dois avouer (à ma grande honte) que je ne savais même pas qu'il y avait des livres Star Wars! ^^"Après tous ces compliments que tu as pris soin de glisser dans ta review, je dois avouer que j'en suis au même stade de gonflement que la tante Marge avant qu'elle ne s'envole! lol Et bien figure-toi que, dans cette bulle, notre cher Severus revient un peu sur ce qui s'est passé dans la vignette précédente, et qu'il ne se montre pas moins "pervers" qu'il ne l'était en voyant Hermione pour de vrai en face de lui. Il cogite, le petit coquin, et il se rend compte que quelque chose a changé dans sa manière de percevoir Hermione (non, SANS BLAGUE ?). Le pauvre est un peu long à la détente, il faut bien l'avouer... Mais comme tu "frissonnes d'impatience" à l'idée de découvrir de quoi peut bien s'agir le "buisson savant", je ne te fais pas attendre plus longtemps!
HBP: Comment peux-tu dire que tu "ne voix pas trop" et proposer ensuite une profusion de thèses plutôt intéressantes concernant la nature du "buisson savant" ? Ta dernière idée, particulièrement, était assez machiavélique et perverse de ta part: tu voulais que nos deux tourteraux y goûtent et finissent par se sauter dessus, n'est-ce pas ? Et qu'ils se retrouvent en tenus d'Adam...et d'Eve! Ca me fait vraiment très plaisir que tu ait vu Sabrina, je me sens très PUISSANTE à l'idée que j'ai pu te donner envie de le voir, c'est dire! ^^" Dans la version récente, la tranformation de Sabrina à Paris est un peu différente: elle va travailler dans la mode et "se faire" un photographe, tandis que dans celle de 1954, elle prend des cours de cuisine et, du moins à ce que j'en sais, ne s'y "tappe" personne. Sinon, les deux films sont vraiment très proches. C'est vrai que le truc des flûtes de champagne, c'est vraiment à mourrir de rire! D'ailleurs, j'ai eu une petite idée qui vient de me venir... Mais je ne t'en dirai pas plus, tu le reconnaîtra facilement en voyant ce qu'elle sera devenue! Je te dédicacerai la bulle en question! ;p C'est gentil de me prévenir de ton absence. En même temps, j'ai fait un tel scandale lorsque Clina n'a pas reviewé une de mes bulles que tu as du avoir peur de la guillotine si tu ne donnais pas une excuse mais ça va, j'assume: je règne par la terreur! Passe de bonnes vacances! ^^
MarynS: Des petits Rogue, trop bon! Génial, j'espère que tu vas aimer le film, tu as pris quelle version ? Disons que le statut de "Non-Inscrit" a comme avantage de vous faire figurer en bonne place en tête de bulle, vous devenez des stars, en fait! Mais ne vous faites pas d'illusions, les Inscrits ont aussi droit à leurs réponses et je ne fais pas de favoritisme! J'espère que cette fin de suspense te plaira!
Lily: C'est tellement gentil à toi d'avoir pris la peine de laisser des reviews à plusieurs de mes fics! Je suis contente qu'elles te plaisent! Pour en revenir à Bulles de vie, bulles d'amour en particulier, la comparaison avec des souvenirs est assez intéressante. Vu que les vignettes sont brèves, on a un peu l'impression d'entrer l'espace de quelques secondes dans la pensine d'un des deux personnages. J'espère que cette suite ne te décevra pas!
A tout le monde:
Merci à tous pour vos reviews, qui se font de plus en plus nombreuses. J'espère, une fois de plus, que cette vignette remportera votre adhéson (bon je sais la formule fait un peu pompeuse mais je m'efforce de ne pas me répéter) ! BONNE LECTURE!
BULLES DE VIE, BULLES D'AMOUR
IX. Se venger 2
Plan buisson savant : deuxième partie, victoire par KO !
Tous les matins au réveil et plusieurs fois par jour, Severus jetait un œil par la fenêtre, espérant à chaque fois que la mystérieuse plante d'Hermione aurait surgi de terre. Comme la jeune femme l'avait prédit, un orage avait éclaté et il avait été suivi de deux jours de pluie. C'était le troisième jour, trois jours depuis qu'Hermione était revenue de sa séance de jardinage dans une tenue parfaitement indécente, trois jours depuis qu'elle l'avait provoqué, trois jours qu'il guettait à la fenêtre, qu'il ne pensait plus qu'à ça. Trois jours qu'il revoyait cette adorable traînée de terre qui lui barrait le front lorsqu'il l'avait interceptée à dessin en haut des escaliers.
La pluie avait cessé de tomber, le jardin était plus vert que jamais, un vert criard qui sautait aux yeux du professeur même lorsqu'il essayait de penser à autre chose, de se concentrer sur sa prochaine mission, de se raisonner, de traiter Hermione de gamine alors même qu'elle n'en était plus vraiment une. Où était passée son élève enthousiaste, sa petite miss-je-sais-tout orgueilleuse et revancharde ? Revancharde, ça, elle l'était toujours, orgueilleuse aussi, et miss-je-sais-tout également… Non, en fait, ce qu'elle n'était plus, c'était « petite ». Ou du moins avait-il cessé de la voir ainsi. Et il s'en voulait. Oh oui, il s'en voulait ! Alors il maugréait, un œil fixé en permanence sur le jardin, il errait telle une ombre, jamais loin des fenêtres, toujours dans l'aile sud.
Les autres occupants de la maison, lorsqu'il les croisait, l'observaient étrangement. Seule Hermione semblait ne pas se poser de questions. Elle passait devant lui presque sans le voir. Il ne savait pas ce qui était pire. Les autres qui le fixaient de manière gênante ou elle qui l'ignorait superbement. Le lendemain du troisième jour, enfin, le soleil refit son apparition, alors même qu'il ne l'attendait plus. Il n'avait jamais aimé le soleil, pourtant, mais là tout était différent. Sa faute à elle. Et il la maudissait pour ça. Ce quatrième jour, le maître des cachots fut particulièrement fébrile : il passa une bonne partie de la journée enfermé dans sa chambre, le nez à la fenêtre. Il priait pour que tout le monde le croie en plein travail.
Le matin du cinquième jour, enfin, il fut exaucé. Dès qu'il repéra un je-ne-sais-quoi de pas marron du tout, un fouillis tout flou qui ressemblait vaguement à un assemblage de feuilles, il se précipita au rez-de-chaussée comme si sa vie en dépendait. Lorsqu'il arriva dans le jardin, Hermione s'y trouvait déjà, penchée sur la chose, le regard empli d'une tendresse toute maternelle. Severus s'approcha, silencieusement, presque religieusement. La jeune fille ne l'entendit pas et sursauta violemment en sentant sa présence dans son dos. D'abord décontenancée, elle eut un sourire en coin et s'écarta pour libérer la vue. Le sorcier écarquilla les yeux, abasourdi.
Devant lui se trouvait certes un assemblage de feuilles toutes plus banales les unes que les autres mais, au milieu de ces feuilles, fleurissaient de minuscule petits livres. Cela ressemblait tellement à ce qu'aurait pu faire Hermione qu'il se demanda pourquoi il n'y avait pas pensé plus tôt. Il eut presque envie de sourire. Presque. Il s'approcha encore pour tenter de lire le titre des ouvrages en fleur. Là, il faillit s'étrangler. Avait-il bien lu ?
« Vous…vous… Mais c'est mon livre de potion, celui que je lisais lorsque vous m'avez posé toutes ces questions idiotes, l'autre soir ! »
« Bien observé ! », s'exclama Hermione comme si c'était la chose la plus normale du monde.
« Mais…mais OU EST MON LIVRE ? C'est une édition très rare vous savez ! »
« Votre édition très rare est enterrée sous ce magnifique buisson du savoir, n'est-ce pas merveilleux ? », s'exclama la jeune fille, plus enthousiaste que nécessaire.
« QUOI ? »
« Vous savez, pour faire germer une plante, il faut d'abord planter une graine, enfin je ne vais pas vous faire un dessin… A votre âge, professeur, je suppose que vous savez comment on fait les bébés ! »
Severus en resta bouche bée. Hermione fit volte-face et s'éloigna lentement, un sourire victorieux aux lèvres.
