Lord of the Authority FR

Bonjour à tous, désolée le chapitre 8 était prêt depuis vendredi mais pour ceux qui ne le savaient pas, le site ff a buggé et je n'ai pas pu poster.

Merci quand même pour toutes vos reviews que j' adore (inscrits ou non).

Merci pour votre soutien et vos encouragements, ça me touche énormément !!

Disclaimer : Les personnages sont la propriété de Stéphenie Meyer et l' histoire de Cullensgirl90.

Bon chapitre…

Chapitre 9 :

Point de vue Edward

Je n' avais pas besoin que ma famille me dise que j'étais un monstre au cœur de pierre. Je pouvais m'en rendre compte moi-même. Tout ce que j'avais à faire était regarder dans les grands yeux chocolat d'Isabella, et cela suffisait à me prouver que j'étais un abruti. Elle était la plus belle créature sur laquelle j'avais jamais posé les yeux, et je n'avais de cesse de la repousser.

C'était injuste.

On pouvait dire que je ne contrôlais plus ma colère, mais ça n' apaisait pas ma culpabilité. Je ne savais pas pourquoi j'avais tout de suite accusé Isabella, car il était évident qu'elle ne pouvait pas être celle qui avait décoloré mes cheveux. Si seulement j'avais pris le temps de réfléchir à cette foutue situation, je ne me serais pas précipité à frapper son pauvre dos avec cette ceinture cloutée. Elle ne le méritait pas. Même la fille qui avait déteint mes cheveux ne le méritait pas. J'aurais dû laisser mon père gérer la situation. Après tout, la fille est son esclave. Il ne l' aurait jamais battue presque à mort.

« Putain, t' es malade Edward, » m'avait dit Emmett après m'avoir enfin calmé. « Je te jure t'as perdu la tête. Bordel, à quoi tu pensais pour les battre comme ça de façon démesurée ? Ce n' était qu'une blague. »

« Emmett, mes cheveux sont décolorés. Tu parles d' une blague, » je lui répondais.

« Je trouve ça marrant. Et peut être que si tu n'étais pas un tel salaud, tu ne serais pas la victime des farces de tout le monde. »

J'avais essayé de m'excuser auprès d'Isabella, mais je savais qu'elle ne me pardonnerait pas si facilement. Elle avait dit que tout était pardonné, mais j' en doutais. Personne , pas même la plus gentille personne au monde ne me pardonnerait après ce que j' avais fait. Mais c'était notre mode de vie. Nous enlevions des filles qui venaient de foyers désastreux et nous les amenions ici. Nous étions atroces avec elles, mais elles étaient tout de même mieux ici que dans leurs propres familles. Mon père levait rarement la main sur une des filles. Il montrait son autorité de façon subtile. Toutes les filles le respectaient. Après quelques mois chez nous, elles se sentaient à l'aise car elles savaient que personne ne leur ferait de mal. Certaines venaient de foyers où la violence faisait partie de leur quotidien. Tout le monde ici était modéré et compréhensif.

A part moi.

J'étais un monstre. J'étais le seul que les filles craignaient car j'étais le seul de la famille qui pouvait les faire souffrir. Elles m'évitaient comme la peste.

Mon père ne voulait pas me laisser prendre une épouse tant qu' il n'était pas sûr que ma colère était sous contrôle. Il savait qu' il me faudrait une femme assez coriace pour résister. Quelqu'un qui pourrait gérer mon agressivité. De toute évidence, Isabella avait cette vivacité. Si je n'avais pas été si furieux qu'elle me désobéisse, j'aurais éclaté de rire lorsqu'elle avait ouvert la porte qu'Emmet chargeait. A un moment, il y avait même eu une étincelle dans ses yeux, mais je l'avais éteinte. Je l' avais enfermée deux semaines au sous-sol. Je ne la nourrissais pas toujours, je ne la laissais pas aller aux toilettes régulièrement, je la laissai dans le noir et maintenant, elle était terrorisée par l'obscurité. Qui pourrait lui en vouloir ?

C'était ma faute si elle était effrayée maintenant. Elle était vraiment en droit de me détester. J'avais même envisagé de la laisser partir, mais où ? Elle ne pouvait pas renter chez elle. On avait entendu au journal que ses deux parents avaient été arrêtés pour possession de drogue. Sa mère avait un impressionnant laboratoire de métamphétamines dans leur arrière-cour. Si on la relâchait maintenant, elle irait en foyer d'accueil. Le système des foyers d'accueil était horrible, mais à ce stade, j'avais l'impression que n'importe quel endroit au monde serait mieux pour elle que d'être enfermée dans ma chambre.

Elle était la plus jeune fille qu'on ait jamais ramené. La plupart des filles avaient au moins 17 ou 18 ans. Elle était splendide pour une fille de 15 ans. Je n'avais jamais vu quelq'un comme elle, et je l'avais instantanément voulu pour moi. Je voulais être son univers, alors j'essayai de tout lui enlever. Je l'avais forcé à oublier ses parents et son propre nom de famille. Je la frappai juste pour l' obliger à m'obéïr.

Je voulais qu'elle soit comme Rosalie et Alice. Elles aimaient Emmett et Jasper de tout leur cœur, elles obéissaient à chacun de leur souhait. Comme toutes les filles de la maison, elles avaient été arrachées à leurs foyers. Le père de Rosalie avait sexuellement abusé d'elle, et la famille d'Alice avait l'habitude de lui coller de sacrées raclées parcequ' elle pouvait « voir » les choses. Alice pensait qu'elle pouvait voir le futur en fonction des décisions des gens, mais j' avais déjà vu une de ses visions se réaliser. Elle m'avait dit il ya des mois que j' épouserais une fille qui me comblerait d'adoration. Je ne voyais pas Isabella me vouer quelque sorte d' amour que ce soit à l'heure actuelle. Bien que je ne puisse pas le lui reprocher.

Rosalie était un chat sauvage quand elle avait été amenée ici. Elle avait mis tellement de coups de pieds dans les parties de James qu' il avait dû recourir à la chirurgie, et maintenant, il était stérile. J'avais voulu lui faire une standing ovation pour ça. Ce connard de malade le méritait. Quoi qu'il en soit, Emmett avait choisi Rosalie pour devenir sa femme car il aimait le feu en elle. Je ne l' ai pas vue pendant plusieurs semaines et j'en avais déduit qu' il l'avait enfermée. Quand elle refit surface, elle avait toujours ce feu mais elle était différente. On pouvait lire dans ses yeux qu'elle aimait Emmett plus que toute autre chose au monde.

Lorsque j' avais demandé à mon frère comment il avait fait pour apprivoiser la bête sauvage, il se contenta de rire et dit, « d' une main ferme, mon frère. ». J'avais pris son conseil trop au pied de la lettre. Je pensais qu' il avait été brutal avec elle et que c'était comme ça qu' il l' avait poussée à l'aimer. J'avais tort. Emmett n'avait jamais frappé Rosalie. Il ne l'avait jamais giflée. Il ne l'avait jamais fouettée avec une ceinture ou enfermée dans un sous-sol sombre, froid, moisi. Il était ferme avec elle, mais il ne lui avait jamais fait de mal. Il avait gagné sa confiance et son amour. Jasper en avait fait de même avec Alice.

Je ne pensai pas qu'Isabella puisse me faire assez confiance un jour pour m'aimer. J' aurais déjà de la chance si je pouvais la faire parler avec moi.

Après l'incident des cheveux décolorés, je l'avais laissée dormir dans mon lit et j'avais dormi sur le canapé. Le matin suivant, je l' avais mise où elle pouvait voir la télé et je lui avais demandé ce qu'elle voulait regarder, mais elle ne m'avait jamais répondu. Elle avait juste dit, « ce que tu veux regarder. » Alors, je m'étais contenté de mettre un bon film que la plupart des gens appréciaient. Elle s'endormit à la moitié du film, alors j'avais mis un oreiller sous sa tête et éteind la télévision. Elle avait besoin de se reposer. Elle devait se rétablir.

Jasper m'avait dit que le seul moyen de gagner sa confiance était d'accomplir divers actes de bonté. Je tentai de lui demander ce qu'elle préférait manger au petit déjeuner, mais elle ne me donna jamais de réponse claire. Je lui demandai si elle aimait les pancakes, elle hocha la tête. Je lui demandai ce qu' elle préférait comme nappage, et elle haussa les épaules. J' appris en la regardant qu' elle mangeait de tout. Il faut dire, qu' il se pouvait qu' elle mange quoi que je mette devant elle par peur que je ne la nourrisse pas assez souvent. Alors, j'étais allé voir les filles qui avaient été enlevées avec elles et j' avais obtenu quelques réponses de leurs part. Elle aimait les pancakes aux pépites de chocolat et le chocolat au lait. Son émission télé préférée était Jon and Kate Plus 8*, mais les anciens épisodes. Elle détestait les films d'horreur ou gores. Elle n' aimait pas le rap ni la musique country, et elle aimait lire. Beaucoup. Elles m' avaient dit qu' elle lirait à peu près n' importe quoi, mais ce qu' elle préférait par-dessus tout, c' était les romans classiques. Esmé aussi adorait lire, par conséquent, elle avait tous les classiques. Elle m'autorisa à lui en emprunter autant que je voulais.

Je devais commencer petit à petit, alors j'entreprenais de commencer avec le petit déjeuner. Un matin, je me levai extrêmement tôt et préparai des pancakes aux pépites de chocolat. Une des filles qui était à la cuisine me regarda en souriant mais ne dit rien.

Isabella me regarda avec un air soupçonneux alors que j' entrai avec un plateau. « T' as faim ? » lui demandai-je. Elle hocha la tête et s'assit précautionneusement. Les marques sur son dos cicatrisaient doucement, mais heureusement, aucune ne s'était infectée.

Je guettai son expression alors que je posai le plateau juste devant elle. D'abord, elle parut surprise, mais son visage inexpressif reparut rapidement.

« Comment as-tu su ? » murmura-t-elle, sans me regarder.

J' avais pensé à lui mentir et lui dire que j'avais deviné, mais je savais que je ne gagnerais pas sa confiance en lui mentant. « Tes amies m'ont dit .»

Je laissai le plateau sur le lit pour qu'elle puisse manger, et me dirigeai vers le canapé qui était devenu mon lit, puis j'allumai la télé. Quand je la regardai de nouveau cinq minutes plus tard, son assiette était vide et le verre de chocolat au lait avait disparu.

« Tu as fini ? » lui demandai je.

Elle hocha la tête de nouveau et balaya de sa main quelques morceaux de chocolat autour de sa bouche. « Oui. »

Je me levai pour récupérer le plateau. Ses yeux étaient posés sur moi durant tout ce temps. « Je dois aller en ville pour faire quelques courses aujourd' hui. Je te laisserai la porte ouverte pour que tu puisses sortir de cette pièce. Je sais que tu détestes être enfermée ici en permanence. »

Elle continuait de me fixer sans laisser transparaître d'émotion, hors mis ses yeux qui montraient sa confusion.

« As-tu besoin de quelque chose tant que je suis dehors ? » lui demandai-je, espérant obtenir un semblant de réponse de sa part.

« N..Non. Je n'ai besoin de rien. » Murmura-t-elle avec douceur. « Merci quand même. »

« Pas de problèmes. Fais moi juste savoir si tu as besoin de quoi que ce soit. »

Je laissai la porte ,d' ordinaire verrouillée, ouverte alors que je descendai l' escalier pour me débarrasser du plateau, de l'assiette et du verre. Quand je remontai, elle était toujours sur le lit et me regardait prudemment.

« Tu devrais un peu bouger aujourd' hui. » lui dis je en saisissant mon porte-feuilles et ma veste. « Ca t'aidera à te sentir mieux. »

Je réalisai alors qu'elle ne portait qu'un short et un châle autour de sa poitrine pour dissimuler ses entailles. « Attends. Je reviens tout de suite. »

Je courai au rez de chaussée jusqu'à la chambre de Jasper et Alice pour voir si je pouvais emprunter un chemisier. Alice se contenta d'un petit sourire en coin et me tendit une veste en tricot grise à manches longues. Bella aurait froid si elle sortait de ma chambre avec seulement un débardeur. Elle regarda attentivement le vêtement quand je le lui tendis.

« Tu as besoin d'aide pour l'enfiler ? » lui demandai je. Elle fît non de la tête et passai ses doigts sur le tissu du chemisier. Je soupirai. Ca allait prendre plus de temps que je ne l'aurais cru. « Appelle Alice ou Rosalie si tu as besoin de quoi que ce soit. Je te vois dès mon retour. »

Je lui dérobai un dernier regard avant de quitter la pièce.

*jon and kate plus8 : Série TV US

Voilà , pour tous ceux qui se posaient des questions sur Edward, vous en savez un peu plus…

Bisous à tous et bonne nuit !!!