Hello guys ! Eh oui, je poste très vite (pour une fois haha) parce que vous m'avez vraiment motivés à écrire la fin de cette fic.

Ceci est donc le dernier chapitre, et je croise les doigts pour ne décevoir personne, que ce soit les anti-Theo ou les pro-Theo.

Bonne lecture !


Chapitre 9

Après des heures de mise au point avec ses chevaliers –mise au point interrompue trois fois par des envies soudaines de nourriture de la part de Gwaine -, Arthur avait finalement accepté de tenter le plan qu'ils lui avaient proposé.

Il se trouvait donc dans sa salle du trône, où il attendait impatiemment Theo, qu'il avait fait demander. Il se sentait plus stressé que jamais, mais il savait qu'il ne pouvait pas se permettre de le montrer. Si Theo sentait qu'il s'agissait d'un piège, même pour une seconde, tout serait fichu. Il ne pouvait pas se permettre la moindre erreur. Il priait également pour que Gwaine soit capable d'amener Merlin au bon moment. Non pas qu'il doutait de la volonté de son chevalier, mais il n'était pas sûr qu'il soit capable de se maitriser s'il passait devant la cuisine, auquel cas il retarderait son arrivée.

Cependant il mit tous ses doutes de côté et se re-concentra lorsque Theo apparut, escorté par Leon.

- Vous avez demandé à me voir ? demanda Theo, visiblement étonné, tandis que Leon quittait la pièce.

- En effet, confirma le roi en quittant son siège et se retrouvant à quelques mètres de Theo. Je pense qu'il est temps qu'on parle.

- Vous avez enfin réalisé que vos efforts étaient vains et vous m'annoncez que vous abandonnez ?

- En fait, je voulais vous poser une question.

- Laquelle ?

- Vous m'avez demandé comment je vivais le fait de mentir à Merlin, alors je vous renvoie la question : Comment vous le vivez ?

- La différence entre vous et moi, Arthur, c'est que je ne lui mens que pour son bien.

- Oh, vous trouvez que le manipuler pour qu'il quitte ses amis et la ville qu'il considère comme chez lui pour aller dans un coin perdu avec personne d'autre que vous, c'est pour son bien ? Quel bien ça va lui apporter, hein ? Vous cherchez à emmener Merlin loin d'ici pour votre propre bien, Theo, pas pour le sien. Vous vous fichez éperdument de son bonheur, tant que vous n'êtes pas seul, vous considérez que tout va bien. Vous dites que je n'ai que très peu d'amis, ce qui est vrai, je le reconnais. Mais vous, vous n'en avez aucun. Et si vous pensez que Merlin va rester avec vous à tout jamais, vous vous trompez. Même s'il venait à vous suivre, croyez bien qu'il finira par le regretter, parce que Camelot lui manquera, parce que Gaius, lui manquera, ainsi que les chevaliers, qui sont ses amis. Et…

- Vous savez ce qui est drôle ? C'est que vous soyez si sûr de connaître parfaitement Merlin. Et surtout que vous pensiez que vous lui manquerez. Ce n'est pas parce que vous, vous tenez à lui que l'inverse est réciproque.

- Je pense que c'est vous qui ne le connaissez pas. Et c'est exactement ce qui vous perdra, vous et votre plan. Vous avez besoin de Merlin, vous avez besoin qu'il reste avec vous, et uniquement vous, parce que s'il ne reste pas…Vous n'avez personne. Vous n'avez jamais eu personne. Quelle est la dernière personne à vous avoir dit « je t'aime », hein ? Je parie que vous n'avez jamais entendu cette phrase. Personne ne tient à vous, et si vous veniez à mourir, vous ne manquerez à personne. Pire, personne ne s'en rendrait compte. Vous passez votre temps à me rappeler combien je suis seul, mais vous ne faites que reporter votre propre solitude sur moi. Et croyez-moi, Merlin ne vous suivra pas si c'est pour vivre dans la solitude, il ne le supporterait pas. Mais vous vous en fichez, parce que tout ce qui compte, c'est que vous vous sentiez aimé. Le pire, c'est que vous ne vous rendez pas compte d'à quel point cette situation est malsaine. Vous n'aimez pas Merlin, vous aimez seulement le confort qu'il vous apporte. Si vous l'aimiez vraiment, si vous le considériez comme votre ami, vous voudriez qu'il soit heureux, et vous savez pertinemment qu'il est heureux ici. Mais vous ne savez pas ce que c'est que d'aimer, n'est-ce pas ? Vous ne savez même pas ce que c'est que d'être aimé. Même votre propre père ne vous aimait pas. Il l'a dit à Sir Leon, il ne vous a jamais aimé. Vous êtes seul et vous le resterez, parce que…..

Arthur n'eut pas l'opportunité de finir sa tirade. Il se retrouva au sol avant d'avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. Theo s'était jeté sur lui et le maintenait au sol, assis à califourchon sur lui. Arthur savait que le plan était en train de fonctionner, mais les mains de Theo se resserraient autour de sa gorge, et il ne parvenait pas à s'en défaire. Il commençait sérieusement à manquer d'air, et il n'y avait aucun signe de Gwaine, ou de Merlin, ou de qui que ce soit d'autre.

Au-dessus de lui, Theo fulminait.

- Vous ne me connaissez pas ! Comment osez-vous me juger ?! Dès que je vous ai vu, j'ai su que vous me poseriez des problèmes ! Vous n'avez aucune idée de ce que je ressens, et encore moins envers Merlin. Vous vous servez de lui pour faire vos corvées, c'est pour ça que vous voulez le garder. Moi je le traite comme mon égal. Peut-être que j'aurais dû vous tuer dès le début, au lieu d'élaborer des plans, ça m'aurait évité bien des efforts, et ça aurait été bien plus rapide !

Arthur avait cessé d'écouter. Il ne parvenait plus à respirer, et la porte ne s'ouvrait toujours pas. Il finit par ne plus avoir la force de se battre, et se sentit partir.


Lorsqu'il revint finalement à lui, il remarqua qu'il pouvait respirer à nouveau. Il avait mal, mais il ne sentait plus les mains de Theo sur sa gorge. A moins qu'il ne soit déjà mort, bien sûr.

Il ouvrit péniblement les yeux, et il lui fallut quelques instants pour parvenir à distinguer les traits du visage de Gwaine. Le chevalier était penché au-dessus de lui, et semblait sourire, d'après ce qu'Arthur pouvait voir. Il distinguait également Elyan, Leon et Perceval derrière lui.

- Ah, la princesse est réveillée ! Ca va, le coussin est confortable ?

D'abord, Arthur ne comprit pas. Puis il sentit une main bouger sur son torse, et remarqua qu'il n'était pas allongé sur le sol. Plus précisément, il était assis sur le sol, mais le haut de son corps reposait sur celui de quelqu'un d'autre. Bougeant péniblement afin de voir de qui il s'agissait, il faillit s'évanouir à nouveau.

- Eh, Arthur ! Restez éveillé.

Arthur aurait reconnu sa voix entre mille.

- Merlin ?

- Restez allongé, lui intima Merlin en l'empêchant de se relever.

Arthur avait envie de se lever, de savoir ce que Merlin avait entendu, et ce qu'il s'était passé après qu'il se soit évanoui, mais il savait qu'il n'en avait pas encore la force. Il n'avait pas dû passer loin de la mort, cette fois. Il se laissa tomber sur Merlin, et ne bougea pas pendant plusieurs minutes, reprenant des forces.

Lorsqu'il sentit qu'il allait mieux, il se redressa légèrement, et déglutit.

- Que s'est-il passé ? Où…Où est Theo ?

- Là-bas, répondit Gwaine en désignant un coin de la salle. Perceval l'a assommé, mais il y est allé un peu trop fort, et ça fait déjà un moment qu'il dort.

Arthur se tourna pour voir le visage de son serviteur.

- Merlin, je…

- Taisez-vous, vous devez vous reposer.

- Je vais bien.

Arthur n'eut pas le temps d'ajouter quoi que ce soit, car Theo venait de se réveiller et s'était levé pour avancer vers eux.

- Tu ferais mieux de reculer, déclara Gwaine en portant la main à son épée.

Theo ne l'écouta pas, et fit un pas de plus en direction de Merlin.

- Restes loin de moi.

- Merlin…

- J'ai dit : Restes loin de moi !

Merlin décala Arthur sur le côté, et se leva pour faire face à son ami d'enfance.

- Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça ?

- Merlin, tu… Tu n'as pas entendu ce qu'il a dit…

- Je me fous de ce qu'il a dit. Theo, si…Si Gwaine ne m'avait pas entraîné dans ici pour chercher sa bague, Arthur serait mort. Tu l'aurais tué. Alors crois bien que je me fiche de ce qu'il a dit, rien ne justifie que tu aies tenté de tuer mon ami.

- JE suis ton ami ! Pourquoi est-ce que tu tiens tellement à lui ? Pourquoi tu ne tiens pas à moi ?

- Je tenais à toi, Theo. Avant que tu ne me trahisses comme ça. On peut avoir plusieurs amis tu sais, et tu étais l'un des miens. Vraiment. Mais c'est fini. Je ne veux plus jamais te voir. Je veux que tu quittes Camelot, et que tu ne reviennes plus jamais. Je ne sais pas pourquoi tu as fais tout ça, et honnêtement je ne veux pas le savoir. Tu as détruit toute l'amitié que je te portais.

- Merlin, laisses moi t'expliquer !

- Je ne veux pas de tes explications.

Avant de laisser à Theo le temps de répondre, Merlin quitta la salle du trône d'un pas décidé. Arthur voulut se lever pour le suivre, mais Gwaine posa une main sur son torse en balançant la tête de gauche à droite.

- Non, Arthur. Je pense qu'il veut être seul.

Alors qu'Arthur se résignait, Theo reprit ses esprits après être resté un moment sans voix, et il s'avança d'un air furieux vers Arthur. Elyan et Leon réagirent au quart de tour, et le maitrisèrent tant bien que mal. Perceval vint à leur rescousse et le plaqua contre le mur, tandis que Gwaine aidait Arthur à se relever.

Le roi s'avança et se planta face à Theo.

- Je pourrais te tuer, ici et maintenant.

- Oh, on ne se vouvoie plus ? Peu importe, tuez moi.

- Mais je ne le ferai pas. Parce que je sais que tu souffriras bien plus en restant en vie, et en sachant que Merlin, le seul ami que tu n'aies jamais eu, te hait.

Puis, il s'adressa à ses chevaliers.

- Jetez-moi ça hors de Camelot.


Un peu plus tard, après avoir eu la confirmation que Theo avait quitté Camelot, en pleurs selon Leon, Arthur se rendit chez Gaius, espérant trouver Merlin dans sa chambre.

Ce dernier s'y trouvait bien, assis sur son lit. Il releva la tête en entendant la porte bouger.

- Arthur. Vous allez bien ?

- Je vais m'en remettre, répondit le roi en s'asseyant près de son ami. La question est de savoir comment toi tu vas.

- Bien, dit Merlin d'un ton qui ne trompa pas Arthur.

- Merlin… Je suis désolé, tu sais, vraiment.

- Ce n'est pas votre faute, vous avez essayé de me prévenir.

- Non je… J'aurais aimé avoir tort. Je sais que tu n'as jamais eu beaucoup d'amis, moi non plus d'ailleurs, et je sais ce qu'on ressent. J'aurais aimé que le seul ami qui te restait après la mort de Will ne soit pas… Tu vois…

- Merci Arthur. Mais vous avez tort.

- Comment ça ?

- Je n'ai jamais eu beaucoup d'amis, c'est vrai. Mais c'était avant d'arriver à Camelot. Ici, j'en ai. Gwaine, Perceval, Leon, Elyan, Gwen… Vous. Et vous en avez, vous aussi.

Arthur ne put s'empêcher de sourire, et, après un moment d'hésitation, prit Merlin dans ses bras. En sentant les bras de son serviteur se resserrer dans son dos, il laissa échapper un soupir. Il avait toujours eu un sentiment de solitude, mais plus maintenant. Merlin avait rempli un vide dans son cœur, et s'il pouvait lui rendre la pareille, alors il savait que tout irait bien. Peu importe les obstacles qui se trouveraient sur leur route, tel Theo.


Voilà voilà, j'espère que personne n'est trop déçu ^^

Peut-être que certains d'entre vous attendaient du Merthur à proprement parler, mais je n'avais pas présenté la fic telle quelle au départ et je ne pouvais donc pas imposer du Merthur à des lecteurs qui n'en voulaient peut-être pas. J'ai tout de même essayé de faire une fin qui puisse être interprêtée de la manière que vous voulez, amitié, bromance, romance...

Cependant, j'ai adoré écrire cette fic, et je vous aime tous beaucoup (moment niais XD), donc si beaucoup d'entre vous le veulent, je peux vous écrire un "bonus" dirons-nous Merthur. Ou un bonus sur ce que devient Theo après. Ou aucun bonus parce que vous trouvez la fin absolument parfaite haha.

Dites-moi si vous voulez quelque chose, et si non, je tiens à vous dire à quel point j'ai aimé écrire cette fic avec vous et à quel point vos reviews sont hyper motivantes !

Love you all ~