oxoOoxo

Le book coffee de la cinquième avenue était un lieu où il ne s'était rendu que rarement. Il appréciait la lecture certes, mais cela n'était pas au point d'aller dans ce genre de lieu, et surtout qu'il n'avait pas forcément le temps. Il n'y était aller que deux ou trois fois en tout et pour tout. Mais la présence d'une jeune femme aux boucles brunes expliquait la sienne ici.

Ils entraient dans le café alors que la montre de John indiquait quatorze heures trente. . L'endroit était accueillant avec ses murs crèmes et les épais rideaux pourpre qui entouraient la grande baie vitrée donnant sur la rue. Le sol était un parquet clair, se mariant parfaitement au mobilier de l'établissement, composé d'étagères emplies de livres, mais également de table. L'endroit n'était pas plein, mais il y avait tout de même pas mal de monde en ce mercredi après-midi. Ils étaient en ville depuis la fin de la matinée, et après être allé flanné dans les avenues commerciales de Manhattan ils avaient déjeuner dans un restaurant italien de la connaissance de John qui avait autant plu à Elizabeth qu'à Emily. Puis, ils étaient venus là.

Les trois nouveaux arrivés se dirigèrent vers l'une des table libre pour y prendre place. Le militaire avait Emily sur ses genoux et la diplomate aux boucles noires avait pris place face à eux. Elle jeta un regard aux alentours et fini par déclarer :

-« Cet endroit est vraiment charmant. »

-« Je suis heureux qu'il vous plaise. » lui assura Sheppard avec un petit signe de la tête.

Se fut alors qu'un serveur arriva pour prendre leur commande. Ils prirent tous les deux un café et l'homme s'en alla. Elizabeth se saisit ensuite de son sac et en sorti le biberon qu'elle avait préparé pour sa fille, rempli de grenadine à l'eau, boisson que la petite fille aux yeux turquoise appréciait beaucoup. Elle l'ouvrit et finit par le tendre à John qui le prit et commença à faire boire sa filleule.

-« Je vais choisir un livre. » prévint alors la dirigeante d'Atlantis. « Vous voulez quelque chose ? »

-« Pourquoi pas un livre pour enfants pour Lily. » hasarda le séduisant pilote.

-« Je vais chercher ça tout de suite. » annonça la jeune femme en se levant et en abandonnant sa fille et son ami.

Elle se dirigea vers les rayons emplis de livres et chercha quelque chose qui pouvait l'intéresser. Elle vit plusieurs ouvrages qu'elle avait déjà lu ou qu'elle ne connaissait pas du tout. Son attention s'arrêta alors sur un Mary Higgins Clark qu'elle n'avait jamais lu . Elle le saisit, curieuse de ce nouveau livre de la romancière à succés qu'elle appréciait beaucoup. Sur la couverture se trouvait écrit en grandes lettres blanches le nom de l'auteur et en dessous le titre 'La nuit est mon royaume'. La jeune femme aux yeux de jade lut le résumé à l'arrière du livre et fut satisfaite. Elle se dirigea ensuite vers l'étalage pour enfants et choisit un livre qu'elle savait plaire à Emily. Puis, elle revint vers John et sa fille alors que cette dernière venait de finir son biberon. Le militaire releva la tête quand Elizabeth arriva à leur hauteur.

-« Vous avez trouvé ? » demanda t'il en rasseyant Emily correctement sur ses genoux.

-« Oui, voilà pour vous. » dit-elle en lui tendant le livre pour enfant qu'elle avait trouvé.

-« Merci. » lui répondit Sheppard en se saisissant de l'ouvrage. « Et vous qu'avez-vous pris ? »

-« Ceci. » indiqua t'elle en lui désignant le roman policier.

-« Oh, 'La nuit est mon royaume'… » lut le chef de SGA1. « Très bon roman, le suspence tient vraiment jusqu'à la fin. »

-« Vous l'avez lu ? » demanda Elizabeth surprise. « Je ne savais pas que vous aimez Mary Higgins Clark. »

-« Pas plus que ça. » certifia le jeune homme. « Mais une partie de l'action se passe à l'Acédémie militaire de West Point. » précisa t'il alors.

-« Acédémie où vous avez étudié. » assura la jeune femme au souveir de son dossier.

-« Exact. » acquiesça Sheppard avec un signe de la tête. « Vous voyez donc d'où vient mon intérêt pour se livre. »

-« Je vois tout à fait. » lui certifia son vis-à-vis aux boucles noires. « Et bien je vais commencer à le lire et je vous dirais s'il me plait. »

-« Vous savez que l'on peut acheter les livres. » lui rappela le militaire avec un léger sourire.

-« C'est vrai ? » demanda Elizabeth étonnée. « Et bien voilà qui est une bonne chose. » assura t'elle avant de se plonger dans la lecture.

Les minutes passèrent ainsi, la diplomate aux boucles brunes dévorant son roman policier, et le jeune homme face à elle lisant les aventures d'une petite marmotte à sa filleule. Ils ne virent pas l'après-midi passer, et la nuit commençait à tomber quand Elizabeth sortit de son livre. Elle ne l'avait pas encore fini, mais l'histoires l'avait tellement absorbé qu'elle n'avait vu le temps passer. Elle regarda à l'extérieur, le soleil avait tourné et la rue était plus sombre désormais. Le ciel aussi s'était assombri, bien que le crépuscule n'était pas encore là. La jeune femme jeta un coup d'œil à sa montre, il était déjà dix-huit heures. Elle leva ensuite ses yeux vers John et Emily qui lisaient un nouveau livre, et elle ne se souvenait pas avoir vu le militaire se lever.

-« Vous avez fini ? » lui demanda John en relevant ses yeux vers la leader atlante.

-« Non, pas encore. » lui répondit-elle. « Mais c'est impressionnant captivant comme histoire. » expliqua t'elle. « Je n'arrive vraiment pas à savoir qui pourrait en vouloir à Jane… Et comment il ou elle a pu deviner l'existance de Lily. » poursuivit-elle. « C'est vrai… Gordon, Carter ou encore Marc…. C'est vraiment un vrai casse-tête. »

-« Je vous rassure c'est comme ça jusqu'à la fin… » plaisanta John.

-« Et c'est censé me rassurer ? Merci John pour votre solicitude. » ironisa Elizabeth

-« Je vous en prie. » répondit le pilote aux yeux verts en hochant de la tête. « Je pensais… Il est déjà dix-huit heures passées cela vous direz qu'on aille boire un café ou manger un truc quelque part ? »

-« Bonne idée. » certifia son vis-à-vis aux boucles noires.

-« Bien, allons-y. » lança Sheppard en prenant Emily dans ses bras et en se levant.

Il remit la petite fille dans sa poussette et ils se dirigèrent vers la caisse pour régler ce qu'ils avaient bu durant l'après-midi, et le livre qu'Elizabeth avait décidé d'acheter. Le vendeur leurs annonça le prix, la jeune femme chercha son porte feuille mais John lui dit alors :

-« Laissez, je vous l'offre. »

-« Merci beaucoup. » lui assura Elizabeth avec un ravissant sourire qui fit battre le cœur du militaire sans qu'elle en ait conscience.

-« C'est avec plaisir. » lui assura son ami en tendant sa carte de crédit au vendeur.

Ils finirent de payer et tous les trois sortirent du 'Book Coffee' avant de se diriger vers le centre de Manhattan pour quelques heures encore.

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La voix de Janis Joplin chantant 'Travel in mind' flottait dans la salle à manger de la maison de John en ce vendredi midi. Une délicieuse odeur de plat cuisant dans le four régnait partout dans la pièce, alors que l'horloge affichait 11h55. Le militaire et Elizabeth étaient attablés dans la salle. La jeune femme aux yeux de jade lisait des rapports en jetant qulques regards furtifs à John qui donnait à manger à Emily. Sa fille protestait souvent , ne voulant visiblement pas de la purée de carotte que lui proposait son parrain. Elle secouait vivement la tête empêchant ainsi le séduisant pilote de lui donner à manger. John essayait de protester mais ses tentatives étaient vaines.

-« Allez Emie sois gentille avec John… » lui ordonna Elizabeth sans dureté dans la voix et ses yeux émeraude pétillants de malice.

-« Muh ! » riposta la petite fille aux yeux turquoise. « Veux pas ! »

-« C'est une situation désespérée… » se plaignit John, adressant à Elizabeth un regard suppliant.

-« Le grand Colonel John Sheppard se laisserait-il abattre par une petite fille de dix-huit mois ? » lâcha la diplomate aux boucles ébène, taquine.

-« C'est très mesquin de vous moquer… » siffla Sheppard en plissant les yeux.

-« Me moquer ? » s'offusqua Elizabeth. « Je n'oserai jamais… Mais regardez, Emie semble s'intéresser à la purée… » ajouta t'elle en désignant sa fille.

Le militaire souleva un sourcil et tourna son regard vers sa filleule. En effet, elle était enfin intéressée par l'assiette qui se trouvait devant elle. Malheureusement pour ses deux aînés, elle s'employait à manger la purée avec ses doigts, ce qui arracha une grimace à son parrain.

-« Il y a des manières plus présentables pour manger… » se moqua t'il légèrement.

-« Essayez avec la cuillère maintenant. » lui proposa Elizabeth. « Peut-être qu'elle daignera s'y intéresser. »

John hocha de la tête et reprit en main la cuillère. Il essaya à nouveau de nourrrir Emily, cette dernière lui adressa un grand sourire. Il crut qu'enfin elle allait se laisser faire mais non… A la place de cela elle tendit ses mains pleine de purée vers le colonel, qui se retrouva bientôt avec le visage complètement orange.

Elizabeth, qui avait repris sa lecture, releva à cet instant les yeux qu'elle arrondit ensuite de surprise en voyant l'accoutrement de son séduisant vis-à-vis. Elle ne put s'empêcher d'éclater de rire, sous le regard noir de Sheppard.

-« Désolée.. » s'excusa t'elle entre deux éclats de rire. « Le orange vous rend tout à fait charmant… » le taquina t'elle alors que John constatait les dégats en aventurant ses mains sur sa joue. « C'est comment dire… » poursuivit la diplomate aux boucles brune songeuse. « Orange ! »

Puis, elle éclata de rire à nouveau, ce qui fit sourire le pilote. Après tout, la voir ainsi ne pouvait que le remplir de joie, et le ridicule ne tuait pas après tout… Et Rodney en savait quelque chose… Il jeta un coup d'œil à Emily, qui le regardait avec un sourire d'ange… Il ne pouvait décidément pas lui en vouloir elle était si adorable. Mais la présence de nourriture orange sur son visage n'était pas l'expérience la plus plaisante qu'il ait connu. Il tourna son regard vers Elizabeth qui s'était légèrement calmée. Cela le rendait heureux de la voir rire ainsi… Après un début de semaine difficile, il avait vu qu'elle s'était détendue et qu'elle avait pris un réel plaisir à tout ce qu'ils avaient fait ses cinq derniers jours… Du Book Coffee à la ballad dans Central Park… Et il espérait sincèrement que sa présence y était pour quelque chose… C'était plus fort que lui, après tout ses sentiments pour la jeune femme aux yeux de jade étaient réels, et il n'arrivait pas à les refouler…. Alors il espérait qu'un jour, il pourrait l'aimer réellement…

Ils s'étaient encore rapprochés durant cette petite semaine, leur complicité se faisant plus grande. La tendresse de leur relation s'était également aggrandie, même s'ils n'étaient pas ensemble… Non, c'était une tendresse et une affection profonde qui les liait… De l'amitié pure, même si John aurait voulu bien plus.

Se fut donc dans l'élan de la situation, et sûrement influencé par le magnifique sourire qu'affichait la femme de ses désirs – qu'il prononça sa phrase

-« Au lieu de te moquer, pourrais-tu me donner une serviette ? »

La jeune femme le regarda alors étonnée. John se demanda ce qu'il avait fait et se rendit compte que sous le coup, il venait de la tutoyer.

-« Oh…Excusez-moi… » s'exclama t'il quelque peu décontenancé.

-« Non… Ce n'est rien. Lui assura la jeune femme aux boucles ébène. « Et puis… Ca ne me dérange pas. » finit-elle par déclarer après une brève hésitation.

-« Quoi donc ? » demanda John se saisissant du torchon qu'elle lui tendait.

-« Le tutoiement…. » répondit son charmant vis-à-vis. « Après tout depuis le temps que nous nous connaissons et… » elle hésita quelques instants sur les termes à employer. « La nature de notre relation….. » elle jugea ça un peu trop conformiste mais c'était les seuls mots qui lui étaient venus à l'esprit. « Je pense qu'on peu se le permettre… »

-« Je suis d'accord. » acquiesça le militaire avec un peit sourire, après avoir hôté la purée de carotte de son visage. « Voilà… C'est mieux sans la purée. » plaisanta t'il.

-« En effet… » pouffa la jeune femme aux boucles brune en regardant du coin de l'œil le pilote qui était désormais débarrassé de la nourriture. « Le orange te va bien au teint.. mais tout de même tu es mieux sans. » ajouta t'elle avec un air mutin.

John lui adressa un faible sourire. Elle n'avait décidément pas conscience de l'effet que ses paroles avaient sur lui… pauvre de lui… Mais il fallait bien endurer ça pour avoir la chance d'avoir la diplomate à ses côtés… Même en temps qu'amie.

-« Que veux-tu faire après manger ? » finit-il par demander, essayant de calmer les battements de son cœur, qui s'était accélérer en repensant à ce qu'il ressentait pour elle.

-« Et bien… » hésita Elizabeth soudain sérieuse. « J'aimerai aller voir la mère d'Evan dans le Bronks… Elle n'a pas vu Emily depuis sa mort et je… »

-« Il n'y a pas de problèmes. » lui assura le brun avec un sourire rassurant, lui posant une main sur l'avant-bras. « Si tu veux, je t'accompagnerai jusqu'à la station de métro et j'irai voir un de mes amis qui vit dans le coin. Comme ça, pendant ce temps-là Emily pourra voir sa grand-mère. » assura t'il ensuite, en posant son regard vert sur sa filleule qui jouait avec son assiette de plastique vide.

-« Tu es sûr que cela ne te dérange pas ? » s'enquit à nouveau la jeune femme aux yeux de jade légèrement embarrassée.

-« Non, ne t'en fais pas pour moi. »

-« Merci… » souffla Elizabeth, sincèrement reconnaissante.

Se fut alors qu'un bip se fit entendre. John sourit alors.

-« Les lasagnes sont prêtes je crois ! » s'exclama t'il en se levant. « Tu m'aides à mettre la table ? »

-« Bien sûr… » approuva la jeune femme en fermant son dossier. « J'ai hâte de goûter à tes lasagnes… » lui dit-elle ensuite, avec un ravissant sourire.

-« J'espère que tu ne mourras pas empoisonnée… » plaisanta le militaire.

Puis, ils s'activèrent à préparer le repas et sortirent de la maison de John prés de deux heures plus tard.

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Le chant des oiseaux et le bruit de la circulation au loin était la seule chose qui se faisait entendre dans cette maison de la banlieue pavillonnaire de New-York en ce matin de fin d'été. Mais alors que 6h30 arriva, une première sonnerie de réveil Retentit. Dans le lit, une jeune femme aux boucles brunes se retourna dans son sommeil, mais ne se réveilla pas pour autant. Puis, une seconde sonnerie retentit alors, puis une autre et encore une autre… Elizabeth se redressa dans le lit, qu'elle fut surprise de trouver vide. Puis elle jeta un regard noir à tous les réveils et poussa un profond soupir de lassitude. Elle décida de se lever, assourdie par tous ces bruits de réveils, se dirigea vers la sortie de la chambre, et prit au passage une chemise d'homme qui traînait là. Encore plongée dans les limbes de son sommeil, elle descendit les escaliers qui menaient à la cuisine de John, où une odeur d'œufs au bacon et de café, et d'où elle pouvait entendre quelque chose cuisant dans une poêle. Sans adresser un bonjour à l'homme qui faisait la cuisine elle dit :

-« Tu sais quand je t'ai demandé de me réveiller à six heures et demies hier… Certes je voulais être réveillée à six heures, mais j'aurais tout de même voulu avoir le choix… Au cas où je n'avais pas envie d'aller travailler par exemple… Du coup, tu es le responsable du plus grand massacre de réveils de ce début de troisième millénaire… »

-« Tu as tué tous les réveils ? » demanda une voix masculine alors qu'elle arrivait à la dernière marche des escaliers. « Même le lapin rose ? »

-« Surtout le lapin rose ! » répondit Elizabeth avec une lueur de victoire dans les yeux. « Cette horreur ne traînera plus sur la commode de notre chambre. »

-« Bah voyons… » soupira son vis-à-vis à moitié désespéré seulement. Puis, il releva les yeux et lui adressa un sourire taquin. « Alors, comment vas-tu ce matin ma belle ? » lui demanda t'il en encerclant sa taille de ses bras et en se rapprochant dangereusement d'elle.

-« Heureusement pour toi chéri, j'ai passé ma mauvaise humeur sur ton réveil-lapin.. » se moqua la jeune femme au regard émeraude. « Alors je dirais… que tout va bien. »

-« Tant mieux… Et paix à l'âme de mon réveil… » soupira le jeune homme. « Et vous comment allez-vous ? » demanda t'il alors en s'adressant au ventre d'Elizabeth.

Car en effet, la longue nuisette pourpre de la jeune femme laissait apparaître une rondeur déjà bien visible à son ventre.

-« John arrête ! » s'exclama la diplomate aux boucles brunes. « Tu as fini de parler à mon ventre ? »

-« N'écoutez pas votre mère Jules et Cléo… elle ne dit que des bêtises… » dit le militaire en s'adressant encore au ventre de sa compagne, mais surtout aux jumeaux qui y demeuraient.

-« Sid et Nancy. » le rattrapa Elizabeth. « J'ai changé d'avis. »

-« Quoi encore ? » s'étonna le pilote alors que sa femme prenait un verre de jus d'orange et allait s'assoir à table.

-« Oui… sincèrement Jules et Cléo… pauvres enfants. » soupira la jeune femme alors que John venait mettre deux assiettes d'œufs au bacon devant eux. « Et au fait, pourquoi 'Sid et Nancy' ? » demanda t'il après s'être installé en face d'elle, et qu'Elizabeth eut pris le journal.

-« Comme le couple Nancy… une fan anonyme et son idole Sid Vicious.. ; » répondit Elizabeth rêveuse.

-« Tu veux appeler nos enfants comme le bassiste des Sex Pistols et sa groupie ? » demanda John outré.

-« Parce que tu préfère qu'on les appelle Jules et Cléo pour César et Cléopâtre ? » se moqua sa compagne aux boucles ébène.

-« C'est plus glorieux oui je trouve… » s'offusqua le militaire après avoir bu une tasse de café. « Ou alors trouvons autre chose… »

-« Roméo et Juliette ? » interrogea Elizabeth.

-« Hors de question… Johnny et June ? »

-« Johnny et June ? » l'interogea sa femme curieuse.

-« Et bien… Comme Johnny Cash et sa femme June Carter. » précisa le militaire.

-« Pas Johnny pitié… » soupira la leader aux yeux de jade. « Quoi que l'appeler John ça ferait très narcissique de ta part. »

-« En même temps, le pauvre sera entouré de deux filles… » lui rappela Sheppard. « Il faut bien qu'il est un beau prénom pour s'en sortir. »

-« Bah voyons.. » ironisa Elizabeth mine de rien. « Et pourquoi pas Kurt et Courtney ? » demanda t'elle alors.

-« Kurt Cobain et Courtney Love ? » l'interrogea le jeune homme en fronçant les sourcils.

-« Exact. » acquiesça la jeune femme en buvant une gorgée de jus d'orange.

-« Hors de question… Tu veux leur mort ou quoi ? »

-« Alors Elizabeth et William comme dans 'Pirates des Caraïbes'… » proposa t'elle innocemment.

-« Et c'est moi le narcissique ? » releva John en soulevant un sourcil dubitatif.

Elizabeth lui tira puérilement la langue et tous deux éclatèrent de rire.

Elle se redressa dans son lit et finit par regarder autour d'elle. Ses yeux s'habituèrent à l'obscurité et elle reconnut la chambre d'ami de John. Elle était seule dans la chambre et venait de se réveiller en sursaut. Elle posa les yeux sur le réveil, il affichait 2h39…. Un rêve… Ce n'était qu'un rêve. Mais les images étaient encore bien précises dans son esprit… Et ce sentiment qu'elle avait ressenti… Un sentiment de bonheur. De joie… C'était étrange… Mais c'était surtout la présence de John dans ce rêve qui la perturbait…

Elizabeth se passa une main sur le visage et poussa un profond soupir. Elle prit ensuite la bouteille d'eau qui se trouvait sur la table de nuit et en but plusieurs gorgées. Elle la reposa et essaya de calmer les battements de son cœur… Mais que se passait-il ?