Bonsoir !

Merci pour vos lectures et vos reviews :)

S-Lay L. : XD forcément, fantasmes de fangril. Toutefois, même si son ton est plus doux, c'est surtout du... désespoir si je puis dire. Il s'abandonne à son diable... En effet, il faut qu'il s'y fasse, car sinon, ils seront cuits durant la soirée !

JuliaLoveKuro : Je vois cela XD désolée de t'avoir fait mijoter pendant une semaine^^ la suite est (enfin) arrivée.

bissenchi : Pour le moment, non. Ciel n'est pas aussi facile à courtiser qu'une femme énamourée ;p

My Sweety Angel : Merci ;) Non, pas un rat TOUT nu, un RAT NU, nuance (tape rat nu dans Google et ça va vite refroidir tes ardeurs XD ; en faisant abstraction des rats taupes nus).

Lady lisa-chan : Non mais les chatouilles, c'est une véritable torture ! Perso, j'ai toujours vu Tanaka comme quelqu'un de voyant (et prévoyant aussi), du coup, je pense qu'il se doute que Seby n'est pas net^^' Pour la robe de mariée, tu as répondu toi-même à la question : jamais je ne me marierai (sauf pour les impôts). Des sous-entendus ? Pas du trou ! Oui, ça ferait du bien à Ciel un pich-pich XD Lemon ? Tu as dit lemon ? Perverssse ! XD Sinon, je te propose de lire ce chapitre pour répondre à tes premières questions ;p (et merci encore, mais non, je ne trouve pas XD).

Bonne lecture et... bon lemon :D


Ciel cligna plusieurs fois des yeux.

_ Tu ne sais pas ? Tu ne vas pas me faire croire que tu ne sais pas ! Sebastian ! L'autre soir, tu m'avais sorti l'excuse du fait que d'autres avaient tenté de me toucher. Pour en fin de compte me prendre violemment. Alors, Sebastian ? C'est quoi la vraie raison ?

_ Je ne sais pas, je vous l'assure. Peut-être votre âme l'émoustille encore plus ? Qui sait ? Mais je ne pense pas… Je suis un démon, le péché de luxure ne m'est pas étranger. Surtout avec certains de mes contractants. Mais pas à ce point. Je suis littéralement consumé par le désir. Je vous veux. Ame, corps et pourquoi pas cœur. Même si c'est de la haine, j'en serai enchanté. Car amour et haine se ressemblent et vous ne penserez qu'à moi. D'ailleurs, n'est-ce donc pas cela que vous ressentez parfois ? Bocchan ? Vous avez certes confiance. Non. Vous devez avoir la confiance de votre majordome, confiance en moi, mais rien ne change au fait de ce qu'il s'est passé cette nuit. Je ne sais même pas si elle est sensée être néfaste ou bénéfique. Vous ressentez peu à peu de la crainte, de la répugnance voir même de la haine à mon égard.

Tout en disant cela, il s'était penché et humait l'odeur de son contractant, caressant du bout de son nez, son cou gracile. Ses yeux vermeils virent que le jeune garçon frissonnait et fermait les yeux.

_ Vous pensez sans cesse à moi. Vous avez besoin de moi comme vous me répugnez et tentez en vain de me bannir de votre monde. Vous avez raison, nous sommes probablement en train de nous détruire. Notre relation devient terriblement malsaine. Nous nous consumons. Nous nous déchirons. Nous nous haïssons. Nous nous aimons. Nous nous désirons. Nous nous répugnons. Nous nous perdons dans les méandres de la folie.

Il enleva ses gants et il passa ses mains sous la chemise de Ciel. Ce dernier tenta de l'en empêcher mais Sebastian l'arrêta en l'embrassant. Leurs yeux étaient ouverts, se fixant l'un et l'autre. Le démon se détacha de ses lèvres, à seulement quelques centimètres tandis qu'il continuait de caresser le corps du jeune garçon.

_ Tu t'en rends bien compte alors, murmura Ciel dans un souffle.

Il gémit légèrement en sentant le démon presser son anatomie contre la sienne.

_ Bien sur que je m'en rends compte, répondit Sebastian. Je sais que je vous rends malheureux depuis le jour où notre confiance est née, depuis le jour où nous avons commencé ce jeu. Je n'étais pas surpris des paroles du shinigami. Toutefois, je ne voulais pas le savoir.

Ciel se cambra légèrement et lâcha un soupir mêlé de plaisir et de peur.

_ Que tu me rendais malheureux ?

_ Oui.

D'une main experte, Sebastian dégrafa son pantalon et sortit son anatomie dressée.

_ J'ai pris conscience de cela à l'instant même où il l'a dit. Je le savais au fond de moi mais je ne voulais pas le savoir. Vous le saviez aussi mais vous avez mis plus de temps à comprendre. Il a suffi de cette soirée pour que vous puissiez comprendre toute l'envergure de la chose.

Comme pour interpréter ses paroles, Sebastian souleva le bassin du jeune garçon, écarta bien ses fesses et commença à l'appréhender. Ciel sentit la douleur et voulut crier. Néanmoins, le démon l'embrassa en même temps, étouffant cette plainte. Il se retira pour parler de nouveau.

_ En tant que démon, je dois avouer me délecter de votre souffrance, ironisa-t-il. Vous êtes fier, vous vous cachez de tout, y compris de vos sentiments. Mais je suis votre majordome, je me dois de vous connaître. Vous l'avez dit vous-même, je connais le moindre de vos désirs et de vos pensées par un geste ou un simple regard. Prenons cet exemple-ci. Je m'enfonce peu à peu en vous jusqu'à la garde et je jouis de la douleur que vous tentez désespérément de dissimuler derrière votre fierté et votre égoïsme exacerbés, juste pour vous prouver que vous êtes au-dessus du commun des mortels. Et d'essayer de résister au diable que je suis.

En effet, il avait rentré sa dague jusqu'à la garde, lâchant de temps à autre des gémissements de douleur de la part de son contractant. A sa surprise, Ciel ricana et le fixa.

_ Il est bien plus difficile de feindre la douleur physique qu'émotionnelle, Sebastian. En plus, tu es brutal et bien trop épais pour mon corps, hélas, enfantin.

Sebastian resta de marbre et il caressa les griffures infligées par le jeune garçon sur son torse effilé.

_ Certaines fois, vous n'arrivez pas à tout cacher et cela se ressent, Bocchan.

Ciel lui envoya un regard noir et rougit de colère.

_ J'essayais juste d'enlever la saleté, répliqua-t-il.

Cette fois-ci, le démon eut un sourire en coin.

_ Bien sur.

Il commença à faire des va-et-vient dans ce petit corps qui se cambrait à la fois de douleur et de plaisir. Ciel se mordit le poignet, ne voulant pas gémir. A la fois pour ne pas satisfaire le démon et à la fois pour ne pas alerter les domestiques qui risqueraient de le voir dans une position compromettante. Ciel ouvrit les yeux en sentant un tissu. Il aperçut un coussin.

_ Mordez dedans au lieu de votre poignet. Je ne veux pas que vous vous mutiliez à sang.

Ciel attrapa le coussin et il planta ses dents dedans tandis que le démon continuait ses mouvements de butoirs. Il ne savait pas quoi ressentir. C'était un mélange de douleur, de plaisir mais aussi une souffrance. Il acceptait avec regret que cette bête monstrueuse le prenne mais il avait mal. Mal. Pire que la douleur physique ou une douleur émotionnelle. Il avait mal au cœur, ou de ce qu'il en restait. Le jeune noble sentit son torse prit de petits soubresauts et les doigts de Sebastian effleurer ses yeux à demi-fermés.

_ Vous pleurez.


A suivre...