TADAAAAAAAAAAAAAAAAM
Je n'ose même pas regarder la date de publication du chapitre 8 tellement je culpabilise. J'ai encore une fois délaissé cet écrit, mais en voyant les commentaires, je me suis que je ne pouvais pas vous laissez encore sans nouvelle. J'ai eu des soucis comme tout le monde, puis un passage à vide ou je pensais écrire comme une licorne sans corne et sans arc en ciel. Le peu de review m'a aussi beaucoup découragé, mais ce n'est pas le nombre de reviews qui rend une histoire bonne !
En tout cas voilà. Je me suis mise un énorme coup de pied au popotin. Il est actuellement 2h10 du mat', c'est pour dire à quel point je voulais poster ce chapitre. J'espère que malgré les fautes *fatigue* vous aimerez cette petite suite :)
Cissy
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vous nem ~
Chapitre 9
"Par le bout du nez"
Son nez restait douloureux. Cela faisait maintenant une semaine que Drago évitait le plus possible de se retrouver seul en présence d'Hermione, tant la gêne qu'il ressentait était forte. Il avait aussi une irrépressible envie de refaire le nez de Potter. Bien entendu Harry n'avait pas fait exprès d'ouvrir la porte et de manquer de lui casser le nez, mais il en avait tellement ri que le serpentard s'était juré de se venger. Mais pas aujourd'hui. Drago avait des choses plus importantes à faire et tout en se forçant à se lever, il se demanda s'il était capable de faire ça tout seul. Sans elle. Il prit son courage à deux mains et ses jambes parvinrent à le porter jusqu'à la salle de bains. Il retira ses vêtements qu'il laissa à même le sol et glissa dans la baignoire. Un bain lui ferait le plus grand bien.
L'eau brûlante coula un moment sur sa peau parsemée de cicatrices, de petits souvenirs de la guerre qui l'accompagneraient pour toujours, ce qu'il regrettait à chaque fois qu'il se trouvait face à un miroir. Il resta un moment assit dans l'eau, à tenter de créer tous les scénarios possibles de cette entrevue, mais aucun ne finissait bien. Il en trembla et plongea sous l'eau. Au milieu du silence, les battements désordonnés de son cœur raisonnaient à ses oreilles. A cet instant, le blond aurait donné tout ce qu'il avait pour qu'Hermione soit là, mais c'était impossible. Elle ne se souvenait toujours de rien, elle ne voulait presque pas sortir et depuis l'incident de la baignoire, ils s'évitaient soigneusement. Malgré un résulta plutôt désastreux, Drago ne pouvait nier le fait qu'il avait apprécié ce contact presque peau contre peau avec la gryffondor. Pendant un instant, il avait cru la revoir, comme avant, puis la réalité avait reprit brutalement ses droits. Une fois la tête de l'eau, Drago fit voler une serviette jusqu'à lui. Il enroula la serviette autour de sa taille puis avança jusqu'au miroir, attacha ses cheveux et examina de plus près son visage. Son nez avait bien dégonflé et ressemblait enfin à quelque chose. Il serait présentable, malgré la peur, mais elle ne pouvait se voir, il savait la cacher. Il ne prit pas le temps de scruter ses cicatrices, dont certaines commençaient à ressortir et se détourna du miroir pour retourner dans sa chambre.
Son costume était prêt sur son lit depuis un moment. Il respira profondément puis il fila s'habiller avant de descendre.
Harry était dans la cuisine, il se battait encore avec la machine à café qui refusait de fonctionner sans un bonjour et un merci. Après quelques jets de café sur sa chemise et malgré une liste longue comme le bras de politesses, Harry parvint enfin à remplir une tasse et en offrit une à Drago.
-Je suppose que tu vas en avoir besoin. Fit Harry.
-Certainement. Répondit Drago d'une voix presque inexistante.
-Tu sais que ce ne sera pas long.
-Je sais. Seulement, je ne pensais pas qu'on me demanderais ça, à moi.
-C'est ton père. Il te parlera peut-être.
-Il m'a presque renié en apprenant pour...
-Oui... Mais il a demandé à te voir avant de dévoiler ce qu'il sait.
-Je m'en serais bien passé.
Drago ne pouvait pas prononcer le nom d'Hermione au cas ou elle serait dans les parages. Lucius n'avait pas supporté la révélation de Drago et lui et Hermione et avait presque renié son fils après lui avoir fait vivre un enfer pendant l'occupation de Voldemort. C'est alors que la gryffondor entra dans la cuisine, Pattenrond sur ses talons. Le gros chat menaça de venir se frotter contre la jambe de Drago, mais celui-ci lui donna un discret coup de pied pour le repousser et la boule de poils orange fila sous un meuble en grognant. Hermione prit place à table et se rendit compte qu'elle se trouvait en face de son nouveau et presque agréable colocataire. Elle se sentit rougir sans pour autant saisir l'origine de cette réaction. Certainement la gêne résultant de l'incident du début de la semaine ou bien du costume qu'il portait. Un costume taillé sur mesure, qui mettait en avant sa stature et faisait ressortir certains traits de son visage, comme ses yeux d'acier ou ses joues légèrement creusées. De son côté Drago n'en menait pas large. Anxieux comme jamais il ne l'avait été, il ne parvint pas à retenir le rouge de ses joues, il en avala son café de travers.
-Merde.
-T'étouffe pas, surtout pas maintenant, pas aujourd'hui. Dit Harry en tapant le dos du serpentard d'un coup sec.
-Où allez-vous ? Demanda Hermione en reposant sa tasse de thé.
-Drago à quelque chose à faire. Répondit vaguement Harry.
-Ah bon ?
Hermione se leva pour aller prendre la panière à pain et une tasse de thé avant de se rasseoir devant un Drago Malfoy pâle, inexpressif et en proie à une panique qu'elle pouvait la ressentir jusqu'au plus profond d'elle-même. Elle comprit à la grimace du serpentard qui tentait de rester calme, qu'elle devait se taire, aussi elle entreprit de déjeuner en silence. C'est là qu'il aurait eut besoin d'elle, de sa tendresse et de ces mots doux dont elle seule avait le secret. Ces gestes qui l'apaisaient quand rien d'autre n'y parvenait. Il n'avait pas revu son père depuis la fuite de celui-ci lors de la bataille de Poudlard. Même lors de son arrestation, il ne l'avait pas vu. Son père était un homme de principes, mais surtout un homme à la vision du monde unique et cette vision n'évoluerait sans doute jamais. Drago sentit alors sa marque le gratter, comme une brûlure qui commençait à le dévorer. Il résista à l'envie de s'arracher la peau et décida de s'éclipser un moment avant d'y aller. Il termina sa tasse et alla s'asseoir un moment dans sa chambre.
Assit sur le fauteuil qui faisait face à la cheminée, il respira, du moins, il tenta de respirer. Il se sentait céder à la douleur de la marque. Cette marque était là pour lui rappeler ce qu'il était et resterait toute sa vie, un traitre, un lâche, un monstre, un mangemort. Il agrippa le bras du fauteuil et pencha la tête en arrière, ferma les yeux et tenta de retrouver un peu de sérénité. Cette visite serait courte, mais il savait qu'il n'en ressortirait pas sans blessure. Il se rappela alors cette courte dispute qui avait tant fait trembler les murs du manoir, en toute discrétion, au milieu de la nuit.
FLASHBACK
-Comment as tu pu nous faire ça ?! Hurla Lucius. Me faire ça ! à moi ! Ton père !
-Lucius calme-toi s'il te plaît. Supplia Narcissa.
Drago, lui restait enfermé dans un certain mutisme, depuis que son père était tombé sur les quelques lettres que lui et Hermione avaient échangés avant d'être définitivement séparés par la guerre. Son verre de vin dans la main, Lucius fulminait, Narcissa cherchait à le calmer, car personne ne devait les entendre. Il posa son verre sur le manteau de la cheminée et se rua sur son fils en l'attrapant par son col de chemise, Narcissa tenta de le rattraper pour les séparer.
-Une sang de bourbe et l'amie de Potter ! Tu as perdu la tête ! Tu veux nous ruiner plus que nous ne le sommes déjà ? Tu veux tous nous faire tuer ?! Idiot !
-Lucius ! Laisse-le !
Narcissa parvint à les séparer et pendant que Lucius reprenait son souffle elle fit en sorte, grâce à divers sortilèges, qu'aucun bruit de sortent de la pièce.
-Si on nous entend nous sommes morts, alors je t'en prie, arrête. Ce n'est pas important.
-Pas important ? Son incapacité à tuer un vieillard à déjà tué notre réputation, nous sommes ruinés ! Et voilà que maintenant il s'entiche d'une sang de...
-Ne parlez pas d'elle comme ça ! S'emporta alors Drago pour la première fois.
-De toute manière tu ne la reverras pas. Souffla son père, le regard menaçant. Je ne serai pas de nouveau humilié par mon incapable de fils.
-Je n'ai pas peur de vous. Cracha Drago qui cherchait à récupérer son col de chemise.
-Tu devrais. Jure moi que tu ne chercheras ni à la sauver, ni à la revoir.
-Vous ne la connaissez pas.
-Je connais les gens de son espèce. Elle va profiter de toi, de tout ce que tu es et elle va contaminer notre famille, notre sang.
-Taisez-vous ! S'emporta Drago en se dégageant. Elle est bien plus humaine que ni vous ni moi ne le seront jamais.
-J'ai honte. Maugréa alors Lucius. Crois-moi, si nous gagnions et écoute-moi bien Drago, tu ne la reverras jamais. Maintenant sort d'ici.
Il lâcha brusquement Drago en le poussant vers la porte.
FIN
Il était maintenant 9h20. Il allait devoir y aller. Drago se leva et descendit. Harry était dans l'entrée, l'air anxieux.
-On est pas vraiment super copains et tout et tout, mais... bon courage.
-Merci Potter.
Drago prit sa cape, sortit sur le pas de la porte et transplana. Il ne voulait pas voir Hermione. Il savait qu'elle était certainement dans le salon, un livre en main, mais surtout il la sentait inquiète.
Une fois le serpentard hors de la maison, Harry souffla et entra dans le salon. Hermione était en effet assise dans le canapé et fixait un point imaginaire en face d'elle, elle semblait réfléchir et tripotait machinalement la manche de son pull.
-Tout va bien ? Demanda Harry en venant s'asseoir en face de son amie.
-Je ne sais pas. Je me sens inquiète sans savoir pourquoi. Harry... elle leva vers son ami un regard presque alarmé. En ce moment j'ai l'impression que tout s'emballe chez moi. Je ressens sans arrêt des émotions très contradictoires et ces impressions de déjà vu quand Malfoy est là... Tu crois que ma chute... à quelque chose à voir avec tout ça ? J'ai l'impression que ma tête cherche à me mener vers lui alors que... pourtant je lui ai dit merci...je ne comprend pas...
-Tu sais... Tu es tombé sur la tête et puis avec le sortilège ... l'incident de début de semaine.. je sais pas, ça doit jouer... On devrait en savoir plus aujourd'hui. Tes résultats d'analyse devraient enfin arriver.
Harry n'était pas doué pour parler par moment et à cet instant il aurait tout donné pour trouver un autre sujet de conversation que celui-ci. C'était le domaine de Drago, pas le sien.
-Oui, j'espère que je n'ai rien de grave, ça devient pénible de ne pas tenir debout plus d'une journée. D'ailleurs, où est il allé ? Malfoy ? Enfin... Drago.
Enfin une perche. Harry s'y accrocha.
-Son père veut le voir et ils ne sont plus vraiment en bons termes. Pendant la bataille, Lucius s'est enfui en laissant Drago et sa mère. Ca fait des semaines qu'il se tait à Azkaban. Il a fini par demander à parler à sa famille, en échange d'informations.
-Je vois... c'est pour ça qu'il semblait si.. pensif et stressé ?
-Oui.
Hermione resta silencieuse un instant, puis elle leva la tête vers Harry.
-Je ne sais pas comment me comporter avec lui... Drago.
-Tu trouveras. Murmura Harry sur un ton rassurant.
Etrangement, prononcer le nom de quelqu'un qu'elle pensait avoir toujours détesté, procura à son cœur une chaleur qui lui était jusqu'à lors inconnue. Elle sursauta légèrement, puis s'enfonça dans le canapé en repensant au regard du jeune homme. Un regard mêlant peur et tristesse, son cœur se serra et elle prit un livre, afin de penser à autre chose.
Lucius Malfoy avait prit un coup de vieux plutôt violent, de sorte que Drago faillit ne pas le reconnaître. Le teint cireux, une barbe naissante, des joues creuses, un visage émacié, des yeux injectés de sang et soulignés d'énormes cernes. Ses cheveux avaient poussé et étaient mal coiffés. Il avait perdu beaucoup de poids, mais une chose n'avait pas changé. Son expression. La colère. La haine et l'incompréhension. Il devait certainement encore se demander pourquoi il était en prison, lui, un homme de haut rang, de sang pur.
Drago gardait les mains serrées sur ses genoux, mais il fit en sorte de regarder son père droit dans les yeux. Les deux hommes étaient assis l'un en face de l'autre, dans une petite salle d'interrogatoire du ministère. Lucius restait mutique, il attendait que son fils parle, il attendait la bombe pour passer pour la victime. Il adorait ça.
-Au cas, où vous vous posez la question, mère va bien. Elle a déménagé.
-Déménagé ? Demanda Lucius.
-Vous ne devriez pas être surprit. Les gens jetaient des ordures dans le jardin, ils ont peints des horreurs sur le portail. Elle n'osait plus sortir et moi non plus.
-Et comment... se fait il qu'elle ait pu partir ?
-J'ai passé un accord avec le ministère. D'une nature qui vous ferez friser l'arrêt cardiaque. Drago eut un léger rictus.
-Et de quelle nature est cet accord ? Demanda Lucius qui tentait de se contrôler face à l'odieuse attitude de son fils.
Drago recula sur sa chaise, retira sa veste et remonta la manche de sa chemise et dévoila sa marque. Elle était intacte malgré quelques cicatrices provoquées par la haine qu'il avait longtemps eut contre lui même. Lucius remarqua surtout les bandes noires tatouées sur son poignet et un peu au-dessus de son coude. Drago tendit son bras pour montrer ce qu'il portait au bras, puis il remit sa manche de chemise en place.
-Ceci est une marque de traçage. Je dois pointer chaque matin au ministère et si je manque un seul jour ce sera ma fête. Cependant, j'ai de la chance, comme j'ai accepté de parler de témoigner j'ai pu éviter Azkaban, ce qui n'est pas votre cas. Ces marques limites aussi les effets néfastes de la marque qui se manifestent depuis la mort de Voldemort. J'ai évité de perdre mon bras. Et j'ai accepté de surveiller Hermione Granger pendant sa convalescence.
Lucius manqua de s'étrangler en entendant les derniers mots de Drago. Il se décomposa.
-Tu... quoi ?
-Par la faute de ma chère tante, elle n'est pas en très bonne santé.
-Tu avais juré !
-Non. Vous m'avez forcé sans chercher à comprendre.
-Qu'il y a t-il à comprendre ? Elle n'est pas...
-De notre monde ? De notre sang ? J'y ai longtemps pensé. Vous m'avez élevé comme ça. Vous avez fait en sorte que la déteste sans même la connaître. Vous avez poussé le vice aussi loin que vous avez pu. J'étais votre portrait craché et un jour j'ai reçu cette marque et j'ai compris que je ne n'étais pas vous.
-Que tu le veuilles ou non, tu es mon fils Drago. Tu seras toujours comme moi. Lucius sourit.
-Non. Je me suis suffisamment perdu ces dernières années.
-Et c'est une petite miss je sais tout insupportable qui t'a aidé à te lancer ? Elle n'est pas faite pour toi fils. Je te l'ai dit. Elle se lassera et elle partira. Les moldus et les nés moldus sont tous comme ça. Ils ne nous comprennent pas, ils ne sont pas comme nous. Ils sont trop anormaux pour...
-Oh ça suffit. Que voulez-vous ? Drago qui se sentait perdre patience.
Lucius souffla puis il se mit droit sur sa chaise, il tentait de garder un peu de dignité.
-Je voulais être sûre qu'on ne m'avait pas menti sur votre sort, à toi et ta mère.
-Bien, vous l'êtes et maintenant ?
-Je compte sur toi.
-Sur moi?
Le cœur du jeune homme se serra et il étouffa une grimace. Son père avait ce regard qui signifiait qu'il préparait un mauvais coup.
-Retire ton témoignage me concernant et ne vient pas à la barre. Je serai ainsi libéré et nous pourrons continuer à vivre comme avant. Sans... Miss Granger.
Drago savait que son père cachait toujours un as dans sa poche. Il fit son possible pour ne pas exprimer sa rage.
-Et bien entendu tu oublieras cette fille.
-Je...
-Tu ne peux pas refuser. Si tu ne te rétractes pas, Miss Granger pourrait recevoir quelques lettres qui pourraient... lui rendre la mémoire plutôt brutalement.
Le jeune homme sentit son cœur s'arrêter. Il pâlit.
-Vous...
-Bien entendu. Bellatrix est ma belle sœur, je la connais mieux que toi et depuis bien plus longtemps. Je n'étais pas très loin quand elle a jeté le sortilège.
-Alors, vous savez comment...
-Non, sinon je m'en serais servi pour te faire chanter... ce qui est bien dommage.
Lucius adressa un fin sourire à son fils, mais Drago lui ne souriait plus comme au début. Les rôles venaient de changer. Il était la victime et sentait la lame du couteau que son propre père avait posé sur sa gorge. Lucius avait de la chance. Un champ de force empêchait les deux hommes de se toucher, aussi Drago ne pouvait pas se lever pour le frapper, même s'il en mourrait d'envie, même s'il sentait une intense rage s'insinuer en lui. Il ravala sa salive, pinça les lèvres. Il ne pouvait pas prendre le risque qu'Hermione ne reçoive un courrier qui l'informerait de la raison de son état, il ne savait pas comment elle réagirait et ce qu'il allait lui arriver. C'était un cas de conscience. Mentir encore une fois tout en sachant qu'il serait démasqué ? Témoigner et perdre Hermione ? Ou marcher au-dessus du vide en tentant de sauver Hermione et sa propre peau, car si son père sortait, il savait qu'il souffrirait et seul son témoignage pouvait le laisser à vie en prison. Il serra les poings et se leva.
-Vous ne m'aurez pas. Je ne me laisserais plus faire.
-Tu n'as pas le choix Drago.
-On l'a toujours.
-C'est ce que tu crois fils.
Drago se tourna vers la porte, pressé de sortir. Il frappa à la porte afin que le gardien lui ouvre. C'est à ce moment que son père s'adressa à lui.
-Bonjour à Miss Granger.
Le serpentard sortit rapidement et fonça dans le long couloir de marbre sombre, jusqu'au bureau de Kingsley. Il était obligé de passer par là avant de partir.
Le bureau du ministre était immense et luxueux, si on oubliait les antiquités africaines que le jeune homme trouvait hideuses. Il entra dans le bureau et alla s'asseoir dans le premier siège qu'il trouva. Il n'eut pas le temps de souffler que Remus, Arthur et Kingsley entrèrent dans la pièce, l'air soucieux. Ils avaient visiblement tout entendu. Il était donc impossible pour Drago de mentir pour tenter de sauver Hermione. Il se sentit perdre tout espoir.
-Tu dois témoigner. Commença Remus. Sans toi, nous perdrons beaucoup, pas seulement ton père.
-Je sais... c'est simplement... Vous avez trouvé quelque chose pour Hermione ?
-Non. Répondit Kingsley. Mais nous allons faire surveiller ton père afin que rien n'arrive dans les mains d'Hermione.
-Vous connaissez mal mon père... Souffla Drago. Je ne peux pas faire ça, c'est trop dangereux !
-Tu as fait tout ça en connaissance de cause Drago. Appuya alors Arthur. Nous savions que cela pourrait arriver. Tu ne peux pas reculer parce que tu as peur de ce qu'il pourrait se passer. Il arrivera toujours des choses... des choses que tu ne voudras pas voir arriveret il y en a que tu pourras empêcher. Témoigne et laisse nous gérer ton père.
Arthur s'était penché sur Drago et tout en lui parlant de façon à se montrer rassurant il posa une main paternelle sur l'épaule du jeune homme qu'il sentit frissonner, il était sans doute peu habitué à cela.
-Comment... après tout ce que j'ai fait ? Demanda Drago en levant les yeux vers Arthur.
-Nous étions jeunes nous aussi. Répondit Arthur.
-Si tu avais vu comment se comportait parfois le père de Harry. Sourit Remus. Tu as suivi une route toute tracé et tu as réussi toi-même en sortir pour le bien de tous et le tien. C'est pour ça que nous avons choisis de te faire confiance. Demain, en venant pointer, passe nous donner ta réponse. En attendant rentre.
-M...merci.
Gêné et ne sachant quoi dire après tout ça, Drago se leva et sortit. Il passa dans les couloirs du ministère en rasant les murs. Personne ne connaissait son statut de mangemort afin de le protéger, mais son nom ne lui permettait pas d'échapper aux regards de travers et aux insultes murmurées sur son passage. Il baissa la tête et préféra marcher vite jusqu'à ce qu'il ne se retrouve devant la porte du 12 square Grimmaurd. Il resta un moment dehors, souffla puis il entra.
Harry et Hermione joués aux échecs dans le salon, en compagnie de Ron, assit à côté de Harry, heureusement pour lui. Harry le vit et se leva, mais Drago l'arrêta d'un simple signe de la main qui signifiait qu'il préféré ne pas déranger et être seul un moment. Hermione, assise sur le canapé tourna la tête et croisa le regard vide du jeune homme. Elle y ressentit un si grand vide qu'elle eut l'impression de sentir celui-ci s'étendre sous ses pieds. Drago ne s'attarda pas. En dehors d'une Hermione dont il avait besoin sans pouvoir la tenir dans ses bras, la présence de Ron lui donnait la nausée.
Il monta dans sa chambre, jeta ses chaussures et sa veste dans un coin puis alla s'allonger et chercha dans ses pensées quelque chose de positif.
FLASHBACK
Le serpentard entra à pas de loup dans la bibliothèque. Il avait besoin d'un endroit calme pour travailler sur son devoir de potions et les constantes blagues de Blaise ne l'aidaient pas à avancer ses 80 centimètres de parchemins sur les élixirs éternels. Une fois le dragon protecteur de la bibliothèque, Madame Pince qui fixa le serpentard comme si celui-ci menaçait de corner une page de l'un de ses précieux bouquin, il se dirigea dans le rayon où se trouver « Les élixirs pour sorciers de second cycles » et délicatement sous-titré par Rogue « Bouquin à cornichons » ou livre sur les élixir pour les nuls. Une fois son livre en main, le vert et argent partit à la recherche d'une table libre. Il y en avait une au fond de la bibliothèque, presque caché, un avantage pour lui qui souhaitait rester au calme. Il prit place et commença à travailler jusqu'à ce qu'un bouquin ne se pose bruyamment devant lui, le faisant sursauter.
-C'est ma place. Fit sèchement remarquer Hermione.
Drago entreprit alors d'examiner la table et leva les yeux vers la gryffondor.
-Y a pas ton nom dessus, étrange non ?
-Je viens toujours m'asseoir là.
-Et ?
-J'ai besoin de cette place. C'est la plus calme.
-Je sais que ton énorme tête à besoin de place, mais j'ai aussi besoin de cette place. Alors, attend ton tour ou va voir ailleurs, mais j'ai pas l'intention de bouger.
La délicatesse du premier rendez-vous était loin, même si cela ne s'était passé que deux semaines auparavant. Hermione fixa le serpentard d'un œil sévère, mais lorsqu'elle comprit qu'il n'avait pas l'intention de bouger elle souffla et partit tout en l'insultant copieusement. Drago savoura sa victoire sur Granger, c'était bien trop rare pour ne pas en profiter. La victoire fut néanmoins de courte durée car Hermione revint avec une chaise et prit place en face du serpentard.
Madame Pince leur adressa un horrible « shuuuut » et tout deux se mirent au travail, sans un mot. Au bout de vingt minutes de travail, Drago leva un regard curieux vers la gryffondor. Elle avait à côté d'elle une effrayante pile de livres, il se demanda comment elle tenait et si la gryffondor n'avait pas peur d'être tuée par ses livres. Elle faisait délicatement glisser sa main le long du parchemin qu'elle noircissait plus vite que n'importe qui, tout en consultant deux livres en même temps. Il nota assez vite un tic, quand elle bloquait, elle mâchait le bout de sa plume et tripotait une mèche de cheveux de son autre main. Son regard était comme absorbé par ce qu'elle écrivait, comme si elle était seule au monde avec son parchemin. Et dire qu'elle pouvait rester des heures comme ça, Drago en était déjà épuisé. Il s'attarda alors un instant sur une tâche d'encre qu'elle s'était faite sur le nez. Elle ne l'avait pas vu. Il étouffa un léger rire, qui n'échappa pas à la jeune femme qui leva immédiatement les yeux vers lui.
-Quoi ?
-Hein ? Non, rien.
Il sourit et retourna à son devoir qui commença à devenir de moins en moins intéressant, car il pouvait sentir le regard doré de la roug et or. Pour la première fois, il ressentit quelque chose. Cette fille avait un regard perçant, de sorte qu'il pouvait le sentir sans même la regarder. Elle aurait même pu lire en lui à ce moment-ci. Il sentit son cœur se serrer et céda. Il leva les yeux, mais elle baissa la tête sur son parchemin.
Ce jeu dura plusieurs minutes. L'un observait l'autre, le détaillant plus ou moins et quand l'autre levait les yeux il se heurtait à un mur. Bientôt, Drago qui continuait tout de même d'écrire leva la main pour atteindre son encrier, il croisa enfin le regard curieux de la gryffondor. Elle avait un regard presque enfantin, de l'ambre plongé dans de l'or. Il s'arrêta de bouger et laissa son regard azur se plonger un instant dans celui de la gryffondor qu'il détestait. Pourtant, à cet instant, il se demanda où était sa haine, certainement caché entre deux livres. C'est alors qu'un livre tomba à l'autre bout de la bibliothèque et provoqua un tel boucan que les préfets se trouvèrent leur capacité à bouger et à penser. Drago récupéra son encrier et commença à se dire qu'il était temps de partir. Il adressa un bref regard à la gryffondor et rangea rapidement ses affaires, tout en se demandant pourquoi son cœur se serrait autant. Il prit son sac et sortit précipitamment de la bibliothèque, ignorant que la jeune femme le suivait.
Il était à peine arrivé au bout du couloir qu'il entendit quelqu'un courir et une voix interpeller. Elle avait encore sa tâche sur le nez et étrangement, cela la rendait si normale et … mignonne qu'il s'en retrouva paniqué. Elle n'était pas mignonne... Elle ne l'était pas. Du moins, il chercha à s'en convaincre, à mesure qu'elle arrivait vers lui, sa tâche d'encre sur le nez et son visage délicatement rougit.
-Oui ? Demanda Drago.
-Tu as... échangé nos encriers.
Il marqua un temps d'arrêt et après une rapide inspection de son sac il s'avéra qu'elle avait raison. Il souffla et lui rendit son encrier. Il reprit le siens, le rangea soigneusement dans la poche dédié et se demanda comment partir étant donné qu'elle restait plantée là.
-Tu.. je ne regardais pas, mais tu as fait quelques fautes dans ton introduction... Dit Hermione. Enfin...
-C'est encore un brouillon, mais oui j'en fais souvent. Merci de me l'avoir dit.
Il se tourna, mais elle revint à la charge. Décidément.
-Je... je pourrais t'aider. Enfin, on est souvent en binôme donc... et comme tu m'as aidé l'autre fois en potion, je me dis que... elle rougit de plus belle. Et il y a assez de place pour deux à cette table au final.
Son cœur rata un battement et il fixa Hermione en souriant légèrement.
-T'es pas en train de...
-C'est pas un rencard ! Arrête. Je propose mon aide de "miss je sais tout". Si notre binôme a une bonne note, ça rapportera des points à nos maisons.
-D'accord. Alors, à demain.
-Demain ? Mais.. j'ai déjà des révisions et... Hermione se mit à compter sur ses doigts le nombre d'heures de cous qu'elle avait pour en déduire le peu de temps libre qu'elle allait avoir.
-Tu te compliques trop la vie Granger. Pose ton cerveau à côté de toi pour une fois et reviens me voir pour... un nouveau partage de table.
Il tourna les talons et se mit à marcher, tout en se demandant comment elle pouvait vivre en étant aussi organisé et détentrice d'une aussi grosse tête. Mais quelque chose manquait. Sa tête à lui, lui hurlait qu'il avait oublié quelque chose et qu'il n'en avait pas terminé avec la « mignonne » préfète.
Drago se retourna et fila à grandes enjambées vers Hermione. Elle était penchée sur son sac et ne le vit pas immédiatement venir. Il utilisa alors la manche de sa cape et essuya la tâche d'encre du nez de la gryffondor, pour qu'elle soit un peu moins mignonne. Il ne prit pas le temps de la regarder pour savoir comment elle était, puis tout en filant il bredouilla pour elle
-T'avais... tâche d'encre.. nez... à plus.
FIN DU FLASHBACK
Quelqu'un frappa alors à la porte. C'était Hermione, avec une tâche d'encre le bout de son nez.
J'aurai tendance à trouver ce chapitre assez court, mais au final cela me permet de passer à une autre étape de cette dramione !
Laissez une trace de votre passage, je vous répondrez 3
Cissy
