Base : Naruto
Rating : M (dehors les mineur(e)s !)
Genre : belle histoire d'amitié ? Heuu, d'accord, disons, « belle histoire d'amitié vachement ambiguë »
Disclaimer : je suppose que menace ou politesse, rien n'y fera, ils seront toujours à Kishimoto. (non, pas de fatalisme !) Et en plus, on ne se fera jamais un kopek avec toutes les conneries qu'on écrit ! Ha si ! Le ptit docteur, c'est le joujou à Jimi !
Au cas (pas improbable, mais tout de même) où quelques gens culturés viendraient rôder ici, rien à voir avec J. P. Sartre.
HUIS CLOS
Ramener Sasuke I
« Je n'ai pas d'ennemis, dans l'ennemi, je recherche l'ami et il le devient »
A. de St Exupéry
Tsunade crispa ses poings sur le bord de son bureau. Ils lui auraient tout fait ! Tout.
Flegmatique au possible, Kakashi hochait la tête d'un air fataliste. Quand on veut la jouer fine en laissant ces deux lascars tous seuls tous les deux, il faut pas s'étonner que ça dégénère, semblait-il vouloir dire.
Heureusement (pour lui ?) qu'un restant de discipline l'empêchait de formuler tout ça à haute voix. Heureusement, parce que Tsunade, après avoir subi les jérémiades d'Ibiki pendant une heure, se sentait tout à fait d'humeur à tuer quelqu'un.
« Où est-il maintenant ?
- Mon clone le suit toujours. Aux dernières nouvelles, il était chez lui, il dormait.
- Il quoi ?
- Il dort. C'est bien normal, ça fatigue de s'engueuler. »
Tsunade inspira profondément par le ventre, comme on l'apprenait au cour de yoga. Ce gamin... ce gamin... rien que de l'imaginer endormi, le ventre à l'air, la bouche grande ouverte, un filet de bave dégoulinant sur son menton, ses envies de meurtre se faisaient de plus en plus concrètes.
Et l'autre aussi. Elle l'imaginait, jubilant intérieurement, l'air plus blasé que jamais et l'attitude nonchalante du gars qui n'a rien à dire et rien à se reprocher.
Ces deux-là et leur conneries à répétition, ces deux mouflets avec leur fierté mal placée, leur grande gueule, leurs débordements de testostérone, leur ferveur, leur volonté à faire bouger les montagnes... ils étaient insupportables et insortables et surtout, ils étaient incroyables.
« Remets la main sur Naruto et revoies-le chez lui... enfin, là-bas quoi. Et Sasuke, que fait-il ?
- Comme d'habitude, rien.
- Rien de toute la journée ?
- Disons qu'il bouge un peu de temps en temps, il se lève, fait le tour de la maison, jette un coup d'œil aux travaux de Naruto, il va se laver aux sources, il se cure les ongles... Il passe le temps. À mon avis, il s'ennuie ferme mais préférerait crever que de l'avouer.
- Je le comprends. »
Tsunade s'avachit un peu plus dans son fauteuil. Bon, y'en avait au moins un sur les deux qui avait un comportement normal (toute chose en ce monde étant relative). L'autre... ben l'autre aurait intérêt à canaliser son énergie d'une manière ou d'une autre, parce que prendre la tangente au premier orage, ça n'allait pas les mener bien loin.
« Kakashi, Ibiki vient m'embêter tous les jours pour avoir le droit d'arracher les ongles de Sasuke, les vieux du conseil me tannent pour que je les foute tous les deux en cage, histoire de rassurer tout le monde, sans parler de ce rat de Danzo qui fouine dans tout ce qui pourrait concerner le Sharingan.
- Faites poser un piège à souris.
- Très drôle. Bon, il faut qu'ils se tiennent à carreau. L'un comme l'autre. Va chercher le rapport des tes deux clones et reviens me voir si la situation dégénère.
- Oui, Hokage.
- Et... euh... Kakashi...?
- Oui ?
- Ton Sharingan, c'est celui d'Obito, n'est-ce pas ?
- Oui. Et alors ?
- Est-ce que tu ressens encore parfois ton œil comme un organe étranger ? Est-ce que parfois, tu as une conscience physique du fait que cet œil n'est pas à toi ? »
Ne s'attendant pas à ce genre de question, le jounin prit le temps de réfléchir soigneusement avant de répondre. Il avait longtemps réfléchi à ce genre de choses, mais cela faisait quelques années déjà et, à force de passer tout son temps à se torturer la conscience sur sa culpabilité, il en avait oublié les détails de ce genre. Voilà à quoi ça mène les trips émo !
« Parfois, oui. Parfois, quand le contrôle se fait moins facile, ce n'est pas comme avec un membre fatigué qui ne pourrait plus fonctionner.
- Comment ça ?
- Ce n'est pas comme quand mes jambes me laissent tomber parce que je les ai poussées au delà de mes capacités. C'est plutôt... comme si je lâche une pierre, parce qu'elle est trop lourde.
Tsunade fronça les sourcils. La nuance était ténue, et pourtant elle la saisissait parfaitement. Elle secoua la tête, ce genre de chose pouvait intéresser Sakura.
- Merci Kakashi. »
Comprenant qu'il pouvait partir, le jounin se releva et sortit en saluant son Hokage à mi-voix.
Il fallait s'occuper de ces deux petits crétins. Dire que l'un comme l'autre était probablement ce qui se fait de mieux en matière de ninja dans tout le village et même plus loin. C'est bien le problème d'avoir des gamins si forts et si jeunes ; question maturité, c'est pas encore ça.
Il devait d'abord retourner au village. Le clone qui sortait du bureau de Tsunade partit en fumée dans « pof » sonore. Le deuxième clone, qui guettait Naruto du haut d'un toit, le vit se réveiller, sortir et le suivit encore jusqu'à ce qu'il retourne au quartier Uchiha. Dieu merci, il y avait encore bien assez de braves gens prêts à faire la leçon à un petit crétin dans ce village. Il se rappela mentalement de payer un verre à Iruka pour lui avoir épargner la corvée de renvoyer Naruto à sa mission. Quand la prochaine paye arriverait.
Au quartier Uchiha, le vrai Kakashi reçu toute ces nouvelles avec son flegme habituel. Il ne se demanda pas une seule seconde s'il devait séparer les deux garçons lorsqu'ils roulèrent sur le sol en poussant des cris de putois. Il devait les empêcher de s'entretuer, pas de s'amuser.
Ils finirent par s'endormir ainsi, ce qui n'était pas la position la plus confortable au monde, comme ils le constatèrent le lendemain matin, en se réveillant courbaturés autant par leur bagarre que l'inconfort de leur sommeil.
Un regard excessivement vide fut échangé, l'un et l'autre ne sachant plus quoi dire pendant quelques secondes interminables. Et puis Sasuke fit un mouvement de bassin un peu trop brusque pour être naturel.
« T'es lourd, crétin.
- Et toi, t'es pas confortable. »
Sans relever l'insulte, ou ce qui se voulait en être une, Sasuke poussa son fardeau pour de bon, et se mit à genoux sur le plancher. Il serra les mâchoires, réprimant un nouveau vertige. C'était ça lui qui lui pourrissait le caractère. Enfin, qui lui pourrissait le caractère plus que d'habitude. Ces vertiges, la sensation de ne pas savoir où il allait poser les pieds, le constat plus douloureux chaque jour qu'il voyait le réel échapper à son emprise. À sa vue. Ceci dit, quelques jours de jeûne pouvaient aussi expliquer les vertiges ; mais ça, pas question de l'admettre, même pas en rêve.
De son côté, Naruto s'assit en tailleur, observant avec appréhension les réactions de son ami.
Après tout, il pouvait le frapper, le tuer même. Ou pire encore, l'ignorer.
Un silence pesant commença à s'installer, les mettant aussi mal à l'aise l'un que l'autre. Et puis, puisque les miracles existent (mais seulement dans les manga), un gargouillement vint faire retomber la tension planant sur eux.
Naruto rougit de honte.
Sasuke lutta pour ne pas pouffer. Un Sasuke Uchiha qui pouffe, ça ne se fait décidément pas, même devant un public réduit, faut pas déconner.
Naruto tenta un « T'as pas faim ? » qui fit se hausser un sourcil hautain.
- C'est toi qui as faim.
- Merci, j'avais remarqué.
Sur le nouveau gargouillement d'un estomac affamé qui criait famine, Naruto se releva en vitesse et alla chercher de quoi manger dans leurs sacs. Heureusement pour Sasuke qui ne put pas contrôler un hoquet qui dissimulait très mal un éclat de rire.
Ils avaient installé un coin pour faire un peu de cuisine, tout en reconnaissant que ni l'un ni l'autre n'étaient vraiment doués dans ce genre d'activité.
Ce matin là, Naruto prit le parti d'émietter une de leurs rations de survie dans une casserole de bouillon de poisson. C'était tout à fait mangeable, surtout si on évitait de regarder la date de péremption de trop près.
- Au moins Sakura aurait su faire à manger, grogna Sasuke dans une ultime tentative de retrouver sa hargne habituelle. Tentative mise à mal par Naruto qui ricana.
- Si elle t'entendait dire ça, elle te tuerait.
Sasuke étouffa un ricanement et puis se figea. Il venait de ricaner, là !? Ça devenait dangereux ce petit jeu. Il ne devait pas réagir. Sûrement pas aux piques de Naruto. Ne pas lui montrer qu'il pouvait être touché, rire, s'émouvoir, bref, lui faire croire du mieux possible qu'il n'avait rien d'humain. Pas question que Naruto ne lui conserve son amitié.
D'accord, y'avait du boulot.
- Je sais que t'allais ricaner bêtement, toi, reprit Naruto en épluchant soigneusement une pomme. Pas besoin de faire semblant, j'suis pas né de la dernière pluie, j'te connais.
Sasuke maudit tous les dieux existants, passés et à venir. C'était bien là le problème : Naruto le connaissait, et trop bien à son goût. Il ne pouvait pas le haïr parce qu'il le connaissait comme sa poche.
Pour reprendre contenance, il attrapa une gamelle vide qui traînait dans un coin et qu'il n'identifia pas tout de suite comme celle qu'il envoyait voler tous les jours à l'heure de chaque repas et la remplit de l'espèce de bouillie qui cuisait.
Totalement incrédule face à ce qui se passait sous ses yeux, Naruto en oublia presque de lui faire remarquer que ce n'était pas encore prêt et se contenta d'un « c'est froid » qui resta sans effet.
Sasuke, toujours muré dans son silence, avala la bouillie d'un trait, prenant une expression exagérément stoïque, provoquant, à sa grande satisfaction, une exclamation puérile de son geôlier. Naruto, plutôt content du retour d'appétit de son ex-coéquipier, fut cependant terriblement vexé de l'air que provoquait ce repas. Mais s'il aime pas, il peut crever la bouche ouverte ! Songea-t-il, énervé. Et il ne se priva pas de le faire remarquer. Quand on refuse de s'alimenter, on ne fait pas le malin ensuite.
- Si t'aimes pas tu te démerdes.
Fulminant intérieurement, Sasuke prit un air blasé à mort. « J'aime pas et je t'emmerde », cria-t-il (toujours en lui-même) à Naruto qui n'en sut rien. Bien qu'en vérité le fond de sa pensée fusse plutôt « ça se laisse manger et j'aime pas faire la cuisine ». D'une, ce truc était vraiment comestible, de deux, il avait, de toute façon, assez faim pour manger un rat cru, et de trois, il trouvait maintenant sa pseudo-grève de la faim parfaitement ridicule, avec le recul. Autant oublier ce comportement puéril au plus vite.
Et c'est comme ça, ou presque, qu'ils scellèrent leur nouvelle manière de cohabiter. Avec du bouillon de poisson.
Après cette « mise au point», comme ils nommèrent la chose, leurs relations tendues avaient imperceptiblement pris un tour plus apaisé. Ils s'engueulaient tout autant, bien entendu, parce qu'on ne peut pas changer un caractère en deux jours, mais Naruto s'aperçut après une énième altercation au sujet d'une pelle-bêche mal pliée que quelque chose avait changé en lui : il n'y mettait plus autant de hargne et d'animosité mais plutôt de la bonne volonté. Cette idée lui sembla incongrue au départ : comment se disputer avec entrain ? Finalement, il en arriva rapidement à la conclusion que, s'il y avait moins de violence et de détestation entre eux, il ne fallait pas s'en plaindre. Il chercherait à comprendre plus tard, pour l'instant, il devait profiter de son succès relatif.
Il aurait pu en profiter pour amorcer un début d'esquisse de commencement de questionnement à propos de l'Akatsuki, Orochimaru et tout le baltringue. Mais non, c'était trop évident, trop facile, trop censé. Non, Naruto profita de la bonne volonté de Sasuke pour disposer de son corps comme il le souhaitait. Non, ce n'est pas ce que vous pensez (bande de pervers). Sous sa direction, ils avaient repris la remise en état de la maison. Ils désherbaient, nettoyaient les murs, arrachaient les panneaux trop abimés. Sasuke avait découvert l'usage du marteau et des clous, et avait trouvé assez marrant de faire semblant de clouer la main de Naruto en prétextant ne rien voir.
De haut, leur ancien professeur les contemplait, désespéré. Le conseil des anciens est sur les crocs, Danzo rôde de partout, Tsunade est au bord de la crise de nerf, Sasuke est bientôt aveugle et avec lui s'éteindra la lignée du Sharingan mais tout va bien, ces deux idiots font des travaux.
Enfin, des travaux, des travaux, faut le dire vite. Parfois, imperceptiblement, le jounin avait la désagréable impression que Sasuke regardait dans sa direction. Et de temps en temps, régulièrement, il le voyait s'immobiliser, fixer un point à l'horizon, se tourner, passer la main devant les yeux... bref, il se testait. Et Kakashi avait, de temps en temps, l'espoir que ces tests soient réellement couronnés de succès.
Voilà qui intéresserait Sakura...
Et il notait soigneusement de quoi alimenter ses rapports, de quoi aider la jeune femme à trouver l'hypothétique moyen de sauver Sasuke. Et de quoi éviter de mourir d'ennui du haut de sa planque.
Bientôt, une petite semaine fût écoulée à ce rythme.
Une telle routine s'était installée qu'il semblait parfois à Naruto qu'ils faisaient cela depuis dix ans tous les jours. Un sentiment étrange commençait à germer en lui, un sentiment sur lequel il peinait à mettre un nom, qui le dérangeait, comme s'il sentait inconsciemment qu'il était dangereux, comme s'il apprenait tout doucement que tout ce qui est dangereux n'est pas forcément détestable.
Dans ces moments, de plus en plus fréquents, où cette impression se faufilait en lui, il ne pouvait s'empêcher de chercher Sasuke du regard, comme si le simple fait de le voir pouvait lui apprendre si oui ou non, son ami ressentait la même chose.
Et comment qu'il ressentait la même chose, le Sasuke. Lui qui était passé maître d'analyser le moindre de ses états d'âme, la plupart du temps dans le seul but de les refouler, il savait parfaitement d'où venait cette sensation désagréable.
La routine. C'est bête à dire, mais l'habitude est le début de la paix. Et la paix était le début de l'amitié. Et voilà. On tourne en rond. Ou plutôt, on revient toujours au même point : on est amis, dans le fond. Il partageait cette impression tout en sachant pertinemment que Naruto ne la comprenait pas, et ça avait le don de lui taper sur les nerfs.
Mais le pire, c'était que le jour où il la comprendrait, il prendrait alors sur lui un avantage inestimable. Naruto saurait l'apaiser, il saurait patienter. L'un comme l'autre connaissaient la patience mieux que quiconque, ils connaissaient parfaitement l'attente nécessaire pour arriver à un but.
Loin de toutes ces précautions capitales et prise de tête au possible, Tsunade s'empêtrait dans des considérations bassement matérielles. Style « comment éradiquer les nuisibles qui occupent mon bureau ? » Ayant renoncé aux pièges à rats (les pauvres petites souris du coin pouvaient se prendre dedans) et aux insecticides (il y avait aussi des cafards mais cela serait inefficace contre Danzo), la kunoichi prenait son mal en patiente et essayait la voie diplomatique, sans grandes illusions.
« Hokage, vous comprenez bien que ce renégat est dangereux. Pour notre village, comme pour ceux qui le gardent... on ne sait jamais.
Bon, d'accord, t'as deviné que Naruto se planquait quelque part avec Sasuke. Ceci dit, c'est à la portée du premier crétin venu.
- Certes, Danzo.
- Vous ne pensez pas sérieusement que cet... enfant-démon saura mieux le faire parler ?
Non, j'espère exactement le contraire.
- Qui sait. Ne jurons de rien. L'excès de confiance en soi est source d'erreur.
- Heuu... naturellement. Convenez au moins qu'il leur faudrait un dispositif de sécurité plus important, n'est-ce pas ?
Oulalala qu'est-ce qu'il va m'inventer encore ?
- L'ANBU a été en partie créé pour ce genre de cas, suggéra le rat en prenant un air concerné.
Ah ouais ? Première nouvelle.
- Ce serait une tragédie s'il leur arrivait quelque chose. Sasuke Uchiha est encore convalescent.
D'accord. Donc, il sait où ils sont et si je ne laisse pas ses sbires traîner dans le coin, il les enverra quand même, histoire de trancher des gorges pendant la nuit.
- Danzô, vous êtes un véritable.... fidèle parmi les fidèles.
Sale rat.
- Votre proposition est très tentante. Cependant... je ne voudrais pas détourner nos meilleurs hommes de leur devoir avec cette affaire mineure.
- Mineure ! Voyons, Hokage, l'enfant démon et un héritier Uchiha.... avec leur passif... c'est tout sauf mineur.
Ah ben voilà, on y arrive.
- Effectivement, le cas est infiniment délicat.
- Exactement.
- Ce genre d'affaire ne se règle pas devant une simple cour de justice, pas plus qu'à la section des interrogatoires.
- Euhhh... je... oui.
- Seul un cercle restreint d'hommes de confiance et de grande valeur peuvent prendre part à cette mission.
- Justement.
- C'est pour cela que je vais vous confier ce qu'il en est exactement. Vous avez raison. Les hommes de l'ANBU ont leur rôle à jouer dans cette mission.
La lueur triomphante qui perça au fond de l'œil glauque de Danzo n'échappa pas au regard acéré de la (fausse) jeune femme. S'il voulait jouer au plus fin, il allait voir sa vie.
- Sasuke Uchiha et Naruto Uzumaki sont confinés au quartier Uchiha sous la surveillance secrète d'un groupe de ninja expérimentés. Le chef de l'équipe n'est autre que Kakashi.
On lui aurait annoncé qu'une vache volante allait s'écraser sur ses pompes, Danzo n'aurait pas autant tiré la gueule.
- Il faut absolument que ces garçons ne se sachent pas observés. C'est pourquoi, l'ANBU aura pour mission de sécuriser les abords du quartier Uchiha. L'équipe de Kakashi a sécurisé au maximum l'intérieur du quartier.
Sans laisser le temps à Danzo de proteser, Tsunade s'installa à son bureau et prit un parchemin.
- Je vous fais un ordre de mission immédiatement, Danzo. Bien entendu, vous superviserez les opérations.
Ça t'occupera, vieux rat.
Elle mit un Danzo éberlué à la porte, un rouleau de parchemin entre les mains. Qu'il aille mettre des pièges à ours dans les buissons autour du quartier Uchiha, au moins, il lui foutrait la paix.
Il restait juste une petite chose à faire.
- Shizune ?
- Oui ?
- Cours prévenir Kakashi que Danzo et l'ANBU vont venir trifouiller autour du quartier Uchiha. Il a le droit de tuer tous ceux qui s'approchent d'un peu trop près.
- À vos ordres.
Lorsqu'il sentit l'assistante de son Hokage approcher, Kakashi en profita pour sortir du champ de « vision » de Sasuke qui, décidément, avait l'air de voir assez bien pour se demander s'il y avait quelqu'un sur le toit.
Il prit la nouvelle (pas Shizune, hein) avec flegme. Ce n'était pas si con que ça : il vaut mieux savoir ce que font des hommes même si c'est potentiellement dangereux, plutôt que n'avoir aucune idée de ce qu'il font, parce que dans ce cas, ce sera forcément dangereux.
Il esquissa un sourire en coin en prenant ses ordre.
La chasse était ouverte.
Ça allait le changer des travaux de maçonnerie de ces deux petits cons.
A SUIVRE....
Un énorme merci à tous et toutes qui suivez encore cette fic et la reviewez, ça fait super plaisir de voir ce travail porter des fruits. et malgré tous nos retards de publication (non, pas le foueeeet ^^) on rassure les inquiets : la fic ira jusqu'au bout et les deux idiots aussi... (oups...)
