RAR:
Yanahimei: Bien-sûr, il était évident que Akashi soit le sauveur de son chéri! Et Aomine est son meilleur ami dans l'animé, alors difficile de l'écarter, même s'il s'agit d'un crossover. Et pour l'ex de Kuroko, il me fallait un méchant, mais Haizaki semblait bien trop évident et je voulais vous surprendre un minimum. Je suis contente que tu ais apprécié le petit clin d'œil à VK. Et je te remercie pour tes félicitations. Pour le langage d'Akashi, il me paraissait évident qu'il ne pouvait pas parler comme le commun des mortels, pas avec le rang social qu'il a.
Emelynn21: Je suis navrée que certains passages te soient parus un peu flous. Je vais essayer d'être plus vigilante à l'avenir. Je te remercie pour ta franchise et ton tact. C'est grâce à des lectrices comme toi que je peux espérer m'améliorer.
Guest (j'espère que tu te reconnaîtras): Je suis ravie que tu ais aimé, mais je suis désolée que tu ais trouvé ça trop court.
Ellie27: Toujours fidèle au poste, ça me fait vraiment très plaisir. Oui, Akashi est trop cool, mais il l'est toujours, non? Aomine, présence obligatoire, je l'adore! Moins qu'Akashi, mais quand même! Et non, il ne pouvait pas faire de mal à son Tetsu, enfin! Il me fallait un vrai méchant, et comme tout le monde pensait à Haizaki, il m'en fallait un autre, du coup Hanamiya était la personne idéale. Quant au fait de savoir s'il le retrouve, c'est sûr, je te rassure, mais s'ils vont le retrouver à temps et si ce sera un happy end, suspens! De toute façon, il ne reste pas beaucoup de chapitres avant la fin, tu seras donc fixée relativement vite. (non, je ne suis pas sadique, je ne juste pas te spoiler!) On se reverra peut-être au procès, ou peut-être pas… hihihi.
Yuiu: Je suis contente de t'avoir surprise avec Hanamiya. Après, est-ce qu'ils vont sauver Kuroko, y aura-t-il un happy end ou pas? Va savoir. Je ne suis pas une grande fan des death fic, cependant j'en ai quand même déjà écrit. Alors, je crois bien que le seul moyen de le savoir est de lire la fic jusqu'à la fin.
Angel: Je suis ravie que mon histoire te plaise et que tu ais été surprise par notre cher Makoto. Pour le happy end, je te dis comme aux autres, lis la suite et tu verras! Merci pour ton com.
Mystalis: Contente que ça te plaise. Il ne me semblait pas avoir été particulièrement sadique pour la fin de chapitre. Si c'est ce que tu as ressentie, c'est que tu dois être vraiment à fond dans l'intrigue et ça me flatte beaucoup de savoir que j'ai réussi à te captiver autant. Je te livre la suite avec grand plaisir.
Note de l'auteure:
Mon emploi du temps ne s'est toujours pas allégé. Mais je fais tout mon possible pour poster au plus vite, je vous le promets.
C'est la première fois que je dépasse les 8 chapitres, et encore, c'était plus 6 chapitres avec un prologue et un épilogue plutôt que 8 vrais chapitres. Je ne pensais pas que j'écrirais, un jour, une histoire aussi longue. Je vous remercie toutes (et peut-être tous, qui sait?) de me suivre encore et de me faire part de vos ressentis.
Je pense qu'il n'y aura plus qu'un ou deux (grand max) chapitres après celui-ci. Nous approchons donc de la fin!
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture de ce chapitre 9.
Rating: M ( comme d'habitude!)
Pairing principal: Aka/Kuro (Knb)
Pairing secondaire: Bya/Ichi (Bleach)
Les perso ne m'appartiennent pas, seulement l'histoire.
C'EST TOI QUE J'ATTENDAIS.
Chapitre 9
- Akashi-sama, Kuchiki-sama, nous avons découvert que la grand-mère de Makoto Hanamiya avait eu un premier mari, Akutagawa Eiri. En fait, elle était veuve quand elle s'est mariée avec le grand-père Hanamiya.
Les deux nobles ainsi que les deux étudiants fixaient leur interlocuteur d'un air interrogatif, ne comprenant pas où il voulait en venir.
Ce fut Akashi qui le pria de poursuivre.
- Et donc, en quoi cette information est-elle importante?
- Elle était la seule héritière, son premier mari n'ayant pas d'autre famille au moment de son décès. Il lui a légué un entrepôt sur les docks de Yokohama. À la mort de celle-ci, c'est son petit-fils qui en a hérité, à la place de son défunt père. Vu la difficulté pour trouver l'info et pour faire le lien entre cet homme et Hanamiya, je pense que ce doit être l'endroit où il retient Kuroko-san prisonnier.
- Oui, je pense aussi.
L'homme aux cheveux rouges téléphona immédiatement à ses hommes de terrain et leur transmit les informations nécessaires. La moitié des équipes se mirent donc en route pour Yokohama pendant que l'autre moitié s'assurait que le ravisseur et sa victime n'étaient pas dans un autre endroit. Après tout, il aurait pu s'agir d'un leurre mis en place dans le but de leur faire perdre un temps précieux, qu'ils ne possédaient malheureusement pas.
Malgré la nervosité encore présente, une lueur d'espoir venait de naître pour les deux hommes d'affaires et les deux amis de Kuroko. L'espoir de revoir le bleuté en vie. Ne restait plus qu'à savoir dans quel état, et les deux plus jeunes craignaient le pire. Ils connaissaient le caractère psychotique et violent de Hanamiya. Mais ils voulaient se raccrocher à cette lueur d'espoir malgré le sentiment de culpabilité de ne pas avoir réussi, encore une fois, à protéger leur ami de ce dangereux malade.
Dans le but de parer à toutes éventualités, Akashi s'assura qu'un hélicoptère se tenait prêt à décoller afin de pouvoir les emmener à Yokohama au plus vite. Bien-sûr, les deux villes n'étaient pas très éloignées l'une de l'autre et il n'aurait fallut qu'à peine une quarantaine de minutes en voiture pour couvrir les 43 km du trajet depuis Tōkyō, mais en hélicoptère, ils y seraient en moins de dix minutes.
Les quatre hommes n'avaient plus grand-chose à faire à part attendre et cette attente devenait de plus en plus insoutenable de minute en minute. Ils étaient impatients d'avoir des nouvelles de la part des équipes parties pour la ville portuaire. Ils savaient pourtant qu'il leur fallait le temps de faire la route, puis de trouver le bon entrepôt, puis de pouvoir vérifier l'intérieur sans se faire remarquer, et dans l'éventualité d'être au bon endroit, de pouvoir y pénétrer discrètement afin d'arrêter le psychopathe et de pouvoir sauver la victime, puis appeler les secours tout en donnant les premiers soins.
Ils savaient tout ça, mais ils ne pouvaient s'empêcher de regarder l'horloge toutes les trente secondes, se rendant compte, au final, que l'heure n'avait pas changé et qu'elle était la même que trente secondes auparavant.
Les deux nobles paraissaient plus calmes que les deux étudiants, mais il ne s'agissait là que d'une apparence. Akashi n'en pouvait plus de se sentir aussi impuissant face au danger que courait celui qu'il aimait et Kuchiki, bien qu'inquiet pour Kuroko, était également inquiet pour sa moitié qu'il voyait stressé au possible et plus pâle qu'un mort, se rongeant les ongles au sang.
Les deux plus jeunes essayaient de se rassurer mutuellement, mais rien n'y faisait. Ils ne savaient que trop bien de quoi était capable l'ex de leur ami. Ils revoyaient mentalement les images de ce qu'ils avaient vu quelques années plus tôt et cela les empêchait de se calmer ne serait-ce qu'un peu.
Autant dire que l'ambiance était électrique dans le bureau du rouge et que la tension était à son comble.
Pendant que les équipes d'Akashi étaient sur la route, Kuroko reprenait lentement conscience. La douleur fut la première chose qu'il ressentit. Une douleur fulgurante dans son bras gauche. Malheureusement, il ne pouvait pas bouger pour se soulager ne serait-ce qu'un peu, étant toujours attaché aux barreaux du lit sur lequel il était. Sa mâchoire aussi lui faisait mal. En fait, il avait mal un peu partout. Le brun n'avait pas été tendre avec lui. Il avait l'impression d'être revenu cinq ans en arrière. Il se demanda si, cette fois-ci, Makoto réussirait à lui prendre la vie.
Il pensa alors à tous ses amis, surtout Ichigo qui était celui qui lui avait sauvé la vie à l'époque. Puis ses pensées se dirigèrent vers son petit-ami. Il revit son visage, son regard emprunt d'amour, ses gestes tendres alors qu'ils faisaient l'amour, dans la petite bibliothèque de la maison de campagne. Revivraient-ils des moments comme celui-là? En se posant cette question, une larme coula, puis une autre suivie d'un véritable torrent. Il venait à peine de retrouver l'amour. Il venait à peine de réussir à faire confiance à nouveau, à ouvrir son cœur. Il était enfin à nouveau heureux. Mais il ne devait pas être de ces gens qui avaient droit au bonheur, puisque la vie reprenait déjà ce qu'elle lui avait donné. Il pleura longtemps, en silence. Il ne sut pas combien de temps exactement, mais un long moment, c'était certain.
Alors que ses larmes coulaient encore, il entendit des bruits de pas et la porte s'ouvrit.
- Mais dis-moi, tu pleures Tetsuya!
La voix était emprunte d'un sadisme certain et d'une satisfaction évidente.
- Tu t'es enfin rendu compte de ton erreur? Tu t'es aperçu que c'est moi qu'il te faut, en fait. Et tu en pleures de joie!
Le bleuté ne prit même pas la peine de tourner la tête vers son kidnappeur. Il lui répondit seulement d'une voix sans ton, sans vie.
- Tu peux garder mon corps prisonnier, Makoto, mais pas mon esprit, ni même mon cœur. Ils ne t'appartiendront plus jamais.
- Je le sais bien, je plaisantais. Je n'ai pas oublié notre dernière conversation. Ne m'insulte pas en me prenant pour un imbécile. Aurais-tu oublié mon QI?
- Non.
Le brun s'approcha du lit et s'allongea contre le corps meurtri de Kuroko. Il lui murmura, tout contre l'oreille.
- Mais si je tue ton corps, ton cœur mourra, lui aussi. Et ton esprit sera brisé. Il ne t'aura pas non-plus. Je t'ai prévenu, Tetsuya.
Il se releva légèrement et entraîna le plus petit dans un baiser forcé qui lui donna la nausée. Il essaya bien de se débattre comme il put, mais il était bien attaché et l'autre lui tenait fermement le menton. Satisfait, ce dernier quitta le lit et partit, laissant le plus jeune seul avec sa détresse.
Les équipes de terrain étaient enfin arrivées à Yokohama et avaient rejoint les docks sans le moindre problème. Les hommes étaient en train de rechercher le bon entrepôt et avaient déjà prévenu leur patron qu'ils étaient sur place.
Quand ils eurent trouvé le bon bâtiment et qu'ils eurent vérifié la présence des deux hommes recherchés, le chef d'équipe envoya un message à son employeur pour le prévenir.
Akashi fut satisfait et surtout soulagé. Ils avaient enfin retrouvé Tetsuya.
- Mes hommes viennent de me prévenir qu'ils avaient localisé Tetsuya dans l'entrepôt de Yokohama. Ils sont en train de sécuriser les lieux afin de pouvoir y entrer et le sauver.
Les trois autres, surtout Ichigo, soupirèrent de soulagement. C'était déjà un pas dans la bonne direction.
- Akashi-sama, l'hélicoptère vous attend, il est prêt à décoller quand vous le souhaiterez. Et une suite vous a été réservée à l'hôtel habituel.
- Merci Yuki.
Yuki Cross, la secrétaire personnelle d'Akashi s'inclina et quitta le bureau.
- Suivez-moi.
Sur ces mots, le rouge se dirigea vers un ascenseur privé et les trois autres le suivirent. Ils montèrent jusqu'au toit de l'immeuble où l'hélicoptère les attendait. Ils grimpèrent à bord du véhicule et se laissèrent transporter jusqu'à la ville où était séquestré Kuroko. Les dix minutes de trajet passèrent vite pour les quatre hommes plongés dans leurs pensées. Après le soulagement d'avoir retrouvé Kuroko, la peur de ne pas savoir dans quel état il serait les saisit aux tripes. Une peur indicible et vicieuse qui ne voulait plus les lâcher.
Kuroko, ne pleurait plus. Il avait accepté le fait de ne plus être maître de son destin. Il s'y était résigné. Non pas qu'il avait abandonné tout espoir de vivre ni même de revoir Seijūrō, juste qu'il avait accepté le fait que cela ne dépendait pas de lui. Il était, en quelque sorte, fataliste. Non, ce n'était pas dans son caractère, mais pouvait-on lui reprocher de ne pas réagir de manière rationnelle dans une telle situation? Il avait été enlevé, blessé aussi bien physiquement que moralement, et menacé de mort par quelqu'un d'on ne plus sérieux. Il y avait de quoi vous chambouler un cerveau.
C'est donc avec un regard sans expression qu'il vit revenir son bourreau. De nouveau, ce dernier s'allongea à ses côtés. Il le prit dans ses bras et l'embrassa de force. Une fois le baiser terminé, il enfoui son visage dans le cou du bleuté, emplissant ses narines de son odeur de vanille qu'il avait toujours adoré. Il approcha sa bouche de son oreille qu'il lécha, lui arrachant un frisson de dégoût, avant de lui parler, à peine plus qu'un murmure.
- Je sais que tu l'aimes et que c'est réciproque. J'ai bien compris que tu ne me reviendrais jamais. Pourtant, si tu savais à quel point je crève d'amour pour toi.
Au moment où il prononça ces mots, Kuroko ressentit une vive douleur au niveau de son abdomen. Hanamiya lui avait enfoncé un couteau dans le ventre. La lame mesurait au moins vingt bons centimètres et il l'enfonça jusqu'à la garde. L'étudiant en informatique ouvrit les yeux et la bouche en grand pourtant, il fut incapable de sortir le moindre son. Les ténèbres envahirent rapidement sa vision et il sombra instantanément dans l'inconscience.
Il n'entendit donc pas la porte se faire défoncer. Il n'entendit pas non plus les hommes qui mirent en joue Makoto en lui ordonnant de ne pas bouger et de mettre ses mains en évidence derrière sa tête. Il n'entendit pas non plus le chef d'équipe téléphoner à Akashi pour le prévenir que le suspect avait été appréhendé et qu'ils attendaient les secours ainsi que les forces de police. Il n'entendit pas les hommes qui l'appelaient par son nom.
Il ne sentit pas les mains qui lui enlevaient ses liens ainsi que le couteau ni celles qui compressaient sa blessure. Il ne sentit pas les ambulanciers lui poser toutes sortes de perfusions ou même utiliser le défibrillateur sur lui.
Non, il n'entendit ni ne sentit rien de tout ça.
Akashi, Kuchiki, Ichigo et Aomine étaient arrivés à Yokohama. Ils étaient dans la suite réservée par la secrétaire du rouge dans l'hôtel le plus luxueux de la ville. Cependant aucun des quatre ne prêtait attention au luxe environnant. Ils étaient tous dans l'attente d'un appel du chef des opérations. L'attente devenait de plus en plus insupportable et ils avaient les nerfs à fleur de peau.
Quand le portable du jeune chef d'entreprise sonna, ils sursautèrent tous. Le propriétaire du téléphone décrocha fébrilement.
- Akashi Seijūrō.
- Nous avons pénétré à l'intérieur du bâtiment et nous avons appréhendé l'individu recherché, Akashi-sama. Nous l'avons menotté et nous attendons l'arrivée des forces de l'ordre.
- Bien. Qu'en est-il de Kuroko-san?
- Eh bien …
- Eh bien quoi! S'impatienta Akashi.
- Nous avons trouvé le suspect en contact avec Kuroko-san. Ce dernier avait un couteau de boucher enfoncé dans l'abdomen, de plus son bras gauche semble fracturé. Il présente également de nombreuses contusions sur tout le corps. Nous avons donné les premiers soins et nous attendons les secours que j'entends arriver. Son état est très préoccupant. Je pense pouvoir dire que son pronostique vital est engagé, Akashi-sama.
- …
- Akashi-sama?
- …
- Akashi-sama, vous êtes toujours là?
- Oui. Nous vous rejoignons à l'hôpital.
- Bien, Akashi-sama.
Le jeune noble raccrocha, le teint livide et la peur lui enserrant le cœur. Lui qui n'avait jamais crû en l'amour, venait de le trouver en la personne de cet étudiant à la chevelure turquoise et aux yeux céruléens, le tout donnant un ensemble magnifique. Son caractère timide, sa naïveté teinté de cette maturité rare chez un jeune-homme de son âge. Sa fougue lorsqu'il parlait de sa passion. Il allait le perdre, comme ça? Avant même d'avoir pu profiter de la douceur et de la joie de vivre à ses côtés?
- Akashi-sama? Qu'a dit le chef d'équipe? Demanda Kuchiki.
- …
- Akashi-sama, comment va Tetsu? Interrogea Ichigo, anxieux au possible.
- …
- Mais vous allez répondre, bordel! Hurla Aomine, dont les nerfs étaient en train de lâcher.
- Ils ont arrêté Hanamiya et sont sur le point de le remettre aux autorités. Tetsuya va être emmené aux urgences de l'hôpital de la ville. Nous devons aller le rejoindre au plus vite. Répondit-il d'une voix neutre.
- Mais il a quoi, Tetsu? Hurla une fois de plus Aomine, au bord de la crise de nerfs.
- Hanamiya l'a roué de coups, lui a fracturé le bras gauche et a eu le temps de lui planter un couteau de boucher dans le ventre. Son état est plus que critique. Nous en saurons plus à l'hôpital.
Il n'attendit pas de réponse et ne s'attarda pas sur les réactions de ceux qui l'accompagnaient. Il tourna les talons et se dirigea vers la sortie de sa suite.
Hébétés, les autres eurent quelques instants de flottement avant de le suivre et de le rattraper en courant. Ils le rejoignirent de justesse alors que l'ascenseur s'apprêtait à fermer ses portes.
Ichigo explosa à son tour.
- Non mais ça va pas de nous lâcher ça comme ça et de partir sans prévenir!
Mais le millionnaire n'eut aucune réaction. Il n'entendait même pas ce qu'on lui disait. Toutes ses pensées étaient tournées vers le turquoise.
Byakuya réussit à calmer les deux plus jeunes en leur expliquant que le rouge n'était pas dans son état normal et que lui aussi était sûrement très inquiet pour Kuroko, peut-être même plus qu'eux-même.
Une fois arrivés au rez-de-chaussée, ils s'engouffrèrent dans la voiture d'Akashi et se laissèrent conduire jusqu'à l'hôpital où était soigné le turquoise. Le trajet leur parut interminable alors qu'il n'avait duré que quelques minutes.
Ils n'eurent pas le temps de se diriger vers l'accueil que l'homme responsable de l'équipe qui avait sauvé Tetsuya vint à leur rencontre.
- Bonjour, Akashi-sama.
- Katō.
Son employeur ne disant plus rien et ayant l'air d'attendre, l'homme comprit qu'il devait faire son rapport. Enfin, surtout dire ce qu'il savait sur l'état de santé de la personne qu'il avait secourue.
- Les secours sont arrivés de suite après que je vous ai appelé. Ils ont commencé par juguler l'hémorragie, puis ont posé une minerve autour du cou de Kuroko-san. Ensuite, ils ont posé une attelle sur son bras gauche. C'est à ce moment que son cœur a lâché et qu'ils ont dû le réanimer en utilisant un défibrillateur. Son cœur est reparti. Ayant réussi à le stabiliser, ils l'ont tout de suite transporté jusqu'ici. J'ai suivi l'ambulance, sachant que vous voudriez avoir mon rapport. En ce moment, Kuroko-san est au bloc opératoire. Aucun membre du personnel hospitalier n'est encore venu donner de nouvelles sur l'avancée de l'opération ni même sur l'état de Kuroko-san.
- Bien, merci Katō. Vous pouvez disposer.
Ledit Katō salua respectueusement son patron et quitta les lieux, suivi des ses hommes.
Une infirmière indiqua aux quatre hommes où se situait la salle d'attente et ils s'y rendirent. Une autre attente commençait pour eux, tout aussi anxiogène, la peur de perdre le bleuté toujours présente au plus profond de leurs entrailles.
Tout était blanc autour de lui et il ne comprenait pas ce qu'il faisait dans cet endroit. Il se demandait d'ailleurs où il pouvait bien être. Il pivota sur lui-même à 360° mais ne reconnut absolument rien. De toute façon, il n'y avait rien à reconnaître. Il n'y avait que du blanc à perte de vue.
- Bonjour, Tetsuya.
Le jeune-homme se retourna brusquement, reconnaissant la voix qui s'était adressée à lui.
- Grand-mère.
Ému aux larmes, il se précipita vers la vieille dame et la prit affectueusement dans ses bras.
Au bout de quelques minutes, ils mirent fin à leur étreinte.
- Si tu es là, ça veut dire que je suis mort?
- Oui et non.
- Ça veut dire quoi? Je ne comprends pas.
En effet, l'étudiant semblait complètement perdu et regardait son aïeule les yeux remplis d'incompréhension.
- Que fais-tu là? Et où sommes-nous?
- Tu es cliniquement mort, Tetsuya. Ici, nous sommes dans, comment dire, un endroit de transition. Une sorte de salle d'attente où se prennent certaines décisions.
- Je ne comprends toujours pas. Enfin, si. Je comprends plus ou moins ce qu'est cet endroit. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu es là et si je suis mort ou pas.
- Tetsuya, te souviens-tu de ce qui t'est arrivé?
- Oui. Makoto m'a enlevé et m'a battu. Il m'a poignardé aussi. Il voulait me récupérer et était dans une rage folle que je lui préfère Seijūrō-kun. Mais j'avoue qu'après avoir senti la lame s'enfoncer en moi, je ne me rappelle plus de rien.
- Tu te rappelles de l'essentiel. Et puis tu es tombé dans le comas. Il est donc normal que tu ne te souviennes de rien à partir de ce moment.
- Je suis ravi de te revoir, grand-mère, mais tout ça, ça ne répond pas à mes questions.
- J'y viens. Ne t'impatiente pas. Nous avons tout notre temps. Vois-tu, cet endroit est intemporel.
Le pauvre Kuroko était de plus en plus largué, mais il avait bien compris que son ancêtre irait au rythme qu'elle avait décidé et que, donc, la brusquer ne servirait à rien.
- Vois-tu, mon chéri, tu en as pas mal bavé quand cet homme t'a fait du mal la première fois. Tu as bien failli ne pas t'en sortir, et tu n'aurais pas eu le choix. Ce qui veut dire que tu ne serais même pas passé par cette salle.
Ah! parce-qu'il s'agissait d'une salle? Il ne voyait pourtant ni murs, ni portes. Rien qui aurait pu indiquer qu'ils étaient dans une "salle". Il décida cependant de garder ses remarques pour lui. Il voulait entendre ce que la vieille dame avait à dire et préféra donc ne pas l'interrompre.
- Mais finalement, tu as survécu, physiquement du moins. Le côté psychologique, c'est une autre histoire. Il t'a fallu près de cinq années avant de pouvoir faire confiance à nouveau et retomber amoureux. Tu commençais à aller mieux et voilà que cet affreux bonhomme repointe le bout de son nez et recommence ses odieux agissements. Il serait compréhensible que tu en ais marre et que tu veuilles abandonner. Cela fait deux fois qu'il te fait lutter pour ta vie.
Son petit-fils la regardait avec un air ahuri. Il ne comprenait pas où elle voulait en venir. Ou plutôt, il avait peur d'avoir compris.
- Vois-tu, mon petit Tetsuya, si je suis là, c'est pour te donner le choix. Si tu es fatigué de te battre, fatigué d'être toujours sur tes gardes et surtout fatigué de cette vie, eh bien tu as le droit de te reposer. Pour cela, il te suffit juste de me suivre. Nous serons à nouveau réunis, toi et moi, et tu pourras faire connaissance avec tes parents et ton grand-père qui ont toujours veillé sur toi, tout comme moi.
Elle afficha alors un sourire bienveillant avant de poursuivre son monologue.
- Par contre, si tu es décidé à vivre, à continuer à te battre, si tu penses que ce … comment s'appelle-t-il, déjà? Ah oui, Seijūrō-kun. Si tu penses qu'il vaut la peine que tu vives pour lui, alors je m'en irais et nous nous retrouverons plus tard. Tout ce dont je t'ai parler plus tôt arrivera un jour ou l'autre. Tôt ou tard, nous serons de nouveau ensemble. Tu sais à quel point je suis patiente. Tu ne dois pas prendre tout cela en compte. Tu ne dois considérer que ton envie de vivre ou bien celle de te reposer. Pose-toi juste la bonne question. Ais-je envie de vivre, ou bien suis-je fatigué de tout cela?
Le pauvre bleuté ne sut pas quoi répondre sur le moment. Il resta silencieux quelques instants.
- Je crois que j'ai besoin de réfléchir. Je ne sais plus trop où j'en suis. Je me sens complètement perdu.
- Mais je t'en prie, Tetsuya. Prends tout ton temps. Je te l'ai dit. Cet endroit est intemporel.
Il prit sa tête entre ses mains. Tout se bousculait dans sa tête. Il repensa à tous ses amis. Ichigo, Aomine, Kise, Satsuki. Il repensa aussi à tous les bons moments qu'ils avaient passé ensemble. Ses pensées se tournèrent ensuite vers Akashi. Comment il l'avait mis en confiance, comment il l'avait séduit, comment il l'avait embrassé, comment il lui avait fait l'amour. Il en était incontestablement et irrémédiablement amoureux. Puis il repensa à Makoto. Lui aussi avait été un petit-ami en or. Du moins, durant la première année de leur relation. Il se remémora alors toutes les fois où il avait subi sa jalousie et sa violence. Comment il avait fini à l'hôpital entre la vie et la mort et les efforts qu'il avait dû fournir pour s'en sortir. Tout ce temps passé alité, puis tout ce temps passé en rééducation. Toutes les fois où il avait pleuré de désespoir, où il avait eu envie de tout abandonner. Si ses amis n'avaient pas été là pour le soutenir, c'est sûrement ce qu'il aurait fait. Voulait-il vraiment revivre tout ça? En aurait-il seulement le courage? Il ne le savait pas.
Le chirurgien se dirigea vers la salle d'attente et alla parler aux proches du patient qu'il venait d'opérer.
- Vous êtes les proches de Kuroko-san? Demanda-t-il tout de même.
- Oui! Répondirent dans un cri Ichigo et Aomine.
- Je suis le docteur Midorima. Je suis le chirurgien qui a opéré votre ami. L'opération s'est bien passée. Du moins, aussi bien qu'elle le pouvait.
- Ça veut dire quoi ça? Il va s'en sortir ou pas? s'impatienta Ichigo.
- Calme-toi, Ichi. Il ne sert à rien d'agresser le médecin qui a fait tout ce qu'il a pu pour ton ami. Lui murmura Byakuya, posant sa main sur son épaule.
Le roux en convint et tenta de se calmer. Ce fut alors Akashi qui prit la parole.
- Il a raison. Pourriez-vous être plus clair dans vos propos, je vous prie?
- Eh bien, la blessure occasionnée par le couteau était plus que sérieuse. Réparer les dégâts a été long et fastidieux. Son cœur s'est arrêté deux fois pendant l'intervention. Heureusement, nous avons réussi à le faire repartir assez vite à chaque fois. Il ne devrait donc pas garder de séquelles cérébrales. Cependant, si vous ajoutez la gravité de la blessure à la quantité de sang qu'il a perdu, vous comprendrez que sa vie n'est pas encore hors de danger. Les prochaines 48h seront décisives. S'il tient jusque là, nous pourrons le considérer comme sauvé. D'ici là, nous devons rester prudents.
- On peut le voir? Questionna Ichigo
- Malheureusement non. Il est en réanimation et seule la famille a le droit aux visites. Je suis navré.
- Mais il a plus de famille! Rétorqua Aomine. Ça veut dire qu'à cause d'un règlement à la con, il aura droit à aucune visite!
- Toute sa famille est morte. Ajouta Ichigo. Ses parents quand il était encore bébé, son grand-père avant sa naissance et sa grand-mère il y a quelques années. Et il n'a ni frère ni sœur. Il n'a plus que nous.
- Dans ce cas, je veux bien faire une exception, mais pour un seul d'entre vous.
Les quatre hommes ne se concertèrent même pas. Ichigo parla avant tout le monde sur un ton qui ne souffrait aucune objection.
- Akashi-sama, c'est à vous d'y aller. C'est grâce à vous qu'il a retrouvé le sourire et sa joie de vivre. Et c'est grâce à vous si on l'a retrouvé. Et puis, il vous aime et vous l'aimez. Si c'était Byakuya, je voudrais que ce soit moi qui aille le voir, et je suis sûr qu'il en est de même pour lui. Et je suis sûr aussi que Daiki est d'accord avec ça.
Aomine acquiesça d'un signe de tête.
Le rouge les remercia et suivit le médecin dans le dédale de couloirs. Ils s'arrêtèrent devant une large vitre donnant vue sur une chambre où l'on pouvait voir Kuroko allongé sur un lit et relié à tout un tas de machines. Un respirateur, un électrocardiographe, des perfusions et d'autres choses que le millionnaire ne reconnut pas, trop absorbé dans la contemplation de son amant.
- Je suis navré, mais je ne peux laisser entrer personne à part le personnel médical. Vous ne pourrez le voir qu'à travers cette fenêtre.
- Ce n'est pas grave. Je vous remercie déjà pour votre geste. Vous n'étiez en rien obligé à me laisser entrer dans le service.
- Je vous en prie. Vous saurez retrouver votre chemin?
- Oui, je vous remercie.
Le médecin tourna alors les talons et retourna à son travail. Akashi resta quelques minutes à regarder l'homme qu'il aimait puis partit à son tour.
Il rejoignit les trois autres et ils retournèrent dans leur suite. Ils pressentaient tous que les deux prochains jours s'annonçaient comme extrêmement, horriblement longs.
* Voilà! Chapitre terminé! Il m'en aura donné du fil à retordre!
Oui, je sais, vu la fin, vous allez me traiter de sadique! Mais avouez quand même que ça ne m'arrive pas si souvent que ça, quand même! Et puis, dites-vous qu'on approche de la fin, alors si je fais des chapitres plus longs, ça finira plus vite, trop vite même pour certaines! Il ne doit pas rester plus d'un ou deux chapitres, alors patience!
Je vous dis à la semaine prochaine.
Bises.
