Droit d'auteur :
Le Hobbit (The Hobbit) est une série cinématographiqueaméricano-britannico-néo-zélandaise de fantasy coécrite, produite et réalisée par Peter Jackson
Le Hobbit (The Hobbit) ou Bilbo le Hobbit est un roman de fantasy de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien.
Je ne suis ni l'un, ni l'autre, je ne gagne pas d'argent sur cette histoire blablabla…
.
Chapitre 9 : Le jour de Durin
.
.
Bofur marchait d'un pas lent dans le Palais d'Erebor. Aujourd'hui il ne travaillait pas, personne ne travaillait excepté les cuisiniers. Aujourd'hui c'était le Jour de Durin, aujourd'hui était un jour de fete. Mais le fabricant de jouet n'avait pas la tete à cela.
Cela faisait un an, jour pour jour que la Porte avait été ouverte, que Bilbo était entré dans la Montagne. Bilbo…
Bofur n'était pas fier de son comportement lors de sa rencontre avec le Cambrioleur. Il aurait du se souvenir que si leur attitude à table était normale chez les Nains du moins, quand ils n'étaient pas à la table royale, elle pouvait choquer chez les autres races.
Bofur malgré les apparences, ne s'était jamais vraiment sentis à sa place dans la compagnie. Avec son frère et son cousins, ils étaient de la Maison des Poings-de-fer alors que tous les autres étaient, soit de la maison des Longues-Barbes, soit carrément des Descendants de Durin lui-même. Cette sensation de ne pas être à sa place l'avait rapproché de Bilbo auprès de qui il s'était longuement excusé pour son comportement précédent.
Le Cambrioleur avait accepté ses excuses non sans lui avoir rendu quelques crasses. La migration de chenilles urticantes au beau milieu de leur campement aurait pu être un simple accident si Bilbo n'était pas un Hobbit, une Création d'Yavanna, la Reine de la Nature. Fallait pas être la moitié d'un citron pour comprendre que le Cambrioleur avait sa part de responsabilité dans l'accident. Mais soit les autres étaient cons, soit ils s'étaient tus. Dans tous les cas, Bilbo n'avait jamais été accusé.
Le fabriquant de jouet s'assit sur le rebord d'un balcon. D'ici il avait vu sur toute la Ville-Centre. Le Palais avait été vidé, ranger, réparer. Les Ateliers, les Entrepots et les Forges également. Désormais, tous les Nains, transformés pour l'occasion en ouvriers, balayeurs ou maçons, s'attaquaient aux réparations de la Ville-Centre.
Ces réparations seraient plus rapides que celles du Palais, car Smaug n'était que peu sortit de la Maison Royale.
Erebor était divisée en zones distinctes. Il y avait évidement le Palais, puis juste autour, la Ville-Centre, le quartier riche, voire très riche du Royaume. Plus bas, il y avait la Ville-Basse pour la classe moyenne et enfin, la Ville-Haute pour les plus pauvres. La Ville-Haute était un ensemble de maisons montant à l'assaut des parois de la gigantesque caverne qu'était le Royaume.
Les Nains n'aimant guère les hauteurs, il était logique que les habitations soient moins chères. Bofur souhaitait s'acheter un logement dans la Ville-Haute. Contrairement à ses semblables, le vide ne l'effrayait pas et puis comme ça, il se rapprocherait des Jardins suspendus, de la merveille d'Erebor !
Et avec un peu de chance, Thorin laisserait son cousin remettre un peu d'ordre dans les jardins qui étaient moitié mort, moitié devenus une jungle. Bifur avait été jardinier avant l'Accident, il savait y faire avec la verdure !
.
.
.
La neige, glacée, crissait sous ses pas. A tout les coups, il n'attraperait rien aujourd'hui. Zut ! Il voulait tellement faire ses preuves ! Rendre son professeur fier !
Bain avait longuement tanné son père pour qu'il lui apprenne l'art de Tir à l'Arc. Bard lui avait apprit les bases mais entre la présence du Maître et de son cafard, puis l'arrivée de Celdwin, la bataille et surtout la nomination de son père comme Roi, Bain n'avait pu avoir beaucoup de leçon. Il avait donc sauté sur l'occasion quand Ivaldi, le fils de Celdwin, avait déclaré rester dans la région un petit moment.
Le jeune Prince avait supplié l'archer blond de lui apprendre à tirer à l'arc. Le Nain avait râlé, grommelé et finalement accepté.
Et il s'était avéré que Bain était aussi bon, voire meilleur que son père à l'arc. Celdwin avait déclaré que c'était son sang d'Elfe qui parlait, suite à quoi, Bard avait demandé d'où venait le talent d'Ivaldi en la matière, avant de regarder lourdement Enoriel qui papotait avec d'autres enfants de la mercenaire.
Cette soirée là, Bain avait vu son père et Celdwin se battre comme des chiffonniers, avec grands renforts d'insultes dans toutes les langues possibles. C'était à la fois effrayant et affligeant. N'avaient-ils pas grandis ? Ou étaient-ils pire avant ? Il faudrait poser la question à G…
CRAK !
Le bruit d'une branche qui craque le sortit de ses pensées et il se retourna vivement, une flèche encochée, près à tirer.
La scène se figea.
Un jeune homme menaçait deux individus emmitouflés dans des fourrures. Le plus petit des deux était tombé au sol tandis que le plus grand tenait deux dagues dans les mains et était manifestement près à s'en servir.
- Bain.. ?
- Ma Tante ?
Le semi-elfe sauta dans les bras de Tauriel.
- Comment vas-tu ? Et tes sœurs et Bard ?
- Je vais bien, Ivaldi m'apprend à tirer à l'arc, Tilda est de plus en plus dure à supporter, Sigrid s'est mariée et attend un bébé, Papa est Roi et ca s'énerve assez. Et vous ?
- Je rentre à la maison. Avec Kili.
Bain observa l'accompagnateur de sa tante. C'était le Nain Brun malade qui avait failli lui clamser entre les mains. Il semblait plus en forme que la dernière fois.
- Nous sommes malheureusement porteurs de mauvaises nouvelles, continua Tauriel, des Gobelins marchent sur Dale par le Sud, ils seront là d'ici une semaine…
- Fasak !
.
.
.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
- Mais si !
- Vu les antécédents de votre mère et de la Compagnie de Thorin Oakenshield, je doute que Lady Celdwin soit ravie de me voir.
- Si tu l'appelles « Lady », il y a effectivement un risque non négligeable qu'elle t'éventre et te pendes avec tes boyaux.
Ori frissonna violemment devant l''air absolument convaincu de son maître et celui blasé de Sigrid. Dans quelle galère s'était il encore fichu ? Soit le caractère du Warg ne s'était pas amélioré avec le temps, soit elle s'était retenue avec la Compagnie… Dans les deux cas, il risquait de s'en prendre vraiment plein la tête...
Le trio arriva rapidement en vu du Comptoir de Guilde. Le bâtiment, immense était dressé sur le Promontoire, comme un aigle sur son nid. Le bâtiment trapus cachait un ensemble de dépendances et de maisons où logeaient les familles des mercenaires ou les mercenaires eux-mêmes lorsqu'ils n'étaient pas en mission.
Le jeune Chante-Pierre suivi son professeur et sa femme dans le bâtiment. Ils entrèrent dans une gigantesque pièce où étaient dressés plusieurs tables. De nombreuses personnes étaient attablés, discutant, craint, riant, se disputant dans un brouhaha assourdissant.
- Hey ! Gamin ! Comment tu vas ?
Ahmris se fut happé par un Nain Blond, tandis que Sigrid rejoignait des amies. Ori se retrouva seul, planté dans l'entrée comme un abruti… Et dire qu'il était venu au départ pour des « travaux agricoles ».
- Mais c'est le petit Ori ça !
Le Scribe se retourna lentement vers son interlocuteur et découvrit Celdwin, appuyée contre un pilier, une chope dans la main.
- Je vois que mon indigne fils est encore parti comme un voleur… Allez, viens là le Nain.
N'ayant guère le choix Ori emboîta le pas à la chef de Guilde. Elle le fit s'installer à une table, lui donna une chope et passa commande en cuisine pour une assiette de jambon braisé et de patates.
- Alors, comment trouves-tu la vie indépendante, sans « Môman Dori » sur le dos ?
Ori aimait beaucoup Celdwin, car elle n'avait aucun tact. Elle était particulièrement franche et se foutait pas mal de vexer les autres. Elle s'était mis Dori à dos de cette façon pendant le voyage en lu disant qu'il devait laissé son cadet respirer. Elle avait été la première à le regarder pour lui-même, et non pas son talents pour les tengwar et les cirth ou pour son don de Chante-Pierre. Elle s'était intéressait à Ori et non pas au Scribe ou au Maître des Pierres. Cela avait profondément touché Ori même s'il n'avait rien dit.
Le jeune Nain commença à parler…, parler..., parler. Il raconta ses entraînements, sa maison troglodyte, ses essais de chasses, ses marchandages pour avoir quelques légumes, ses doutes pour l'hiver à venir, ses frères qui lui manquaient quand même un peu, Erebor qu'il ne souhaitait pas rejoindre, la liberté et d'autre choses encore.
Celdwin l'écouta tout du long en souriant. Elle fit des remarques, commenta. Elle intéressait vraiment à ce qu'il disait, pas comme Dori qui n'écoutait toujours que d'une oreille, ou Nori qui ne faisait même pas semblait d'écouter.
- Si tu penses ne pas pouvoir résister à l'hiver dans ta grotte, viens ici, on a des chambres de libres.
- Merci Maître Warg.
Le jeune Nain se tu et entama son assiette. L'ambiance était chaleureuse, joyeuse et un tantinet bordélique. On aurait dit un repas de famille quand tout le monde est réuni et parle en même temps. Ori finit son jambon et observa un peu la salle et les mercenaires.
- Il n'y a pas de travaux agricoles. C'est juste une excuse boiteuse d'Ahmris pour t'amener ici.
- Pardon ?
- Je voulais te voir.
- Mais pourquoi ? Je n'ai rien de particulier !
Celdwin éclata de rire à ces paroles.
- Rien de particulier ? Rien de particulier ! Tu es un Chante-Pierre, un Scribe, et surtout tu es toi. Tu as un esprit agile, tu es rusé et tu n'as pas de préjugé sur les autres.
- Je ne comprend pas…
- Ori, au risque de te vexer, tu n'es pas un Nain à mes yeux, mais un enfant. Un enfant piégé par un frère surprotecteur qui t'empêchait de grandir sans même le vouloir. En quittant Erebor, tu apprends, grandis, mûris. Tu deviens adulte, tu prends ton indépendance et je doutes que tu laisses désormais Dori diriger ta vie comme il le faisait avant. Je voulais découvrir qui tu étais devenu. Et j'avoue ne pas entre déçue.
Ori resta songeur… Celdwin avait raison sur toute la ligne même si l'admettre donnait un coup à son orgueil.
- Merci.
Le Scribe s'inclina devant la mercenaire. Celle-ci, vêtue d'une tunique bleue au col fourré, les cheveux détachés et la barbe taillé en balbo souriait en regardant le foutoir créé par ses subalternes.
Ori repensa brusquement au parchemin qu'il avait découvert dans un recueil des plantes soignantes du Rhovanion. Dans la lueur vacillante des flammes de la cheminée, la ressemblance entre Celdwin et le Roi sous la Montagne devenait frappante.
- J'accepte votre proposition de m'installer ici pour l'hiver.
- Sans aucun problème Ori. Tu voudras de l'aide pour déménager tes affaires ?
.
.
.
Il y a un fou dans la cité.
Mais qui est fou ?
Moi, que personne ne comprend ? Les autres, qui ne me comprennent pas ? Le Roi qui reste sombre lors des jours de fêtes ?
Et puis qu'est-ce que la folie ?
Tout le monde est fou mais le sage est conscient de sa folie. Suis-je sage pour autant ? Je l'ignore. Mais je sais ce qu'on pense de moi. Je ne suis qu'un taré incompréhensible. On ne me craint pas car je ne peux rien dire.
Et pourtant…
Je sais tellement de chose…
Tellement…
Je sais que Dori est mort d'inquiétude pour Ori. Le brave Maître Joaillier, tellement sur de lui, tellement certain de sa supériorité, de son sang noble… Brave Maître Joaillier dont le « bébé » frère a quitté la cité il y a déjà plusieurs mois…
Le petit Ori a grandit. Je l'ai vu lors d'une de mes sorties à Dale. Il est heureux, épanouit. Il semblait tellement plus vivant que quand ses frères le surveillaient. Il prend son indépendance et jamais Dori ne pourra le couvrir comme il le faisait auparavant.
Nori lui s'en fout. Il est devenu le Premier Espion d'Erebors. Il est heureux car il continue ses magouilles avec la bénédiction du pouvoir. Il se moque allègrement de son grand-frère collant et du bébé Ori et s'amuse à rendre fou Dwalin.
Je sais que le Roi est désespéré et mort de peur. Il a peur de reperdre le contrôle, d'être à nouveau contrôle par le mal du Dragon. Il étouffe sur son Trone, il est seul au sommet et ça le tue à petit feu…
Je sais que le Prince héritier pleure encore son frère mort. La Tombe vide est fleurie régulièrement et je vois très souvent Fili à la chapelle, prier Mahal pour veiller sur l'âme de son frère.
Je sais tout. Je sais que Bilbo est vivant et bien portant. Je sais qu'il est ivre de vengeance. J'ai vu ses yeux quand Thorin l'a lâché dans le vide. Ils brillaient de la même étincelle que celle illuminant les yeux des prédateurs sauvages. Je sais aussi qu'il est tout près, caché avec ceux de sa race, quelque part dans les contre-forts de la Montagne.
Je sais tout ce qui se passe partout…
Car personne ne se cache du Nain fou que personne ne comprend…
Si seulement ils savaient que la petite Diliane m'écoute et surtout me comprend… S'ils savaient qu'elle, elle peut parler à tous et se faire comprendre, que grâce à plus jeune fille du Warg je peux « parler », peut-être qu'ils se tairaient…
Peut-être…
Mais je ne suis qu'un fou dans la fourmilière, qu'un Nain que la route appelle de plus en plus fort…
Je dois aller voir Celdwin dans sa tour d'argent, dans son comptoir de Guilde.
Mais pas ce soir… Ce soir c'est le Jour de Durin, ce soir c'est la fete, ce soir, Bombur a fait de l'Ours à la Bière !
.
.
.
- Tauriel !
- Maman ?
- Celdwin !
- Kili !
- Ori !
- Maman ? C'est moi où ton compagnon vient de m'appeler maman ?
- Celdwin, ne le tue pas s'il te plaît, j'en ai encore besoin !
- Vous ressemblait à ma mère, je me suis tromper, pas la peine d'en faire touyt un plat !
- Fils indigne. Pourquoi être revenue sur Dale Tauriel ? Les Terres Sauvages ne te plaisaient plus ?
- Tu me manquais trop. Et puis on voulait vous prévenir pour les Gobelins.
- Pardon ?
- Ils sont en marchent, ils seront ici d'ici une semaine.
Un lourd silence tomba dans la salle à manger. Puis un juron retenti et une pièce vola en direction de Celdwin qui l'attrapa sous les regards ahuris de Tauriel et Kili.
- Quoi ? On a parié et j'ai gagné, c'est tout.
- Parier quoi ?
- Qu'une tuile nous tomberai dessus. Liam ne voulait pas me croire quand je lui ai dit qu'il y avait toujours quelque chose qui merdait pendant le jour de Durin !
.
.
.
.
Blabla de fin de chapitre
Je suis de RETOUR !
Et promis, je poste la suite dans pas trop longtemps :)
Merci à toutes (tous) pour vos reviews !
Kyra MB : Oui le nom m'a plus, mais c'est surtout ton explication qui m'a convaincue ! Par contre, moi j'ai hâte de finir cette fic, car je sens que si je traîne trop, je vais faire de la me*** ou que je vais bâcler…
LuunaCrazy : Ravie de voir que l'histoire te plaît et que tu as pris le temps de jeter un coup d'oeil à « Le Vent Bleu » et aux « Annexes ». Effectivement, c'est mieux de les avoir lu pour tout comprendre de la Révolte !
.
les tengwar et les cirth : deux alphaets utilisé en Terre du Milieu
barbe taillé en balbo : allez voir la barbe d'Iron Man.
