Titre Anglais: Trials of a Champion
Titre Français : Les peines d'un Champion
Auteur : ksomm814
Genre : Neutre
Chapitre traduit par : Thamril
Rating : k+
Disclamer : Cette histoire est basée sur l'Ordre du Phoenix qui ne nous appartient pas. Le monde de Harry Potter appartient à J.K.R.
Suite à la disparition des histoires « Midnight Guardian » et « Trials of a Champion » sur le compte de Thamril, nous nous permettons (sans son autorisation, donc si elle (il) nous le demande, nous effacerons ces traductions) de les mettre en ligne sous notre compte pour une meilleur compréhension de la suite de la saga.
Eni et Onarluca
Chapitre VIII : Des précautions à toutes épreuves ?
Ron et Hermione avaient fini par réussir à faire sortir Harry de l'infirmerie pour le dîner. Ils n'avaient posé aucunes questions sur ce qui était arrivé ce qui voulait dire qu'ils attendaient que Harry s'explique ou qu'ils avaient déjà parlé avec le professeur Dumbledore. Connaissant la curiosité et l'obstination de Ron et Hermione mieux que la plupart, Harry prit la dernière option.
Tout au long du chemin jusqu'à la Grande Salle, Harry avait entendu Ron et Hermione discuter des arrivée des deux écoles, de le Coupe de Feu qui sélectionnerait les champions, de ceux qui avaient mis leur noms dans la Coupe, ainsi que de ceux qui avaient essayé mais échoué comme Fred Weasley, George Weasley et leur ami Lee Jordan. Apparemment une limite d'âge avait été placée autour de la Coupe et tous ceux qui n'avaient pas encore dix-sept ans se retrouvaient avec une extraordinairement longue barbe. Harry put difficilement retenir son rire lorsqu'il entendit cela. Fred et Georges avaient été si déterminés qu'ils auraient pu berner le professeur Dumbledore pour participer.
Eh bien, je pense que cela veut dire que Angelina Johnson est la meilleure chance pour Gryffondor, dit Ron alors qu'ils entraient dans la grande Salle. Elle était encore vide puisque le dîner n'avait pas lieu avant une heure. Angelina était poursuiveur dans l'équipe de Quidditch de Gryffondor.
"Mieux vaut elle que ce grand benêt de Diggory. Je ne peux pas croire que tu penses que ce soit une bonne idée qu'il participe, Harry. Il t'a presque tué l'année dernière."
Harry retint son agacement et s'assit à la table de Gryffondor avec Ron à sa droite et Hermione à sa gauche.
"Non", dit-il, essayant désespérément de conserver son calme. "Qu'est-ce que tu aurais fait si tu avais été à sa place, Ron ? J'avais un éclair de feu. J'étais la plus grande menace pour leur équipe. C'est tout à fait compréhensible qu'ils aient voulu me mettre hors-jeu. En outre, ils n'ont pas essayé de me tuer. Cédric Diggory joue fair-play. Angelina est fair-play. Tous les deux serait un bon choix pour Poudlard."
"Harry a raison, Ron", ajouta Hermione, terre-à-terre alors qu'elle sortait un livre de son sac et qu'elle commençait à lire. "C'est juste un jeu. Le tournoi est supposé être une compétition amicale entre les écoles. Diggory s'est excusé de toute façon. Pourquoi es-tu si contrarié par ce qui est arrivé ?
Ron se renfrogna alors qu'il croisait ses bras sur sa poitrine comme un enfant borné.
"Tu sais que c'était beaucoup plus amusant avant que tu ne deviennes raisonnable, Harry ?" Dit-il frustré. "Je pensais que M Black et M Lupin t'auraient transformé en Maraudeur pas en une autre Hermione."
Harry sourit au commentaire.
"Sirius voulait me transformer en Maraudeur, Ron, dit-il avec amusement. "Malheureusement, Remus m'a eu en premier. Il était le plus raisonnable des Maraudeurs quand ils étaient à l'école. Je pense qu'il était celui qui retenait le plus souvent Sirius et mon père. Tu n'as pas parlé de Lunard, Patmol et Cornedrue à Fred et Georges, exact ?"
Ron secoua la tête.
"Tu plaisantes ? Demanda-t-il. "Est-ce que tu as une idée de ce qu'ils feraient s'ils découvraient que tu es le fils d'un des Maraudeurs ? Est-ce que tu as une idée de ce qu'ils me feront s'ils trouvent que M Lupin et M Black sont les Maraudeurs ? Ils demanderont à savoir toutes les blagues et devine sur qui ils les testeront : 'M'-'O'-'I' – moi ! Pas moyen ! Je ne vais pas leur servir de cobaye !"
Levant les yeux vers Hermione, Harry put voir un sourire sur sa figure. Au moins, il n'était pas le seul à trouver cela amusant.
"Tu as raison, Ron", dit pensivement Harry. "Peut-être que je devrais leur dire. Hermione m'a parlé de leurs plans pour une boutique de farces et attrapes et si Sirius et Remus peuvent les aider – "
"Si jamais tu oses, Harry", avertit Ron mais il y avait sans aucun doute de la peur dans sa voix.
Les élèves remplirent lentement la Grande Salle. Ron fournit une distraction en disant à Harry que Victor Krum était l'un des élèves de Durmstrang à essayer de participer au Tournoi. Harry put difficilement croire que Krum était encore à l'école alors qu'il écoutait Ron continuer sur le fait qu'il voulait un autographe et qu'il devait rassembler assez de courage pour parler à la star internationale de Quidditch.
Le silence devint difficile à conserver pour Harry. Il ne revenait pas de la façon dont parlait Ron de Krum. C'était presque comme les frères Creevey. Il pensait honnêtement que Ron ne se ferait pas avoir par la folie de la célébrité puisque Ron en avait vu les effets réels du premier plan. Heureusement leurs camarades de dortoir Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat arrivèrent, permettant à Ron de parler de son obsession avec eux. Parvati Patil et Lavande Brown apparurent peu de temps après eux, prenant les places devant Ron et Hermione. Avec toutes les conversations autour de lui, Harry retomba dans ses pensées.
Regardant autour, Harry remarqua finalement que la Coupe de Feu était placée devant le siège de Dumbledore à la table des professeurs. Une grande femme qui pourrait rivalisé Hagrid en taille s'assit à droite de Dumbledore. Elle portait du satin noir et avait ses cheveux longs remontés en arrière fermement. Ses yeux noirs n'étaient pas aussi amicaux que Hagrid lorsqu'elle passa en revue la foule d'étudiants.
Assis à la gauche de Dumbledore, il y avait un homme portant de la fourrure avec des cheveux courts poivre et sel qui étaient coiffés en arrière. Il semblait petit par rapport à la femme mais un peu plus grand que le professeur Rogue qui était assis à sa gauche. L'homme portait aussi un bouc qui cachait la plupart de son menton. Il jetait périodiquement des coups d'œil au professeur Rogue qui semblait vouloir ignorer son voisin.
Remarquant le déconcertement de Harry, Hermione lui expliqua que la grande femme était Madame Maxime de Beauxbâtons et l'homme le professeur Karkaroff de Durmstrang. En plus des deux enseignants, Ludo Verpey était présent à la table ainsi que Barty Croupton. Harry ne put s'empêcher de se sentir soulagé que Sirius ne soit pas là puisqu'il avait un sérieux problème avec M Croupton.
Le professeur Dumbledore arriva finalement et le dîner commença. Ayant manqué pratiquement une journée entière de repas, Harry pensait être affamé mai son esprit était encore préoccupé par ce qui s'était passé la nuit dernière et cet après-midi. Il tripota inconsciemment le collier autour de son cou alors qu'il mangeait lentement. Il était caché à la vue en dessous du col de sa chemise comme le voulait Harry. Il n'avait aucune idée de comment il allait expliquer cela à Sirius et Remus et encore moins à Ron et Hermione.
Les assiettes se nettoyèrent et le silence emplit la salle. Tout le monde leva les yeux vers la table des professeurs et regarda le professeur Dumbledore se lever pour faire son discours.
"Maintenant que tout le monde est bien nourri, la Coupe de Feu va pouvoir prendre sa décision", dit-il. "Pour ceux qui sont choisi, veuillez vous avancer et passer dans la pièce derrière moi pour recevoir leurs instructions."
Soudainement toutes les bougies s'éteignirent à part celles des citrouilles. La Coupe s'illumina avec des flammes bleues étincelantes. La tension dans la grande Salle s'agrandit au fur et à mesure de l'attente. De nombreuses personnes retinrent-leur souffles alors que les flammes devinrent rouges suivis par des gerbes d'étincelles. Une seconde plus tard, une langue de feu jaillit avec un morceau de parchemin. Dumbledore l'attrapa et le tint près de la lumière pour être capable de lire le nom alors que le feu retournait à son état de bleu éblouissant.
"Le premier champion est de Durmstrang", annonça le professeur Dumbledore. "Victor Krum !"
Des applaudissements retentirent dans la salle. Harry regarda Viktor Krum se lever d'où il était assis et se diriger vers l'endroit désigné. Le professeur Karkaroff congratula son élève lorsqu'il passa, applaudissant plus fort que tout le monde. Il apparut que tout le monde s'était attendu à ce que Victor Krum soit le champion de Durmstrang.
Alors que le bruit s'atténuait, tout le monde fixa à nouveau la Coupe et attendit. Ils n'attendirent pas longtemps avant que les flammes devinrent à nouveau rouges et qu'un autre parchemin surgit. Une fois encore le professeur Dumbledore agrippa le parchemin et le tint près des flammes pour lire le nom.
"Pour Beauxbâtons, dit Dumbledore. "La championne sera Fleur Delacour !"
Les applaudissements pour la seconde championne furent certainement plus polis que pour le premier. Nombre des camarades de la championne étaient en larmes, alors que la grande et blonde jeune femme entrait dans la pièce, rejoignant Krum. Harry ne put s'empêcher de remarquer que la championne ressemblait à une Vélane mais garda sa bouche fermée. Son expérience avec Remus lui disait que tout les gens n'étaient pas tolérants vers les hybrides.
Pour la troisième fois le silence envahit la salle alors que tout le monde se concentrait sur la Coupe. Il n'y avait plus qu'un champion à choisir, le champion de Poudlard. Chaque maison attendit avec suspens, voulant qu'un de ses camarades de maison soit choisi. Après ce qui sembla une éternité, la Coupe tourna à nouveau au rouge suivit par des étincelles. Une large flamme s'élança avec un bout de parchemin contenant le nom du troisième champion.
Le professeur Dumbledore prit le parchemin et jeta un coup d'œil au nom avant de s'adresser au personnel et aux élèves impatients.
"Et le champion de Poudlard, dit-il plaisamment, "Cédric Diggory !"
La maison toute entière de Poufsouffle éclata en applaudissement alors qu'ils se levaient tous sur leurs pieds avec toute la table des Serdaigles. Un grand nombre de Gryffondor se leva aussi et applaudit, dont Harry. Cédric apparut submergé lorsqu'il se retira dans la pièce où deux autres champions attendaient. Lentement, les applaudissements moururent permettant au professeur Dumbledore de parler.
"Maintenant que nos candidats sont choisis", commença Dumbledore, "nous espérons que vous donnerez à votre champion tout le support qu'ils ont besoin. Parfois un petit encouragement est tout ce que nécessite quelqu'un pour aller – "
La Coupe choqua tout le monde en virant au rouge une nouvelle fois. Des murmures éclatèrent alors que des étincelles volaient. Pour la quatrième fois cette nuit une flamme sortit avec un bout de parchemin. Le professeur Dumbledore prit prudemment le parchemin et lut le nom. Le silence remplit la salle alors que Dumbledore clignait des yeux et inhalait profondément. Il s'éclaircit la gorge et leva les yeux vers les étudiants qui attendaient dans un mélange de confusion de suspens.
"Harry Potter", annonça le professeur Dumbledore.
Tout d'abord Harry pensa que ses oreilles se jouaient de lui. Il avait mal entendu. Il devait avoir mal entendu. Le professeur Dumbledore n'avait pas appelé son nom. C'était juste un rêve…un très mauvais rêve dont il s'éveillera bientôt. C'était la seule explication. Malheureusement quand tout le monde tourna son attention vers lui Harry sut qu'il n'avait pas mal entendu. Il sut que son cauchemar était réalité.
Harry ferma les yeux alors qu'il commença finalement à analyser ce qu'il avait entendu.
"S'il vous plaît, dites-moi que ce n'est pas entrain d'arriver", implora-t-il silencieusement mais il ne reçut pas de réponses et il savait qu'il n'en aurait pas. Ouvrant les yeux, Harry n'osa pas regarder ce qui était prêt de lui. Il ne voulait pas voir leurs airs choqués ou dégoûtés qu'il recevait probablement.
"Harry Potter", appela encore le professeur Dumbledore. "Avancez, je vous prie."
À contrecœur, Harry se leva et s'approcha de la table des professeurs en secouant lentement la tête. Il était partagé entre la colère et l'incrédulité. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir une année normale ? Pourquoi devait-il toujours être distingué ? Regardant directement le professeur Dumbledore, Harry sut que le vieil homme avait remarqué l'étendue des émotions de Harry et lui indiqua de rejoindre les champions dans la pièce derrière lui. Il n'y avait pas de sourire sur le visage du directeur. Personne n'était ravi de cet évènement.
Harry ne regarda personne d'autre alors qu'il suivait le même cursus que les trois autres étudiants. En entrant, Harry ne fit pas attention au décor ou aux trois adolescents qui occupaient la pièce. Il marcha simplement vers un coin de la pièce et s'assit sur le sol, attirant ses genoux à sa poitrine. Il ignora les regards troublés qu'il reçut des trois autres champions qui se tenaient près de la cheminée.
Cédric Diggory fut le premier à parler.
"Harry ?" demanda-t-il curieusement. "Harry, tu vas bien ?"
Harry secoua juste sa tête et enfouit sa figure dans ses genoux. Il n'avait jamais voulu autant disparaître que maintenant. Comment diable était-il supposé prendre part à une chose prévue pour les septièmes années ? Il entendit quelqu'un approcher et s'agenouiller en face de lui mais ne put lever la tête pour voir qui était-ce.
La porte s'ouvrit encore, suivit par un groupe de personne se précipitant dans la pièce. Harry resta complètement immobile, espérant contre tout espoir qu'il ne serait pas remarqué. Tout le monde commença à parler. Harry posa rapidement ses mains sur ses oreilles, espérant taire le boucan. Il savait qu'ils parlaient de lui. Il savait qu'ils se plaignaient de lui. Il savait que personne ne le défendrait.
"Mesdames et messieurs", dit fortement le professeur Dumbledore, faisant taire les disputes. "Je ne peux pas expliquer de quelle manière le nom de Harry a été choisi ou pourquoi nous avons quatre champions au lieu de trois. Et avant que vous ne commenciez professeur Karkaroff, je peux vous assurer que Harry n'a pas trouvé un moyen de passer la limite d'âge ou de convaincre quelqu'un d'autre de mettre son nom pour lui. Il a été à l'infirmerie depuis hier soir."
"Alors comment expliquez-vous cela ? Demanda le professeur Karkaroff. "Il ne peut pas avoir deux champions de Poudlard et un des deux autres écoles."
"Malheureusement il n'y a rien à y faire", dit sèchement M Croupton. "Les règles établissent clairement que tous ceux choisis par la Coupe de Feu doivent concourir. Puisque le feu s'est éteint, aucun autre champion ne pourra être choisi avant le prochain tournoi."
"Donc nous devons accepter cela ? S'écria Karkaroff. "Inacceptable ! Je savais que cela n'allait jamais marcher ! Je devrais rassembler mes élèves et partir!"
"Mais vous ne pouvez pas, Karkaroff, grommela Maugrey. "Votre champion doit concourir comme les autres. C'est un contrat magique. Pratique, non ?
"De quoi parlez-vous Maugrey ?" Demanda Karkaroff.
"C'est assez simple si vous réfléchissez", grommela Maugrey. "Puisque nous savons que Potter n'a pas déposé son nom, la seule possibilité est que quelqu'un d'autre à mis le nom de Potter dans la Coupe, sachant que lui comme tous ceux choisis seront forcés de participer. Il aurait à faire face aux dangers prévus pour des connaissances de septièmes années. Et si vous jetez un coup d'œil à Potter, vous verrez que c'est visiblement le dernier endroit où il veut être."
À cet instant, tout le monde fouilla la pièce du regard jusqu'à remarquer quelqu'un blottit dans le coin derrière Cédric. Le professeur McGonagall se précipita sur Harry, sachant qu'elle pourrait simplement dire qu'elle était responsable de Harry parce qu'il était dans sa maison et personne ne serait plus conseillé puisque la majorité des adultes n'étaient pas au courant de la relation entre Harry et les enseignants.
"M Potter, vous allez bien ?" Demanda-t-elle.
Harry leva lentement les yeux et jeta un coup d'œil à la pièce, se rendant compte que tout le monde le fixait. Frottant ses yeux en dessous de ses lunettes, Harry sut que ce n'était pas le moment d'être entièrement honnête et acquiesça. Il rencontra le regard de Dumbledore et tous le deux surent qu'il était loin d'aller bien.
"Revenons au sujet", annonça Verpey essayant de changer de conversation. "Barty, les champions ont besoin de leurs instructions."
M Croupton sembla quitter brusquement une pensée profonde et s'éclaircit la gorge.
"Oui, la première tâche aura pour but de tester votre courage", dit-il. "Vous ne serez mis au courant de sa nature que le jour même, le 24 novembre. Aucun de vous ne peut demander ou accepter l'aide d'un enseignant lors de ce Tournoi. Vous ferez face à la première épreuve armée seulement de votre baguette. Une fois cette tâche finie, vous recevrez les informations pour la seconde épreuve. Puisque le tournoi demande beaucoup de temps et d'énergie, vous êtes excusés de vos examens de fin d'année. C'est tout pour le moment, n'est-ce pas Albus ?
"Je crois qu'oui" dit le professeur Dumbledore avec un signe de tête. "Vous êtes sûr que vous ne voulez pas rester à Poudlard, Barty – "
"Non, j'ai besoin de retourner au Ministère", interrompit Croupton. "J'ai laissé le jeune Wistilly s'occuper du département et il est probablement surchargé."
Tout le monde prit cela pour un congé. Madame Maxime traîna Fleur hors de la pièce, suivie du professeur Karkaroff et de Victor. Harry remarqua que Fleur et Krum lui jetaient des coups d'œil suspicieux et troublés…enfin plus sûr ceux de Fleur que de Victor. Celui-ci semblait avoir une seule expression, celle maussade.
"Cédric, je te suggère de te retirer dans la tour de Poufsouffle", proposa Dumbledore d'un ton plaisant mais ferme. "J'imagine que tes camarades attendent impatiemment ton retour pour faire la fête."
Diggory acquiesça en se levant. Il jeta un coup d'œil à Harry avant de partir. Une fois la porte fermée, Harry sut qu'il avait des problèmes. Etre entouré par le professeur Dumbledore, le professeur McGonagall, le professeur Maugrey et le professeur Rogue n'était certainement pas une bonne chose peu importe qui vous étiez.
Fermant les yeux, Harry rejeta sa tête jusqu'à ce qu'elle heurte le mur. Il fixa le plafond, ne voulant rien voir du tout. Il savait qu'aucun champion ne croyait qu'il n'avait rien à voir avec ça tout comme l'école le croyait sans doute. Est-ce qu'ils le supporteraient ? L'haïrait ? Le ridiculiserait ? Harry put seulement frissonner à cette pensée. C'était exactement pour cela qu'il ne voulait pas concourir en premier lieu.
"Harry, je sais qu'il n'y a rien à dire pour alléger des inquiétudes mais je dois insister que tu gardes la tête levée", dit patiemment le professeur Dumbledore, essayant de sortir Harry de son silence. "Nous découvrirons qui a mis ton nom dans la Coupe. "
Harry se redressa et regarda droit vers Dumbledore.
"Qu'est-ce que cela changera ?" Demanda-t-il simplement. "Je devrais quand même participer". Il laissa échapper un soupir et se leva. Il avait besoin de sortir. Il avait besoin d'être seul pour réfléchir. "Je vais me réveiller", ajouta faiblement Harry puis il sortit en silence. Il était clair que Harry était loin d'avoir la tête sur les épaules à ce moment.
Marchant à travers la Grande Salle à présent vide, Harry essaya de penser à un endroit où aller. La dernière place où il voulait être était la Tour de Gryffondor. Il ne voulait pas faire face à ses camarades de maison. Ils allaient soient le congratuler parce qu'il pourrait représenter Gryffondor ou être offensé qu'il ait réussi où ils avaient échoué. Et Harry ne voulait en entendre aucun des deux.
Avant que Harry ne le sache, il se retrouva dans la volière avec Hedwige perchée sur son épaule. Il regarda l'obscurité de la nuit et pria silencieusement que ce n'était qu'une monstrueuse blague bien qu'il sache que ce n'était que la réalité. La panique avait commencé à émerger. Qu'allait-il dire à Sirius et Remus ? Est-ce qu'ils le croiraient ? Est-ce que quelqu'un le croirait ? Harry le croyait difficilement alors comment pouvait-il s'attendre à ce que quelqu'un le fasse ? Sa seule défense est qu'il avait été à l'infirmerie tout le temps. C'était pour cela que les professeurs le croyaient.
Enfin c'est ce qu'ils disaient.
Harry laissa échapper un soupir et s'appuya sur la rampe, regardant toujours dehors. Il ne savait pas quand il était devenu si sceptique envers les autres. Peut-être quand il avait découvert que son parrain innocent avait été enfermé pendant douze ans sans procès. Peut-être quand il avait su comment le monde sorcier traitait les loups-garous. Peut-être était-ce l'entraînement que lui avait fourni Sirius cet été. C'était difficile à dire. Tous ce que Harry savait était que sa vue de ce monde avait changé. Le problème était qu'il ne savait pas ce qui avait changé.
"Vous savez que vous êtes dehors après le couvre-feu, Potter ?" Dit une voix venant de derrière, faisant sursauter Harry et il se retourna pour voir le professeur Rogue. "Effrayé de faire face à votre public adoré ?"
Le regard de Harry tomba alors qu'il se retournait et se remettait à fixer la nuit.
"Vous ne savez rien de moi, monsieur", dit-il faiblement. "Sinon, vous sauriez que c'est la dernière chose que je veux." Il entendit le professeur Rogue s'approcher de quelques pas et fut surpris que l'homme n'ait pas encore pris des points de Gryffondor."
"Réellement ?" Demanda froidement Rogue, aucun signe ne permettant de dire s'il s'en souciait. "Alors que voulez-vous ?"
Fermant les yeux et contant silencieusement jusqu'à dix pour conserver son calme, Harry tendit son bras et attendit que Hedwige s'y pose. Une fois qu'elle fut installée sur son perchoir, Harry la regarda dans les yeux et jeta un coup d'œil aux autres hiboux. Hedwige laissa échapper un hululement avant de s'envoler et de se poser près d'un hibou endormi. Se retournant une nouvelle fois, Harry se heurta au regard froid du professeur Rogue avec ses propres yeux suppliants.
"Je veux disparaître", dit sincèrement Harry. "Je veux être comme tout le monde…un inconnu."
Le regard du professeur Rogue s'étrécit. C'était comme s'il essayait de deviner si Harry était honnête en fouillant les yeux de l'adolescent. Mal à l'aise face au regard pénétrant de l'enseignant, Harry dut regarda ailleurs puis contourna son professeur, voulant partir le plus vite possible. Quelle était l'utilité ? Personne ne le croirait de toute façon.
"M Potter", dit le professeur Rogue quand Harry atteignit la porte. "Nous avons tous des envies et des désirs. LE problème est que peu peuvent les satisfaire. Il vaut mieux accepter le sort que la vie vous a donné plutôt que perdre votre temps dans des rêves qui ne deviendront jamais réalité."
"Je sais", dit doucement Harry. "Je déteste seulement vouloir ce que les autres prennent pour dû." Il quitta le professeur Rogue dans un silence stupéfié. Il savait que Rogue avait tout le temps assumé qu'il se réjouissait de toute la publicité autour du Survivant. Il savait que tout le monde le pensait probablement. Harry fut abruptement tiré de ses pensées quand il arriva devant la Grosse Dame. Il marmonna le mot de passe et entra en silence. Au vu des choses tout le monde avait abandonné l'idée de l'attendre.
Harry ne put s'empêcher de se sentir soulagé.
Aussi silencieusement que possible, Harry se tira dans le dortoir, espérant contre tout espoir que ses camarades étaient endormis. Il entra dans la pièce lentement et fut submergé par la noirceur et les ronflements de Neville et Ron. Eh bien, au moins ils dorment, remarqua Harry.
Le problème était que Harry était pleinement éveillé puisqu'il avait dormi la majeure partie de la journée. Il retira ses chaussures et s'assit sur le rebord de la fenêtre, regardant dehors. Il put finalement sentir toute sa frustration remonter à la surface et voulut rien de plus que taper le mur mais il savait qu'il réveillerait pratiquement toute la tour de Gryffondor…enfin, tout le monde à part Ron.
Fixant le lac, Harry regarda le soleil se lever lentement, illuminant le bateau de Durmstrang. Il semblait impossible à croire à quel point les choses étaient devenues hors de contrôle en deux jours. Il y a deux jours Harry avait juste à s'inquiéter de son travail scolaire. Enfin, il y a deux jours il s'inquiétait aussi de ses éclats de magie mais maintenant ce problème était réglé. Un pas en avant, deux pas en arrière.
Reposant sa tête contre le carreau froid, Harry essaya une nouvelle fois de ne pas réfléchir. Il savait qu'il y aurait des personnes qui ne le croiraient pas. Il savait qu'il allait être rejeté comme avec les Dursley. Il serait celui tourné en ridicule. C'était fou au combien sa vie était similaire, peu importe le monde dans lequel il était.
Incapable d'attendre plus longtemps, Harry sauta du rebord et ouvrit sa malle. Il ne lui fallut pas longtemps pour trouver le petit miroir carré que Sirius lui avait donné pour les urgences et c'était définitivement une urgence. Il avait besoin de parler à ses tuteurs. Il avait besoin de leur aide.
Harry enfila ses chaussures et agrippa sa cape puis quitta le dortoir aussi silencieusement qu'il était venu, ne laissant aucun signe deviner qu'il était passé. Il descendit les escaliers, passa la salle Commune, puis sortit de la tour de Gryffondor, quitta le château en mettant sa cape. Il avait besoin d'un endroit où il ne serait pas trouvé avant un moment. Il avant besoin d'un endroit où personne n'entendrait Sirius crier.
S'asseyent à coté du lac, Harry regarda le miroir dans sa main et appela son parrain, priant tout bas que l'homme aurait son miroir à portée de main. Ne recevant pas de réponse, Harry appela un peu plus fort cette fois. Après un autre long silence, Harry allait abandonner quand la face endormie de Sirius Black apparut dans le miroir.
"Harry ?" Demanda Sirius, déconcerté. "Harry, tu dois vraiment arrêter d'imiter Lunard. Aucune personne saine d'esprit n'est debout si tôt un dimanche" Sirius fut silencieux un moment, sa fatigue le quittant lentement. Il regarda longuement Harry et fronça les sourcils. "As-tu au moins dormi cette nuit ?".
"Non", répondit honnêtement Harry. "Sirius, quelque chose est arrivé et je ne sais pas quoi faire."
Sirius frotta ses yeux, maintenant complètement réveillé.
"As-tu eu une autre crise ?" Demanda-t-il immédiatement.
Harry se massa la nuque.
"On – oui, j'en ai eu une mais ce n'est pas ce dont je veux parler, dit-il rapidement. "Sirius, quelqu'un m'a fait entrer dans le tournoi. Je jure que ce n'est pas moi. Je ne sais pas qui mais Croupton, Verpey et Dumbledore disent que je dois concourir. Tu as aidé à le mettre en place. Dis-moi qu'il y a un moyen de se retirer."
Sirius eut l'air absolument confus.
"Ralentis, Pronglet", dit-il. "Commence du début et ne laisse rien de coté."
Harry raconta à Sirius tout ce qu'il pouvait se remémorer à propos de son mal de tête et ce que le professeur Dumbledore avait fait pour corriger le problème. Il continua sur comment est-ce qu'il était impossible qu'il ait pu s'inscrire au Tournoi et tout ce qui était arrivé après que son nom était arrivé. Dire que Sirius était furieux n'était qu'une litote. Heureusement, Sirius n'était pas en colère contre Harry.
"Je ne peux pas croire que Dumbledore ne nous a pas contacté", tempêta Sirius. "Je ne sais pas ce que nous pouvons faire à propos du Tournoi mais fais-moi confiance quand je dis que Lunard et moi allons avoir quelques mots avec Dumbledore. Il n'avait aucun droit de te mettre cette chose sur ton dos sans nous consulter". Sirius ravala sa langue alors qu'il se calmait. "Aussi dur que ce soit, Harry, essaye de ne pas t'en inquiéter. Je te crois. Je sais que tu ne mettrais jamais ton nom dans la coupe. Explique ce qui est arrivé à tes amis. Quand ils verront à quel point tu es désemparé, ils n'auront d'autre choix que de te croire. S'ils ne le font pas et qu'ils commencent à te mener la vie dure alors c'est qu'ils ne sont pas vraiment de bons amis."
"Sirius, qu'est ce que je vais faire maintenant", demanda craintivement Harry. "Comment est-ce que je peux ne pas y penser ?"
"Ecoute, Harry, Lunard et moi seront là aussi vite que l'on peut", dit Sirius, réconfortant. "Nous trouverons quelque chose. Je te le promets."
À présent Harry se sentit mal d'avoir dit la vérité. Il n'avait pas compté sur le fait que Sirius abandonne tout et vienne. Il voulait juste parler.
"Sirius, je serais en sécurité, dit-il rapidement. Vraiment. Tu n'as pas besoin de venir. Je suis sûr que toi et Lunard avaient des choses plus importantes à faire – "
"Bien essayé, Harry", interrompit Sirius. "Rien n'est plus important que toi. Remus et moi serons là avant que tu ne t'en rendes compte. Nous avons besoin de régler quelques petites choses avec Dumbledore de toute façon. Accroche-toi, petit."
Harry regarda Sirius s'évanouir du miroir. La fraîche brise du matin fit frissonner Harry, le forçant à resserrer sa cape autour de lui. Il savait qu'il ne pouvait pas rester ici longtemps mais il ne voulait vraiment pas retourner au château. La question était si Ron et Hermione allaient le croire.
Il n'avait aucune idée de combien de temps il avait passé près du lac, contemplant rien de particulier. Il avait jeté un sort de réchauffement sur sa cape et il ne ressentait plus l'air froid du matin mais il savait qu'il ne pouvait pas rester là à tout jamais. Sirius avait raison. Il avait besoin de se changer les idées. Se plonger dans les devoirs était une bonne option mais il devrait retourner à la tour de Gryffondor.
Et c'était absolument hors de question.
Bougeant pour se laisser aller contre une pierre, Harry ferma les yeux et écouta. Il pouvait entendre l'eau lécher la rive et le bateau de Durmstrang, les branches des arbres s'agiter dans le vent et les bruits lointains des différentes créatures de la forêt. Se concentrant sur les murmures, Harry se détendit. Il ressentit enfin la fatigue de sa nuit blanche.
