Les examens approchaient très rapidement, trop au goût d'Hermione qui passait tout son temps à la bibliothèque délaissant même un peu Drago. Un soir alors qu'il était tard, Drago décida d'aller la voir là-bas. Il savait que la bibliothèque devait être déserte. Il vint s'asseoir à côté d'elle. Elle sursauta puis murmura.

Hermione : Qu'est-ce que tu fais là ? Imagine que quelqu'un nous surprenne...

Drago : Aucun risque, il n'y a qu'une folle comme toi pour réviser à une heure pareille.

Il lui caressa le cou et lui dit.

Drago : Tu me manquais...

Il l'embrassa dans le cou. Elle se laissa faire un instant puis le repoussa.

Hermione : Il faut que je révise...

Il regarda le bouquin.

Drago : Mais enfin Granger, tu connais tout par cœur, que veux-tu faire entrer de plus dans ton cerveau ? En plus ce livre n'est même pas au programme...

Hermione : Mais il parle de la guerre des Trolls...

Drago la regarda avec découragement. Elle le vit et tenta de se justifier.

Hermione : Il faut que j'aie cet examen, c'est important.

Drago : Pourquoi ?

Elle le regarda comme s'il venait de dire la pire absurdité qu'il soit.

Hermione : Je n'ai pas passé sept ans ici pour rien...

Drago : Ce serait si dramatique si tu devais rester une année de plus ?

Hermione : Bien sûre, je dois l'avoir du premier coup, c'est important.

Drago : Mais c'est important pour qui ?

Elle avait les larmes qui commençaient à venir au bord de ses yeux.

Drago : Tu as vu dans quel état, tu te mets ? Tu es fatiguée, et tu ne réviseras rien de plus maintenant.

Elle commença à s'affoler en l'entendant dire ça.

Hermione : Si, si je n'ai pas l'examens, je...

Drago : Tu quoi ? Pourquoi tu te mets une telle pression ? On a l'impression que c'est une question de vie ou de mort.

Hermione : Tu ne comprends pas... je dois l'avoir pour qu'ils soient fiers de moi...

Les larmes perlèrent sur son visage.

Drago : Qui ?

Hermione : Mes parents... ils semblaient si fiers de voir que j'étais la première. Ils m'avaient dit que si tôt que j'aurais obtenu mon diplôme, ils m'achèteraient un appartement dans le monde sorcier pour pouvoir obtenir une bonne place au ministère de la magie. Ils ont mis tellement d'argent dans mes études, et tellement d'espoir en moi que ça les a tué...

Elle tenta de reprendre sa respiration entre deux sanglots. Drago sembla compatir.

Drago : Ne dis pas ça, ils sont morts dans un accident, ce n'est pas ta faute.

Hermione : Ils se dépêchaient pour moi, pour pouvoir m'emmener rapidement sur le chemin de traverse pour acheter les meilleures fournitures...

Drago : Qu'importe qu'ils se dépêchaient ou non, je suis sûre qu'ils ne voudraient pas te voir dans un état pareil. Et je suis persuadé qu'ils sont fiers de toi, qu'importe ce que tu peux faire.

Elle le regarda avec des yeux si tristes. Il la prit dans ses bras.

Drago : Granger, je t'en prie, arrête de pleurer.

Elle se blottit dans ses bras et cela sembla la calmer. Il la repoussa au bout de quelques minutes pour pouvoir la regarder.

Drago : Tu sais ce que tu vas faire ?

Elle secoua la tête pour dire non.

Drago : Tu as une photo d'eux ?

Elle sortit alors une photo qu'elle tendit à Drago. Il la prit et parut surpris.

Drago : Pourquoi ils ne bougent pas ?

Hermione sourit entre ses larmes.

Hermione : C'est une photo moldu, elles sont immobiles.

Drago : Oh... ben ce n'est pas grave, ça le fera quand même. Le jour de l'examen, tu vas la garder tout près de ton cœur, et je suis sûre que ça te donnera du courage. D'accord ?

Elle hocha la tête et se serra contre lui.

Hermione : Merci Drago.

Il y eut un silence, puis Drago regarda la photo.

Drago : Je sais de qui tu tiens toutes ces tâches brunes sur ton visage.

Elle rit et lui expliqua que chez eux ils appelaient ça des tâches de rousseur. Alors qu'ils discutaient, ils entendirent soudain un bruit. Drago saisit sa baguette et demanda s'il y avait quelqu'un. N'obtenant pas de réponse, il décida de raccompagner Hermione à sa chambre et celle-ci le supplia de rester car elle n'aimait pas le savoir seul dans les couloirs en pleine nuit, surtout après le bruit qu'ils avaient entendu dans la bibliothèque. Une fois que les deux amoureux furent partis, une ombre se faufila jusqu'aux cachots et elle s'adressa à quelqu'un.

Voix 1 : Vous aviez raison, il continue de nous trahir...

Une autre voix glaciale prit la parole.

Voix 2 : Dans un peu plus d'un mois, nous aurons notre revanche, je veux qu'il paie de sa vie...

Le mois qui restait passa encore plus vite. Le matin des examens, Hermione se réveilla de bonne heure et décida de réviser un peu. Drago quant à lui se leva également tôt, mais il préféra se rendre sur le toit de l'école. Une fois, là-haut il eut un mauvais pressentiment. Le mal s'agitait au-delà de Poudlard et ça n'augurait rien de bon. Quand ils rentrèrent dans la grande salle qui avait pris pour l'occasion des allures de salle d'examen, Hermione et Drago s'échangèrent un regard de soutien. Quand toutes les épreuves furent finies, le troisième jour, tous les élèves de septième année allèrent dehors et s'étalèrent sur toute la pelouse du château pour profiter du soleil. Le bal qui clôturerait leur année et surtout leur scolarité à Poudlard avait lieu le lendemain soir. Hermione était avec Harry et Ron. Ils remarquèrent qu'elle avait l'air triste.

Ron : Qu'est-ce qu'il se passe Hermione ? Tu n'es pas contente que les épreuves soient finies ?

Hermione : Oh si...

Harry : Alors pourquoi tu fais cette tête ?

Ron : Oui, réjouis-toi, l'année se termine et d'ici deux jours on dira adieu à Poudlard.

Hermione : C'est ça qui me rend triste justement, je veux dire que c'est sept ans de ma vie qui vont bientôt se terminer, et j'ai peur de ce qu'il peut y avoir hors des murs de Poudlard.

Ron : Un vaste monde magique et le droit d'utiliser nos pouvoirs comme on le souhaite. On pourra transplaner quand on le souhaitera et ça c'est super. N'est-ce pas Harry ?

Harry : Oui sans doute, mais je comprends ce qu'elle ressent. Pour moi Poudlard ça a toujours été ma seule maison, quand je devais la quitter, c'était une déchirure, alors je me demande ce que ça va être en sachant que je ne vais jamais revenir ici.

Ron : Oui mais c'est parce qu'avant tu devais retourner chez les Dursley, maintenant tu es majeur, du moins dans le monde magique, tu vas pouvoir prendre ton appartement et vivre seul...

Hermione : Ou vivre avec Ginny.

Ron lui lança un regard de travers.

Hermione : En faite, ce n'est pas seulement Poudlard qui va me manquer... c'est tous ceux qui faisaient cette école. Et j'ai peur que les choses changent une fois tout ça terminé.

Elle jeta un regard en direction de l'endroit où Drago se trouvait avec ses amis. Ron suivit son regard.

Ron : En tout cas, parmi les Serpentards, aucun ne va me manquer, et surtout pas Drago Malefoy.

Harry lança un regard observateur à Hermione. Au bout de quelques minutes, elle se leva.

Hermione : Je vais aller faire un tour, pour garder une image mentale de chaque recoin de Poudlard. On se retrouve au dîner ?

Ils hochèrent la tête et Hermione partit en direction du château, non sans avoir jeté un regard à Drago qui, quelques minutes après, prit le même chemin qu'elle. Ils se rejoignirent sur le toit du château. Il vint l'enlacer et ils admirèrent tous ces petits tas d'élèves qui se trouvaient en bas. Au bout d'un moment, elle l'entraîna dans sa chambre. Ils ne risquaient pas de se faire surprendre, étant donné que tout le monde était dehors. Ils firent l'amour passionnément. Alors qu'il était allongé sur le dos avec Hermione sur son torse, il remarqua une robe pendue à l'armoire.

Drago : C'est ta robe pour le bal ?

Elle regarda dans la même direction que lui.

Hermione : Oui... Enfin je ne sais pas trop si j'ai envie d'y aller.

Drago : Pourquoi ?

Hermione : Je me sens trop morose.

Il sourit.

Drago : Granger tu es la fille la plus déprimée que je connaisse... qu'est-ce qui te rend morose ?

Hermione : La fin de tout. De cette école, de tous ces fous rires avec mes amis... de nos rencontres secrètes à tous les deux... peut-être même de nous.

Drago : Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

Elle se redressa et lui fit face.

Hermione : Je veux dire que je ne sais pas ce qu'il va se passer pour nous deux dans deux jours... Et ça m'effraie. On n'a jamais parlé d'une relation en dehors de Poudlard et...

Drago : Et tu penses que c'est parce qu'on est à Poudlard qu'on est attiré l'un par l'autre ?

Hermione : Non, enfin, je n'en sais rien. Je ne sais pas ce que tu as envisagé pour la suite, moi je me vois déjà avec une bonne place au ministère de la magie et...

Drago sourit.

Drago : Je suis sûre que tu en auras une.

Hermione : Et toi tu envisages quoi ?

Drago : Je n'en sais rien, je n'aime pas penser à l'avenir.

Elle se leva, s'enroula dans sa cape et le regarda avec un sourire mi-amusé, mi-horrifié par le détachement dont faisait preuve le jeune homme.

Hermione : Mais enfin, dans deux jours, tu seras dans le monde des adultes... Que comptes-tu y faire ?

Drago : Essayer de survivre...

Elle le regarda sans comprendre.

Drago : Dans deux jours, j'aurai certainement les Mangemorts à mes trousses, et en tête, mon père...

Hermione s'assit auprès de lui et lui prit la main.

Hermione : Ils n'ont pas cherché à reprendre contact avec toi depuis l'épisode avec Voldemort, peut-être ont-ils abandonné, peut-être que le maître des ténèbres est reparti dans le monde souterrain comprenant l'hostilité que tout le monde a pour lui.

Drago sourit amusé par cette naïveté. Il se leva et commença à se rhabiller.

Drago : Tu rêves Granger, il va revenir, et plus vite que tout le monde ne le pense... Son retour sera au moment et à l'endroit où on l'attendra le moins.

Elle s'approcha de lui.

Hermione : Je ne veux pas que tu vives comme ça... je ne veux pas qu'on vive comme ça.

Il la regarda dans les yeux, comprenant qu'elle voulait encore faire parti de sa vie une fois l'école finit. Il soupira et la prit dans ses bras. Il lui caressa les cheveux.

Drago : Comme j'aimerai que notre vie soit parfaite.

Elle se recula et le regarda dans les yeux.

Hermione : Est-ce que ça veut dire que tu souhaites la passer avec moi ?

Drago : Je crois que je me verrais bien faire un petit bout de chemin avec toi... je suis bien à tes côtés...

Elle sourit de bonheur et l'embrassa tendrement. Ils décidèrent ensuite de se séparer car il était temps de dîner.