Disclamer : L'univers et les persos appartiennent à Masami Kuramada

Sunny : Merci beaucoup ! La scène du ciné ? disons que si quelqu'un a remarqué, il a fait comme si... merci encore de ta fidélité et voici la suite, tu verras, il leur bien des épreuves à affronter. Bisous.

Ignis : Merci beaucoup ! Nos deux héros ont encore bien des épreuves à surmonter mais gageons que tout l'amour qui les lie sera là pour les y aider ! Merci encore et gros bisous.

Bonne lecture à tous !


Deux jeunes filles avaient les yeux braqués sur son homme. Cela ramena le jeune médecin à la remarque de Hyoga la veille, il fallait qu'il en parle à Kilian…

Chapitre 9

Il décida d'aborder sans plus attendre ce sujet autrement délicat :

- Dis-moi Kilian, comment te sens-tu depuis que tu es ici ? demanda-t-il au jeune homme qui le regarda surpris par cette question.
- Heureux, répondit-il simplement et naturellement.
- Peut-être un peu trop mon cœur… et tu laisses involontairement ton cosmos répercuter ce bonheur autour de toi. Hyoga me l'a fait remarquer hier alors que moi-même je le faisais aussi en t'attendant et sans m'en rendre compte.
- Quelle importance ? Il est invisible des autres, hormis de ceux qui en possèdent un également, observa-t-il.
- Oui et non, expliqua Shiryu, il dégage une sorte d'aura invisible mais à laquelle les humains ordinaires sont sensibles. Tu n'as pas remarqué comme tu attirais les regards depuis que tu es là ?
- Qui, moi ? Non, pas du tout, tu dois te tromper ! Je n'attire pas les regards ! Jabu et toi vous dites des bêtises... Mais, je te promets de faire attention à mon cosmos ! Et puis les regards, ils se sont rués vers toi! expliqua Kilian en baissant son cosmos jusqu'a le faire disparaître le maintenant scellé.

Shiryu fronça les sourcils quand le nom de Jabu franchit les lèvres de son amour, c'est vrai qu'il l'avait prévenu, ainsi que Shaina, sans oublier Milo. Ils continuaient leur parcours dans le magasin, Kilian choisissant les articles, le Dragon poussant le caddie. Il remarqua que son même si ange avait camouflé son cosmos comme il venait de le lui promettre, d'autres personnes étaient entrées dont des filles et cela ne coupa pas, elles regardaient l'atlante en gloussant. Tandis qu'un jeune homme d'à peu près son âge le reluquait comme si il était une friandise tellement alléchante qu'il pourrait la manger sur place. Il eut envie de le prendre dans ses bras et de dire à tous qu'il était à lui et rien qu'à lui ! Et c'est là que Shiryu réalisa réellement ce qu'on lui avait dit, Kilian ne se rendait absolument pas compte de ce qu'il dégageait et combien il était désirable... Et le cosmos n'était finalement pas pour grand chose dans le fait qu'il faisait tourner toutes les têtes. Ou si peu. Le Dragon devait vérifier quelque chose une fois qu'il serait à l'hôpital.

- Shiryu, à la maison, je pourrais être comme d'habitude ? demanda le jeune homme qui marchait désormais à coté du jeune médecin.
- Bien sûr à la maison c'est notre cocon. Tu pourras faire comme d'habitude, personne ne viendra troubler nos habitudes.

Kilian eut un beau sourire en remerciement, devant lequel Shiryu fondit. Ils payèrent leurs achats et rentrèrent chez eux.
Le Dragon prit son portable et envoya un texto à Shun. Finalement il avait changé d'avis et n'attendrait pas d'être arriver à l'hôpital.

"Combien de demandes à Kilian par jour?"
La réponse arriva moins d'une minute plus tard :
"A lui directement beaucoup. Par moi, la plupart des gens de la fac avec plusieurs essais par jours..."

Le SMS de Shun fit sauter le cosmos de Shiryu, d'une façon qui alerta le tibétain occupé à la cuisine, qui arriva en courant près de lui :

- Mon amour tout va bien ? demanda-t-il inquiet.
- Oui mon ange, juste que je me rends compte que je suis jaloux...
Il prit le tibétain dans ses bras et le serra contre lui.
- Tu n'as pas à t'inquiéter mon amour, je n'aime que toi! murmura Kilian répondant à l'étreinte.

Il fallut un long moment pour que le Dragon retrouve la maîtrise de son cosmos. Il n'allait quand même pas être obligé de faire comme Hyoga et de laisser quelques souvenirs à la fac ! Et puis il se voyait mal faire ce genre de chose alors qu'il avait longuement sermonné le Cygne sur l'avantage du dialogue par rapports aux poings ! Mais il ne pouvait pas non plus mettre Kilian sous globe ! Ce pauvre ange ne se rendait même pas compte de l'attention qu'il suscitait !

Il tournait en rond et chassa se préoccupations immédiates pour profiter du Bélier au maximum. Ici, dans leur cocon au moins, ils étaient en paix. Et il ne voulait pas inquiéter inutilement Kilian.

Ils se mirent donc à table en parlant de choses diverses mais sans évoquer de nouveau ce sujet.

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Et puis Shiryu quitta leur nid pour se rendre à l'hôpital, Kilian le suivrait peu de temps après pour ses deux uniques heures de cours de la journée. Il aurait même le temps de repasser à l'appartement avant son boulot pour commencer à préparer à manger.

Il allait partir quand il vit le sac que Shiryu avait oublié sur le meuble de l'entrée, sûrement après s'être chaussé, pensa-t-il, mais qui contenait ce qu'il lui avait préparé pour tenir jusqu'à ce soir. Sa décision fut vite prise, il le glissa dans son propre sac et demanderait à Shun comment aller à l'hôpital pour le lui déposer après ses cours. Il avait largement le temps d'y faire un saut.

Ce qu'il fit après que Shun et Hyoga lui eurent indiqué la route. Il trouva facilement, Shiryu avait raison, c'était à égale distance de l'appartement, mais dans le sens opposé.

Il retint son souffle en pénétrant dans les urgences où il savait que travaillait son Dragon et essaya de le repérer dans cette fourmilière mais resta ahuri devant le nombre de gens qui circulaient en tout sens et dans un état qu'il aurait facilement assimilé à de la panique :

- Kilian ?
Il se retourna d'un bloc et fut saisi de stupeur en découvrant un Kevin très différent de celui qu'il avait rencontré :
- Kevin ?
- Ben oui ! Tu ne me reconnais pas ? Comment vas-tu ?
- Docteur ! les interrompit une jeune infirmière. On a besoin de vous en salle trois !
- J'y vais, répondit-il en ajoutant à l'intention de la jeune femme. Emmène donc ce jeune homme en salle de repos Janet s'il te plait. Je te l'envoie au plus vite Kilian ! dit-il à ce dernier avant de disparaître dans une autre salle.

Le Bélier, un peu éberlué par cette rencontre se retrouva bientôt seul, dans une salle où Shiryu lui avait dit qu'il prenait un peu de repos entre deux interventions. Il fit le tour de la salle et se trouvait hors de vue de la porte quand elle s'ouvrit laissant passer un groupe de trois infirmières. Il allait signaler sa présence mais la première phrase qui sortit de la bouche de l'une d'entres elles, le figea sur place :

- Vous l'avez vu mon Shiryu les filles ? Il n'est pas splendide ?
- Ton Shiryu ? Rêve pas… il est encore à aucune de nous !
- C'est pourtant pas faute d'essayer ! dit une autre avec dépit.
- Il est si beau ce mec ! Je le veux !
- Et vous ne connaissez pas la meilleure les filles ?
- Non, raconte !
- Vous savez que ma plus jeune sœur est à la fac ? Depuis le début de la semaine, elle me parle d'un nouveau venu dont tout le monde est devenu dingue !
- Et ?
- Et bien, figurez-vous que notre Shiryu est passé le chercher hier soir à la sortie de ses cours, je le sais, j'y étais !
- On va l'éliminer ! dit une autre entre ses dents.
- Et qui voulez-vous éliminer ? demanda une voix grave et profonde que Kilian reconnut instantanément.

Kilian avait voulu parler mais ces femmes ne semblaient pas vouloir écouter, ni même voir qu'elles n'étaient pas seule. Mais il n'avait pas pu s'empêcher d'écouter leur conversation. Les mots qu'elles prononçaient l'énervaient, même si elles avaient raisons sur certains points. Shiryu était très beau et il était effectivement brillant. Mais de quel droit voulaient-elles s'approprier Shiryu ? Et pourquoi parlaient-elles de lui comme si ce n'était un bout de viande qu'on se dispute. Puis elles avaient parlé de l'éliminer, lui. Pas qu'elles faisaient le poids contre lui, mais cela lui fit mal.

Une voix résonna à l'autre bout de la pièce. La voix de l'homme qu'il aimait et qui en ce moment était vraiment très en colère. S'il n'avait pas entendu toute la conversation il en avait entendu une très grande partie apparemment.

Les jeune infirmières se tournèrent d'un bloc pour faire face au médecin, quelques fraction de secondes pour préparer une réponse qui arriva, mais pas celle qu'elles espéraient.

- Je pense qu'elles parlaient de moi, fit-il faisant se retourner toutes les têtes vers lui.

Reconnaissant son ange, Shiryu lui offrit un joli sourire, avant de reposer un regard si noir et si froid sur les infirmières, qu'elles se mirent à trembler de tous leurs membres. Jamais, oh grand jamais elles n'avaient vu le jeune médecin aussi en colère.

Par une porte entrouverte, Kevin veillait sur celui qu'il considérait comme son filleul. Il s'était beaucoup attacher à ce gosse et il s'était promis de bien faire attention à ce que rien ne lui arrive.

-Alors, mesdames, pour quelle raison voulez-vous du mal à ce charmant jeune homme ? insista Shiryu qui voulait vraiment une réponse.

Il s'était appuyé contre la porte ne leur laissant pas la possibilité de partir par là, tandis que Kilian était posté à l'autre, la laissant cependant entrouverte car il avait remarqué Kevin derrière.

- On ne lui veut pas de mal… enfin pas vraiment… commença l'une d'elle.
Mais le regard que posa sur elle Shiryu l'empêcha de continuer.
- Pas vraiment hein ? répéta le Dragon en détachant chaque syllabe et en avançant dangereusement vers celle qui venait de parler. Et puis-je savoir ce que ça veut dire exactement Julia ?
- Je… enfin quoi ! explosa-t-elle soudain en se tournant vers une autre. C'était ton idée ce pari après tout Alex !
- Un pari ? demanda Shiryu, et quel pari ?
- Celui que l'une de nous te fasse tomber dans ses filets… avoua piteusement la jeune femme en baissant la tête, c'était juste un jeu…
- Un jeu ? l'interrompit Shiryu interloqué, et pour un jeu vous auriez été jusqu'à faire du mal à Kilian ? Vous ne voyez donc pas assez d'horreurs au quotidien ? Des jeux qui tournent si mal parfois qu'on nous amène justement des victimes innocentes qu'on n'arrive pas toujours à sauver ? Etes-vous donc stupides à ce point ?

Les quatre jeunes femmes s'étaient tassées sous l'avalanche de reproches, fort justifiés d'ailleurs, et finalement Alex releva la tête :

- Acceptez nos excuses tous les deux, dit-elle. Tu as raison Shiryu, nous avons laissé ce jeu nous monter à la tête…
- Bon, tout le monde au boulot ! intervint Kevin en entrant dans la pièce et que cela vous serve de leçon à l'avenir mesdemoiselles. L'amour n'est pas un jeu !
Les infirmières ne demandèrent pas leurs restes et se sauvèrent rapidement :
- Dix minutes de pause pour toi Shiryu ! ajouta Kevin avec un clin d'œil avant de sortir à son tour laissant les deux amoureux enfin seuls :
- Mon cœur ! dit Shiryu en lui ouvrant les bras où Kilian se précipita. Je suis désolé pour tout ça…
- Ne le sois pas mon amour, ce n'est pas de ta faute si elles sont si idiotes... fit le tibétain en serrant le jeune médecin contre lui. Je suis désolé de passé à l'improviste, mais tu avais oublié ton bento... s'excusa le jeune homme.

Shiryu étouffa un juron comment avait-il pu oublier son repas, préparer par son amour en plus ? Il serra son ange un peu plus contre lui.

- C'est moi qui suis désolé d'avoir oublié ton œuvre d'art pour les papilles et l'estomac...
Shiryu fit une montagne de petits bisous sur tout le visage du jeune homme qui rit un peu.
- Ça chatouille... dit-il en capturant ses lèvres pour un baiser sulfureux.
Qui cessa car le biper du médecin avait sonné.
- Fichu truc! râla l'atlante.
- Je suis d'accord avec toi mais c'est ainsi...
- Faut que j'y aille aussi, il ne faudrait pas que je sois en retard pour mon premier jour...
Kilian sortit la boite repas de son sac et la tendit à Shiryu.
- Tu as raison, on se retrouve a la maison !

Ils échangèrent un dernier baiser avant de sortir de la salle de repos. Beaucoup de regards se tournaient vers le couple, suscitant un certain intérêt mais personne n'aurait pu dire qu'ils formaient réellement un couple à cet instant.

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Shiryu passa le reste de sa garde en évitant soigneusement et autant que le travail le lui permettait les quatre infirmières responsables de cette altercation. Il ressentait une profonde colère à leur égard, plus parce qu'elle avait voulu faire du mal à Kilian que pour cette stupide histoire de pari. Mais il ne passait pas sur leurs intentions premières et n'arrivait pas à leur pardonner. Il réussit néanmoins à faire comme si de rien était quand il les côtoya en salle d'urgence mais n'hésitait pas à leurs lancer des regards assassins en dehors de cela. Ce qui ravissait Kevin, content que Shiryu prenne tant à cœur le sort du jeune homme.

Il profita d'une pause pour savourer son bento, toujours aussi délicieux et accepta même de le faire goûter à Kevin qui en réclama un pour le lendemain, contre participation bien sûr :

- Et pourquoi donc ? demanda Shiryu étonné.
- Il cuisine superbement bien ! C'est logique de l'encourager contre un petit salaire non ?
- Je lui en parlerai, promis. Mais en attendant, gardes tes sous d'accord ?
- Si tu veux, mais en échange, j'exige une invitation officielle.
- Promis ! jura Shiryu en riant avant de vite retourner travailler.

Puis, il rentra le plus rapidement possible, se demandant comment s'était passé la première journée de son amour et pressé de le retrouver, de le prendre dans ses bras…

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Kilian, de son côté, se mit à travailler sans relâche dès qu'il fut installé, impressionnant le vieux commerçant. Quand il finit sa pièce le tibétain prit une petite pause c'est alors que son patron lui demanda.

- Où as-tu appris cela ? Et tes techniques ? Je n'ai jamais vu ça auparavant! Et tu me semble bien jeune pour connaitre tout cela.
- Euh… mon père et mon grand-père sont Maître forgeron, et j'ai appris depuis tout petit comme d'autres enfants apprennent le piano, fit Kilian en rougissant.

Il n'avait pas vraiment menti mais son patron ne saurait jamais que c'était sur des armures antiques que les Béliers travaillaient.

Une heure plus tard Kilian rangeait son matériel, il avait finit sa première journée et son patron était enchanté de son travail. C'est le pas léger qu'il rentra chez lui. Il regarda l'heure et se dépêcha un peu. Il voulait préparer un encas à son amour.

Shiryu était rentré et faisait son rituel. Quand il sortit de la douche, il découvrit son amour plonger dans un bouquin. Qui dut sentir sa présence car Kilian se tourna et lui offrit un magnifique sourire :

- Bon retour à la maison! fit le jeune homme en attirant le médecin à lui.

Shiryu répondit ardemment à son étreinte en soupirant de satisfaction avant de l'embrasser tout aussi passionnément. Baiser auquel Kilian répondit avec la même passion.

Par tous le Dieux, qu'il se sentait heureux ainsi le Dragon, serrant dans ses bras l'amour de sa vie et ces frissons qui parcouraient son corps en était bien la preuve, plus que jamais, il voulait rendre heureux Kilian. Il s'écarta néanmoins pour lui parler plus sérieusement et ils gagnèrent la cuisine main dans la main :

- Tu sais, j'étais vraiment en colère cet après-midi, dit Shiryu, mais ça m'a fait réaliser une chose…
- Quoi donc ? demanda Kilian en s'occupant de ce qui cuisait pendant que Shiryu finissait de dresser le couvert, largement préparé par le Bélier.
- Que plus que jamais, toi comme moi, nous devons faire attention. Si de mon côté, j'ai ce genre de soucis, tu risques de les rencontrer à la fac.
- Personne ne s'intéresse à moi ! Jabu aussi me disait tout le temps ça ! s'insurgea Kilian, toujours persuadé qu'il n'attirait pas l'attention.
- Et Jabu avait raison, le contra Shiryu, et il est grand temps que tu t'en rendes compte ! Tu attires bel et biens les regards, crois-moi !
- Comment peux-tu en être aussi sûr ?
- As-tu seulement lu les messages que tu reçois ? demanda le Dragon toujours calmement.
- Bien sûr que non ! Ils sont pour Shun ! répondit l'atlante que tout ceci commençait à vraiment énerver, et Shiryu lut à ses yeux qu'il ne mentait pas, il le croyait fermement !
- Tu en as gardés ? Si non, ce n'est pas grave, lis-en simplement un ou deux pour voir demain, d'accord ?
- Mais pourquoi ?
- Fais-le, c'est tout ce que je te demande et on en reparlera demain tu veux bien ?

Kilian maugréa une réponse inintelligible et Shiryu préféra changer de sujet dans l'immédiat :

- Alors, racontes, ta première journée ? interrogea le Dragon, désireux de faire revenir le sourire sur son visage.
Les épaules de l'atlante s'affaissèrent un peu.
- J'ai dû faire un demi mensonge... avoua-t-il tristement.

Le jeune homme se mit a raconter sa journée, ses yeux brillaient, et rien que pour cela Shiryu était heureux. Puis il raconta le demi-mensonge qu'il avait dit à son patron.

- Tu as bien fait, le commun des humains ne se doute pas du tout de ce qu'il se passe… approuva le médecin.
- Je sais, mais j'ai le droit de ne pas aimer tout de même...

Shiryu fondit littéralement, comment résister à son petit bélier, si naturel et si doux?

Ce fut au tour du médecin de se lever et de le prendre dans ses bras.

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Le jour suivant, rien n'avait changé pour les étudiants, même si Kilian camouflait parfaitement son cosmos. Le jeune homme fourra dans son sac quelques lettres, il les lirait avec Shiryu et il verrait bien que ça n'avait rien à voir avec lui !

Après le boulot le jeune homme rentra chez lui, il était content, son patron lui avait appris une nouvelle technique.

Quand il passa la porte de leur cocon, le jeune homme laissa libre cours à son cosmos. Il prit une douche, après quoi il attaqua ses devoirs. Le médecin arriva plus tard dans la soirée, après son rituel il rejoignit son amour, ils discutaient depuis un moment quand le Bélier tendit les lettres, encore fermées, au Dragon.

- Tu verras c'est pour Shun ! fit le tibétain en prenant place à côté de lui.
Le médecin les ouvrit et les lut une à une. Elles allaient de la plus sage à la plus érotique et ça ne lui plaisait pas du tout.
- Elles sont toutes pour toi ! fit le dragon, rageur.
- Hein ? fut la question la plus constructive que Kilian trouva avant d'en lire une au hasard.
Le jeune homme n'en revenait pas.
- Je... je ne comprends pas, je t'assure, j'ai rien fait... je t'assure que j'ai rien fait... balbutia-t-il en lâchant la lettre qu'il venait de lire. Il attrapa le tee-shirt de Shiryu. Ne me quitte pas, je t'assure que j'ai rien fait pour ça... répéta Kilian la peur dans la voix et les larmes aux yeux.

La colère de Shiryu s'envola, il prit le jeune homme dans ses bras et le câlina longuement.

-Mon ange, je ne vais pas te quitter, loin de moi cette idée. Tu m'es trop indispensable mon amour. Il y a juste que je me découvre jaloux... très jaloux.

Kilian avait quand même du mal à comprendre comment tous ces mots pouvaient être pour lui et même si Shiryu le rassurait, il n'arrivait pas s'ôter de la tête qu'il pourrait très bien lui en vouloir pour ça :

- Shiryu… murmura-t-il en serrant contre lui, je n'aime que toi moi, tu sais…
- Oh mon cœur… ne soit pas si triste, je connais tes sentiments et je les partage. Rien ne pourra me faire douter de ça ! affirma-t-il rassurant quelques peu le Bélier. Et si on allait manger un morceau ? J'ai très faim moi !
Ils se dirigèrent vers la cuisine où mijotait ce que Kilian avait préparé et habilement Shiryu orienta la conversation sur d'autres sujets, faisant revenir le sourire sur le visage de Kilian.
- Qu'est-ce que tu vas faire demain ? demanda-t-il au Bélier.
- Tu travailles aussi demain dimanche ?
- Oui, comme aujourd'hui de treize à vingt heures, par contre je ne travaillerais pas lundi, mais je vais quelques heures en cours à la fac !
- Tu vas venir à la fac ? Vraiment ?
- Oui, et il grand temps je crois…
- Que veux-tu dire ?
- Que je vais faire savoir que tu es pris, mon amour… Bon, je ne vais pas casser la figure à tout le monde, mais je tiens à ce qu'ils te laissent tranquilles…

Kilian lui sourit, heureux qu'il ne lui en veuille pas trop pour ça, et avait hâte de la voir à la fac. Shiryu, lui réfléchissait déjà à un moyen de faire savoir à tous que Kilian n'était pas un cœur à prendre. Mais pour l'instant, ils avaient la nuit pour eux…

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Il régnait à la fac une drôle d'ambiance en ce lundi. Kilian ne savait pas trop où se mettre maintenant qu'il avait compris que tout était pour lui, alors, il préféra faire comme d'habitude et tout ignorer.

Dans un autre coin de la fac, il y avait aussi une surchauffe hormonale, Shiryu était venu en cours, la nouvelle qu'il était célibataire avait vite fait le tour du campus, donc beaucoup tentaient leur chance en essayant d'attirer son intérêt d'une façon ou d'une autre. Mais le Dragon n'y prêta pas attention, trop occupé à regarder son petit ange qui était assis à côté de la fenêtre de l'autre coté du bâtiment. Il ne laissait pas passer son cosmos. Il semblait très concentré sur le cours, prenait des notes, ne prêtant pas attention à tous les papiers qui se posaient sur sa table. Et Shun avait raison, même le prof semblait attirer par l'atlante, son regard s'attardait un peu trop sur Kilian.

Le jeune médecin se contenait, la moutarde lui montait doucement mais sûrement au nez, sans compter qu'il entendait parfaitement les commentaires fait à voix basse pour lui-même comme pour son compagnon. Le cosmos avait développé chez lui une ouïe plutôt aiguisée.

L'heure du midi arriva enfin. Kilian s'était assis à sa place en attendant Shun et Shiryu. Il se sentait assez mal, il sentait vraiment beaucoup de regards sur lui et ça le mettait vraiment mal à l'aise. Il avait envie de renter dans son cocon, il aurait presque préféré ne pas savoir, il faudrait qu'il en parle à Shiryu.

- Je... je veux rentrer, fit simplement le Bélier à Shun qui venait de prendre place en face de lui, le regard totalement paniqué.
- Calme-toi Kilian. Shiryu va arriver, répondit le jeune homme tentant tant bien que mal, de le rassurer avant d'ajouter avec un signe de la tête… Quand on parle du loup !

Kilian se retourna et regarda son homme avancer vers lui, avec assurance et tranquillité, le jeune homme se focalisa sur lui et seulement sur lui.

Le Dragon avançait calmement, dégageant cette assurance et cette sérénité que Kilian admirait tant et que lui-même, était bien loin de ressentir en cet instant. Les yeux de Shiryu captèrent les siens et il se sentit soudain comme apaisé.

Ce dernier pouvait d'ici ressentir toute l'angoisse de son amour, mais aussi un nombre incalculable de regards guettant la moindre de ses actions ou même réactions. Il était grand temps qu'il intervienne et avait finalement trouvé un moyen très simple de parvenir au résultat qu'il souhaitait pour faire savoir à tous que Kilian n'était pas libre.

Shun retint un sourire en voyant Mariko, la présidente et organisatrice de tous les événements de la fac, s'installer à leur table sous les yeux étonnés de Kilian. Andromède fit rapidement les présentations et la jeune fille, après les salutations d'usages, reporta ses yeux sur le Dragon :

- Alors, tu acceptes vraiment venir ? demanda-t-elle avec un enthousiasme non feint. Si tu réussis aussi à emmener celui-là et son petit copain rajouta-t-elle en désignant Shun à ses côtés, je suis sûr de faire le plein et nous remplirons les caisses pour la fin de l'année !
- Pourquoi pas ? lui répéta Shiryu en lui souriant. Ça te tenterait Shun de participer au bal organisé pour récolter des fonds ?
- Si Hyoga est d'accord ça marche pour moi, répondit ce dernier voyant très bien où voulait en venir son ami.
- Et toi Kilian ? demanda Mariko au Bélier. Tu as un franc succès me semble-t-il !
- Kilian y viendra avec moi, le devança Shiryu, et je défie quiconque osera prétendre le contraire !
Mariko les regarda tour à tour avant de sembler saisir enfin ce que venait de lui dire le Dragon.
- Donc pas de cavalière ? demanda-t-elle avec un clin d'œil.
- Non, pas de cavalière, confirma le Dragon.

Mariko leur expliqua alors comment elle comptait décorer la salle, le style de musique qu'elle comptait mettre et bien d'autres choses encore. Les trois garçons se contentaient de répondre par des hochements de tête à son discours dont ils avaient depuis bien longtemps perdu le fil.
Quand ils quittèrent la jeune fille à la fin du repas, Shun éclata franchement de rire à la plus grande surprise de Kilian qui lança un regard interrogateur au Dragon :

- Désolé de vous avoir imposé ça, s'excusa ce dernier.
- Mais tu peux être tranquille, expliqua Shun entre deux rire au jeune Bélier, d'ici une heure tout au plus, toute la fac saura que tu sors avec Shiryu, Kilian ! C'est moins percutant que Hyoga, mais tout aussi efficace à mon avis !

Devant son air éberlué, le Dragon lui expliqua :

- Mariko est une très gentille fille et qui s'occupe avec beaucoup d'efficacité de tous un tas de choses. Mais aussi la pire commère du lycée, lui avouer que je viendrais avec toi à cette fête, devrait suffire à faire cesser, ou du moins freiner ces mots et ces regards, finit-il en lui passant rapidement mais tendrement sa main dans le dos
- Et on va vraiment aller à ce bal ? demanda encore Kilian
- C'est le moins qu'on puisse faire, répondit Shun, je vois déjà la tête de Hyoga quand je vais lui dire ça !

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La nouvelle fit le tour de la fac alors que les trois hommes n'avaient pas encore bougé de leur place. On entendit alors différents types de réactions, qui firent redoubler de rire Shun. A une autre époque c'était Hyoga et lui qui avaient eut droit a ce genre de réaction.

Dans une autre salle dans l'immense campus, une personne avait elle aussi entendu le dernier scoop, et, ça ne lui plaisait pas du tout que Kilian ait un petit ami. Pas le fait, qu'il soit avec un homme, mais plutôt par le fait qu'un autre homme que lui, puisse, le toucher, l'embrasser, vivre avec lui… et sans doute bien d'autre choses. Mais le prof de littérature n'allait pas laisser son coup de foudre à un autre.

Kilian, malgré tout cela était toujours aussi mal à l'aise. Il rattrapa son amour par le bras, le faisant se retourner.

- Rentrons, fit simplement le tibétain.

Shiryu lui répondit par un sourire et quelques minutes plus tard, ils quittaient la fac après avoir salué Shun. Quand ils se retrouvèrent dans leur cocon, la porte fermée, l'atlante serra son amour contre lui. Tremblant légèrement.

- Ça été une journée affreuse jusqu'à ce que tu n'arrive au réfectoire…
- On n'avait pas le choix mon cœur, ta vie serait vite devenu un enfer sinon, répondit Shiryu en le serrant contre lui à son tour.
- Et maintenant ?
- Maintenant… soupira Shiryu, comment dire ? Certains vont tout bonnement abandonner et te laisser en paix, d'autres vont certainement venir te féliciter et d'autres encore risquent quand même d'insister… Il faudra te montrer prudent et essayer de déceler ce que veux réellement chacun. Les jours qui viennent vont sûrement être un peu difficiles à passer mais, je te fais confiance Kilian, tu as affronté bien pire ! Et n'oublies pas qui tu es !
- Mais, protesta le Bélier. Utiliser le cosmos est interdit !
- A titre purement personnel et contre des humains ordinaires oui. Mais si tu te retrouvais en danger imminent, il te suffirait de le laisser monter pour prévenir Shun qui serait alerté aussitôt. Et puis, même sans ton cosmos, tu maîtrises les arts martiaux bien mieux que le meilleur pro du Japon !
- Tu crois ? demanda le jeune homme étonné.
- J'en suis même sûr ! Tu te sens un peu mieux ? demanda-t-il en le regardant tendrement.
- Un peu oui…
- Alors, profitons de notre après-midi, dit Shiryu en prenant le téléphone. J'appelle Mu, ça te fera du bien de lui parler un peu !

Shiryu composa rapidement le numéro pour mettre Kilian en communication avec son père, il se rappelait combien ses longues conversations téléphoniques avec Dohko lors de la reprise de sa vie « normale », l'avait aidé à se sentir mieux et plus sûr de lui. Il espérait qu'il en serait de même avec Kilian.

Surtout qu'au fond de lui, une alarme s'était allumée et pendant que Kilian et Mu discutait, il envoya un texto à Shun, lui demandant de surveiller un certain prof qu'il n'avait pas trouvé trop professionnel dans certaines de ses attitudes envers l'amour de sa vie.

- Papa ? Oui tout va bien, ici. Oui mes cours me plaisent beaucoup aussi. Non tout va bien, enfin si ce n'est que j'ai reçu des dizaines de lettres dans mon casier. Et j'ai un petit boulot aussi, dans une bijouterie…

Kilian se mit à raconter ce qu'il s'était passé la journée. Même qu'il avait du mal à se retenir de rire, car Milo faisaient des commentaires à tout va, et posait aussi des questions en même temps que Mu. Le Scorpion avait dû mettre le haut parleur pour tout entendre de la conversation.

Apres un moment de discuter de tout et de rien, l'atlante fini par raccrocher, ça faisait du bien de les entendre, Kilian se décida de mettre sa surprise en pratique, vu que Shiryu était occupé dans la cuisine.

Il était payé à la journée ce qui l'arrangeait bien… A pas feutré, il se rendit dans la salle d'eau, il ne comprenait pas pourquoi, et ce malgré la grande taille de la pièce, il n'y avait qu'une douche... S'il y avait quelque chose qui manquait au jeune homme en dehors de ses proches, c'était bien les thermes du sanctuaire. Donc avec sa première paye et sans aller dans l'excès Kilian avait fait un achat. Il se mit à la tâche et quand tout fut prêt, il alla chercher le Dragon.

- Mon amour ? appela le tibétain.
Shiryu se retourna et eut la gorge qui se dessécha. Son cœur se mit à battre plus vite, Kilian était là, au milieu du salon totalement nu, les cheveux lâchés.
- Oui mon cœur ?
- Viens...

Le Dragon ne se le fit pas dire deux fois, il se leva et rejoignit son amour qui le dirigea vers la salle de bain non sans le déshabiller. Quand le jeune homme ouvrit la porte, Shiryu eut un petit sourire tendre. La pièce était décorée de plein de bougies, et en son milieu trônait une piscine de jardin de taille raisonnable et pas trop profonde, remplie avec de la mousse.

- Ça te dirait de patauger avec moi ? demanda Kilian en entrant dans l'eau moussante qui cachait une partie de son corps mais qui le rendait tout aussi séduisant.
L'atlante prit un air coquin et fit lentement glisser de la mousse sur son corps.
- Tu ne veux pas me rejoindre ?

Shiryu ne se le fit pas dire deux fois et rejoignit vite Kilian dans ce bain improvisé et très agréable.

- J'n'avais pas réalisé que les bains te manquaient à ce point, s'excusa-t-il. Je t'emmènerai un de ces jours dans une source chaude comme il y en a plein ici ! Tu verras c'est bien et on peut même en louer des privées !
- Des sources chaudes ?
- Oui, c'est très courant au Japon, tu verras ! Mais en attendant profitons de ce que tu nous offres si gentiment mon cœur !

Shiryu s'assit dans l'eau prés du jeune homme, déjà installé et commença à lui savonner le dos avec la mousse tout en déposant des baisers ça et là tout au long de son parcours.
Kilian frissonna mais se laissa volontiers faire et s'appuya même un peu contre le corps puissant de son Dragon en soupirant d'aise :

- Encore… murmura-t-il en se détendant enfin totalement.
- Gourmand… dit Shiryu en s'emparant de ses lèvres avec tendresse et passion.

Ils se cajolèrent longtemps, s'embrassant volontiers, se caressant ça et là, laissant même parfois traîner leurs mains aventureuses dans des endroits qui faisaient invariablement frémir ou gémir l'autre. Ils n'avaient pas envie de bien plus, juste rester là, dans leur bulle, à s'aimer comme ils l'entendaient et à ce moment précis, avec tendresse et passion.

L'eau refroidit presque trop vite, leur rappelant que les thermes du Sanctuaire, toujours à température idéale, étaient bien loin et Shiryu dut se résoudre à mettre fin à ce moment magique :

- L'eau est presque froide maintenant mon cœur, dit-il. Sortons avant de prendre froid.
- C'n'est pas juste ! bouda Kilian adorablement.

A contrecœur il sortit de l'eau pour se glisser dans une sortie de bain. A l'aide de la télékinésie il vida, nettoya, sécha et plia la piscine puis la rangea dans le placard. Tendrement il se mit à sécher son amour tout en l'embrassant. Ils se rendirent au salon où Kilian finit par s'occuper de ses cheveux :

- Puis-je démêler tes cheveux mon amour ? susurra l'atlante au creux de l'oreille du Dragon qui frissonna de plaisir.
- Avec plaisir.

Tout en douceur l'atlante démêla la longue chevelure ébène de son amour. Quand il eut fini, ils échangèrent les places et ce fut au tour du dragon de s'occuper de la chevelure de feu de son petit ange. Après quoi ils se lovèrent l'un contre l'autre, Shiryu zappant les chaines sur la télé.

Ils se détendirent un long moment, toujours en se papouillant tendrement mais cet après-midi touchait déjà à sa fin, et ce, bien trop vite à leurs goûts. La pièce s'assombrissant légèrement et l'estomac de Kilian, qui n'avait quasiment rien pu avaler le midi, se rappelèrent à eux :

- Je vais aller m'occuper du dîner et de ton bento pour demain, dit l'atlante en quittant bien à regret les bras chaud de son amour.
- Je viens t'aider ! lui promit Shiryu en se levant à son tour pour se diriger dans leur chambre afin de se vêtir.

Ils se retrouvèrent à la cuisine, chacun vaquant à ses occupations, Kilian dirigeant Shiryu en lui faisant éplucher les légumes dont il avait besoin :

- A propos de bento, demanda soudain le Dragon, tu pourrais en préparer deux ?
- Pourquoi ?
- Eh bien, j'ai fais goûter le mien à Kevin et il en voudrait un aussi, expliqua Shiryu. Il te propose même de te payer pour lui en faire un chaque jour ! Qu'est-ce que tu en penses ?
- Tu rigoles ?
- Non, absolument pas !
- Et bien, ça ne me dérange pas d'un faire un en plus, mais c'est toi qui te débrouilles avec les prix. Je suis assez mal à l'aise avec tout ça… fit le jeune homme en sortant une nouvelle boite bento pour le mentor de Shiryu. Et il vient quel jour dîner à la maison ? demanda encore le jeune homme toujours en préparant le repas.
- D'accord, je fixerai le prix, et pour le dîner et bien je lui proposerai bien mercredi soir, ça t'irai mon ange ? demanda Shiryu en embrassant le cou du tibétain qui frissonna de plaisir.
- Ça me va, on rediscutera demain du menu.

Kilian ferma les boites, les mis dans le petit sac de transport avant de se tourner et de capturer les lèvres de son amour.

- File avant que je ne te cloue au lit ! fit l'Atlante en mettant quelques centimètres de distance entre leur deux corps.
- Ne me tente pas ! répondit Shiryu du tac au tac en se saisissant des bento. Garde-moi un place au chaud ! ajouta-t-il.
- Je réchaufferai les draps en t'attendant !

A suivre…