Titre : zéro de conduite
Auteur : ylg
Base : Angel✝Sanctuary
Personnages/Couple : Zahikel/Raziel
Gradation : PG-13 / T
Disclaimer : Yuki Kaori
Continuité : plutôt début de série
Prompt : "dirty talk" (que je n'ai pas vraiment autant exploré qu'il aurait fallu, cependant...)
(proposé par Camille Miko, pour un mème à kink avec des personnages secrets – ici Zahikel)
Nombre de mots : 460
oOo
Chaque contact est important, chaque son aussi quand on n'y voit rien.
Seulement un officier supérieur n'est pas censé poser la main sur un apprenti, même pour se guider. Les contacts si importants pour lui, Zahikel en est privé.
« Mais qui m'empêche de te parler ?
- Tout dépend de ce que vous dites, Maître ! » panique Raziel.
Car depuis peu Zahikel s'amuse à mettre des doubles sens dans tout ce qu'il dit en sa présence.
« Ah... mais alors, comment suis-je censé me rendre compte que mes paroles te choquent, mon petit Raziel ? Après tout je ne vois pas comment tu réagis...
- Vous entendez, maître.
- Je ne t'entends pas beaucoup protester. »
Raziel est trop bien élevé pour rugir : Si, mais vous m'ignorez ! Parce qu'après tout, c'est vrai qu'à juste parler, Zahikel ne fait rien de mal. Et d'ailleurs, Zahikel n'a pas besoin de mots pour le comprendre.
Chaque son que produit Raziel, chaque changement dans sa respiration, voire chaque murmure qu'il étouffe quand Zahikel dépasse les bornes.
« C'est vrai, c'est vrai. Je suis censé faire ton éducation, mais on m'interdit de te montrer l'essentiel. Je n'ai pas le droit de corriger ta tenue. Tiens, avec un maître aveugle, tu pourrais mettre du désordre dans ton uniforme, ne pas prendre soin de ta personne, et je ne serais même pas au courant ! Je n'ai pas le droit, bien sûr, de passer la main sur ta personne pour m'assurer que tu es bien mis. Ça n'est pas moi qui effleurerai ta joue pour m'assurer que tu es bien rasé – mais mon si jeune et si mignon Raziel n'a sans doute pas encore atteint le stade du poil au menton, je suppose ? - ni ton cou en voulant ajuster le col de ta veste.
» S'il advenait que dans ma maladresse, je renverse la tasse de thé que tu me tends, et que par malchance je t'ébouillante... le règlement est très strict, je n'ai pas le droit de te déshabiller pour éviter que le tissu imbibé continue à te brûler. Et pourtant, ça n'est pas comme si je pouvais me rincer l'oeil sur ce que tu aurais à exhiber. Ah, parfois toutes ces lois sont mal faites, ne trouves-tu pas ? »
Raziel étrangle un vague son de protestation – Zahikel adore ne pas savoir ce qui l'offusque le plus : les sous-entendus salaces, ou les traces de subversion. Discrètement, derrière ses mots, il entend le tintement d'une tasse qui tremble dans sa soucoupe.
« Et ces mêmes lois m'interdisent de te punir en te donnant la fessée si dans un accès de tyrannisme je décidais que c'était entièrement ta faute si une tasse venait à être renversée... »
